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EAN : 9782812603372
144 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (07/03/2012)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Depuis qu'il s'est sauvé d'un pensionnat, Heinrich se cache dans un container, sur le port. Le temps de gagner assez d'argent pour acheter son passage sur un bateau et fuir, loin de ce pays où l'on pourchasse les jeunes comme lui. La menace peut venir de partout. Des sorciers, au sommet de leurs grandes tours en ville qui promettent à ceux qui peuvent payer la richesse,
l'amour ou la santé. D'un pêcheur, sur les quais. Ou d'un garçon de son âge, comme Val, qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
murielan
  01 mai 2013
Trois vies, trois personnages qui n'avaient rien en commun et pourtant le destin en a décidé autrement. Il y a d'abord Heinrich, 17 ans, qui doit se cacher pour échapper à ceux qui veulent sa mort à cause de sa différence. Il y a ensuite Val, 17 ans aussi, qui veut sauver à tout prix sa soeur qui est le coma. Et puis, il y a Joseph, le vieil orpailleur qui ne veut pas aller en maison de retraite... Trois chemins qui se croisent le temps d'un récit et dont chacun ressortira apaisé...
Un roman ados bouleversant et inspiré de faits d'actualités qui met en lumière le triste sort des albinos en Afrique, victimes de superstitions barbares, bien que le terme ne soit jamais employé.
Florence Aubry nous délivre un texte émouvant, en espérant que les consciences évoluent pour mettre enfin un terme à ces croyances d'un autre âge...
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Ziliz
  21 juin 2013
Trois personnages : un jeune garçon "interdit de soleil" et obligé de se cacher, un adolescent dont la soeur est dans le coma, et un vieil homme pauvre, malheureux, délaissé par ses proches. Ce n'est qu'à la moitié du roman que leurs destins convergent et que leurs difficultés et souffrances deviennent plus explicites pour le lecteur. L'intrigue prend alors un virage que je n'attendais pas, faute d'avoir lu la quatrième de couverture.
Un joli livre que j'aurais eu tort d'abandonner lorsque la tournure 'fantastique' m'a déroutée et agacée à mi-parcours. C'est sombre, triste et froid à l'image de la couverture. Mais la fin révèle aussi une belle histoire d'amitié, d'écoute, de respect de la différence. le désarroi du vieillard face au comportement de sa fille adulte est particulièrement poignant.
L'auteur explique en fin d'ouvrage ce qui a inspiré ce récit. le texte, déjà fort, gagne encore en intensité.
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Maliae
  27 avril 2014
J'adore la couverture (oui fallait que je le dise). Bon ensuite, en commençant ce livre je me suis dit « hm okay je comprends pas tout là », on commence avec Heinrich qui prend un bain de soleil, expliquant que cela peut le tuer. Que de toute façon c'est moins dangereux qu'être capturé par les « Autres ». J'ai pensé à quelque chose de fantastique, mais au fur à mesure du livre on se rend compte que non. Heinrich est certes un peu différent (peau clair qui craint le soleil, mauvaise vue), mais je ne suis pas sûre que sa peau et ses cheveux ont des vrais vertus magiques. Apparaissent d'autres personnages, Val qui est prêt à tout pour sauver la vie de sa soeur, même d'aller voir un Sorcier (j'ai ris jaune pour le coup du Sorcier tiens, ça sent tellement l'arnaque à pleins nez), et Joseph (seul personnage dont l'histoire est raconté à la troisième personne même si on est quand même dans sa tête) un vieux qui a des problèmes avec sa fille (et qui au passage m'a fait pas mal de peine, et j'avais envie de baffer sa fille). Une écriture assez orale, on est vite pris de dans et ce livre se dévore. Cependant j'ai regretté ne pas avoir un peu plus d'explication, certaines choses sont survolés, et cela ne m'aurait pas dérangé qu'il y ait plus de pages et que certaines choses soient plus expliqués ou qu'on s'attarde un peu plus sur d'autres. Pour Heinrich c'est en fait une phrase de l'auteur à la fin du livre qui m'a vraiment fait comprendre le fond. Malgré ces quelques défauts, j'ai beaucoup aimé, j'aime ce genre de livres assez doux où la vie des personnages est bouleversée et où des rencontres vont changer le cours des choses (ou peut-être pas), et où chacun évolue. C'est un peu flippant que des gens kidnappent des enfants et leur coupent les bras ou les jambes soit disant pour devenir riche ou en bonne santé.
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Iskiwiwi
  16 mai 2012
Heinrich est un adolescent recherché car, comme ses congénères, il est précieux. C'est un garçon traqué, qui se cache pour ne pas mourir ou au moins, pour rester entier. On croise dans cette histoire le destin de Joseph, ancien orpailleur, qui vit pratiquement comme un clochard, méprisé par sa fille, ainsi que celui de Val, prêt à tout pour sauver sa soeur aux portes de la mort.
Il y a longtemps que je n'avais pas lu un livre ado aussi bien ! Florence AUBRY aborde un sujet sérieux et inquiétant mais très peu connu : la traque des personnes albinos en Afrique.Ils sont recherchés pour leurs cheveux ou leurs membres pour leur soi-disant don de guérison ou autres superstitions. C'est un roman très bien écrit et qui se lit facilement, il n'y a pas de temps mort dans la lecture. La voix des 3 personnages principaux s'alterne au fil des chapitres ; on voit les positions et les motivations de chacun dans cette histoire. L'auteur expose ainsi les faits sans porter aucun jugement. La description des personnages est très juste et touchante.
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Fofie64
  13 novembre 2013
Un livre poignant sur un sujet grave qui est le sort des albinos en Afrique. Florence Aubry traite le sujet à travers le regard de trois personnages dont deux adolescents. L'un Heinrich doit se cacher parce qu'il est albinos, le second Val cherche à sauver sa soeur qui est dans le coma. le troisième personnage est un vieil orpailleur délaissé par sa fille ne veut pas déménager dans une maison de retraite.
Une belle histoire touchante qui mêle horreur et espoir.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ZilizZiliz   21 juin 2013
[Sa fille] n'a rien dit, mais il l'a lu, sur son visage. Le mépris, le dégoût. Et le vieil homme s'est senti honteux. Il s'est senti devenir plus petit, plus maigre, plus sale et plus faible encore. Andréa a dit : "J'y vais, papa", et il n'a pas eu le coeur de la retenir, le cran de lui dire : "Tu me fais si mal, reste, reste un peu, regarde-moi avec douceur, prends ma main (...) Serre-moi fort, avant de monter dans ta voiture, et promets-moi de revenir très vite. Dis : "Je t'aime, [mes] filles t'aiment, je suis fière de toi, je suis fière de mon papa, tu me manques tous les jours."
(p. 41-42)
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ZilizZiliz   21 juin 2013
Il y a des gens qui sont persuadés qu'un meurtre, ou une mort brutale, de par sa violence et son caractère instantané, a le pouvoir d'impressionner la rétine du mort comme la pellicule d'un film. Que cette dernière scène reste gravée, et qu'on peut en extraire de l'oeil de la victime une photographie. Le fantasme de l'optogramme. (p. 104)
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caro_albertinicaro_albertini   27 février 2013
"Dieu du ciel, ça me dégoûte profondément, cette poignée de cheveux devant moi, c'est répugnant au possible, j'ai hâte qu'il en finisse avec son appel et qu'il vienne enlever et ranger ce paquet informe de cheveux, qu'il le fasse disparaître de ma vue. Ca me fait penser au mémoriel d'Auschwitz, ces tas de cheveux et de valises et de vêtements et de dents arrachées à leurs bouches." (p. 120)
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TatouchkaTatouchka   24 janvier 2017
"Et je me rends compte alors que ce que j'aurais voulu, plus fort que tout ce que j'ai pu désirer depuis des mois, en vérité, c'est que ce magnifique chien soit à mes pieds, à m'attendre moi, qu'il tourne ses yeux pleins de paillettes d'or vers mon visage, qu'il remue la queue, et qu'il me dise d'un regarde : "Je suis à toi, je t'aimerai sans conditions, je t'accompagnerai où que tu ailles, je te protégerai, je découvrirai mes canines, je déchirerai des chairs, s'il le faut, je serai tous ces amis que tu n'as pas eus, et que tu n'auras jamais. Je serai là, dans chacun de tes pas."
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mclcdimclcdi   02 août 2012
Ils pensent qu'avec un bout de notre corps, les marabouts peuvent préparer toutes sortes de médicaments et potions qui les rendront élus, heureux, riches ou en bonne santé. Ils nous chassent comme des animaux et fabriquent des talismans à partir de petits bouts de nous.
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Payot - Marque Page - Florence Aubry - Nola.
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