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ISBN : 2877067815
Éditeur : Editions de Fallois (18/01/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.78/5 (sur 348 notes)
Résumé :
Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.

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Critiques, Analyses & Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
07 mai 2013
Joël Dicker a un talent indéniable de conteur, une imagination débordante et qu'il s'agisse de son deuxième livre, La vérité sur l'affaire Harry Québert, ou de celui-ci, le premier à avoir été édité, je me suis laissée entraîner dans le sillage de ses nombreux personnages, toujours attachants, et de leurs aventures habilement racontées.
Premier roman donc, historique qui plus est. Prenant pour point de départ une " promotion " de jeunes français du SOE, une branche spéciale des services secrets britanniques créée par Churchill pendant la seconde guerre mondiale, longtemps tenue secrète, le jeune écrivain nous entraîne derrière eux pour suivre leur impitoyable sélection, puis leur intense et éprouvante formation de quatre mois dans quatre écoles disséminées aux quatre coins de l'Angleterre - et non, ils ne sont pas quatre, mais onze !
Au terme de cet entraînement, c'est un groupe très soudé de fortes personnalités qui s'est constitué, et qui, bien que chacun reçoive des affectations différentes, sera appelé à se croiser à plusieurs reprises pendant toute la guerre. Habilement, le lecteur est alors aussi prêt à les suivre en France, après s'être attaché à leurs particularités.
Sans dévoiler les multiples rebondissements de ce roman, je tiens juste à ajouter que les mésaventures des jeunes héros s'intègrent parfaitement aux événements historiques évoqués. de même qu'ils parviennent à se fondre dans la population locale une fois renvoyés en France, leurs émotions, joies et vicissitudes s'accordent parfaitement à l'intrigue qui ne faiblit pas jusqu'au point final.
J'ai vraiment apprécié de suivre Pal, Laura, Gros, Claude, Stan et les autres, sans oublier " les pères " !
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Commenter  J’apprécie          280
Paco
15 décembre 2014
Lorsque j'ai découvert la trame de ce roman, je me suis franchement dit que j'allais passer des instants de lecture mémorables! Seconde Guerre Mondiale, réseaux de résistance, infiltrations, missions secrètes; tout un programme! Malheureusement, dans un premier temps - je dis bien dans un premier temps! -, bien que ce roman soit écrit d'une manière remarquable, je me suis ennuyé un moment. Mais attention, je vous rassure tout de suite, il y a un "mais", un grand "mais" non négligeable, bien au contraire.
Je m'explique, ou plutôt je vous explique. Pas de montée d'adrénaline, pas de grosses surprises; bref, durant une partie de la lecture, je pensais que je n'allais vraiment pas y trouver mon compte. Mais, au bout d'un certain moment, je me suis rendu compte que l'adrénaline, l'action, les surprises ou les rebondissements étaient largement remplacés par un aspect bien plus profond, prenant et poignant; l'émotion.
L'auteur nous raconte la guerre vue de l'intérieur; attention, je ne parle pas de l'intérieur d'un ou des pays, mais de l'intérieur de l'Homme. Joël Dicker m'a réellement surpris en narrant ce combat mondial vu par le coeur des Hommes. Une écriture qui m'a semblé bien intuitive et instinctive, couchée sur le papier avec une plume remplie d'émotion.
L'auteur nous projette donc quelques années en arrière, lors de la Seconde Guerre Mondiale, notamment en nous emmenant auprès des membres du SEO.
Pour faire simple, le SOE - Spécial Operations Executive - était un Service secret de l'armée britannique qui avait été mis en place par Winston Churchill. Sa mission principale était de soutenir les mouvements de résistance, dans un premier temps dans les pays d'Europe occupée par l'Allemagne, puis dans tous les pays en guerre. Prise de contact avec les mouvements de résistance, maintien du contact, communication, mise en place de diverses actions "coups de poing" telles que le sabotage, pour ne donner que quelques exemples.
Je dois reconnaître que le principe est assez remarquable et ingénieux; former en Grande-Bretagne des étrangers de l'Europe occupé, les renvoyer ensuite dans leur pays d'origine afin qu'ils puissent se fondre dans la masse et frapper de l'intérieur, derrière les lignes ennemies, pour exécuter diverses missions secrètes, il fallait y penser.
La guerre, c'est d'abord une déchirure pour celles et ceux qui y partent, à l'image de Paul-Emile "Pal", 22 ans, qui fait ses adieux à son père ou, on l'espère vraiment, un au revoir. Oui, nous l'espérons car après quatre pages nous ressentons déjà un certain attachement pour ces deux personnages qui nous introduisent dans le roman. le père, dans cette histoire, nous bouleverse, nous rend triste, nous retourne le coeur et le fend en petits morceaux.
L'auteur nous démontre donc rapidement que son écriture va s'avérer être très vivante et, surtout, très humaine. le courage sera à l'honneur, au grand désespoir des parents qui verront partir leur enfant vers un destin très incertain. Mais, paradoxalement, des parents extrêmement fiers du courage qui rayonne autour de leur progéniture. Cela sera le cas du père de Pal; fier, très fier, jusqu'à la folie; triste aussi, immensément triste, jusqu'à la folie.
Paul-Emile transitera par plusieurs pays avant d'atteindre la Grande-Bretagne, où il sera enrôlé dans l'armée, auprès du SOE, justement. Les recruteurs verront en lui un jeune homme intègre, intelligent, courageux et patriotique.
C'est dans des camps d'entraînement bien gardés secrets qu'il apprendra l'art de la guerre, en compagnie de camarades issus de milieux bien différents, mais ayant tous le même point commun, le courage et peut-être bien aussi un profond sentiment d'égarement, des jeunes gens quelque peu désemparés.
Combats rapprochés, efforts physiques très intenses et poussés, tirs, rien ne leur sera épargné. En contrepartie, ils auront l'occasion d'attraper au vol quelques valeurs inattendues qui vont de pair avec l'effort fourni, soit la camaraderie, l'entraide et bien sûr une amitié en béton.
Une équipe de jeunes combattants qui ne connaissent la guerre que par son nom, pour l'instant...
Les écoles d'entraînement vont s'enchaîner et le groupe de futurs guerriers clandestins va encore davantage se souder. Cette période d'entraînement est importante pour nous, pour la connaissance des personnages, notamment, mais cela n'empêche pas que je l'ai trouvée un peu ennuyante à certains moments. Mais, finalement, si on imagine le futur de ces jeunes gens, on est tout de même contents de les voir vivants!
La réalité de la guerre va débuter pour eux, les premières missions sont données, les premières angoisses sont déjà bien ancrées.
Les missions vont s'enchaîner, soit frapper dans le coeur, se fondre dans le paysage occupé pour taper dans la fourmilière et la détruire de l'intérieur. La peur au ventre, se faire prendre par la Gestapo ou même par l'Abwehr - le service du renseignement et du contre-espionnage de l'état-major allemand - signerait leur arrêt de mort.
Comme je l'ai mentionné au début, nous allons vivre avec nos recrues, au coeur de la guerre, dans le coeur des combattants. Ce côté-là de la guerre est finalement le plus représentatif! Les hommes que nous côtoyons ne seront de toute évidence plus jamais les mêmes; traumatisme, impression de ne plus être des Hommes pour certains, impression de n'avoir réellement existé que par la guerre, pour d'autres. Joël Dicker nous présente plusieurs personnages qui vont être confrontés à la mort, la torture - reçue mais aussi exécutée -, et qui vont réagir chacun à leur manière, à la manière dictée par leur corps et leur esprit. Mais ce qui va être assez similaire pour chacun, c'est le fait de ne plus vraiment être des Hommes.
Une phrase du roman résume assez bien la situation, et je vous laisserai avec celle-ci:
"... Les coups ne sont que des coups; ils font mal, un peu, beaucoup, puis la douleur s'estompe. Pareil pour la mort; la mort, ce n'est que la mort. Mais vivre en Homme parmi les hommes, c'était un défi de chaque jour..."
Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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tynn
22 février 2014
Curieuse du premier roman d'un auteur encensé par l'Académie et les Lycéens avec son Affaire Quebert, j'ai du m'accrocher et finir par lâcher à la moitié du livre, m'ennuyant ferme dans cette histoire plutôt convenue d'hommes engagés dans les services secrets britanniques.
C'est un livre de plus sur la seconde guerre mondiale et les filières de résistants et de contre espionnage sur le terrain: conditions rudes de l'apprentissage des jeunes bleus, amitiés et solidarité, émois amoureux, danger des missions de renseignements et sabotages...
J'ai l'impression d'avoir lu ou vu cela maintes fois.

Et surtout, j'ai été gênée dès les premières pages par un style ressenti comme grandiloquent et ampoulé. La première partie, très descriptive de la formation militaire, est faussée par ce ton désuet et larmoyant, dans les réactions et relations des hommes qui y perdent en charisme et crédibilité.
Que dire des quelques lourdeurs un peu niaises comme "le saint des saints" pour designer une chambre de fille, ou" les stagiaires trempés jusqu'au plus profond de leur chair".( Ils sont trempés, c'est bon, on a compris; après tout, ils sont en Angleterre...).
Je reconnais qu'en abandonnant, je me détourne de l'essentiel du propos, ce devoir de mémoire pour une période aux engagements humains hors normes. Mais la forme littéraire a nui au fond qui est pourtant fort bien documenté.
Ce n'était sans doute pas le bon moment pour cette lecture, qui heureusement trouve son public.
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Roggy
08 juin 2015
Sans afféteries et calqué sur un énorme travail de recherche, Joël Dicker nous mène sans détours dans les coulisses d'une organisation restée longtemps secrète: les Special Operations Executive. Cette société a été créée par Churchill en pleine Seconde Guerre Mondiale.
On croise des personnages ordinaires largués sur des routes singulières et qui vivront une aventure hors du commun. Objectif : agent secret. Entraînements harassants, apprentissage de l'endurance, du sabotage. Etre capable de tuer de ses mains et égorger en silence deviennent des objectifs à atteindre.
Les personnages très éclectiques gagnent graduellement en épaisseur et en profondeur. le récit est nourri du déroulement de ces missions, il y a de l'action et du rythme!
Le style de Joël Dicker est à la fois direct et enjoué, et il fait ses premiers pas avec talent et une certaine maîtrise. Il n'y a pas le « petit plus » ni d'étincelles et je ne saurai lui reprocher qu'une certaine mièvrerie avec des phrases à la Marc Levy un peu trop édulcorées.
« Petit suisse » prometteur à surveiller !!!
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Bonnynic
14 février 2017
Il s'agit du premier roman du suisse Joël Dicker, paru donc avant le roman « La vérité sur l'affaire Harry Quebert ».
J'avais beaucoup apprécié le roman sur « l'affaire », ravi de lire un jeune auteur francophone de qualité.
Ce livre aborde un sujet qui m'intéresse beaucoup, à savoir l'histoire de la seconde guerre mondiale.
J'ai donc trouvé ce roman encore meilleure que le second qu'il a écrit. Je trouve qu'il y a ici encore plus de recherche sur la psychologie des personnages.
Il y a une vraie recherche sur un aspect métaphysique de la guerre. Quels individus devient on après avoir tué nos semblables ?Même dans des circonstances aussi exceptionnelles qu'un conflit armé, peut-on tuer sans ressentir de la culpabilité, un malaise, un mal être ?La guerre n'est pas un jeux et tué n'est jamais un acte banal dénué d'impact, malgré ce que la majorité des jeux vidéo ultra violent peuvent laisser penser.
L'auteur aborde également de manière très adroite le thème de l'après. Que fait –on après la guerre ? Comment peut-on se reconstruire et exister après ?des jeunes gens sont devenus des adultes pendant le conflit, ils ont appris à se battre, à penser, à être des soldats. Mais quand le conflit prend fin, comment retrouve-t-on une vie quand on a sans cesse des « fantômes » a côtoyés ?
Pour un premier roman, c'est vraiment très bon. Comme quoi le talent n'attend pas le nombre d'années.
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Les critiques presse (1)
Liberation12 janvier 2012
Le roman de Joël Dicker, car il s’agit d’un roman historique, raconte comment Winston Churchill - effaré par la destruction de l’armée britannique à Dunkerque qui rendait, du coup, l’île anglaise vulnérable - organise, de toute urgence, l’installation de centres d’entraînement destinés à accueillir des jeunes filles et garçons patriotes venus à Londres de tous les pays européens occupés. Patriotes, mais inexpérimentés : on ne naît pas résistant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
cathcorcathcor26 septembre 2015

Tu verras, le plus dur, c’est pas les Allemands, c’est pas l’Abwehr, c’est l’humanité. […] Nous devons nous méfier de tout le monde. […] Personne ne veut crier, crier ça emmerde les gens. En fait, j’ignore si ça les emmerde, ou si ça les fatigue. […] Ça a toujours été comme ça, et ça le restera : l’indifférence. La pire des maladies, pire que la peste et pire que les Allemands.»
Béatrice Vallaeys Les Derniers Jours de nos pères de Joël Dicker Editions de Fallois, l’Age d’homme, 330 pp., 19 €. A paraître mi-janvier.





























Après cet article


EDITORIAL
Capital






Tu verras, le plus dur, c’est pas les Allemands, c’est pas l’Abwehr, c’est l’humanité. […] Nous devons nous méfier de tout le monde. […] Personne ne veut crier, crier ça emmerde les gens. En fait, j’ignore si ça les emmerde, ou si ça les fatigue. […] Ça a toujours été comme ça, et ça le restera : l’indifférence. La pire des maladies, pire que la peste et pire que les Allemands.»
Béatrice Vallaeys Les Derniers Jours de nos pères de Joël Dicker Editions de Fallois, l’Age d’homme, 330 pp., 19 €. A paraître mi-janvier.





























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AvelineAveline09 novembre 2016
Tu verras, le plus dur, c’est pas les Allemands, c’est pas l’Abwehr, c’est l’humanité. Parce que, si on ne devait craindre que les Allemands, ce serait facile. Les Allemands, on les repère de loinb […] les Allemands ont réveillé des démons, ils ont suscité les vocations de la haine. Et en France aussi, la haine est populaire, la haine de l’autre, avilissante, sombre, elle déborde chez tout le monde, chez nos voisins, chez nos amis, chez nos parents. Peut-être même chez nos parents. Nous devons nous méfier de tout le monde. Et ce sera ça le plus difficile: ces instants de désespoir où tu auras l’impression qu’il n’y a personne à sauver […] Et un jour, nous le paierons, nous le paierons car nous n’aurons pas eu le courage de nous élever, de crier contre les actes les plus abjects. […] Ca a toujours été comme ça et ça le restera: l’indifférence. La pire des maladies, pire que la peste et pire que les Allemands.[…] L’indifférence est la raison même pour laquelle nous ne pourrons jamais dormir tranquilles; parce qu’un jour, nous perdrons tout, non pas parce que nous sommes faibles et que nous avons été écrasés par plus fort que nous, mais parce que nous avons été lâches et que nous n’avons rien fait.
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alianalian30 juillet 2013
- Pourquoi tu ne m'appelles jamais Doff ?
- Parce qu'Adolf, c'est un beau prénom. C'est pas parce que Hitler-du-cul t'a piqué ton prénom qu'il faut en changer. Tu sais combien y a d'hommes dans la Wehrmacht ? Des millions. Alors, crois-moi, tous les prénoms du monde sont dedans. Pour un peu que t'ajoutes les collabos et la Milice, notre compte est définitivement bon à tous. Est-ce qu'il faut qu'on s'appelle par des noms que personne n'a salis, comme Pain, Salade ou Papier de chiotte ? T'aimerais que ton gamin s'appelle Papier de chiotte, toi ?
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bonheur-totalbonheur-total06 avril 2013
Que tous les pères du monde, sur le point de nous quitter, sachent ombien sans eux notre péril sera grand.
Ils nous ont appris à marcher, nous ne marcheront plus. Ils nous ont appris à parler, nous ne parlerons plus. Ils nous ont appris à vivre, nous ne vivrons plus. Ils nous ont appris à devenir des Hommes, nous ne serons même plus des Hommes. Nous ne serons plus rien.
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levanahbatiahlevanahbatiah31 août 2015
Restés en retrait, le lieutenant Peter et l'interprète David pleuraient. Ils pleuraient tous. L’Écosse tout entière pleurait.
La bruine se remit à tomber ; les oiseaux marins recommencent leur tapage. Lentement, les affaires de Grenouille disparurent dans la mer. Et l'on put juste apercevoir encore l'onde violette de ses fleurs, avant qu'un dernier rouleau ne les avale.
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