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ISBN : 207037694X
Éditeur : Gallimard (31/01/1986)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 111 notes)
Résumé :
« Cette œuvre immense qui domine la production littéraire de sa décade », écrit le critique américain John Brown. John Dos Passos, dans 42e Parallèle, invente un genre romanesque nouveau. Prodigieux tableau des débuts du XXe siècle aux U.S.A., il fait vivre des personnages de toutes les classes sociales, introduit des actualités, des portraits au vitriol des célébrités du jour, des collages, des textes lyriques. Ainsi surgit la « comédie inhumaine » d'un monde colle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  02 août 2017
Décidément, la littérature américaine, même la plus vantée, n'est pas ma tasse de thé. Sauf de rares exceptions, je n'arrive pas à entrer dans l'univers proposé et c'est indubitablement le cas avec John Dos Passos et le premier tome de sa trilogie, qui se veut une formidable fresque débutant dans la période précédant la seconde guerre mondiale. Mais, justement, à mes yeux, l'auteur a voulu en faire trop.
Trois types de récits se mêlent. D'abord, les présentations, de manière successive, de différents personnages qui seront, annonce l'introduction, réutilisés dans les deux autres tomes. Tous sont issus de basses classes sociales et ont en commun de peiner à s'en sortir dans ce monde capitaliste. Puis, il y a des titres d'actualités qui s'enchaînent sans ponctuation et s'entremêlent. Et enfin de courtes pages intitulées "chambre noire", qui contiennent ce que j'ai compris être des extraits d'histoires singulières tout à fait autres par rapport à l'histoire des protagonistes qui nous sont présentés.
Le seul intérêt que j'ai trouvé à lire ce livre est la comparaison que le lecteur opère inévitablement entre cette période de libéralisme à tout crin, qui oeuvrait aux dépens des travailleurs et des minorités ethniques et l'ultra libéralisme actuel. Certaines phrases sonnent et résonnent de manière très actuelle.
Toutefois, cela ne me suffit pas et je ne me plongerai pas dans les suites de cette oeuvre. Dommage.
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milan
  17 mai 2015
Quel livre!!! Quel auteur!! et surtout quel pays!!!. Dos Passos est le premier auteur américain que j'ai lu, et sans savoir pourquoi, j'ai tout de suite senti qu'il y avait quelque chose de particulier dans son écriture (et comment, vous me direz émoticône smile ): du génie, tout simplement, et surtout, de la maîtrise. Car comment arriver à embrasser cette immensité qu'est l'Amérique? je dirais même plus: cette immensité qu'est l'Amérique du début du 20ème siècle? Dans 42ème parallèle, ce n'est pas un ou deux personnages que l'on suit, ce ne sont pas que des anonymes, ou des personnages fictifs, ce n'est pas une vie, ce n'est pas une bourgade, une ville ou un Etat, mais toute l'Amérique et tous les américains. Et surtout ce n'est pas un style d'écriture, mais des styles, car il en faut pour pouvoir rendre justice à ce qu'a été ( et l'est encore peut être) une formidable machine de survie , de conquête, et de réussite. Et justement, tout au long de la lecture, je n'ai cessé de me demander ce qui fascinait tant chez les USA? ce n'est pas le seul pays a avoir eu une histoire mouvementé? des hommes et des femmes brillants? des tragédies et l'énergie pour s'en sortir? Et pourtant, qu'on le veuille ou non, nos regards sont -soit franchement, soit du coin de l'oeil- toujours tournés vers cet immense pays, à l'affût. Et la seule réponse que j'ai eue pour le moment, c'est que tout est une question de représentation, littéraire dans le cas présent. Et tout le talent de Dos Passos s'exprime dans le fait qu'il nous livre son pays tel qu'il est, sans chichi ni jérémiades, sans admiration ou exclamation, juste honnêtement, et c'est alors qu'à la fin de la lecture, il reste une impression de tristesse, devant ses destins, qui , tout en étant individuels -fruits de simples instincts de survie, et de lutte acharnée pour s'en sortir et améliorer son sort, tout en bradant d'un côté ses idéaux, ou au contraire de s'en servir comme énergie motrice - ont en quelque sorte, façonné le monde entier.
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andreepierrette
  18 juin 2015
premier tome: je n'ai pas l'idiote prétention de donner une critique sur cette oeuvre fameuse, que je viens de lire avec le plus grand plaisir, en attendant de lire le deuxième tome.
Donc je vais simplement recopier sur une édition paru en 1958, la quatrième de couverture :"Cette oeuvre immense qui domine la production littéraire de sa décade"(parue en 1930,) écrit le critique américain John Brown. John Dos Passos,dans le 42ème parallèle, invente un genre romanesque nouveau. Prodigieux tableaux des débuts du XXème siècle aux U.S.A., il fait vivre des personnages de toutes les classes sociales, introduit des actualités, des portraits au vitriol des célébrités du jour, des collages, des textes lyriques.
Ainsi surgit la "comédie inhumaine" d'un monde collectif, où les tragédies individuelles se fondent dans le désespoir d'une époque, d'une société.
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Tagrawla
  22 juillet 2019
Prenez Zola et dégraissez-le : ôtez toutes les pages de descriptions qui peuvent s'avérer pénibles. Ajoutez-y une grosse louche de Steinbeck. Touillez avec une grosse cuillère socialiste (au sens que ça avait avant la révolution russe). Secouez vivement dans un shaker antimilitariste et n'oubliez surtout pas de recouvrir de grosses tranches d'anticapitalisme (néanmoins taillées dans la finesse). Un saupoudrage anarchisant par dessus tout ça, et on commence à s'approcher du contenu de 42e parallèle.
J'ai un peu honte de ne découvrir que maintenant ce classique de la littérature américaine paru en 1930 (aux États-Unis, car pour la traduction française, il a fallu attendre le début des années 50), mais mieux vaut tard que jamais et je ne regrette pas le voyage. Dos Passos ne se contente pas de nous décrire la vie des ouvriers, des vagabonds et des parvenus américains de 1900 à l'entrée en guerre des États-Unis en 1917, il aborde aussi la question de la place des femmes, de l'absence de droits des noirs, de la propagande pro-guerre, des bénéfices qu'en tirent (entre autres) les grandes banques, de la corruption politique et de la montée en puissance du libéralisme économique. Il y a des lectures plaisantes, des lectures de détente, des lectures intelligentes, mais 42e parallèle devrait être une lecture obligatoire. On y trouve tous les germes du monde dans lequel on se trouve actuellement.
C'est le premier volume d'une trilogie, et je vais de ce pas me précipiter sur les deux ouvrages qui lui font suite.
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souslevolcan
  05 février 2012
Article publié sur : http://souslevolcan.over-blog.com/
La simplicité avec laquelle les écrivains américains ont décrit le monde dévasté qui a suivi la première guerre mondiale tient autant à leurs talents qu'à leur immersion personnelle dans le temps du conflit. Cette proximité a façonné leur prose. Leur besoin de témoigner d'une époque était trop fort pour l'abandonner au seul exercice de style. Un langage clair et précis était le seul contrepoint possible au choc vulgaire de la guerre et aux difficultés qui ont suivi. Les romantismes Français et Allemand s'étaient élevés les uns contre les autres et avaient disparu dans la boue des tranchés, la place était libre.
Dos Passos exerce cette application scientifique, cette écriture construite avec la précision d'un entomologiste bavard au-delà du métier d'un journalisme d'exception, c'est devenu un art nouveau. Steinbeck, Hemingway, Faulkner, Fitzgerald et Dos Passos ont tous commencé leur carrière littéraire dans l'esprit de cette fin de cycle qui annonçait la vie moderne, et ils ont inventé la littérature moderne qui allait avec.
Dans cette veine, Dos Passos n'est pas celui qui a rayonné le plus, Faulkner, Steinbeck et Hemingway étaient des bâtisseurs de chefs d'oeuvres à la puissance surnaturelle, mais il était probablement le plus inventif. Il expérimentait, l'air de rien. Dans 42ème Parallèle, il contracte en quelques phrases la biographie d'un personnage et dilate tout à coup le temps autour d'une scène vivante, comme l'aurait fait un cinéaste animalier avide de nous montrer ses spécimens dans leur milieu naturel. Dos Passos peut faire passer plusieurs années en une phrase et faire courir une heure sur des dizaines de pages. Ça n'a l'air de rien, mais pour qu'un tel montage fonctionne et soit digeste au lecteur, il faut un talent hors norme. Dos Passos est un équilibriste brillant, capable de marier des actualités à son récit, des personnages existants, des biographies d'Edison ou de Charles Steinmetz. Il a ouvert la voie aux modernes et décrit fidèlement différents milieux sociaux, divers sens moraux, il a renforcé la voix narrative par l'assemblage de points de vue et souscrit pour la littérature un bail emphytéotique de vraisemblance dont on peine à renouveler les exploits. Il se dégage pourtant de l'ensemble une forme de faiblesse qui la rend attachante, Dos Passos sait l'impermanence des choses et du monde et en fait un art délicat, et c'est sa beauté autant que sa fragilité.

Lien : http://souslevolcan.over-blo..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   27 mai 2014
L'homme dans le lit voisin qui lui aussi se remettait de la diphtérie était un homme maigre grisonnant qui s'appelait Michaelson. Il avait travaillé cet hiver dans une quincaillerie et avait la vie dure. Quelques années auparavant il possédait une ferme dans l'Iowa, dans le pays du maïs, mais une série de mauvaises récoltes l'avaient ruiné, la banque l'avait poursuivi et lui avait pris sa ferme et lui avait offert d'y travailler comme métayer, mais il déclara qu'il se ferait pendre plutôt que de travailler comme métayer pour qui que ce fût, il avait fait ses paquets et était venu à la ville ; voilà qu'à l'âge de cinquante ans, avec une femme et trois petits enfants à nourrir, il devait tout recommencer depuis le commencement.
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andreepierretteandreepierrette   18 juin 2015
page 82 : Ce sont les ouvriers qui créent les richesses et ce sont eux qui devraient les posséder au lieu d'un tas de parasites.
- si on pouvait se débarrasser du régime capitaliste, des grands trusts et de Wall Street. c'est ainsi que les choses se passeraient.
- Cré non de non!
- Tout ce qu'il faudrait, c'est une grève générale et que les ouvriers refusent de travailler pour un patron..Nom d'un chien, si les gens comprenaient seulement combien cela... serait facile.
Mais le capital a mis l'embargo sur toute la presse et il empêche les ouvriers de s'instruire et de s'élever.
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   26 mai 2014
La vie d'un homme est tragique, au sens ou le destin d'un homme est tragique par nature car c'est la mort qui nous attend tous.
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Romain28Romain28   30 décembre 2017
Elle l'attendait à l'embarcadère pareille à une vraie Gibson girl dans sa jupe simple et bleue marine et coiffée d'un chapeau à grand bord. A bord elle lui tendit sa joue pour un baiser. ses lèvres étaient fraîches et sa main gantée...elle ne cessa de lui sourire tout le temps et ils se sentaient si seuls au milieu de l'immensité grondante de la montagne fauve et de la mer et du ciel bleu. jamais ils n'avaient été si heureux ensemble. elle courut en avant de lui jusqu'au sommet. arrivés au point de vue ils étaient tous deux hors de souffle. appuyés contre un mur elle le laissa l'embrasser sur tout le visage, sur tout le visage et dans la nuque. ( p 114)
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andreepierretteandreepierrette   18 juin 2015
page 82 : Ce sont les ouvriers qui créent les richesses et ce sont eux qui devraient les posséder au lieu d'un tas de parasites.
- si on pouvait se débarrasser du régime capitaliste, des grands trusts et de Wall Street. c'est ainsi que les choses se passeraient.
- Cré non de non!
- Tout ce qu'il faudrait, c'est une grève générale et que les ouvriers refusent de travailler pour un patron..Nom d'un chien, si les gens comprenaient seulement combien cela... serait facile.
Mais le capital a mis l'embargo sur toute la presse et il empêche les ouvriers de s'instruire et de s'élever.
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Video de John Dos Passos (2) Voir plusAjouter une vidéo

John Dos Passos
Rencontre chez lui, dans sa maison de Spence's Point en Virginie, un an avant sa mort, avec le romancier américainJohn DOS PASSOS, l'un des chefs de file de la "génération perdue".Rencontre croisée avec son traducteur Maurice Edgar COINDREAU qui s'exprime sur la personnalité de l'écrivain, sa situation de fils naturel et d'homme rebelle.Dans un premier temps, John DOS PASSOS répond, en...
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