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Critiques sur Les Fourmis (329)
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Oliphant
  30 avril 2013
Premier roman de la trilogie des Fourmis paru en 1991, Les Fourmis me semble être le livre le plus abouti et approfondi de Bernard Werber. Outre l'histoire : la découverte, par Jonathan Wells, d'une entrée secrète permettant d'accéder au monde des fourmis dans la cave de son oncle ; ce livre nous propose surtout de découvrir les fourmis, leurs développements, leurs morphologies, leurs reproductions. Mais aussi leurs univers et leurs modes de fonctionnement : communication entre les insectes, organisation des cités, manière de vivre, leurs atouts, leurs points faibles, la vie au sein d'une colonie…

Bref, on est presque plongé dans le quotidien de ces insectes. Puisque ces fourmis s'expriment et nous livrent leurs pensées. Certaines dirigent et organisent les batailles et la défense de la super-colonie ; d'autres obéissent et suivent la direction du « système politique » et passent leur temps à construire une cité toujours plus puissante et toujours plus grande pour la gloire de leur reine, et il y a celles qui s'assurent de la pérennité des nouvelles générations.

Là où s'est intéressant, c'est que Bernard Werber n'a pas hésité à montrer, au fur et à mesure de l'histoire, les similitudes entre sociétés humaines et sociétés fourmilières.

Une excellente façon de les découvrir et d'en apprendre plus… Je ne les ai plus jamais regardés de la même façon après m'être plongé dans Les Fourmis, ni elles, ni les autres insectes d'ailleurs.
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Kassuatheth
  29 mai 2014
Nous avons trois livres pour le prix d'un :

Le premier livre nous raconte l'histoire de la fédération bélokanienne avec en vedette la princesse 56, le prince 327et la soldate 103 683 pour la première partie auxquelles s'ajoutera plus tard la soldate 4 000. On nous raconte une partie de l'histoire ancienne de cette fédération, de son évolution, de ses guerres et de son histoire récente. C'est une histoire passionnante avec ses rêves et ses déceptions.

Une fois que nous avons réussi à nous familiariser avec son vocabulaire, ses moeurs et sa culture nous nous attachons facilement à cette société différente de la nôtre. Nous la voyons évoluer, inventer de nouvelles armes pour se défendre et élaborer des stratégies militaires pour vaincre les envahisseurs.

Nous avons ensuite l'histoire de la famille Wells avec en vedette, Jonathan, le père; Lucie, la mère; Jonathan le fils et Augusta, la grand mère. Cette famille vient d'hériter de la maison de son oncle Edmond. Dans cette maison, il y a une cave dans laquelle il y a une porte et derrière cette porte, un escalier qui n'en finit plus. Cette histoire à un rythmer beaucoup plus lent que la première. L'histoire de cette famille et de son escalier sans fond est assez répétitives. Tous ceux qui osent y aller n'en reviennent pas. le seul suspense de cette histoire c'est de savoir ce qu'il y a au bout de cet escalier.

Le troisième livre est le résultat des recherches de l'oncle Edmond qu'il a écrit sous le titre :
Encyclopédie du savoir relatif et absolu.

Cette encyclopédie permet à l'auteur de nous fournir une foule d'informations technique mais, surtout la pensée de l'auteur.
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Dosamuse
  23 avril 2014
J'ai longtemps ignoré ce livre dans ma bibliothèque persuadée que je n'aimerais pas.
Grossière erreur ! En plus du rythme, de l'originalité, de la sagesse qui s'en dégage, l'histoire est prenante, les personnages sont attachants.
Oui je me suis attachée à ces petites fourmis rousses, impossible de lâcher le livre. Depuis je souris en regardant les fourmis arpenter les bacs à fleurs de mon balcon.
Ce livre est grandiose et j'encourage surtout les réfractaires au label Science-Fiction (comme moi) à lire ce livre sans a priori. On n'est pas déçu.
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Wiitoo
  08 avril 2013
J'ai hésité entre 4 et 5 étoiles et finalement ce sera quand même un petit 5 étoiles pour l'originalité et le thème.

C'est une lecture vraiment très instructive doublée d'une histoire très prenante, pleine de rebondissements qui se lit comme un bon polar.

Je n'ai pas décroché de la première à la dernière page.

J'avoue ne pas savoir précisément où fixer la limite entre réalité et fiction ? A quel moment le récit de ces fourmis dans leur manière de raisonner et de trouver des idées ou solutions dépassent la réalité, mais finalement peu importe, il faut le prendre comme une aventure fantastique.

C'était vraiment une très belle découverte et je me réjouis de lire la suite des aventures de 56 et 103.

Je mettrais personnellement un petit bémol sur l'histoire des humains. Je ne trouve pas qu'elle apporte quelque chose d'intéressant. Au final beaucoup d'agitation dans cette cave pour un lien final qui me rend un peu perplexe et que je trouve un peu ridicule dans cet environnement.

En revanche, c'est la vie des fourmis, les cités, les batailles, les complots, l'aventure de 56 et la quête de 103 dans des contrées lointaines, ses rencontres et découvertes qui ont étés vraiment pour moi une belle aventure et un beau voyage.

Vraiment très plaisant.
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colimasson
  24 novembre 2015
Il paraît que j’écris comme une notaire. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à dépasser l’échelon professionnel de la mise en rayon chez Carrefour. Qu’à cela ne tienne, je ne changerai rien à mes habitudes de causerie –peut-être un jour finirais-je par être récompensée par un salaire décent.


« Les fourmis ». N’en déplaise à ceux que rassure la catégorisation formelle de l’humanité en cases aux frontières immuables, une notaire peut s’intéresser aux projets scientifico-littéraires. Pour compléter mon C.V., si par hasard un chercheur de têtes venait à passer par là, je dois ajouter que je suis issue d’une formation scientifique avec option mathématiques –tout m’intéresse donc, et surtout n’importe quoi. Mais je n’en étais pas encore là lorsque j’ai choisi de lire ce livre en classe de 5e alors que la prof de français, désespérant de nous faire ouvrir un livre dans l’année (à cette époque, je ne lisais plus que des « Sciences et vie junior »), avait eu la brillante idée de nous amener au CDI du collège. « Les fourmis » fut le livre qui me réconcilia avec les bouquins pendant cette période cruciale de l’adolescence que Stephen King appelle le « point mort » : « Pour la plupart des apprentis lecteurs, il y a un dangereux « point mort » entre treize et dix-sept ans. C'est le moment où presque tous abandonnent les livres de leur enfance, mais où ils n'ont pas encore ouvert ceux de l'âge adulte » (ceci dit, j’avais déjà ouvert des bouquins pour adultes avant ça et je découvrais, assez fascinée, que Stephen King -puisque nous parlons de lui- adorait assigner aux épouses modèles de ses romans la fonction de branleuse de luxe dans un bain moussant, usant du gant de toilette humide comme de la serpillère qu’elle tord avec rage le reste de la journée en attendant le retour de Monsieur).


Depuis, j’ai eu le temps de rencontrer de bien meilleurs livres et d’oublier ces enfantillages. Toutefois, pas plus tard que la semaine dernière, j’eus le loisir de repenser à ces fameuses « Fourmis » rusées et gaillardes. Samedi soir dans un bar genre PMU pour jeunes, la bière coule à flots mais le flipper dédaigné fait pâle figure face aux smartphones et autres tripotages de derrière les comptoirs. En compagnie de mon amoureux, après s’être bien rincés le gosier mais n’ayant rien avalé de plus, dans la journée, que deux maigres apéritifs de cacahuètes salées, nous décidons de commander un plat de frites maisons à 3,5€. La crise, que voulez-vous. Encore que les joueurs d’accordéon, toujours dans la ligne B du métro à midi, ne doivent pas gagner davantage après une journée à faire la manche.


Beaucoup de bruit dans ce PMU pour jeunes. Un miracle que nous ayons réussi à nous trouver une table, plus encore que personne ne nous enjoigne de nous placer correctement car, pour avoir le loisir de nous palper gentiment l’entre-jambe pendant les périodes de rêvasserie, nous avons bloqué le passage principal avec nos tabourets branlants. Reste que la conversation ne put être menée durablement dans ce tumulte ambiant. Mâchant distraitement une frite carbonisée (ce sont celles que je préfère, elles n’ont le goût de rien), échangeant ensuite un baiser avec mon amoureux, je repense subitement aux petites fourmis mignonnes de Bernard Werber. J’ai ainsi le don de faire des associations d’idées regrettables pour quiconque souhaiterait, m’ayant choisie comme partenaire amoureuse, exalter le penchant le plus romantique (et le plus bovarien) de sa personnalité. Ainsi, lorsque je coïte, ai-je souvent coutume de songer au mode de reproduction si économique des premières bactéries qui peuplèrent notre planète bien avant que nous inventions le condome. La trophallaxie me revint en mémoire alors que, déchirée par le dilemme « finir de mâcher la frite en cours » et « ne pas foutre un vent à mon amoureux qui manifeste explicitement son désir de m’embrasser », je me devais de réagir judicieusement dans la seconde qui suivait. Je recrachai ainsi tout le contenu de ma bouche, constitué de frites dont la digestion venait de s’amorcer sous l’action des enzymes contenues dans la salive, à l’intérieur de la bouche de mon amoureux.


La trophallaxie est un mode de transfert de nourriture essentiellement utilisé chez les insectes hyménoptères. Franchir la barrière des espèces ne doit pas nous effrayer –peut-être est-ce à ce prix que nous survivrons aux prochains cataclysmes. Une fourmi, en effet, n’est pas obligée d’avoir de religion. En revanche, elle est programmée génétiquement pour s’inscrire toute sa vie à l’intérieur d’une hiérarchie qui n’a pas pour objet l’accomplissement des désirs individuels. Si nous devenions fourmis, le problème des élections régionales, législatives, présidentielles et que sais-je disparaîtrait aussitôt, et nous aurions plus d’argent pour construire des bibliothèques de qualité. C’est pourquoi la fourmi possède deux estomacs : l’estomac classique et l’estomac social. Ce n’est pas une blague. La trophallaxie consiste en une régurgitation de la nourriture prédigérée contenue dans l’estomac social afin de nourrir d’autres insectes de la société. Soyons précis : l’objectif n’est pas seulement de nourrir l’autre insecte (pensons à ces mères de famille qui ensevelissent leur gamin de chocolats de Noël alors que celui-ci frise déjà l’obésité) mais il permet également de communiquer des informations sur la source de nourriture partagée. Vous pouvez voir une illustration de ce phénomène en consultant le lien ci-dessous :


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/dd/SSL12022p.jpg/330px-SSL12022p.jpg


Je vous le confirme : les fourmis sont des bêtes intelligentes. Leur technique astucieuse permit effectivement à mon amoureux et à moi-même de communiquer au-delà des mots et par-dessus la cohue du lieu. Nous en oubliâmes presque de vérifier l’ardeur réciproque de nos organes de reproduction (moi par la dureté, lui par l’humidité). Se mettant à son tour à pratiquer la trophallaxie, je reçus entre mes mandibules la bouillie prédigérée de ses frites et je perçus, à travers les chaînes d’amidon décomposées, des phéromones sexuelles qui ne feintaient pas, des anticorps m’indiquant son état de santé (attention à la clope) et des bactéries témoignant de la bioflore de son système digestif. Quelle différence entre la trophallaxie et un vulgaire baiser ? La présence d’enzymes, messieurs-dames ! Ainsi ma digestion fut-elle accélérée, améliorée, sublimée par un bain stomacal rempli d’enzymes provenant de deux organismes différents et coopérant malgré tout pour le plus grand bien de mon économie digestive. A-t-on jamais vu cela dans la société humaine ? A l’intérieur de mon corps œuvrait un système de coopération plus efficace que n’en connut jamais l’histoire humaine depuis ses premières heures. Mon cerveau, informé de ces exploits inhabituels, enregistra le signe génétique des enzymes nouvellement employés. Mon corps excréta une légère couche de substance lipophile qui permit à mes phéromones de se fixer durablement sur ma peau, décuplant les chances de parvenir jusqu’aux cellules olfactives de mon amoureux. Ce fut ainsi que, de trophallaxie en épanchage phéromonique, nous finîmes la soirée dans les toilettes bondées de ce PMU pour jeunes, sans avoir pensé que nous trouverions là un bain de bactéries étrangères, de flaques de gerbe non-trophallaxiques et de moignons de bras déchiquetés qui interrompraient notre fulgurante symbiose digestive. Nique sa mère le principe de réalité. Enterrons-nous dans une fourmilière, soumettons-nous au joug de la Mère-pondeuse, et vivons heureux jusqu’à la fin de nos jours mon amour.

Lien : http://colimasson.blogspot.c..
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Asterios
  09 mai 2018
Gamin, je pouvais passer un temps infini à observer les insectes et en particulier les fourmis. Ces animaux sont fascinants de part leur organisation et leur force. Je me souviens des allées et venues de ces multiples bestioles dont la fourmilière était située entre une bande de bitume et le béton du trottoir formant de petits monticules poudreux. Il suffisait de quelques trous pour qu'une colonie fasse sa place. A la moindre vibration ce petit monde se mettait en mouvement et si on le faisait un peu trembler c'est toute la colonie qui opérait un déménagement de larves et d'oeufs. Plus tard, adolescent, j'avais lu "les fourmis" et ses suites et aujourd'hui je m'y replonge faisant émerger de lointains souvenirs.
Ce petit thriller est bien agréable à lire tout comme le style avec ses transitions qui parfois surprennent, on s'imagine que l'auteur s'y est bien amusé.
L'histoire avance à un bon rythme sans trop de longueurs tout en gardant un partie du suspense intacte jusqu'à la fin. Mais l'intérêt du livre réside dans sa capacité à nous immerger dans le monde des insectes. Ici, tout est hostile tout est énorme, les forces sont décuplées, et la moindre goutte d'eau tombée du ciel peut être fatale.
Tout au long du livre nous sommes transportés alternativement dans la tête d'une princesse fourmis, d'une guerrière ou encore d'un mâle reproducteur qui ont pour point commun la curiosité: des phénomènes étranges se produisent et ils veulent en comprendre l'origine alors que quelqu'un essaie de les faire taire et de stopper leurs investigations. Un complot organisé en haut lieu semble se dessiner...
A peine le livre refermé je n'avais plus qu'une idée en tête: acheter un microscope....
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Northanger
  23 juin 2012
Le récit commence avec l'emménagement de Jonathan dans un appartement en sous-sol légué par son oncle Edmond, un entomologiste original, auteur de la très convoitée Encyclopédie du savoir relatif et absolu. Très vite la cave devient le lieu de tous les dangers ; quiconque y pénètre n'en ressort plus. En parallèle, les fourmis rousses de la cité de Bel-o-kan sortent de leur phase d'hibernation. le 327° mâle découvre bientôt des phénomènes anormaux : des fourmis dégageant une odeur de roche ne répondent pas au langage habituel, la communication antennaire, et tentent même de le tuer. La 56° femelle de son côté, attend le « vol » qui lui permettra d'être fécondée et de fonder sa propre cité.
Si certaines hypothèses, présentées dans d'autres romans, ne sont pas toujours accréditées par la communauté scientifique, Les Fourmis sont basées sur une importante documentation qui m'a fait découvrir un univers à l'organisation, la complexité et la sophistication insoupçonnées : les fourmis constituent une véritable civilisation avec son mythe fondateur : « C'est une jeune fédération dont la dynastie originelle a été fondée il y a cinq mille ans. Selon la mythologie locale, ce serait une fille égarée par une terrible tempête qui aurait jadis échoué ici. Ne parvenant pas à rejoindre sa propre fédération, elle aurait créé Bel-o-kan... »
Les fourmis communiquent non seulement par le contact des antennes mais aussi grâce aux phéromones, capables d'exprimer l'agressivité, la peur, l'amitié, l'origine. Il existe aussi des phéromones « passeport » permettant de voyager librement d'une cité à l'autre.
Le point de vue des insectes a parfois quelque chose de cocasse, chez cette araignée victime d'un coup de foudre par exemple : « Cette façon de vibrer, le mâle n'a jamais rien senti d'aussi érotique. Tip tip tiptiptip. Ah, il n'y tient plus, il court vers sa bien-aimée (une jeunette de quatre mues, quand on lui en compte déjà douze) ». Leurs « moeurs » sont parfois effrayantes : p. 196 « Lorsque ses dizaines de petites auront éclos, leur plus grande hâte sera de manger leur mère. On est comme ça chez les araignées, on ne sait pas dire merci. »
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt les tribulations des fourmis au même titre qu'une enquête policière. Ce roman est donc une bonne surprise, une lecture agréable, enrichissante et distrayante à la fois.
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bbpoussy
  09 juillet 2017
A la fermeture du livre je suis plutôt perplexe.
Suis-je satisfaite de ma lecture ou pas ?
Je vais donc faire un récapitulatif de ce qui m'a plu pour commencer :
- l'histoire de cette cave mystérieuse et de ces nombreuses disparitions, qui nous tient en haleine ;
- suivre la 327° et la 56° qui enquêtent sur l'arme mystérieuse ;
- faire 4 triangles équilatéraux avec seulement 6 allumettes.
Ce qui m'a moins plu :
- un peu trop d'explications sur la vie des insectes entrecoupées de très peu d'info sur la recherche des humains dans la cave ;
- me rendre compte que dès le début je savais construire 4 triangles équilatéraux avec seulement 6 allumettes ;
- une fin...sans fin car il y a ensuite 2 tomes à ce roman.
Donc pour le moment, je ne ressens pas le besoin de lire le tome 2.
Merci à Tinaju pour ce pioche dans ma PAL 07/2017. "Les thanatonautes" reste pour l'instant mon préféré de Bernard Werber.
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Bonnynic
  11 mai 2017
Voici un livre sur les « infra-terrestres » absolument extraordinaire.
Une idée de génie d'écrire un roman dans lequel le lecteur est amené à suivre les aventures de fourmis ainsi que d'humains en parallèle.
C'est bien plus qu'un roman de science-fiction. Cela va beaucoup plus loin. C'est une espèce de conte philosophique qui amène le lecteur à s'interroger sur le propre de l'existence humaine.
La plupart d'entre nous, nous jugeons les fourmis comme étant des petits insectes parasitaires qui tentent désespérément de rentrer dans nos maisons pour piller nos armoires.
C'est précisément ce qui constitue la magie de l'ouvrage. En mettant le lecteur dans la carapace des fourmis, on comprend un peu mieux comment elles vivent. Elles étaient présentes sur Terre bien avant nous, et le seront très certainement bien après nous(les fourmis sont par exemple les seuls organismes vivant à avoir survécu à l'explosion de la bombe atomique).
Observé une fourmilière, c'est observé une société en un seul coup d'oeil, ce qui est impossible avec les sociétés humaines. C'est pour cela qu'après avoir lu ce livre, on ne voit plus les fourmis comme n'importe qui d'autres.
Il y a des ressemblances entre elles et nous. le livre permet de se poser les bonnes questions tout en prenant du plaisir à lire. Excellent.

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reve2003
  02 mars 2018
Roman très original mettant en parallèle deux intrigues mais aussi deux mondes, celui des humains et celui des fourmis, qui vont finir par se croiser. Jonathan Wells va découvrir dans la cave d'une maison qu'il a hérité de son oncle, un tunnel qu'il va explorer sans jamais en revenir, ce qui se produit également pour les secours envoyés à sa recherche. Parallèlement, on suit la vie quotidienne d'une fourmilière et particulièrement 327, dont la colonie a été décimée. J'ai beaucoup aimé la construction du roman, il y a de l'action et beaucoup de suspense.
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