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EAN : 9782070376940
512 pages
Éditeur : Gallimard (31/01/1986)
4.1/5   135 notes
Résumé :
« Cette œuvre immense qui domine la production littéraire de sa décade », écrit le critique américain John Brown. John Dos Passos, dans 42e Parallèle, invente un genre romanesque nouveau. Prodigieux tableau des débuts du XXe siècle aux U.S.A., il fait vivre des personnages de toutes les classes sociales, introduit des actualités, des portraits au vitriol des célébrités du jour, des collages, des textes lyriques. Ainsi surgit la « comédie inhumaine » d'un monde colle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Pirouette0001
  02 août 2017
Décidément, la littérature américaine, même la plus vantée, n'est pas ma tasse de thé. Sauf de rares exceptions, je n'arrive pas à entrer dans l'univers proposé et c'est indubitablement le cas avec John Dos Passos et le premier tome de sa trilogie, qui se veut une formidable fresque débutant dans la période précédant la seconde guerre mondiale. Mais, justement, à mes yeux, l'auteur a voulu en faire trop.
Trois types de récits se mêlent. D'abord, les présentations, de manière successive, de différents personnages qui seront, annonce l'introduction, réutilisés dans les deux autres tomes. Tous sont issus de basses classes sociales et ont en commun de peiner à s'en sortir dans ce monde capitaliste. Puis, il y a des titres d'actualités qui s'enchaînent sans ponctuation et s'entremêlent. Et enfin de courtes pages intitulées "chambre noire", qui contiennent ce que j'ai compris être des extraits d'histoires singulières tout à fait autres par rapport à l'histoire des protagonistes qui nous sont présentés.
Le seul intérêt que j'ai trouvé à lire ce livre est la comparaison que le lecteur opère inévitablement entre cette période de libéralisme à tout crin, qui oeuvrait aux dépens des travailleurs et des minorités ethniques et l'ultra libéralisme actuel. Certaines phrases sonnent et résonnent de manière très actuelle.
Toutefois, cela ne me suffit pas et je ne me plongerai pas dans les suites de cette oeuvre. Dommage.
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milan
  17 mai 2015
Quel livre!!! Quel auteur!! et surtout quel pays!!!. Dos Passos est le premier auteur américain que j'ai lu, et sans savoir pourquoi, j'ai tout de suite senti qu'il y avait quelque chose de particulier dans son écriture (et comment, vous me direz émoticône smile ): du génie, tout simplement, et surtout, de la maîtrise. Car comment arriver à embrasser cette immensité qu'est l'Amérique? je dirais même plus: cette immensité qu'est l'Amérique du début du 20ème siècle? Dans 42ème parallèle, ce n'est pas un ou deux personnages que l'on suit, ce ne sont pas que des anonymes, ou des personnages fictifs, ce n'est pas une vie, ce n'est pas une bourgade, une ville ou un Etat, mais toute l'Amérique et tous les américains. Et surtout ce n'est pas un style d'écriture, mais des styles, car il en faut pour pouvoir rendre justice à ce qu'a été ( et l'est encore peut être) une formidable machine de survie , de conquête, et de réussite. Et justement, tout au long de la lecture, je n'ai cessé de me demander ce qui fascinait tant chez les USA? ce n'est pas le seul pays a avoir eu une histoire mouvementé? des hommes et des femmes brillants? des tragédies et l'énergie pour s'en sortir? Et pourtant, qu'on le veuille ou non, nos regards sont -soit franchement, soit du coin de l'oeil- toujours tournés vers cet immense pays, à l'affût. Et la seule réponse que j'ai eue pour le moment, c'est que tout est une question de représentation, littéraire dans le cas présent. Et tout le talent de Dos Passos s'exprime dans le fait qu'il nous livre son pays tel qu'il est, sans chichi ni jérémiades, sans admiration ou exclamation, juste honnêtement, et c'est alors qu'à la fin de la lecture, il reste une impression de tristesse, devant ses destins, qui , tout en étant individuels -fruits de simples instincts de survie, et de lutte acharnée pour s'en sortir et améliorer son sort, tout en bradant d'un côté ses idéaux, ou au contraire de s'en servir comme énergie motrice - ont en quelque sorte, façonné le monde entier.
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Tagrawla
  22 juillet 2019
Prenez Zola et dégraissez-le : ôtez toutes les pages de descriptions qui peuvent s'avérer pénibles. Ajoutez-y une grosse louche de Steinbeck. Touillez avec une grosse cuillère socialiste (au sens que ça avait avant la révolution russe). Secouez vivement dans un shaker antimilitariste et n'oubliez surtout pas de recouvrir de grosses tranches d'anticapitalisme (néanmoins taillées dans la finesse). Un saupoudrage anarchisant par dessus tout ça, et on commence à s'approcher du contenu de 42e parallèle.
J'ai un peu honte de ne découvrir que maintenant ce classique de la littérature américaine paru en 1930 (aux États-Unis, car pour la traduction française, il a fallu attendre le début des années 50), mais mieux vaut tard que jamais et je ne regrette pas le voyage. Dos Passos ne se contente pas de nous décrire la vie des ouvriers, des vagabonds et des parvenus américains de 1900 à l'entrée en guerre des États-Unis en 1917, il aborde aussi la question de la place des femmes, de l'absence de droits des noirs, de la propagande pro-guerre, des bénéfices qu'en tirent (entre autres) les grandes banques, de la corruption politique et de la montée en puissance du libéralisme économique. Il y a des lectures plaisantes, des lectures de détente, des lectures intelligentes, mais 42e parallèle devrait être une lecture obligatoire. On y trouve tous les germes du monde dans lequel on se trouve actuellement.
C'est le premier volume d'une trilogie, et je vais de ce pas me précipiter sur les deux ouvrages qui lui font suite.
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andreepierrette
  18 juin 2015
premier tome: je n'ai pas l'idiote prétention de donner une critique sur cette oeuvre fameuse, que je viens de lire avec le plus grand plaisir, en attendant de lire le deuxième tome.
Donc je vais simplement recopier sur une édition paru en 1958, la quatrième de couverture :"Cette oeuvre immense qui domine la production littéraire de sa décade"(parue en 1930,) écrit le critique américain John Brown. John Dos Passos,dans le 42ème parallèle, invente un genre romanesque nouveau. Prodigieux tableaux des débuts du XXème siècle aux U.S.A., il fait vivre des personnages de toutes les classes sociales, introduit des actualités, des portraits au vitriol des célébrités du jour, des collages, des textes lyriques.
Ainsi surgit la "comédie inhumaine" d'un monde collectif, où les tragédies individuelles se fondent dans le désespoir d'une époque, d'une société.
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stcyr04
  25 septembre 2020
42ème Parallèle est le premier volume de la trilogie de Dos Passos, son grand oeuvre, intitulée U. S. A. L'édition que je tiens en main est celle éditée par Gallimard dans la collection Quarto regroupant les trois tomes, agrémentée d'un appareil critique très précieux. L'oeuvre couvre deux décennies de l'histoire de l'Amérique, entre 1910 et 1930, marquant la cristallisation sociale du pays et asseyant sa domination dans le concert des nations. Dès l'abord la technique narrative vous frappe par sa singularité. Quatre registres sont à l'oeuvre. L'histoire de personnages imaginaires mais représentatifs d'un milieu social, de milliers de destinées. S'intercalent des courtes réminiscences autobiographiques, allusives, sans ponctuation. Puis l'auteur emploie la technique du collage en se servant de gros titres, d'extraits de véritables articles de journaux nationaux, de rengaines populaires, de chroniques de feuilles de choux locales. Pour finir, de loin en loin, il nous est proposé la courte biographie d'hommes célèbres, hommes d'affaires, syndicalistes, politiciens, scientifiques... incarnant le légendaire rêve américain. L'ensemble créé une matière narrative dense, s'allimentant de ces différents registres. La petite histoire, s'inscrit dans la grande, les personnages luttent, espèrent et sont aussi les jouets d'une histoire en marche.
On découvre dans ce premier opus une Amérique qui nous est peu connue. le pays est le théâtre de vives revendications sociales, le capitalisme doit encore composer avec le syndicalisme, l'immigration européenne prédominante est porteuse d'idéologies de partage équitable des profits, le socialisme n'est pas encore un terme péjoratif, on débraye pour de meilleurs salaires, les sociétés par actions sont en formations mais ne dominent pas encore l'économie. Bref tout est possible, rien n'est encore figé. L'entrée en guerre tardive des États-Unis dans la Première Guerre mondiale signera le glas de toutes ces aspirations.
Ce premier volet du tryprique est passionnant, l'évidence s'impose très vite à vous, vous êtes en face d'un monument de la littérature américaine, sinon mondiale, du XXème siècle. C'est une somme, un monde cohérent, foisonnant, qui porte en lui tout ce que le roman-fleuve a d'hypnotisant, de jubilatoire. Immergez-vous.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   27 mai 2014
L'homme dans le lit voisin qui lui aussi se remettait de la diphtérie était un homme maigre grisonnant qui s'appelait Michaelson. Il avait travaillé cet hiver dans une quincaillerie et avait la vie dure. Quelques années auparavant il possédait une ferme dans l'Iowa, dans le pays du maïs, mais une série de mauvaises récoltes l'avaient ruiné, la banque l'avait poursuivi et lui avait pris sa ferme et lui avait offert d'y travailler comme métayer, mais il déclara qu'il se ferait pendre plutôt que de travailler comme métayer pour qui que ce fût, il avait fait ses paquets et était venu à la ville ; voilà qu'à l'âge de cinquante ans, avec une femme et trois petits enfants à nourrir, il devait tout recommencer depuis le commencement.
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andreepierretteandreepierrette   18 juin 2015
page 82 : Ce sont les ouvriers qui créent les richesses et ce sont eux qui devraient les posséder au lieu d'un tas de parasites.
- si on pouvait se débarrasser du régime capitaliste, des grands trusts et de Wall Street. c'est ainsi que les choses se passeraient.
- Cré non de non!
- Tout ce qu'il faudrait, c'est une grève générale et que les ouvriers refusent de travailler pour un patron..Nom d'un chien, si les gens comprenaient seulement combien cela... serait facile.
Mais le capital a mis l'embargo sur toute la presse et il empêche les ouvriers de s'instruire et de s'élever.
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Nastasia-BNastasia-B   26 mai 2014
La vie d'un homme est tragique, au sens ou le destin d'un homme est tragique par nature car c'est la mort qui nous attend tous.
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Romain28Romain28   30 décembre 2017
Elle l'attendait à l'embarcadère pareille à une vraie Gibson girl dans sa jupe simple et bleue marine et coiffée d'un chapeau à grand bord. A bord elle lui tendit sa joue pour un baiser. ses lèvres étaient fraîches et sa main gantée...elle ne cessa de lui sourire tout le temps et ils se sentaient si seuls au milieu de l'immensité grondante de la montagne fauve et de la mer et du ciel bleu. jamais ils n'avaient été si heureux ensemble. elle courut en avant de lui jusqu'au sommet. arrivés au point de vue ils étaient tous deux hors de souffle. appuyés contre un mur elle le laissa l'embrasser sur tout le visage, sur tout le visage et dans la nuque. ( p 114)
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oliviersavignatoliviersavignat   14 juillet 2020
Elle était intimidée et surexcitée en apercevant par la portière du taxi les grands bâtiments blancs, les immenses réservoirs à eau ronds qui se détachaient sur le ciel, les bouffées de vapeur au loin, les trottoirs noirs de monde et tous les taxis, les camions, la lumière vive, la bousculade et le bruit clair des roues. Elle se demandait où elle trouverait une chambre, comment elle se ferait des amis, où elle mangerait. C'était une terrible impression d'être toute seule dans une grande ville comme cela et elle admira le courage qu'elle avait eu de venir.
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Videos de John Dos Passos (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Dos Passos
Que deviennent nos rêves de jeunesse ? Nos illusions ? Comment accepter d'être ce que nous sommes devenus ? Ce que le temps, le pouvoir, ont fait de nous ?
Dans ce roman choral qui se déploie des années 1980 à nos jours, Antoine Rault compose une subtile mosaïque de destins intimement mêlés, sur laquelle plane l'ombre de John Dos Passos. On y croise Sonia, fille d'une femme de ménage marocaine ; Marc, petit génie de l'informatique et son ami d'enfance Stéphane, tous deux d'origine modeste ; Clara qui veut devenir médecin et sa soeur Diane qui rêve de brûler les planches… Ministre, tycoon de l'internet, conseiller en communication, chef d'un parti d'extrême droite, actrice, chirurgienne, écrivain… voire président de la République, tous tenteront d'atteindre le sommet ou de rester fidèle à leurs idéaux. Et chacun verra ses ambitions couronnées de succès ou déçues.
Avec de grandes ambitions, l'auteur remarqué de la Danse des vivants nous livre une fresque fascinante, un portrait troublant de vérité de la génération X, celle qui a grandi avec l'apparition du sida, la révolution numérique et la mondialisation.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/de-grandes-ambitions-9782226454096
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