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ISBN : 2757804758
Éditeur : Points (16/05/2007)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Jack sait tout faire : pêcher la truite, piloter un avion et même limiter les dégâts lorsqu'il s'écrase. Il est également capable de kidnapper un copain maniaco-dépressif à l'hôpital pour l'emmener, sur les routes, chercher le vent. Mais à y bien regarder, c'est peut-être lui qui a le plus besoin d'air. Les souvenirs incendiés finissent toujours par renaître de leurs cendres. Alors autant bouger, se laisser porter, prêter ses voiles aux vents du large...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
AquinER
  14 mars 2013
Jacques Dubois, 36 ans, photographe, pilote d'hydravion, joueur d'échec et surfeur à ses heures doit tourner une page délicate, celle de son divorce. Pour cela, il fait appel à son ami et dorénavant ex-beau-frère, Tristan avec qui il part à l'aventure. Mais, un road-trip ne serait pas digne de ce nom sans une fille rencontrée dans un snack, Nuna, étudiante qui fera surtout sensation pour son intelligence. D'abord remarquée par Tristan, c'est sur Jacques qu'elle souhaite jeter son dévolu. Mais ce dernier, on le devine, n'est pas prêt de s'inscrire sur Meetic, peine d'amour à régler d'abord. Puis, le trio éclate, chacun part de son côté pour mieux se retrouver plus tard. Enfin, on suit le parcours de Jacques qui "atterrit" en Louisiane où il vivra un épisode aux allures de quête ou de rite, c'est selon.
Chercher le vent est un roman très bien construit. Des personnages attachants et authentiques, des rebondissements aux bons moments, de l'intrigue jusqu'à la fin, des dialogues intelligents. Ce sont peut-être d'ailleurs ces derniers qui m'ont le plus marquée.
Le seul petit hic, c'est que ce Jacques sait vraiment tout faire ou presque. On aimerait lui trouver une faille, mais outre celle de la peur de s'engager dans une nouvelle relation, on ne voit pas. Bref, il manque peut-être une ou deux zones d'ombre à ce héros peut-être un peu trop parfait.
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Sylviegeo
  10 avril 2017
Un trentenaire qui se cherche, qui vit mal son échec amoureux et qui décide d'aller voir ailleurs! Rien de nouveau sous ce ciel me direz-vous et vous avez bien raison. J'ai aimé lire ce court roman qui donne presque envie de partir à l'aventure avec les copains. J'ai aimé le fait que les personnages de Vigneault, fragiles, instables, se cherchent "dans le vent" ou pas. J'ai aimé sa narration et son écriture, riche, dense tout en étant simple. J'ai aimé la langue utilisée, de bonnes trouvailles, de l'humour, de la désinvolture chic. Mais. Quelque chose m'a agacée. Je croyais que c'était une froide distance que se réservait l'auteur par rapport à son récit mais non ce n'est pas cela. C'est plutôt Jack, le personnage principal. Cette "attitude" est énervante, ce monsieur je sais tout et je sais tout faire aux répliques plaquées devient exaspérant. Heureusement, c'est dosé et on s'y fait, on accepte et cela n'enlève rien au plaisir de lire ce beau "road trip" d'amour.
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CyrielF
  13 avril 2012
On connaît tous les road-movies, ces films à la Into the Wild qui nous emmènent en voyage en sillonnant les routes à travers la quête de leurs protagonistes. Ici, nous avons affaire à un road-novel. Chercher le vent, c'est l'histoire de Jack, un homme qui approche doucement de la quarantaine et qui cherche un sens à sa vie après une douloureuse rupture amoureuse. Il trouve en Tristan, son ex-beau-frère, un bon compagnon de détresse qui prend les choses en main : puisque plus rien ne les retient à Val-d'Or, ils partent à l'aventure aux Etats-Unis. En chemin, ils rencontrent Nuna, la belle autostoppeuse, qui sera l'élément déclencheur de leur grande remise en question...
Guillaume Vigneault nous livre ici un beau roman, au style léger mais à la fois lourd de sens, plein d'images et de symboles. le lecteur se retrouve pris dans ce beau voyage à la recherche de soi-même. C'est un livre que j'ai dû lire pour mon cours de Littérature québécoise, et que j'ai beaucoup apprécié puisque j'ai pu m'y identifier. le seul bémol vient, pour moi, du personnage principal, qui m'a agacé par moment, tant je l'ai trouvé pointilleux sur certains sujets. Mais je vous invite vivement à rejoindre Jack dans sa quête d'identité, à la recherche du vent qui le mènera vers un meilleur destin.
Lien : http://tetedelitote.canalblo..
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veroherion
  06 février 2015
Voici un beau petit récit bien agréable à lire, plein de petites phrases bien senties, pas mal d'humour aussi. On aurait envie de recopier quelques citations. On rit aux bonnes réparties.
Cependant, j'ai trouvé les personnages un peu caricaturaux, un peu trop beaux, un peu trop intelligents... Même leurs colères sont nobles, leurs erreurs sont majestueuses, leur compréhension du monde supérieure...
J'ai aimé, mais il m'a manqué ce petit côté ordinaire, quotidien et simple qui fait qu'on y croit vraiment.
Divertissant, donc.
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CelineCDI
  25 février 2013
Jacques Dubois, photographe un temps connu mais désormais reclus chez lui, kidnappe son beau-frère et ami Tristan hospitalisé pour des problèmes maniaco-dépressifs et l'embarque dans un improbable voyage aux États-Unis...
La réputation qui précédait ce livre n'a pas failli : je me suis laissée prendre par la main et embarquer par l'auteur dans ce voyage en forme de quête... Un style épuré qui m'a séduite, des mots si bien choisis que j'aurais aimé le faire moi-même, des personnages pleins de failles et qu'on ne peut qu'aimer... Ce livre m'a "parlé", touché au plus profond de moi, j'aurais voulu qu'il ne finisse jamais...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Logiquement, quand un type fait deux mille kilomètres pour voir une fille et, par une chance inouïe, la retrouve au beau milieu de Disneyworld, bien, ce type, il lui parle, à la fille. En fait, il se lève d'un bond, il court, il bouscule des enfants sur son passage (avec une joie mesquine, mais c'est un secret), il assomme Goofy qui lui barre la route, il attrape la fille par une épaule, savoure son regard médusé, l'embrasse sur la bouche comme un mufle, il l'emmène au Mexique, l'épouse et lui fait des enfants, si ce n'est trop demander. Trois enfants, trois enfants nus, solaires, analphabètes et heureux. Il ne la laisse pas disparaître comme ça, en la regardant s'éloigner, en murmurant son nom tout doucement, comme on fredonne un air de Trenet. Ce type là, qui est en train de choisir des prénoms d'enfants, qui tripote un peigne au fond de sa poche, ce type-là n'est pas bien. C'est à lui que je pensais lorsque je l'ai perdue de vue.
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013

"À mes parents,
pour les raisons d'usage,
et d'autres, surtout."

Un notaire. Le mot inspirait confiance : une variété inoffensive d'avocat. Un avocat dégriffé est forcément honnête. Bref, je n'ai rien lu. J'ai signé mon nom sous celui de Monica, six fois.

- T'as arrêté les médicaments, Tristan ?
- Qu'est-ce que tu crois...ça fait des mois.
- Pourquoi ?
- Tu veux vraiment qu'on ait cette conversation, Jack ?
- Non.

Parfois, à l'aube, il m'arrivait d'aller boire mon café au centre du lac nappé de brume, dans le canot. C'était une des sensations les plus étranges qui soient, comme une bulle hors du temps ; l'impression de flotter entre deux mondes, de ne faire, en vérité, partie de rien. La paix la plus intense que j'aie connue, jusqu'à en devenir insupportable, comme frôler le néant, sentir sa caresse. ça me mettait dans un drôle d'état qui durait souvent le reste de la journée. Je ne faisais pas ça tous les matins.

- Qu'est-ce que tu veux comprendre, je suis malchanceux...
- Malchanceux ? N'importe quoi... Malchanceux, c'est quand tu te fais frapper par un autobus, bouffer une jambe par un ours ! Quand tu frappes quelqu'un avec un téléphone et qu'il porte plainte, ça n'a rien à voir avec la malchance...

Tristan était un peu pâle. ça m'amuse toujours de voir un citadin se rendre compte de la violence inhérente à notre condition de carnivores. Voir s'effriter ce joli monde imaginaire où la truite, le poulet, le boeuf, tout sourire, nous offrent gracieusement leur chair, sur fond d'ode à la grandeur de l'humanité. Tu pièges l'animal, tu tues l'animal, tu manges l'animal, point. Si ça pose problème, il y a toujours le brocoli, dont le regard n'est pas trop pesant. Tristan a quand même remis sa ligne à l'eau, histoire de ne rien me laisser voir de ce trouble.
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
— T’as eu ce que tu voulais? Ben dégage...
Le gars a regardé Tristan sans comprendre. Il devait
avoir cinquante ans, chétif, le visage gris, raviné. Il flottait
dans sa jaquette d’hôpital. Tristan lui a décoché un
regard mauvais, naseaux frémissants. L’autre s’est remis à
faire des formes géométriques avec les smarties offerts par
Tristan. Un triangle. Il a souri. Un losange. Éclat de rire.
Une croix. Il a avalé un rouge. Il a secoué les smarties, les a
jetés sur la longue table de métal, comme des dés. Observé
longuement l’éparpillement, comme s’il était truffé de
signes cabalistiques. Un sourire mystique a glissé sur son
visage.
— Hé! Dégage! a brusquement tonné Tristan.
L’autre a sursauté. Moi aussi.
— Tristan... relaxe. Il est pas méchant, il s’amuse. Il est
drôle, non?
Tristan a levé un regard sombre sur moi.
— Super drôle, Jack. Le problème, c’est qu’il est drôle
comme ça toute la journée...
— Ouais...
J’ai regardé dehors.
— T’avais arrêté les médicaments, Tristan?
— Qu’est-ce que tu crois... ça fait des mois.
— Pourquoi?
— Tu veux vraiment qu’on ait cette conversation,
Jack?
— Non.
J’ai regardé dehors encore. Il faisait beau. Cette conversation.
Toujours la même. J’ai allumé une cigarette. Le type
aux smarties m’a dévisagé. J’ai soufflé un joli rond de
fumée vers le plafond, puis j’ai souri, invitant le bonhomme
à la connivence. Il a gloussé d’un petit rire complice.
Tristan décryptait les cotes de la Bourse dans le journal
que je lui avais apporté, en se mordillant la lèvre
inférieure.
— Mauvaises nouvelles?
— Jack, pff... Si tu savais ce que ça m’a coûté, ces trois
derniers jours, t’en serais malade.
— Essaie toujours.
— Je veux même pas faire le calcul. Merde, merde,
merde...
— T’avais qu’à prendre les médicaments, imbécile. Tu
peux pas demander au Dow Jones de t’attendre le temps
d’un petit épisode psychotique...
— Nasdaq, pas Dow Jones. Et puis c’est pas le terme
exact, «psychotique», Jack. Ils appellent ça...
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Monica jurerait que je suis malade. Je la croirais, Monica.
Je n’ai pas besoin de la jaquette d’hôpital de Tristan pour
m’en convaincre. Je suis simplement moins dérangeant
que lui. Je ne fracasse pas des objets dans le visage des gens
quand ils me regardent de travers. Tristan le fait. Moi,
j’évite leur regard.
Les couloirs d’hôpital ont un curieux effet sur moi,
depuis toujours. Un effet assez amusant, à vrai dire.
Quand je marche dans un couloir d’hôpital, toutes les
blessures dont mon corps a mémoire se réveillent. Ça
commence par le genou droit. Un picotement, d’abord, et
cette raideur lancinante qui se fixe juste sous la rotule.
Ensuite, c’est cette fine cicatrice sur mon ventre qui se met
à me démanger. Parfois, l’antique marque de scalpel rosit.
Puis vient cette douleur sourde dans l’articulation de la
mâchoire, tout près de l’oreille. Le poignet droit. Les deux
côtes fêlées. Un festival d’anciennes blessures, une étrange
dégustation de douleurs oubliées. Je trouve ça amusant dix
minutes, au plus. Après, je sors, et ça s’évanouit au bout de
trois ou quatre inspirations profondes et une cigarette.
On n’a pas moisi longtemps sur le parvis de l’hôpital.
Techniquement, ce que je faisais était sans doute illégal et
j’étais plutôt content de franchir sans encombre la guérite
du stationnement avec un type en jaquette bleue sur le
siège du passager.
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
J’ai payé mon addition à la nouvelle serveuse, que je ne
connaissais pas. Puis je suis allé prendre un verre à L’Avantage,
un peu plus haut. C’était François qui tenait le bar, ce
soir-là. Il m’a servi ce qu’il me servait du temps où j’habitais
ici, sans s’étonner de cette absence de deux ans, que
j’avais l’impression de porter comme une cravate criarde.
Les types qui reviennent à Val-d’Or après deux ans n’ont
pas nécessairement envie de se le faire remettre sous le nez.
Alors les barmans font comme s’ils ne s’apercevaient de
rien, mais ils voient tout. J’ai bu ma pinte en regardant la
lutte à la télé, je me sentais plutôt bien, serein comme un
fantôme.
En sortant du bar, j’ai eu le goût de rentrer tout de suite
à La Minerve, dans la nuit pluvieuse, mais je me suis ravisé.
Ça me paraissait soudain déshonorant de me sauver
comme un voleur, surtout avec cette Troisième Avenue si
vibrante ce soir, si invitante, presque obsé quieuse avec sa
traînée de néons, comme un tapis de roses en plastique.
Me fouettant, je me suis dit que j’allais me les faire tous,
tous les bars, et même celui de l’hôtel, où trois Indiens
m’examineraient d’un oeil torve, et pour la première fois,
par curiosité, tous ces bars, j’allais les compter. Jusqu’au
dernier, en face de la station d’essence, celui avec les trois
X roses, qui ne m’avait jamais tenté avant ce soir.
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Videos de Guillaume Vigneault (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Vigneault
Une mise en lecture d'Onil Melançon du roman CHERCHER LE VENT de Guillaume Vigneault, édité chez Boréal. Une présentation des comédiens Kevin Houle et Jonathan Slavas.
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