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EAN : 9782490746200
452 pages
FAUBOURG MARIGN (09/03/2021)
4.4/5   91 notes
Résumé :
Un soir d'été de 1931, Lilly Blackwood remarque les lumières d'un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde. La petite fille a interdiction d'explorer les alentours de Blackwood Manor... Elle n'est même jamais sortie de sa petite chambre. C'est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur. Mais cette nuit-là, elle est emmenée en dehors de la propriété, pour la première fois. Et elle est vendue au cirque.
Deux décennies plus tard, Julia Blackwood h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
4,4

sur 91 notes
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Fandol
  19 avril 2021
Regorgeant de coups de théâtre, de renversements de situation mais surtout d'horreurs dont sont capables les êtres humains, La vie qu'on m'a choisie réserve tout de même quelques moments de bonheur que j'ai pu savourer au passage.
Ellen Marie Wiseman, autrice étasunienne que je découvre grâce à Babelio (Masse critique) et aux éditions Faubourg Marigny, maîtrise parfaitement ce roman-fleuve très addictif. Elle conduit deux histoires en parallèle, l'une éclairant l'autre, alternant régulièrement la vie de Lilly et celle de Julia, un confort de lecture que j'apprécie.
Tout débute en juillet 1931, dans l'État de New York. Blackwood Manor et son élevage de chevaux sont isolés mais c'est dans le grenier de l'imposant manoir que débute l'horreur. Lilly Blackwood (9 ans), seule avec Abby, sa chatte rousse, sa meilleure amie, est enfermée là. Elle ne connaît le monde extérieur que grâce aux livres car son père lui a appris à lire et à écrire, quand même !
Quant à sa mère, c'est une bigote rigoriste qui ne lui apporte aucune affection. Pire que ça, en pleine nuit, elle vend sa fille à un certain Merrick, membre du cirque Barlow, cirque que Lilly apercevait du haut de son grenier car il faisait halte en bordure de la propriété.
Arrachée brutalement à sa prison, parce qu'elle serait différente, elle m'a permis de vivre au quotidien avec un cirque des années 1930. Animaux sauvages enchaînés, séquestrés, musée des horreurs humaines attirent tous ces « péquenauds », comme les gens du cirque appellent les citadins qui se pressent pour admirer les spectacles. Jusqu'à présent, ce terme de péquenaud semblait désigner les gens de la campagne… subtilités de la traduction…
Je n'oublie pas l'autre histoire parallèle, celle de Julia Blackwood, que je découvre alors qu'elle a dix-huit ans, en novembre 1956, à Long Island. Sa situation est pitoyable. Elle est obligée de chaparder pour se nourrir, de se changer dans les toilettes d'un supermarché et de consacrer le peu qu'elle gagne comme serveuse dans un bar, à payer son loyer.
Seulement, plusieurs indices permettent aussitôt de penser que les deux histoires, celle de Lilly et celle de Julia, risquent de se rejoindre. J'apprends que cette dernière a fui une mère très rigoriste et que son père s'est tué en voiture. de plus, elles portent le même nom de famille.
Le décor est planté, si j'ose dire, le roman est bien lancé et je n'avais qu'une envie : tourner les pages pour savoir, pour aller de surprise en surprise… pas souvent bonnes.
En même temps qu'elle dévoile le destin de ces deux jeunes filles, Ellen Marie Wiseman détaille bien le quotidien de tous ces gens d'un cirque d'entre deux-guerres, son mode de déplacement – le train-, sa logistique, les rapports humains de domination et d'exploitation, l'utilisation de la souffrance de femmes et d'hommes dits anormaux pour attirer le public, le berner aussi.
Pendant que la vie de Julia change complètement, qu'elle se découvre un amour pour les chevaux, un don pour attirer leur sympathie, Lilly, des années auparavant, passe par tous les états, se fait brutaliser, exploiter jusqu'à ce qu'elle se réalise vraiment au contact des éléphants, grâce à Cole.
Les chevaux, les éléphants, l'autrice attire notre attention sur nos rapports avec les animaux. Certes, au cours de ces dernières années, une évolution favorable est constatée mais beaucoup trop d'animaux ne sont encore pas traités dignement, comme des êtres vivants, capables de ressentir maltraitance et privation de liberté.
La vie qu'on m'a choisie m'a passionné jusqu'au bout car c'est un roman qui va bien au-delà du sort assez extraordinaire des deux héroïnes. Même s'il se termine avec une bonne note d'espoir et d'optimisme, les malheurs et les souffrances endurées par Lilly m'ont arraché bien des larmes.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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marina53
  07 mai 2021
Un grand merci à Babelio et aux éditions Faubourg Marigny...
Juillet 1931, Blackwood Manor. Lilly, 9 ans, n'a presque connu pour seule pièce de cette grande maison que le grenier. C'est là-haut, isolée de ses parents, qu'elle vit et n'est encore jamais sortie dehors. Ses parents sont très froids avec elle et ne lui ont jamais montré de signe d'affection. Seul son père, en de rares occasions, lui offrait des cadeaux, le plus beau étant son chat, Abby. Ils lui ont expliqué qu'ils la tenaient ainsi enfermée pour la protéger car les gens auraient peur d'elle en la voyant. Alors qu'un cirque s'est installé tout près de la propriété, sa mère, étonnamment, lui propose d'aller voir les animaux. Même si Lilly a attendu ce moment de sortir depuis toujours, elle hésite, rechigne, pressentant que quelque chose ne va pas. Et elle n'aura pas tort parce qu'au lieu de lui présenter les animaux, sa mère la vendra à un certain Merrick, le responsable du musée des horreurs du cirque Barlow...
Novembre 1956, Long Island. Julia Blackwood, 18 ans, a, depuis déjà trois ans, fui le Blackwood Manor. Trop de règles strictes et trop d'affection. Depuis la mort de son père, que sa mère lui a de suite reprochée, elle ne supportait plus de vivre là-bas. Mais aujourd'hui, elle galère financièrement, son petit salaire de serveuse au restaurant Chez Big al lui permettant tout juste de quoi payer le loyer de l'appartement qu'elle partage avec son ami. Un jour, elle reçoit la visite d'un détective qui dit être embauché par l'avocat de ses parents et la rechercher depuis un an. Il lui confie une enveloppe au contenu qui va l'ébranler : sa mère est décédée et elle devient ainsi l'unique héritière du domaine...
Où l'on suit deux histoires parallèles, celle de Lilly Blackwood et Julia Blackwood. La première, exposée au musée des horreurs du cirque des frères Barlow, n'aura d'autre choix que de subir cette nouvelle vie. Au sein de la troupe, elle pourra, heureusement, compter sur des âmes charitables, que ce soit Glory ou encore Cole, le jeune dresseur d'éléphants. Ainsi entourée d'animaux capturés, elle n'aura de cesse de comparer sa vie et la leurs, leur vouant une véritable tendresse. La seconde, devenue héritière, retournera sur les lieux de son enfance qui recèlent de bien sombres secrets familiaux. Quel lien, à 25 ans d'intervalle, unit ces deux jeunes filles ? S'attardant sur chacune et alternant leur récit, Ellen Marie Wiseman tisse une trame habile, maîtrisée jusqu'au dénouement inattendu. Elle nous plonge parfaitement, avec moult descriptions, dans le milieu du cirque des années 30, dépeignant aussi bien les attractions, les liens qui unissent les membres entre eux, le rapport entretenu avec les « péquenauds », la place et le traitement des animaux (les éléphants en premier lieu). Elle aborde intelligemment divers thèmes tels les secrets de famille, le sort réservé à certains animaux, la différence, l'amour... Malgré quelques longueurs et redondances, ce roman se lit avec plaisir...
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1967fleurs
  17 août 2021
La vie qu'on m'a choisie est dérangeante, déroutante et pourtant je dois en convenir, cela a été une lecture addictive, lue un week-end.
Nous sommes dans les années 30.
Très vite, on s'attache rapidement à Lilly Blackwood une petite fille de 6 ans, confinée, séquestrée dans le grenier du manoir familial. Son isolement réside dans sa particularité physique. Sa mère est focalisée sur sa différence. Lilly est dans une situation abandonnique. Elle écume ses journées grâce à la lecture et l'écriture apprise avec son père. Sa mère ne cesse de lui dire qu'elle est un monstre, une abomination.
Il y a un cirque qui s'est posté non loin de la demeure. Lilly a vu le chapiteau.
Elle est heureuse, car pour son anniversaire, sa mère l'emmène au spectacle. Elle conspire bien autre chose que lui faire plaisir, elle l'a vendue aux forains.
Quelle méchanceté, quelle désolation. On aimerait extraire cette enfant de ces pages pour lui épargner le destin et les souffrances qui lui seront réservées. Pourtant c'est armée de courage, qu'elle va grandir dans cet univers si particulier, cruel.
Deux trajectoires de vie, deux temporalités.
En parallèle, il y a la vie de Julia dans les années 50, qui est perdue et errante et qui hérite du manoir de ses parents. Elle va être face à bien des mystères et des secrets. C'est en ouvrant une porte puis une autre qu'elle va aller de découverte en découverte et le puzzle va se former.
L'auteur aborde à travers cette histoire plusieurs thèmes : la différence physique, l'amour, l'abandon, la cruauté, la domination, la barbarie faite aux animaux, les secrets de famille.
J'ai laissé le temps passer avant d'écrire ces quelques mots. J'en conviens je me suis laissée entraîner page après page, car je n'ai pas imaginé un seul instant la fin. L'auteur tient son pari de tenir le lecteur en haleine et le fait traverser par de nombreuses émotions.
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LydiaB
  29 avril 2021
Un vrai coup de coeur ! Je remercie par ailleurs Babelio et les Éditions Faubourg Marigny pour cette superbe découverte !
J'ai dévoré ce livre de plus de 500 pages, ayant du mal à le lâcher. La petite Lilly est cachée par ses parents sans savoir pourquoi. Sa mère est plus une marâtre qu'une mère. Seul le père vient la voir et lui porte un peu d'attention. Pourquoi est-elle condamnée à vivre dans un réduit, pourquoi sa génitrice lui répète t-elle qu'elle est un monstre ? Un cirque vient s'installer près de chez eux. Un soir, alors que le père n'est pas là, sa mère vient la chercher, prétextant l'amener au cirque qui accepte de donner une représentation rien que pour elle. Lilly sent bien que quelque chose se trame. Et elle a bien raison puisque sa mère la vend au cirque. Là, elle va découvrir que les êtres différents sont montrés en spectacle. Les filles qui n'acceptent pas de faire ce qu'on leur dit peuvent finir dans le spectacle de charme de madame Joséphine. Heureusement pour Lilly, une bonne âme, Glory, va la prendre en charge.
Parallèlement à cette histoire, nous suivons également le parcours d'une autre jeune femme, Julia, paumée et sans le sou qui hérite du manoir de ses parents. Quel est le point commun ? le lieu, justement. Les deux filles ont vécu à Blackwood Manor. Je m'arrête là pour ne rien dévoiler…
En lisant ce livre, j'avais l'impression de revoir Freaks, le film des années 30 ayant pour thème l'exhibition des êtres difformes, ou Elephant man de David Lynch. Il est important de mettre en relief ce que l'on a pu faire subir à ceux qui ne rentrent pas dans la norme imposée par la société. Et je ne parle même pas des animaux… S'il y a eu une évolution par rapport à tout cela, elle n'est pas encore suffisante et nous avons bien du chemin à parcourir…
J'ai vraiment apprécié ce livre ! N'hésitez pas à le lire ! Prévoyez quand même d'avoir du temps devant vous et une boîte de mouchoirs.
Lien : https://promenadesculturelle..
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Ziliz
  21 avril 2021
Le cirque d'antan a des saveurs de madeleine de Proust, puisque Kiri le clown a accompagné mon enfance : un chapiteau coloré, une petite roulotte qui fait rêver, une jolie écuyère-danseuse et quelques animaux...
« Trotte, trotte ma jument / Vole, tu as des ailes / Cours bien vite dans le vent / Ohé la vie est belle / Nous irons de ville en ville / Porter la joie de vivre... » ♪♫
.
Deuxième référence sympathique au cirque des années 1930 : le roman de Sara Gruen 'De l'eau pour les éléphants' (2007 pour la VF). 🐘
J'ai aussi pensé à 'Elephant man' (David Lynch, 1980) et à 'La fille sur le pont' (P. Leconte, 2000).
Donc cette proposition de Masse Critique m'a alléchée.
.
.
J'ai dévoré les pages, au début, embarquée dans cette double histoire aux Etats-Unis : celle de Lilly, l'enfant cachée (années 1930) et celle de Julia, la jeune femme en rupture familiale (années 1950).
.
Je n'aurais sans doute pas dû le poser quelques jours alors que je me régalais sans arrière-pensée.
La suite m'a déçue, et de plus en plus.
Ultra-romanesque, façon Ken Follett, avec le manichéisme, les histoires d'amour, les drames... Et deux jeunes femmes relativement gourdes, après avoir surmonté tant d'épreuves, pourtant.
Avec le discours néo-écolo en prime : les gens sont (souvent) méchants, les animaux sont toujours gentils.
En revanche, j'adhère au message : laissez-les tranquilles ! Même si j'ai aimé aller au cirque et visiter des zoos, jadis...
J'imagine que ce roman spectaculaire va être adapté en film, je me ferai un plaisir d'aller le voir en salle, pour les décors, les costumes - avec la certitude qu'aucun animal n'aura été maltraité pour le tournage ? A vérifier...
.
.
• Merci à Babelio et aux éditions Faubourg Marigny.
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https://www.youtube.com/watch?v=mRfRYc69gns ♪♫
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   02 mai 2021
Elle fixa longuement son reflet et des larmes lui montèrent aux yeux. Pourquoi est-ce que Maman l’avait-elle retenue prisonnière, enfermée dans le grenier ? Et pourquoi est-ce que Papa l’avait laissée faire ? Est-ce qu’ils la détestaient parce que Dieu avait oublié de lui donner des couleurs ? Était-ce vraiment si terrible ? Et s’ils avaient uniquement voulu la protéger, pourquoi ne pas la laisser aller au rez-de-chaussée ? Pourquoi est-ce qu’ils ne passaient jamais du temps avec elle ? Pourquoi est-ce qu’ils ne l’embrassaient pas, ne la prenaient pas dans leurs bras ? (page 96)
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FandolFandol   01 mai 2021
À l’exception de Viktor qui l’avait écrasée contre son torse et des deux hommes qui l’avaient maintenue par les bras, on ne l’avait pas touchée depuis qu’elle était toute petite, à l’époque où elle n’arrivait pas encore à se laver ni à s’habiller toute seule. Papa ne lui tenait jamais la main, il ne la serrait jamais dans ses bras et il ne l’embrassait jamais, pas même pour son anniversaire. Quand il lui avait fait la surprise de lui offrir un chaton, elle était si heureuse qu’elle s’était précipitée vers lui pour lui faire un câlin, mais il s’était écarté. Quant à Maman, elle ne la touchait que pour la frapper. (pages 85-86)
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FandolFandol   29 avril 2021
Lilly prit la Bible sur la table de nuit (elle ne se hasardait pas à la mettre ailleurs), mit le marque-page quelques pages plus loin et reposa l’ouvrage. Maman contrôlait le nombre de pages qu’elle lisait chaque semaine et si le marque-page n’avait pas bougé, Lilly aurait de gros ennuis. D’après Maman, la sainte Bible et le crucifix sur le mur au-dessus de son lit étaient tout ce dont elle avait besoin pour être heureuse dans la vie. (pages 16-17)
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FandolFandol   02 mai 2021
S’il y a une chose que tu dois savoir concernant les gens du cirque, c’est qu’on est des étrangers partout où on va. On ne peut compter sur personne d’autre que nous. Bien sûr, on a nos propres règles de façon à ce que tout le monde s’entende bien et, parfois, certaines personnes ne les respectent pas. Mais dans les moments difficiles, on protège les nôtres. (page 113)
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FandolFandol   30 avril 2021
Les gens qui s’aiment attiraient automatiquement son attention, particulièrement les parents et leurs enfants. Elle adorait voir leurs visages s’illuminer, radieux d’affection et de reconnaissance pour l’amour inconditionnel qu’ils se portaient. Elle adorait qu’ils sachent l’importance qu’ils avaient l’un pour l’autre sans avoir à se le dire. Elle se demandait ce que ça faisait. (page 42)
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Video de Ellen Marie Wiseman (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ellen Marie Wiseman
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Musique du générique d'intro par Anna Sentina.
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