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EAN : 9781021004765
Éditeur : Tallandier (22/01/2015)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques qui conserveront pour l histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l « universalité de l Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Wendat69
  30 septembre 2018
Dans ce livre de témoignage historique, Guillaume Zeller nous plonge dans l'univers terrible de Dachau, où, de 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes ont été enfermés, avec les autres "indésirables" de l'idéologie, nazie. Regroupés dans des « blocks » spécifiques, que L Histoire enregistrera sous le nom de « baraques des prêtres », plus d'un millier d'entre eux décéderont. Les ecclésiastiques, de différentes nationalités, dont le contingent Polonais fut le plus important et celui qui paya le prix fort (prix que continueront à payer les religieux polonais sous le joug communiste), vont continuer à vivre leur sacerdoce derrière ces barbelés où SS et Kapos tentent de briser la dignité de l'homme . A l'image du Rédempteur, prêtres, séminaristes, vont, comme de nombreux laïcs croyants, subir toutes les humiliations, les souffrances, et vivre dans leur chair et dans leur âme tous les assauts conduits par une idéologie de haine. Terribles épreuves que ces hommes traversent, renforcées par la sinistre réalité qui veut que le pire ennemi d'un déporté soit un autre déporté, les kapos se conduisant souvent de façon encore plus brutale que les gardiens SS, et le voisin de paillasse étant parfois celui qui, brisé par le système concentrationnaire, fera du tort à son compagnon d'infortune. L'idéologie nazie ne pouvait souffrir qu'une religion, telle que la religion catholique, affirme l'universalité d'une Vérité proclamant que l'Amour est le grand don de Dieu, et qui affirme que le Don de soi, la Charité, la faiblesse, font la grandeur de l'homme. de ce contingent d'hommes de Foi sortira de nombreuses figures lumineuses qui ont, par leur exemple et souvent par l'ultime sacrifice de leur vie, donné à leurs frères, croyants et incroyants, la flamme de l'Espérance.
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Bonheur004
  19 octobre 2015
A partir de nombreux témoignages, (Gérard Pierré, Pierre Metzger, Eloi Leclerc, Edmond Michelet, Mgr Piguet, Josefa Mack, etc ) Guillaume ZELLER dresse un tableau extrêmement bien documenté de la vie à Dachau, du quotidien que les prêtres partagent comme tous les autres détenus, de la faim, de la maladie, du typhus, mais aussi des persécutions spécifiques comme les blasphèmes ou les ricanements, des expérimentations médicales sur les prêtres (malaria, phlegmon), les transports d’invalides, renommés les « transports de l’Ascension » où les prêtres âgés et invalides sont emmenés pour être gazés à Hartheim, près de Linz en Autriche, la semaine sainte 1942 et les persécutions décidés après avoir découvert 720 dollars dans les effets personnels d’un prêtre, l’existence d’une chapelle dans la baraque 26, des trafics pour « organiser » l’importation d’hosties, des « Tarcissius » de Dachau qui distribuent l’eucharistie dans le camp, de l’ordination sacerdotale du bienheureux Karl Leisner, du soutien qu’apporte à ces prêtres leur foi. Il fait connaitre le sermon de Mgr von Galen le 3 aout 1941 délivré dans sa cathédrale à Münster s’opposant aux visées eugénistes du plan T4. Livre bien écrit, émouvant.
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Etoilesonore
  29 décembre 2017
Ce livre est le regroupement de témoignages divers de prêtres et religieux ayant séjourné au camp de Dachau avant et pendant la deuxième guerre mondiale. Mais ce qui est le plus original dans ce livre est la relecture et ce que cette effroyable tragédie a rapporté aux victimes. Cette prise de conscience de la dignité de tout homme, cette importance d'une ligne oecuménique. Les dernière page de ce livre sont très éclairantes sur la manière dont les prêtres ont pu supporter l'insoutenable, grâce à une entraide, à la prière et à la réflexion intellectuelle toujours entretenus.
Non, ce n'est pas un énième livre sur les camps de concentration. C'est à mon sens un témoignage unique qui n'a rien de voyeurisme, qui veut montrer qu'il y a matière à résister à la destruction de la personne humaine, par la prise de conscience de sa valeur inestimable et inaliénable.
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Ombredouce
  07 octobre 2020
De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes (des Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves) sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des "blocks" spécifiques qui conserveront pour l'Histoire le nom de "baraques des prêtres" 1 034 d'entre eux y laisseront la vie. Dachau reste le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.
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Pseudo
  16 février 2015
J'ai trouvé ce livre très riche, sur l'internement peu connu des prêtres dans les camps de concentration, en particulier Dachau pour ce qui concerne cet ouvrage. L'auteur s'est basé sur de nombreuses sources littéraires citées bien entendu à la fin du livre, mais aussi sur les témoignages de deux survivants de cette période, en l'occurrence le père Gérard Pierré, et Pierre Metzeger (leurs matricules sont indiquées sur la page des remerciements).
J'ai cité de nombreuses citations, mais il en existait tellement d'autres à souligner.
Ci-dessous je donne un lien sur une association créée dans le camp même, afin d'apporter la paix dans le monde. Dans la mesure du possible du moins. Je ne connais pas moi-même son efficacité.
Lien : http://www.paxchristi.cef.fr..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   16 février 2015
Rappelez-vous, mes camarades, notre amitié de là-bas, cette extraordinaire entraide fraternelle, le morceau de pain que, mourant de faim, on partageait avec ses camarades de misère, le dernier morceau de sucre qu'on sacrifiait pour un mourant, le sourire dont on encourageait les camarades afin que leur travail fût moins lourd [...]. Mais dites-moi, le camp de concentration, le garde-chiourme, la Gestapo seraient-ils indispensables pour que nous apprenions à nous aimer entre Français, entre chrétiens ? Est-ce que l'essentiel de notre christianisme n'est pas cet amour des uns pour les autres ? [...] De grâce n'attendons pas demain ; aujourd'hui même et tout de suite, là, dans la rue, dans le métro, à l'atelier, au bureau, dans la famille, dans la vie quotidienne, au nom de tous nos morts qui nous regardent et qui nous attendent, au nom du Christ, je vous en conjure, mes camarades : "Aimons-nous les uns les autres".

Page 243
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Wendat69Wendat69   28 septembre 2018
Après plusieurs journées de prière, le chanoine Auguste Daguzan choisit plusieurs confrères parmi les volontaires non-allemands pour aller porter assistance aux malades et agonisants des blocks en quarantaine. Rejoindre ces baraques suppose un courage et un dévouement hors du commun puisqu'il n'est plus question d'en sortir, une fois la porte franchie, jusqu'à la fin de l'isolement."L'action consiste simplement à s'enfermer dans les baraques des typhiques. Vivre comme des vivants pour aider les mourants à mourir comme des vivants."
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SepoSepo   24 janvier 2015
Origine du camp de Dachau:

C'est au nord-est du centre historique, sur l'autre rive de l'Amper, qu'une fabrique de munitions est construite en 1916 pour approvisionner les soldats de Guillaume II pendant le premier conflit mondial. L'usine est bâtie non sur la commune de Dachau, mais sur celle de Prittlbach, située plus au nord, sur un affluent de l'Amper dont elle a pris le nom. Pourtant, au fil des années, c'est à la commune de Dachau que le site devient administrativement rattaché. C'est ici, sur le vaste terrain de cette manufacture - désaffectée après la défaite du Kaiser - que les nazis ouvrent le prototype de leurs camps de concentration le 22 mars 1933.
Dès le 21 mars, Heinrich Himmler - qui dirige la police politique bavaroise - annonce l'ouverture du camp de Dachau lors d'une conférence relayée par la presse locale.
Mercredi sera ouvert dans les environs de Dachau le premier camp de concentration de Dachau. Sa capacité est de 5000 personnes. Tous les fonctionnaires communistes, et si besoin ceux qui sont membres de la Reichbanner ou d 'obédience marxiste, y seront concentrés (...). Nous avons pris ces mesures en dehors de toute considération mesquine, persuadés d'agir pour l'apaisement national et selon le désir de la population.p.16/17
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PseudoPseudo   16 février 2015
La comparaison avec les persécutions subies par les premières communautés chrétiennes à Rome n'est pas qu'une vue de l'esprit. Comme leurs prédécesseurs des catacombes, les prêtres de Dachau utilisent l'acronyme "Ichtbus" - qui signifie "Poisson" en grec - comme nom de code pour désigner les hosties consacrées. Chacune des lettres est l'initiale des mots : "Iesous Kristos Theou Huios Soter", soit "Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur". Sur les enveloppes de papier qui circulent sous le manteau, le mot "Ichtbus" ou un poisson dessiné permettent de savoir que les précieuses espèces y sont dissimulées.

Page 199
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PseudoPseudo   14 février 2015
Dès lors, le bâtiment, dont la cheminée toujours fumante est visible depuis une grande partie du camp, prend place dans l'univers des prisonniers. A tel point que dans les conversations entre déportés, ou dans les menaces des SS, il n'est pas rare d'entendre la plaisanterie selon laquelle le seul moyen d'évasion du camp consiste à "passer par la cheminée".


Page 128
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La baraque des prêtres, de Guillaume Zeller
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