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ISBN : 2743634987
Éditeur : Payot et Rivages (06/05/2017)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Par un samedi d’octobre ensoleillé, un homme court pour échapper aux chiens qui ont flairé sa piste, et à hélicoptère de la police qui tourne dans le ciel. Le fuyard s’appelle Parker, c’est un criminel. En haut de la colline qu’il essaie d’atteindre se trouve un inconnu, vêtu d’une veste de chasse en cuir rouge. Il fait monter Parker dans sa voiture et l’emmène chez lui par des chemins détournés, lui permettant d’échapper au barrage de police.
L’inconnu s’app... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
encoredunoir
  03 mars 2012
On avait abandonné Parker grimpant une colline pour échapper à la police après son dernier braquage. C'est là qu'on le retrouve dans Demandez au perroquet. Arrivé au sommet, il tombe sur un homme armé d'un fusil. Il s'agit de Tom Lindahl. Comme la plupart des chasseurs du coin, il s'est mis à la recherche des fugitifs. Sauf que, coup de chance pour Parker, si Lindhal recherche les braqueurs, ce n'est pas pour les livrer à la police mais dans l'espoir qu'ils l'aideront à se venger de son dernier employeur, une entreprise gérant un champ de courses, en le dévalisant.
Tributaire de cet homme seul partageant sa vie avec un perroquet muet, Parker va devoir encore une fois faire preuve d'ingéniosité mais aussi compter sur le hasard pour échapper à ses poursuivants et rejoindre enfin Claire dans leur maison de Colliver Pond.
Depuis 1962, Parker a bien changé. Longtemps apparu comme un monolithe, une machine parfaitement huilée, à tel point que l'on pouvait se demander s'il avait changé, vieilli, entre sa dernière aventure de 1974 et son retour en 1998, il est, depuis plusieurs volumes, bousculé par son créateur.
Expédié en prison dans Breakout, presque dépassé par les événements dans À bout de course !, il semble de plus en plus esseulé et même, par certains côtés, essoufflé. Il ne sera d'ailleurs jamais vraiment question de braquage dans ce nouveau roman : le cambriolage du champ de courses n'est qu'un objectif annexe et se trouve traité comme tel. Ce que fait Stark, c'est placé son héros vieillissant dans une situation des plus inconfortable, histoire de voir s'il a encore les tripes et le cerveau qui lui permettront de s'en sortir.
Isolé, sans complices professionnels auxquels se raccrocher, expédié dans un environnement hostile dans lequel il risque à tout moment d'être identifié comme l'un des braqueurs recherchés, Parker doit improviser sans cesse et voit s'accumuler les grains de sables dans une machine qu'il n'a même pas eu le temps de commencer à huiler. Dans ce hameau peuplé de ploucs pas toujours très malins mais plutôt perspicaces, l'insubmersible héros va donc passer son temps à colmater les brèches.
De manière récurrente mais plutôt fugitive à chaque fois, Richard Stark a évoqué la manière dont Parker pouvait faire preuve d'une certaine connaissance du genre humain et de sa psychologie pour faire en sorte que des situations ne dégénèrent pas. Cet aspect psychologique apparaissait un peu plus dans À bout de course ! Il est ici prégnant. Pour sauver sa peau, Parker ne peut pas compter que sur son ingéniosité matérielle et doit de plus en plus composer avec les personnalités des gens qui croisent sa route.
En mettant son héros dans cette situation, Richard Stark non seulement renouvelle intelligemment la série, mais fait aussi changer notre regard sur Parker. le loup solitaire devient peu à peu un homme esseulé. Marginal vis-à-vis de la société mais aussi de son milieu depuis le début, Parker se retrouve de plus en plus isolé et, ainsi qu'on l'a déjà dit dans la chronique précédente, comme un archaïsme, une survivance d'un milieu qui n'existe plus et qui n'a pas réussi à s'adapter à la nouvelle société interconnectée dans laquelle nous vivons. Ce faisant, et même s'il continue à lui donner un aspect froid et méthodique, Richard Stark rend son personnage de plus en plus humain.
Avant-dernier roman de la série, Demandez au perroquet apparaît donc comme l'un des meilleurs du revival de Parker initié en 1998, une remise en cause du héros sans doute un peu cruelle mais aussi belle, au fond.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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JIMEDE
  03 août 2017
Entre deux lectures plus prenantes, un petit polar léger mais bien ficelé que ce Demandez au perroquet de Richard Stark, alias Donald Westlake, un des cadors du polar US.
On y retrouve son héros récurrent, Parker, bandit froid et réfléchi, mais que Stark rend vite attachant par son comportement méthodique, professionnel et souvent humoristique. Dans la série des bandits sympathiques, Robin des Bois était philanthrope et généreux, Arsène lupin élégant et ingénieux, quant à Parker, il est prédictif, psychologue, égocentrique mais n'use de la violence qu'en tout dernier recours. Alors forcément, ça crée du lien avec le lecteur...
Ici en l'occurrence, pourchassé après son dernier casse, Parker tombe opportunément sur Lindhal, marginal aigri, qui le recueille et va immédiatement l'orienter vers son nouveau gros coup : le casse de l'hippodrome voisin. Encore faudra t-il avant échapper aux mailles du filet des flics qui le recherchent, des voisins soupçonneux de Lindhal et des remords et états d'âmes des uns et des autres.
Un bon - et rapide - petit polar qui s'avale rapidos et si vous en voulez plus, demandez au perroquet !
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Chroniquesanshistoire
  04 juin 2017
Merci aux éditions Rivages pour la découverte de ce livre. le perroquet de la couverture intrigue et le résumé confirme l'aspect décalé de l'histoire.

Parker, un voleur en fuite, tombe sur Tom, un chasseur en pleine campagne. Parker a les policiers à ses trousses et cherche rapidement un endroit où se cacher. Tom le reconnaît mais accepte de l'aider car il voit en lui une solution à un désir de vengeance inassouvi. En effet, Tom, simple chasseur sans ambition et légèrement trouillard, nourrit l'idée de se venger de l'hippodrome qui l'a congédié, en le braquant. Cette vengeance-là, il y pense depuis plusieurs années mais n'a pas le cran de la mettre en oeuvre. Alors quand le voleur Parker s'invite chez lui, Tom lui demande de l'aide.
Une aubaine pour le fuyard qui, sans la chercher, trouve la couverture parfaite pour se cacher. Il devient Ed Smith, un vieil ami et se fond dans le décor.

Ce roman est assez décalé. le début se met vite en place et le célèbre gangster Parker est presque sympathique. C'est un personnage qui dégage une certaine classe. Il parle bien, il réfléchit à ses actes et on a envie de l'écouter et de le suivre. Face au personnage de Tom, un chasseur pas très glorieux, ce duo est atypique. D'une certaine manière ils s'aident mais on comprend rapidement que Parker (où Ed) contrôle tout. Dans le petit village, il sème le doute auprès des habitants et des proches de Tom. En étant lui, il installe un stress et une folie qui ne l'atteint même pas. Les rebondissements surviennent et ralentissent les plans de Parker.
L'écriture est simple et les mots sont précis. C'est bien car on en vient rapidement aux faits.
La noirceur de l'histoire (car ce n'est pas tendre, les relations sont souvent tendues) est traitée ironiquement et avec humour.
C'est spécial mais ça fonctionne. J'ai eu l'impression de me trouver dans un western des temps modernes. Comme si l'histoire se passait au ralenti.

Mais ce n'est pas un coup de coeur… Il y a des longueurs, surtout à partir de la 3ème partie du livre (il y a 4 parties). Au niveau du temps, l'intrigue se déroule en quelques jours seulement. Tout tourne autour du désir de braquage de Tom. Mais à plusieurs moments, j'ai eu la sensation de tourner un peu en rond… Quelques passages auraient pu être raccourcis ou enlevés.

Ma note : 14 / 20

Si je le conseille ? Oui il se lit bien. Il met en avant une relation cocasse entre un voleur manipulateur et un chasseur assez lambda. Tout dans ce livre est un peu basé sur l'ironie et c'est très décalé. Je ne saurais pas dans quelle catégorie le ranger. L'écriture est bonne et les personnages sont attachants alors qu'ils n'ont rien pour eux. Une vraie ironie !
Lien : https://sanshistoire.wixsite..
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BMSierre
  19 juin 2012
Richard Stark est en réalité le pseudo de Donald Edwin Westlake écrivain américain (1933-2008) dont le genre préféré est le roman policier, roman noir, polar humoristique ou fantastique. Il a consacré plusieurs écrits à un de ses personnages préférés Parker : dans ce récit un braqueur en fuite. Ce roman policier est plein de rebondissement, on se demande toujours comment Parker va réparer les « gaffes » de Lindahl homme aigri qui voit dans l'arrivée de Parker la chance de se venger de son ex employeur. Comme je n'ai pas lu d'autres livres mettant en scène Parker je suis sûrement passé à côté d'un élément intéressant dans une série à savoir l'évolution du personnage. Cependant ce récit reste fort sympathique dans une ambiance certes un peu décalée. G.B.
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Les critiques presse (1)
Lexpress   15 juin 2012
Comme toujours chez Stark, on est frappé par la maîtrise totale de la narration. Chaque mot et chaque geste ont un sens dans une succession de dialogues et de courts chapitres parfois presque beckettiens. Du travail d'orfèvre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
PinceauPinceau   17 septembre 2015
Lindahl se pencha pour ramasser l'assiette, mais l'omelette resta collée au lino, qui était maintenant pareil à un océan noir avec l'omelette formant une île sableuse déserte; la tranche de bacon qui se dressait au milieu, un peu avachie mais vaillante, était la parfaite représentation d'un navigateur solitaire en perdition, auquel ne manquait que la bulle d'une bande dessinée.Sur le sol, le tout ressemblait à ce que les Grecs appellent un "acheiropoietoi", une image qui n'a pas été dessinée par une main humaine.
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JIMEDEJIMEDE   03 août 2017
Je lui ai porté ma Ford, et il a fait un boulot impec. Le truc, c'est qu'il veut bien réparer votre voiture, mais il ne veut pas vous parler. Je crois qu'il aime mieux les voitures que les gens.
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Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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