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EAN : 9782266242899
144 pages
Éditeur : Pocket (03/04/2014)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 100 notes)
Résumé :
24h de la vie d'une femme
Au début du XXe siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l'établissement : l'épouse d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  22 avril 2014
Mrs C raconte à notre narrateur une poignante d'une histoire qu'elle a connu il y a plus de vingt de cela, une histoire qui n'a duré que vingt-quatre heures donc une jour...
En effet, en ce laps de temps madame C a connu des plus fortes émotions qui n'ont jamais cessé de hanter sa vie. vingt-quatre d'une vie qui pour d'autres il aurait fallu plus de dix ans pour faire vivre des émotions auxquelles a été sujette. Si bien qu'elle a conservé secrètement cette histoire dans son coeur..
Et là pour une première fois, elle se livre à notre narrateur. Elle lui relate cette histoire qui a perturbé sa conscience, troublé la tranquillité de son âme, une histoire d'amour d'un seul jour qui l'a fait vivre cet amour passionnel que poste souvent cupidon où l'on parle de coup de foudre.
En même temps toujours dans ce laps de temps de vingt-quatre heures, elle connait aussi une terrible déception...lé débit impeccable par lequel est né cet amour est le même par lequel cet amour va se volatiliser...
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Klergau
  21 novembre 2017
Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme
Magnifique ! Cette longue nouvelle commence doucement par une conversation qui tourne à l'affrontement verbal dans une petite pension bourgeoise. On déplore ou on accepte le départ subit de dame Henriette avec un jeune homme. On se questionne sur le coup de foudre, sur les raisons qui l'ont poussée à poser un tel geste... Puis voilà que Mrs C. éprouve le besoin de confier au narrateur un épisode de sa vie en privé. C'est à ce moment que le récit prend son envol et qu'on se laisse entraîner dans le tourbillon des confidences de Mrs C. On ne peut que lire avec passion les passions qui animent les personnages en présence.
Je découvre Sweig et le vertige de le lire. Il sait d'un trait décrire avec force les comportements humains. Ici tout se lit dans le jeu des mains d'un joueur invétéré, dans les pas indécis de Mrs C. qui veut lui venir en aide. L'art de Sweig, semble-t-il, est celui du récit dans le récit qu'il sait rendre ici ô combien vivant et prenant. le personnage de Mrs C, je crois bien, a quelque chose d'immortel. Il demeure en nous comme une figure universelle. J'ai adoré.
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ValdeMontparnasse
  28 mai 2020
Lu il y a une vingtaine d'années, j'en gardais un bon souvenir. Je viens de le relire car il m'a été offert. Je me suis régalée. Ce roman est délectable. La plume est fine, avec cette capacité typique de S. Zweig de décrire les sentiments de l'intérieur, de façon fine et juste. L'histoire est poignante, prenante, on ne le lâche pas jusqu'à la fin.
Je vous le recommande !
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sbeatrix1
  03 septembre 2020
Deux personnages, deux passions, une vie entière marquée par une rencontre de quelques heures.
Bien que court, Zweig maîtrise encore une fois son histoire avec une description précise de la pensée et des sentiments de ses personnages tels que la passion, la douleur, l'angoisse … c'est très dense en émotions et en thèmes de réflexion
Cette nouvelle en mode enchâssé fut un très bon moment de lecture pour moi. Au-delà de l'aspect romanesque, qui s'efface bien vite devant la réalité la plus triviale, l'auteur évoque aussi l'hypocrisie des conventions sociales qui prévalaient dans les milieux bourgeois de l'époque, véritables étouffoirs des passions amoureuses
Commenter  J’apprécie          70
Sydola
  26 mai 2019
Pendant la période estivale, au début du XXeme siècle, alors qu'elle loge avec son époux et ses enfants dans une pension de famille, une femme bien sous tout rapport quitte sa famille pour le charme d'un jeune homme venu durant une seule journée.
Le narrateur de ce court récit, qui s'apparente à une nouvelle, prend parti pour cette femme au grand dam des autres clients qui la considère comme une femme aux moeurs légères.
Une cliente plus âgée (entre 60 et 70 ans), touchée par la sollicitude du narrateur à l'égard de cette femme et aussi car celle fait ressurgir un évènement de son passé, lui demande un entretien durant lequel elle lui contera 24h de sa vie.
Stefan Zweig est vraiment un maître dans l'art de décrire la palette de sentiments et d'expliquer en termes choisis la vie des femmes dans un monde régi par la morale, la rigueur, la bienséance et le qu'en dira-t-on.
Il y sera aussi question de l'addiction au jeu qui fait qu'un homme peut devenir tout autre pour assouvir une dangereuse passion.
Les romans de M. Zweig sont toujours de belles rencontres et là encore on ne lâche le livre qu'une fois le dernier mot lu.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   07 septembre 2015
La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n'arrive guère à les émouvoir ; mais si devant leur yeux à portée immédiate de leur sensibilité, se produit quelque chose, même de peu d'importance, aussitôt bouillonne en eux une passion démesurée. Alors ils compensent, dans une certaine mesure, la rareté de l'intérêt qu'ils prennent aux événements extérieurs par une véhémence déplacée et exagérée.
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SachenkaSachenka   09 septembre 2015
Malgré tout, le temps a un grand pouvoir, et l'âge amortit de façon étrange tous les sentiments. On sent qu'on est plus près de la mort ; son ombre tombe noire sur le chemin ; les choses paraissent moins vives, elles n'affectent plus autant les parties profondes de l'être et elles perdent beaucoup de leur puissance dangereuse.
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SachenkaSachenka   12 septembre 2015
- À coup sur, les tribunaux sont plus sévères que moi en ces matières [d'ordre moral] ; ils ont pour mission de protéger implacablement les mœurs et les conventions générales ; cela les obligent à condamner au lieu d'excuser. Mais moi, simple particulier, je ne vois pas pourquoi de mon propre mouvement j'assumerai a le rôle du ministère public. Je préfère etre défenseur de profession. J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger.
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SachenkaSachenka   10 septembre 2015
" Vous avec parfaitement raison ; la demi-vérité ne vaut rien, il faut qu'elle soit entière. [..] "
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bibliloubiblilou   19 avril 2016
Non, jamais, jamais encore, je n’avais vu des mains ayant une
expression si extraordinairement parlante, une forme d’agitation et de tension si spasmodique. Sous cette grande voûte, tout le reste, le murmure qui remplissait les salons, les cris
bruyant des croupiers, le va-et-vient des gens et celui de la boule elle-même, qui maintenant, lancée de haut, bondissait comme une possédée dans sa cage ronde au parquet luisant, -toute cette multiplicité d’impressions s’enchevêtrant et se succédant pêle-mêle et obsédant les nerfs avec violence, tout cela
paraissait brusquement mort et immobile à côté de ces deux mains frémissantes, haletantes, comme essoufflées, en attente, grelottantes et frissonnantes, à côté de ces deux mains inouïes qui me
fascinaient quasiment et accaparaient toute mon attention.
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Videos de Stefan Zweig (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
1/10 Stefan Zweig : “Le Monde d'hier : Souvenirs d'un Européen”. 1er épisode : « Le monde de la sécurité » Diffusion sur France Culture du 19 au 30 octobre 2015. Pages choisies par Florence Le Corre. Traduction : Serge Niemetz. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. Écrivain, dramaturge, biographe, Stefan Zweig, né en 1881 à Vienne, aura vu glisser sa ville et sa vie de l'élévation spirituelle et culturelle la plus haute à la décadence morale et à l’échec. Zweig fuit le nazisme et s'exile à Londres dès 1934, puis au Brésil en 1941. Il commence alors la rédaction du “Monde d'Hier, souvenirs d'un Européen”, livre nostalgique, mais d'une nostalgie active, c'est un “cri de papier”. Livre-Testament d'un monde qui n'est plus, celui de la sécurité et du “Progrès” ; Livre-Témoignage sidéré d'un européen face à ce qu’il appelle “l'échec de la civilisation”. En 1942, Stefan Zweig se suicide, précisément au lendemain d'avoir posté le manuscrit du “Monde d’hier” à son éditeur. “Le Monde d'Hier” sera publié en 1944. Lecture Guy Chapellier. Prise de son : Stéphane Desmons, Assistance technique et montage : Emmanuel Armaing, Mixage : Claire Levasseur Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet « Le monde d'hier : Journal d'un européen » est publié aux éditions Belfond. Thèmes : Création Radiophonique| Littérature| Autriche| Art| Culture| Deuxième Guerre mondiale| Europe| Stefan Zweig
Source : France Culture
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