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ISBN : 2363710738
Éditeur : Pierre-Guillaume de Roux Editions (27/06/2013)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 14 notes)
Résumé :
« Nous avons le confort, le savoir, l’opulence. Mais nos villes ne sont plus des villes et nos anciennes patries ne sont plus ce qu’elles étaient. L’excitation des caprices les plus fous fait,imploser notre civilité. L’argent est devenu l’étalon exclusif de toute valeur. Sous les apparences de la démocratie, nous ne sommes pas libres. Les causes remontent loin. Mais l’histoire n’est jamais immobile. Le moment est venu pour les Français et les Européens de se réveill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
lerital31
  20 mai 2015
Dominique Venner est un écrivain français plus que sulfureux de part sa longue carrière méta-politique à l'extrême droite. Je préfère préciser que je n'approuve pas ses positions racialistes, suprématistes et tout ce qui entoure le racialisme blanc. Précision dont l'obligation m'attriste quelque peu, preuve selon moi de la présence latente d'une forme de police de la pensée dans notre pays. Posséder ce livre dans ma bibliothèque fait de moi un néofasciste raciste. Ai-je encore le droit à la curiosité? Ai-je encore le droit d'explorer une pensée et d'y puiser ce qui me parait pertinent pour enrichir la mienne sans être considérer comme un nervi gouroutisé?
Précision faite, pourquoi ces 4 étoiles? Principalement pour l'analyse historique de la pensée, de la spiritualité et des valeurs occidentales que nous livre Mr Venner. L'analyse des mythes grecs et principalement de Homère nous éclaire sur les valeurs de la spiritualité païenne européenne. (ça donne envie de relire L'illiade) L'arrivée du christianisme et de la modernité sont perçus sous l'angle de la décadence, à travers le mépris de la nature, le refus de la mort ou encore la perte de limites. L'auteur est révolté par la laideur matérialiste du monde actuel et propose un retour aux sources éternelles de l'âme européenne, âme païenne, dont il démontre l'influence inaltérable à travers les siècles.
Un essai passionnant qui porte un amour des racines de notre civilisation qui ne peut laisser de glace...
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danaella
  29 avril 2016
Même si l'auteur est border line au vu de ses convictions politiques passées, dans ce livre il les met de côté pour atteindre une vision bien plus profonde sur nos racines européennes. Je dois dire que ce livre est un appel à la mémoire antique qui nous a façonné et que nous avons oublié. Ce retour au source ne peut-être que dérangeant pour certains, mais il est évident que ce réveil de conscience européenne doit nous faire sortir de notre léthargie.
Si Homère nous a légué à travers sa vision poétique les principes fondateurs de notre civilisation, qu'en est-il resté aujourd'hui? le sens de culpabilité face aux évènements terribles du XX siècle ou bien un total aplatissement général dans un monde de marché.
Peut-être ce livre, même si tout n'est pas parfait, peut nous aider à nous poser certaines questions.
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ristogenty
  15 mars 2017
Faut-il lire Louis-Ferdinand Céline ? Je préfère oublier Céline !
Faut-il lire Dominique Venner... je l'oublie plus vite encore !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lerital31lerital31   19 avril 2015
Nous avons la santé et le confort comme jamais, des savoirs, des connaissances et des libertés sans équivalent. et pourtant rôde en Europe le sentiment d'un déclin voilé, une sorte de nihilisme flasque perceptible dans ce qui tient lieu de littérature ou d'art officiel. La beauté a déserté nos vies pour s'enfermer dans les musées. Nos rues les plus belles sont noyées dans un grouillement de foules hagardes et bigarrées. Pourquoi la laideur a-t-elle remplacé la beauté? pourquoi ce désert de culture et d'identité au milieu d'une colossale et très inégale prospérité? Pourquoi l'argent est-il devenu le seul étalon, nous écrasant sous sa vulgarité et sa puissance masquée?
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enkidu_enkidu_   20 novembre 2016
En rupture absolue avec l’ancienne sagesse, la raison des Modernes, chrétiens ou athées, a cherché à en finir avec l’enchantement de la Nature comme avec la perception des limites nécessaires, et avec le sentiment tragique de la vie cultivé depuis Homère. Elle s’est placée sous le signe des Lumières et de leurs promesses illimitées. Faisant ce constant dans Le Sens de la démesure, le philosophe Jean-François Mattéi commente : « L’homme allait déployer son humanité à travers les avancées de la science, les conquêtes de la technique, le triomphe du capitalisme et la victoire de la démocratie(1). » En son temps, Nietzsche avait reconnu l’hypocrisie qu’avait instaurée l’alliance de ces quatre figures de la rationalité : la science, la technique, le capitalisme et la démocratie. Elles prétendent incarner la sagesse de l’homme alors qu’elles en ont attisé tous les excès : « La mesure nous est étrangère, reconnaissons-le ; notre démangeaison, c’est justement la démangeaison de l’infini, de l’immense. Pareil au cavalier emporté par un coursier écumant, nous lâchons les rênes face à l’infini, nous, hommes modernes, nous demi-barbares(2). »
(...)
L’idée que les Grecs se faisaient du Bien et leur sacralisation de la nature les avait conduits à limiter les applications de leurs connaissances pourtant immenses. La technique était en accord avec le cosmos et n’avait pas pour but de le dominer.

Jusqu’au XVIe siècle, la Chine n’eut rien à envier à l’Europe en matière de sciences et de techniques. Les trois grandes inventions qui ont bouleversé le monde, l’imprimerie, la boussole et la poudre à canon sont des inventions chinoises attestées depuis le XIe siècle. Seulement, la sagesse confucéenne de modération des passions qui inspirait les dirigeants les avait prémunis contre l’exploitation systématique de ces inventions. Sous les Ming, au XVe siècle, l’empereur Chenghua ordonna même de détruire les grandes flottes construites par ses prédécesseurs. Cette décision détourna la Chine de la conquête de l’océan Indien et de construction navales performantes.
(…)
Le basculement « prométhéen » de la technique ne s’est produit en Europe que lentement, sous l’effet d’une série de séismes d’ordre historique, intellectuel et spirituel, qui ont commencé à la fin du XVe siècle.

(1) Jean-François Mattéi, Le Sens de la démesure, éditions Sulliver, 2009, p. 170

(2) Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal (traduction P. Wotling), Flammarion, § 224, p. 655. (pp. 84-87)
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lerital31lerital31   19 avril 2015
Chez Homère, la vie, cette petite chose éphémère et si commune, n'a pas de valeur en soi. Elle ne vaut que par son intensité, sa beauté, le souffle de grandeur que chacun - et d'abord à ses propres yeux - peut lui donner. Une conception bien différente de celle véhiculée par tant de ces sagesses de bazar, de ces platitudes qui ont envahi l'esprit des masses occidentales et incitent à désirer une vie la plus longue possible, fût-elle médiocre et larvaire.
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lerital31lerital31   19 avril 2015
La Nature angoisse, et pas seulement par ce qu'elle révèle de redoutable lorsqu'on se retrouve, la nuit, seul en forêt, en mer ou en montagne. La Nature angoisse surtout parce qu'elle est inexplicable. Elle est réfractaire à l'entendement. Elle échappe au principe de raison qui veut que toute chose ait une raison d'être qui l'explique (Leibniz). Pourquoi le monde? Parce que... Dieu par exemple. Et pourquoi Dieu? Parce que le monde... Mais qu'est-ce qui nous prouve que la raison a raison? Pourquoi le mystère du monde se laisserait-il percer par la petite raison des hommes? Comment et pourquoi pourrions-nous tout comprendre, tout expliquer, puisque ce "tout" nous précède, nous contient et nous dépasse?
Ce qui nous déroute et nous inquiète c'est que la Nature ne poursuit aucun but. Elle ne nous écoute pas. Elle ne nous demande rien. Elle ne s'occupe pas de nous. Elle n'a pas été créée pour nous. Mais elle nous englobe. Elle est libre. Rien d'extérieur à elle ne la gouverne, ce que rappellent de temps en temps tempêtes, tsunamis ou éruptions volcaniques. Selon le mot de Lucrèce, elle est à la fois incréée et créatrice. Elle est sans pensée, sans conscience, sans volonté.
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enkidu_enkidu_   20 novembre 2016
Le Bushido est en accord intime avec les trois sources spirituelles du Japon, shintoïsme, bouddhisme zen et confucianisme. Il se nourrit de l’immanence du shinto, religion panthéiste affranchie de toute idée d’au-delà qui associe le culte des ancêtres à celui de la nature. Le Bushido s’en inspire, cultivant aussi la vertu bouddhiste du détachement et de l’oubli de soi. Mais il s’agit d’un bouddhisme nipponisé, débarrassé de la non-violence, amendé par la sagesse du zen qui enseigne la domination de soi par la pratique d’une « voie », en l’occurrence celle des divers arts martiaux. Enfin, la troisième source, le confucianisme, est une sagesse se rapportant à la vie sociale. Outre la politesse, il enseigne que chacun doit assumer des devoirs en proportion de sa position dans la hiérarchie.

Au cours de ses longues années de formation, le futur samouraï se transforme. Il se délivre de la crainte de la mort, ultime secret de l’art du sabre. « Je découvris que la Voie du samouraï c’est la mort », écrit Jôchô Yamamoto dans le Hagakuré, traité de savoir-vivre rédigé au XVIIe siècle à l’usage des bushi(1). « Si tu es tenu de choisir entre la mort et la vie, choisis sans hésiter la mort. Rien n’est plus simple. Rassemble ton courage et agis. A en croire certains, mourir sans avoir accompli sa mission ce serait mourir en vain. C’est là une contrefaçon de l’éthique samouraï. Tous, nous préférons vivre. Rien que de plus naturel, donc, que de chercher une excuse pour survivre. Mais celui qui a choisi de continuer à vivre alors qu’il a failli à sa mission, celui-là encourra le mépris qui va aux lâches et aux misérables. » Ainsi échappe-t-on à l’angoisse de vivre et à la peur de mourir.

Si l’emblème des samouraïs est la fleur de cerisier qui tombe avant d’être fanée, ce n’est pas un hasard. « Comme dans un rayon de soleil matinal, le pétale d’une fleur de cerisier se détache, ainsi l’homme impavide doit pouvoir se détacher de l’existence, silencieusement et d’un cœur que rien n’agite(2). »

(1) Le texte du Hagakuré a été recueilli et commenté par Mishima dans Le Japon moderne et l’éthique samouraï (Gallimard, 1985). Une autre version du Hagakuré a été publiée par les éditions Trédaniel. Les pensées du samouraï Jochô Yamamoto expriment des critiques acerbes contre le Japon pacifique et prospère de l’époque Tokugawa (XVIIe siècle). Voir aussi l’ouvrage de Rinaldo Massi, Bushido. La Voie des Smouraï (Puiseaux, Pardès, 1997).

(2) Eugen Herrigel, Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc, Paris, Dervy, 1970. (pp. 110-112)
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Dominique Venner, IV, avec Philippe Conrad.
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