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ISBN : 2264036710
Éditeur : 10-18 (07/05/2003)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 318 notes)
Résumé :
La merveilleuse histoire d'une virée fantastique à travers l'Amérique des années 60 ! Un trio inoubliable, très Jules et Jim, prend la route, entre un joint, deux cuites et trois parties fines, pour s'en aller faire sauter un barrage du côté du Grand Canyon du Colorado.

Selon Michel Lebrun, si ç'avait été un polar, ç'aurait été le meilleur de l'année. En tout cas, on n'oubliera pas de sitôt les aventures savoureuses et les portraits tendres de ces tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  06 décembre 2012
Je fermai les yeux et écoutai le refrain de « Piece Of My Heart ». La voix de Janis Joplin me déprimait à mort. J'avais envie de tout plaquer, ma femme, mes gosses, ma vie. Mon seul désir qui me tenait quelque fois encore éveillé était de pouvoir partir à la pêche. Je ressentais cette eau froide et glaciale du Montana rentrer dans mes cuissardes. La brume vespérale commençait à se disperser, les truites arc-en-ciel semblaient puiser de ce réveil matinal une puissante force en luttant contre le courant. Je fus interloqué par la façon dont la pêche m'aidait à tout oublier, du moins tant que je restais dans la rivière. Pendant des heures, tous mes problèmes (argent, sexe, drogue) s'évanouissaient comme par enchantement tant ma concentration sur le cours d'eau, sur les courants happait mon esprit à la recherche des plus grosses truites.
Souvenirs du Montana et de la pêche à la truite tant pratiquée… Aujourd'hui, j'ai émigré à Key West et je passe mes journées à pêcher le tarpon. Enfin quand j'arrive à me lever pas trop tard et que je ne perçois pas cette désagréable sensation qui obscurcit mon esprit encore embrumé dans l'alcool de la veille… de toute façon, je ne vois pas ce que je peux faire d'autre. A quoi bon travailler ? La vie est trop courte… Un joint, un verre, deux joints, deux verres et une journée à taquiner le poisson : voilà le parfait résumé de ma vie.
Tim, le genre de gars costaud dont vaudrait mieux éviter son regard, vétéran du Vietnam en plus, une grande cicatrice le défigurant sur la moitié du visage. Je ne peux pas dire que c'est un pote à moi. On s'est juste rencontré la veille dans un bar autour de quelques whiskys. Comme d'habitude, je ne me souviens pas de grand-chose, si ce n'est que les bières et les whiskys défilaient sur le comptoir. Et au milieu d'une conversation anodine, voilà que je sors qu'ils vont construire un immense barrage sur le Grand Canyon. Et voilà que Tim, mon ami d'un jour, me balance qu'il faudrait le dynamiter. Ainsi, notre expédition va naître d'un discours de poivrot.
Un long road-movie à travers l'Amérique va m'entraîner des bords de la Floride jusqu'à mon Montana natal. J'espère qu'on trouvera le temps de prendre quelques belles truites sur les rivières du coin. Je n'oublie pas ma canne à pêche télescopique et monte dans sa voiture, direction le Grand Canyon. Une petite halte pour récupérer sa copine d'enfance, Sylvia et en route pour l'aventure. Mais dès le début, je me sens mal à l'aise. Je ne saurai dire pourquoi… Finalement, je crois que cela me fait chier de parcourir cette longue route juste pour faire sauter un barrage qui pour le moment n'est qu'un hypothétique projet vaguement utopique. Et Sylvia… Je ne peux m'empêcher de la mater dans la voiture. Jamais vu plus callipyge comme nana. Une paire de jambe sublime. Mon attention se porte fixement sur elle. Mon regard semble attiré magnétiquement par sa minijupe à pois, à la limite de l'indécence et j'imagine cette fine ligne dessinée par ses poils pubiens. Je n'ai qu'une envie : lui arracher sa jupe, la prendre en moi, lui fourrer mes doigts dedans et l'étreindre furieusement, bestialement, sauvagement… Dire qu'elle est amoureuse de Tim et que Tim n'en a strictement rien à foutre d'elle… C'est bien là mon malheur et mon triste sort. Heureusement que les bières sont là pour nous tenir compagnie, ainsi que Bob Dylan, à fond la caisse, entre deux bouteilles de whisky et de tequila. Heureusement qu'il y a aussi les cachetons de Tim et les joints. Merde, putain, dans quelle galère je suis… mais je l'aime moi, cette putain de Sylvia !
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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viou1108
  11 février 2015
« Mais dans quelle galère me suis-je donc fourré ? », c'est la question subliminale qui transparaît quasiment à chaque page de ce « road-book ».
« Dire que j'aurais pu continuer tranquillement à taquiner la bouteille en éclusant le gardon (ou le contraire), avec une jolie pépée qui m'attend dans son hamac accroché aux palmiers de Floride… ». Mais non, il a fallu que le narrateur boive un coup de trop avec Tim, et se lance avec lui dans une conversation à bâtons pâteux comme seuls les piliers de comptoir en connaissent. Il a fallu qu'il étale sa culture générale en parlant à Tim d'un barrage récemment construit sur le Grand Canyon. Et évidemment, il a fallu qu'il tombe sur le seul type au tempérament écolo-explosif de toute la Floride, qui décide aussi sec (enfin, sec…) d'aller dynamiter ledit barrage.
Voilà nos deux types roulant à travers les Etats-Unis, embarquant au passage Sylvia, ex-future femme de Tim, ou future ex-petite amie du narrateur (ça dépend de l'humeur du jour. Après tout, deux gars, une fille, trois possibilités…).
Dit comme ça, on croirait que ce road-trip pour une bonne cause se déroule dans la joie et la bonne humeur, grâce à la Sainte-Trinité alcool-sexe-drogue.
Pas tant que ça, en fait. Tim, le vétéran du Vietnam, carbure aux amphétamines, ce qui le rend impuissant, instable et pas très sympathique à l'égard de Sylvia, et le narrateur, plutôt accro aux somnifères et surtout à Sylvia, rêve de consommer son amour platonique et se débat avec sa conscience. Quant à Sylvia, qui se balade à moitié habillée, elle joue les vierges effarouchées et s'étonne que tous les mâles, sauf Tim, bavent pour elle.
Entre euphorie chimique et déprime bien réelle, c'est le blues, voire le désespoir qui gagne nos trois compères, et qui en est arrivé à me contaminer. Les mésaventures de ce triangle amoureux ne sont guère passionnantes, et l'image de la femme ne sort pas grandie de ce bouquin (au point de réveiller mon côté féministe pourtant pas très affûté). Quel ennui… Et l'aspect guide touristique façon « les 50 meilleurs spots de pêche aux USA » ne suffit pas pour faire mouche.
Et je me pose encore la question : quel est le meilleur jour pour mourir ? Celui où on fait sauter un barrage par un temps à ne pas mettre une vache dehors pour permettre aux saumons de remonter la rivière, ou celui où on pêche gentiment le tarpon sous le soleil des Keys ?
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Renod
  23 octobre 2017
Deux jeunes désenchantés, sans repères, imbibés d'alcool et intoxiqués par les stupéfiants, décident au cours d'une beuverie, de mener une opération de sabotage. Les voici partis pour une traversée endiablée des Etats-Unis, une longue diagonale qui les conduira de la Floride au Montana. le narrateur a quitté sa femme et sa fille pour se mettre en vacance du monde. Seule la pêche lui permet de calmer son désespoir. Il rencontre dans un bar Tim, un vétéran du Viêt-Nam au visage barré par une large cicatrice, symbole de sa fêlure interne. Riche de sa solde d'engagé volontaire, il est le moteur forcené du périple et semble animé d'une rage de vivre et de se consumer proche de celle de Dean Moriarty /Neal Cassady. Les deux hommes embarquent au passage Sylvia, l'ex que Tim n'a pu se résoudre à épouser à son retour du Viêt-Nam. Leur objectif initial est assez vague puisqu'il s'agit de détruire un barrage sur le Grand Canyon alors que l'ouvrage n'est encore qu'à l'état de projet. Ce n'est en fait qu'un prétexte, seuls le mouvement, la vitesse, la découverte de nouveaux horizons et la fuite en avant importent. le voyage est noyé par les vapeurs d'alcool, le brouillard de la drogue et la fatigue. le trio est aussi miné par une tension sexuelle permanente née de la frustration de chacun des personnages. On trouve dans cette oeuvre de jeunesse les thèmes de prédilection de Jim Harrison comme la Nature, les rivières, la pêche ou la culture amérindienne. Vous l'aurez compris, "Un bon jour pour mourir" marche dans le sillage de "Sur la route" ou d'"Easy rider", sans pour autant les égaler. A noter que le lecteur pourra être gêné par le récit fiévreux, décousu, qui se montre parfois difficile à suivre (cela s'explique par l'état de fatigue et l'ivresse du narrateur). J'ai été pour ma part emporté par le courant qui porte le roman. Un courant furieux, frénétique et irrésistible...
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Jackiedream
  20 janvier 2016
Cela faisait fort longtemps que je voulais découvrir l'oeuvre de Jim Harrison, j'ai commencé par celui-ci dont le titre m'intriguait. L'histoire d'une excursion, d'une aventure. Ils sont trois, deux jeunes garçons et une jeune fille. Un couple (en est-ce vraiment un ?) qui vient de rencontrer un homme un peu paumé. Ils sont partis pour faire sauter un barrage à la dynamite. Sexe, drogues etc. Amour naissant, amour perdu.
Je suis fort contente de ma lecture. J'ai trouvé le récit très intense, vif, moderne. On a vraiment l'impression d'être sur la route, au côté des personnages. Au fond, on sent que ça va mal finir tout ça. Mais on attend, on parcourt les émois du trio. L'amour est galvaudé, vulgaire parfois. le sexe est un problème : jamais au bon moment, jamais avec la bonne personne. L'acte est désiré mais jamais accompli, jamais vécu. Les personnages sont durs les uns envers les autres. Pourtant, ils sont unis dans leur projet fou, lancés bruyamment à la poursuite de leur chimère. J'ai aimé le mystère entourant les personnages : on ne sait rien de leur passé, on est totalement dans le moment présent. J'ai trouvé cette histoire, intense, brutale, violente : réelle.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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littlecat
  27 mars 2015
C'est le premier roman de Jim Harrison que je lis et je ne suis pas déçue.
Un trio d'allumés, composé de deux potes et l'amie de l'un deux, prend la route avec le but de faire sauter un barrage dans le Grand Canyon.
Entre alcool, cannabis et sexe, sur fond de pêche à la mouche, ce road movie ou road trip est un véritable tourbillon.
Des dialogues percutants, de l'humour, de l'évasion. On ne s'ennuie pas un instant avec ces personnages un poil déjantés.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   09 août 2012
En observant les autres dans la douce torpeur provoquée par le whisky, je réalisai à quel point mon attachement à la vie était faible. Je n’étais pas impliqué, même en tant que simple observateur, et encore moins en tant que pèlerin. Disons que je n’étais ni dans les tribunes pour voir le match, ni sur le terrain pour jouer. J’étais plutôt dans les sous-sols, observant avec indifférence la structure de base toute entière. Mes amis n’existaient plus, ma femme non plus. Je n’avais ni État, ni patrie, ni gouverneur, ni président. C’est ce qu’on appelle être nihiliste, mais je trouve que c’est un mot beaucoup trop fort pour désigner le vide...
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Josepha_AnhJosepha_Anh   10 juin 2013
Je pensais au pouvoir trompeur de la musique, à cette sorte de romantisme exacerbé qu'elle pouvait inspirer. Si on écoutait les Stones à un volume très élevé pendant assez longtemps, on finissait invariablement par ressentir une sorte de sympathie pour le diable. Et il suffisait d'entendre ce duo entre Bob Dylan et Johnny Cash pour avoir envie de filer vers le Nord et chercher une fille dans une foire de campagne. La chanson préférée de Tim était apparemment "Get It While You Can" de Janis Joplin, que je commençais à redouter. Le désespoir profond que cet air instillait semblait inégalé dans la musique moderne. [...] Mais souvent, il semble que la passion nous plonge dans l'excès et la musique traduit si fidèlement la passion qu'on ne peut qu'être convaincu et qu'il est impossible de lui résister. Merle Haggard me donnait toujours envie de me saouler à mort. Les Cream ou les Who, ou les Grateful Dead me donnaient envie d'être défoncé, tandis qu'avec Dolly Parton j'avais envie de tomber amoureux. June Carter semblait me faire signe depuis Jackson, Mississippi, et Patsy Cline m'invitait à Nashville. Pas étonnant que la plupart des gens préfèrent une musique insipide et faiblarde.
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le_Bisonle_Bison   15 février 2012
A cause de notre complot, à la fois insensé et confus, une sorte de raideur s’est installée dans la pièce. Même Frank semble en être affecté. Veille de bataille. Avant le grand départ. J’étais tenaillé, au creux du ventre, par la conviction que notre projet était complètement farfelu. Et je me mis à espérer qu’il se métamorphoserait en joyeuse équipée, sans but défini, une simple excursion touristique, peut-être même avec quelques bonnes raisons de pêche. Tim et Sylvia pourraient me regarder, ou alors baiser sur la rive, ou dans les fourrés, derrière. En observant les autres dans la douce torpeur provoquée par le whisky, je réalisai à quel point mon attachement à la vie était faible. Je n’étais pas impliqué, même en tant que simple observateur, et encore moins en tant que pèlerin. Disons que je n’étais ni dans les tribunes pour voir le match, ni sur le terrain pour jouer. J’étais plutôt dans les sous-sols, observant avec indifférence la structure de base toute entière. Mes amis n’existaient plus, ma femme non plus. Je n’avais ni État, ni patrie, ni gouverneur, ni président. C’est ce qu’on appelle être nihiliste, mais je trouve que c’est un mot beaucoup trop fort pour désigner le vide...
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PCoussonPCousson   03 août 2012
Mais il n'y a rien de pire que de se sentir incapable de bander . Si l'on considère ce foutu machin, on devint hystérique en constatant qu'il n'en fait qu'à sa tête et qu'il a tendance à vous contrarier quand justement vous avez besoin qu'il se montre coopératif . Et la fille, qui essaye d'être gentille, même si vous l'avez mise dans tous ses états et si son visage n'est plus qu'un masque flou. Il y a dans notre cerveau un interrupteur que nous n'avons pas le droit de toucher et qui commande tout ce cirque . Cela peut paraître injuste . Et ça l'est . Foutu manque de maitrise . Vous n'avez plus qu'à remettre ça une autre fois .
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PCoussonPCousson   09 août 2012
Waow !! Quell histoire que celle de ces trois personnages !! Mais où va chercher de telle situations et de telle personnes, oui... je sais.... dans son imaginaire et peut-être dans son vaincu !!! Mais alors j'ai adoré ce livre, comme tous les livres de Jim Harrison . "Un bon jour pour mourir" a quelque chose de je ne sais quoi que je n'ai pas trouvé dans d'autres, je ne les aient pas tous lu certe, mais quand même, celui-ci je l'aime .Peut-êrte est-ce les jambes où même tout le corps de Sylvia, peut-être l'esprit barré, et restait au Vietnam, de Tim . Où alors le narateur qui est pris entre sa passion de la pêche, de son ex-marige, de sa rencontre avec Tim et également Sylvia . Tous ceci nous fait une histoire des plus, sans dévoiler l'histoire, explosive .
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Videos de Jim Harrison (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
Cet épisode du podcast Homo Ethicus est un hommage à Jim Harrison et, plus particulièrement, à sa vision toute personnelle de la sagesse. Sa vision du monde était faite d'amour de la nature sauvage, de gueuletons inimaginable, d'amitié, de poésie et d'écriture que nous voyons à travers des citations de plusieurs de ses ouvrages.
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