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EAN : 9782262078720
352 pages
Éditeur : Perrin (09/05/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le journal inédit d’Alexander Werth, correspondant du Guardian à Paris en 1940

Mai 1940 : la France capitule. Deux mois plus tard, le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs, et le régime de Vichy s’installe pendant que les Allemands envahissent le pays.

Intime, par ses fonctions, de l’ensemble du personnel politique, Alexander Werth raconte les ralliements spectaculaires à ce qui va devenir Vichy, les accommodements quotidiens et lâ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
EvlyneLeraut
  20 juin 2020
Voici un journal précieux. « Les derniers jours de Paris » est une valeur sûre. Il relate les sursauts de Paris dans l'ombre de juin 1940. Rien n'est laissé de côté. Il faut dire qu'Alexander Werth est journaliste, correspondant du « Guardian ». Nous sommes au coeur même de l'Histoire. Dans ce quotidien décrypté sans fioritures. Alexander Werth écrit, s'épanche. Ce journal intime où les anecdotes fusionnent est une pièce à conviction. Un arrêt sur images d'une période qui sonne le glas de la perdition, de la débâcle. Trois jours mythiques qui vont faire basculer la France dans cet après dont le fardeau est l'ennemi et l'oppression. « Je demande ce qu'est devenu l'or de la Banque de France. » « Il est dit qu'un tiers est à New-York, au terme de l'accord tripartite ; une petite quantité à Londres, et presque tout le reste à Bordeaux. » Ce journal est une délectation. Dans cette approche journalistique, intime et personnelle. Alexander Werth ne cache aucune poussière sous le tapis. Il écrit comme il pense, ressent et juge. le quotidien devient collector. On est en fusion dans une ambiance particulière où Paris était de parure manichéenne. Les veilles qui résistent. Les lieux mouvementés de vie, joyeux et téméraires. S'imaginer gagnant pour quelques heures encore. Paris la magnifique est une abeille qui butine le dernier nectar. Mais le vent tourne. Les aigreurs d'un non-retour deviennent insistantes. La France est à bout de souffle. « Depuis quelques jours nous envisageons l'éventualité de la prise de Paris à très brève échéance. » Alexander Werth pressent l'urgence d'écriture, exutoire et mémoire. « J'ai quitté Paris- Peut-être pour toujours - C'est la débâcle de la France. » Alexander Werth appose le sceau mémoriel. Les heures graves qui resteront le socle de l'Histoire de France. Savait-il que son journal serait lu dans l'aube du XXI ème siècle, héritage pour les siens et le monde ? « Les derniers jours de Paris » est une page incontournable. Il se lit doucement à l'instar d'une rencontre feutrée et intime. C'est une grande chance qu'il soit édité et mis en lumière par Les Editions Slatkine & Cie.
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LettresItBe
  17 décembre 2017
Les derniers jours de Paris d'Alexander Werth : c'est un incontournable document qui s'est installé dans le catalogue de la maison Slatkine & Cie (un grand merci en passant). Un incontournable document tant sur le fond que sur la forme, qui fait vivre au plus près et grâce à la plume dynamique et immersive du britannique Alexander Werth l'arrivée des Allemands sur le sol parisien, au tout début de la Seconde Guerre Mondiale. Lettres it be vous en dit un peu plus !
Nous sommes en 1940. Les Allemands fondent sur la capitale française après avoir percé les lignes de défense françaises. L'invasion est en marche. A Paris, les choses suivent leur cours plus ou moins normalement. Alexander Werth, britannique d'origine russe, raconte tout cela dans des notes qu'il consigne à l'intérieur de son Journal. Ce journaliste, en place à Paris entre le 10 mai et le 20 juin 1940, offre donc une vision intimiste sur un conflit qui s'accouche, sur une guerre qui gronde déjà au loin. Au-delà de l'aspect journalistique de cet ouvrage, au-delà de cette fenêtre ouverte sur le Paris d'alors, c'est bien d'autres choses qui captivent à la lecture cet ouvrage …
En effet, au moment où Alexander Werth écrit son Journal, il côtoie au plus près les hautes strates de la société parisienne du moment. Il côtoie les journalistes français, les politiciens de la capitale, le ministère de la Guerre et ses innombrables conférences etc… On voit alors, grâce au récit qui est fait de toutes ces rencontres, de toutes ces fréquentations, une société française peu ou pas préparée, qui n'attend rien d'autre que l'enlisement du conflit et la continuation de la « drôle de guerre ». On s'étonne également de la passivité des politiciens en place : la Censure règne et les informations tronquées se répandent comme autant de traînées de poudre. Werth fait le récit de tout cela, suffisamment objectivement pour que sa discrète sensibilité donne une dimension supérieure au document.
Un livre captivant, effrayant tant la plongée dans cette époque est profonde et immersive. A noter qu'après cet épisode, Alexander Werth continuera ses pérégrinations du côté de la Russie pendant la bataille de Stalingrad et le siège de Leningrad en tant qu'envoyé de la BBC. Un homme de son temps on vous dit !
La suite de la chronique sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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Vidéo de Alexander Werth
Stalingrad 1942, Werth Alexander
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