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EAN : 9782081231894
187 pages
Éditeur : Flammarion (13/01/2010)
Résumé :
Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les États-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  25 juillet 2017
Qui dit "biographie romancée", dit une part de subjectivisme, rehaussée parfois d'une pincée de sentimentalisme...
Mais, à l'instar de Philippe Besson et Les jours fragiles (fin de vie de Rimbaud), le roman de Laurent Seksik est très honnête et se lit bien agréablement.
L'auteur s'est basé sur des sources solides, bibliographiques, correspondances, articles de journaux d'époque.
Six mois, 180 jours. Stefan Zweig se débat contre les fantômes d'une gloire passée, contre les démons du chagrin et de la culpabilité, dans la nostalgie d'un humanisme éclairé et pacifiste, qu'il croit désespérément aboli.
À 60 ans, en 1942, après neuf ans de fuite, il n'a plus d'espoir. Il ne trouve plus d'issue ni de lumière, encore moins de consolation au coeur de son "exil".
Même sa jeune et belle épouse, Lotte, sera impuissante face à cette chute inéluctable...
Ce roman est truffé de références littéraires et artistiques, non seulement des propres oeuvres de Zweig, mais également de ses contemporains favoris, allemands comme français (écrivains, musiciens, artistes, philosophes, et aussi Freud).
Le regard posé sur ces amitiés fortes est très touchant, ainsi que celui porté sur la place de l'amour conjugal (Lotte jalouse de Frederike).
Les amatrices et amateurs, pour ne pas dire les "amoureux - ses", de Stefan Zweig devraient apprécier !!
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Yassleo
  02 décembre 2016
Seksik raconte Zweig. Rien qu'avec leurs deux noms, 50 points mini au scrabble. Autant dire que c'est du lourd.
Mais loin d'une partie de jeu, Seksik se fait simplement le modeste messager des derniers jours de l'énormissime et talentueux Zweig.
Point d'emphase lyrique ou d'éloge débordant. Mais une écriture à l'image de l'homme : dans la retenue, jamais expansive, emplie autant de sensibilité que de compassion.
Et Zweig apparait dans toute sa détresse des derniers mois. Ou détresse d'une vie plutôt. Quelques flashbacks, et on (re)découvre un homme blessé, sensible, vulnérable. En perpétuelle fuite. Vienne, Londres, New-York, Petropolis. Exilé et libre nulle part. Epuisé, il aspire à une tranquillité dans la tourmente de ce XXème siècle qui le dépasse. Tourmenté de longue date, la traque du juif par les haineux aura raison de son éternelle désespérance.
Et pressé notamment par un Bernanos vif et enclin au combat par l'écriture, Zweig, l'ami de Rilke, Hesse ou encore Roth, étouffe sous son habit d'auteur internationalement reconnu, attendu pour porter la parole de la lutte anti-nazie.
Le doute toujours à l esprit : en refusant l'engagement politique, est-il faible? Ou pire, lâche?
Seksik ne juge pas l'homme mais rend un hommage vibrant et sobre à celui qui fut toute sa vie dévasté par ce monde de haine, d'intolérance. Pour finir emmuré dans un terrible abattement physique et moral. Lotte, sa seconde femme, à l'amour plus solide que sa fragile santé, ne pourra le sauver de l'inéluctable issue malgré un soutien indéfectible. Résignée, passionnée, le suivre dans son tombeau de désarroi sera son ultime geste d'amour.
 
Somptueux récit ou émane une discrète mais néanmoins fervente tendresse pour ce fabuleux apologiste du pacifisme, cet humaniste meurtri. Incontournable pour les amateurs du grand Zweig.
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joedi
  11 mars 2017
Que dire si ce n'est que ce roman est magnifique, écrit par un auteur dont j'ai apprécié La légende des fils avec pour sujet Stefan Zweig dont j'ai aimé tout ce que j'ai lu.
Stefan Zweig a fui son Autriche natale ; avec Lotte, sa seconde épouse, après Londres, ils accostent à New York où Stefan Zweig assailli par les demandes de visas, d'argent, ... de juifs connaissant sa renommée, décide de mette le cap sur le Brésil, pays qu'il connaît bien pour y avoir déjà séjourné et écrit un livre le Brésil : Terre d'avenir. Il se souvient des propos que lui avait tenus Rolland dans sa dernière lettre : «Je ne vous vois pas installé au Brésil. Il est trop tard dans votre vie pour y prendre racines profondes. Et sans racines, on devient une ombre.», cela résume bien son état d'esprit. Six mois après son arrivée au Brésil, le dimanche 22 février 1942 après avoir congédié la gouvernante, donné congé au jardinier, écrit des lettres à ses amis, il se suicide avec Lotte éprise jusqu'au sacrifice ultime.
Laurent Seksik précise : Ce roman repose sur des faits réels et des événements historiques recoupés dans des archives de l'époque, témoignages et documents ; il cite la bibliographie sélective des documents concernés par l'écriture de cette fiction.
À lire !
Challenge Petits plaisirs 2017 – 112 pages
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berni_29
  28 février 2021
Stefan Zweig est un de mes auteurs préférés. Je n'en finis pas de le découvrir, autant dans son oeuvre romanesque que dans ses biographies éclairées.
Bien sûr, Les derniers jours de Stefan Zweig, c'est elle aussi une biographie romancée, écrite du reste avec talent, érudition et sensibilité par Laurent Seksik, auteur que je découvre au passage. Une biographie romancée ne dit pas forcément toute la vérité, elle est par définition subjective, mais elle imagine tous les possibles qui viennent se glisser dans les interstices d'une existence, celle dont nous pensons connaître déjà dans les grands traits...
Ici tous les possibles sont dits dans le vertige des mots.
Que dire dans l'émotion encore palpable des dernières pages...?
Que dire sinon un chagrin immense qui m'a étreint au fil des pages de ce récit magnifique.
Stefan Zweig est déjà en exil, à Londres, lorsqu'il rencontre une certaine Lotte Altmann, qui a vingt-cinq de moins que lui. Elle est emplie d'admiration pour l'auteur. Mais celui-ci est marié. Lotte devient sa maîtresse. Et la fuite continue de se faire dans l'exil, New-York, puis le Brésil... Poser les valises dans la ville de Petrópolis à quelques encablures de Rio de Janeiro.
Nous sommes en 1942, l'exil fuyant la barbarie nazie dure déjà depuis neuf ans et Stefan Zweig s'est entre temps séparé de sa femme Frederike, restée à New-York, pour épouser la jeune et belle Lotte.
C'est Lotte maintenant qui dactylographie sur la vieille Remington chaque page rédigée de manière manuscrite par l'écrivain...
Le cadre est idyllique, la paix est ici présente, il suffirait d'attendre quelques mois encore pour espérer voir s'achever cette guerre devenue mondiale. La progression des Alliés semblent donner quelques notes d'espoir.
J'ai aimé une des premières scènes qui ouvre le livre. le nouveau couple découvre cette maison de Petrópolis qui les accueille provisoirement. C'est une scène banale qu'on a tous peut-être vécu après un déménagement, mais ici elle a une saveur toute particulière, une malle qu'on vide de ses livres, l'odeur des livres qui rappelle là-bas, sa demeure de Salzbourg, sorte de madeleine de Proust en exil et qui donne le vertige à l'auteur, comme une ivresse...
Et puis, il suffirait d'attendre que parvienne de Londres cette autre fameuse malle, qui contient une somme de documentations inédites qui lui permettra d'écrire enfin ce qui pourrait être son chef d'oeuvre, la biographie De Balzac ! Mais l'océan est aussi le théâtre de cette guerre... Et la malle n'est toujours pas parvenue à sa destination...
Avant cet exil, avant de fuir sa chère ville de Salzbourg, Stefan Zweig pensait que les livres allaient former comme un rempart contre la barbarie. Nous y pensons tous ici dans notre communauté de lecteurs. C'est parfois quelque chose qui nous anime avec ardeur.
Mais ses livres ont été brûlés là-bas, à Vienne ou Salzbourg.
Le chemin de l'exil emplit Stefan Zweig d'un terrible désespoir. Et la pauvre Lotte encore amoureuse, éprise de Stefan Zweig, se sent glisser, happée dans ce chemin désespérée, alors qu'elle voudrait exister par son amour, enflammer l'homme qu'elle aime, le retenir à la vie, lui redonner de l'espoir... Elle pense qu'il n'a pas le droit de se laisser abattre.
Dans cette errance, il se sent devenir comme une ombre sans racines.
Il se sent devenu comme un paria, un fuyard, un lâche, le dernier des hommes. Ses forces l'abandonnent. D'ailleurs, de grands écrivains comme Thomas Mann lui reprocheront son acte.
Il se sent devenu une sorte de vagabond hanté par l'absolu.
Sa rencontre avec Georges Bernanos lui aussi en exil est forte lorsque celui-ci lui dit " C'est dans cette clameur qu'il faut se faire entendre. Nous sommes des romanciers, nous avançons dans les ténèbres, guidés par notre seul instinct. C'est dans ces ténèbres qu'il faut éclairer les consciences. Aucun peuple ne peut se sauver lui-même. Cher ami, le monde a besoin d'entendre votre voix."
Mais ces mots ne suffiront pas...
Lors de ce fameux dimanche de 22 février 1942, sans doute plus rien ne les retient, lui et elle, au bord de l'abîme.
Ce que j'ai trouvé particulièrement émouvant, pathétique même, ce n'est pas le suicide de Stefan Zweig, qui relève d'un acte personnel, mais c'est le geste de Lotte, son sacrifice à ses côtés, qui souhaitera le rejoindre dans ce dernier voyage, sans doute afin de pouvoir exister à ses yeux, lui offrant ainsi un ultime geste d'amour, elle qui ne se sentait peut-être pas suffisamment regardé par l'homme qu'elle aimait durant cet exil partagé depuis tant d'années...
Ce livre est d'une inconsolable tristesse, écrit avec pudeur, émotion et justesse. Une clef supplémentaire pour continuer de cheminer dans l'oeuvre incontournable de ce très grand écrivain.
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Marple
  27 octobre 2013
De Zweig, on connaît les biographies magistrales, les nouvelles passionnées et le style toujours juste... Et l'homme derrière le génie littéraire ? Moi, je ne le connaissais pas et je suis contente d'avoir découvert quelques clés dans cette biographie romancée qui se concentre sur ses derniers mois passés en exil au Brésil en 1941-1942.
Profondément affecté par les atrocités nazies, la fin de son monde viennois bien-aimé et l'exil solitaire, il s'enfonce dans la dépression, entraînant avec lui Lotte, sa deuxieme femme, jeune et joyeuse, mais aussi malade et tragiquement amoureuse. Ne souhaitant pas faire de son écriture un combat politique ou un engagement, il perd peu à peu le goût d'écrire, et de vivre.
Les circonstances étaient suffisamment terribles pour expliquer cela, me direz-vous... Oui et non... Tous les intellectuels juifs ou exilés ne se sont pas suicidés, certains ont gardé espoir, d'autres ont voulu résister ou témoigner. Ainsi Bernanos ou Feder ou Jules Romains.
C'est là pour moi un des grands mystères de l'âme humaine : pourquoi certains basculent-ils dans le désespoir et d'autres pas ? Pourquoi bien avant la guerre Zweig était-il fasciné par le geste ultime de Kleist ? Pourquoi le sourire de Lotte ne parvient-il pas à éclairer sa vie, maintenant qu'ils ont trouvé un refuge ? le livre ne répond pas à cette grande question, mais dépeint avec pudeur, sensibilité et justesse le malheur pesant, gris et infini de Stefan Zweig, jusqu'à son voyage au veronal...
Au final, Les derniers jours de Stefan Zweig sont sombres et parfois déprimants, mais aussi et surtout émouvants et intéressants.
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critiques presse (8)
ActuaBD   16 mai 2012
Les Derniers Jours de Stefan Zweig remplit sa double mission : convaincre les lecteurs du livre original de se laisser porter par la version illustrée, et donner envie aux autres de se plonger dans l’œuvre magistrale d’une des grandes plumes du XXe siècle.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeFigaro   02 mai 2012
La BD est une adaptation fidèle du roman de Seksik paru en janvier 2010, elle souligne les détails, et le décor paraît plus vrai que nature.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
BDGest   25 avril 2012
Grâce à cette alchimie pénétrante, à cet équilibre subtil entre le dessin et le texte, le lecteur est happé par cette histoire qui mélange savamment romance, testament et biographie, tout en rappelant, par petites touches discrètes mais pertinentes, le contexte de l’époque évoquée.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   12 avril 2012
Cet album est un magnifique hommage à Stefan Zweig.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   05 mars 2012
Ensemble, les deux auteurs trouvent le juste équilibre entre un beau texte, mais point trop abondant, et une narration graphique qui a du sens. Et donnent, au final, une élégante bande dessinée romanesque.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   27 février 2012
Magnifique dessin de Guillaume Sorel, que l'on admire plus souvent dans des récits fantastiques et ténébreux, quelque part entre Lovecraft et Jean Ray : son trait détaillé, expressif et torturé à la fois y fait merveille !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Auracan   21 février 2012
Cette bande dessinée donne envie de lire le roman de Laurent Seksik, et au-delà de découvrir l’œuvre de Stefan Zweig. N’est-ce pas là l’ambition des auteurs ?
Lire la critique sur le site : Auracan
LeFigaro   20 février 2012
Les mots qui souvent dans les bande dessinées n'ont qu'une importance réduite, ici, acquièrent une véritable puissance. Deux mots: chapeau bas.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (125) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   10 juillet 2013
Il avait été l'auteur le plus lu dans le monde entier. Même s'il était convaincu d'avoir moins de talent que Thomas Mann ou que Schnitzler, que Rilke et bien sûr que Joseph Roth - et il ne croyait pas un mot des propos de Freud qui affirmait préférer son oeuvre à celle de Dostoïevski.
Il était conscient de ses faiblesses, s'agaçait du schéma répétitif de ses nouvelles - cette technique du récit enchâssé dont il ne parvenait pas à se départir - et de l'issue irrémédiablement tragique de ses textes, héros et héroïnes achevant leur destinée dans la folie ou la mort.
Il avait vendu soixante millions de livres.
Il avait été traduit en trente langues, du russe au chinois en passant par le sanskrit.
Ses biographies occupaient un coin de chaque bibliothèque de France, de Russie, des Etats-Unis et d'Argentine.
Il avait été le librettiste de Richard Strauss.
Il avait encouragé Hermann Hesse à ses débuts.
Sans lui, Joseph Roth, enfoncé dans son désespoir, n'aurait jamais achevé sa Marche de Radetzky.
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joedijoedi   09 mars 2017
Il sortit les livres, un à un. Lentement, pour chacun d'eux, il contemplait la couverture, effleurait la tranche. Puis, longuement, éperdument, de manière un peu risible, il plongeait le nez dans les pages, reniflait l'odeur qui s'en dégageait. Ces livres n'avaient pas vu la lumière depuis la fuite de la maison d'Autriche. Le dernier endroit qu'ils avaient connu était la bibliothèque du domaine du Kapuzinerberg. Le temps, la traversée des continents et des océans n'avaient pas dissipé leur parfum. Ils exhalaient l'odeur du salon de la maison de Salzbourg. Les pages s'en étaient imprégnées au fil des années – mélange de senteur de sapins, de feu de bois, de feuilles d'automne, d'odeur de terre après l'averse, de fumée de cigares, de pomme, de vieux cuirs, de fragrance de femme et de tapis persans. Après la ferveur et la solennité avec lesquelles il avait ouvert les premiers ouvrages, il se mit à plonger le nez dans les suivants. Il humait à pleine narines. Les pages avaient tout conservé. Le passé n'était ni mort, ni enterré. Il était préservé entre les pages de ces livres.
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fanfanouche24fanfanouche24   19 février 2016
Tu as inventé -le style romanesque psychanalytique.- C'est toi, le double de Freud, et non Schnitzler. Pour moi, l'intérêt de tes livres réside dans le mystère de cette relation entre le narrateur et son interlocuteur. Plus encore que le héros, c'est le confesseur qui me fascine, cet être resté dans l'ombre et qui jamais ne juge. Contrairement à la plupart des écrivains, tu n'es pas le héros de tes romans, ton -Je- se promène tout entier dans cet être qui reçoit, impassible, le récit des malheurs du monde. (...)...
Tes héros ne font que raconter ta propre blessure, dresser l'inventaire de ta longue dérive. (p. 110-111)
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Nastie92Nastie92   11 mars 2021
Ses cousins, ses amis, ceux qui étaient restés, qui n'avaient rien voulu entendre, pas voulu l'écouter, connaissaient la misère et connaissaient la faim. Et l'on rapportait que, parfois, l'un de ces bannis, saisi d'un moment d'intrépidité, assoiffé de l'air du dehors, du parfum du passé, appelé par les éclats du soleil, s'aventurait dans les avenues de Vienne, descendait l'Alserstrasse avec l'espoir de cueillir mille instants lumineux. Alors, racontait-on, des passants le reconnaissaient à son air hagard, l'effroi sur son visage, ils l'interpellaient, rameutaient une foule, le rappelaient à l'ordre, le nouvel ordre. Quelqu'un dans la ronde envoyait une pierre, un second venait donner une gifle, d'autres encouragés, se ruaient sur l'homme, les coups pleuvaient, le sang coulait, on s'acharnait ; et si jamais un SS, flânant sur le Ring, remontant la Floriangasse, alerté par le tumulte, s'approchait de la scène, alors une clameur confuse s'élevait de la foule, le cercle s'élargissait, un grand silence se faisait, le SS tirait de sa ceinture un pistolet et l'arme scintillait sous le soleil de Vienne. L'homme en noir visait, ajustait son tir, une balle sifflait et la mort venait rattraper l'adepte du grand air.
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fanfanouche24fanfanouche24   15 février 2016
Outre l'amour pour le Brésil, il partageait avec Bernanos la fascination de l'errance, la nostalgie d'un paradis perdu-pour lui, la Vienne cosmopolite du début du siècle, pour Bernanos, l'ancienne France chrétienne. Une même détestation pour le fascisme et le stalinisme les rapprochait. En matière littéraire, lui, l'écrivain des ardeurs sentimentales, se sentait des proximités avec le "prophète du sacré". Comme Bernanos, il considérait La Comédie Humaine comme l'expérience littéraire la plus aboutie et voyait en Dostoïevski un maître absolu. (p. 142)
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