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ISBN : 2081231891
Éditeur : Flammarion (13/01/2010)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 287 notes)
Résumé :
Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les États-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  25 juillet 2017
Qui dit "biographie romancée", dit une part de subjectivisme, rehaussée parfois d'une pincée de sentimentalisme... Mais, à l'instar de Philippe Besson et Les jours fragiles (fin de vie de Rimbaud), le roman de Laurent Seksik est très honnête et se lit bien agréablement. L'auteur s'est basé sur des sources solides, bibliographiques, correspondances, articles de journaux d'époque.
Six mois, 180 jours. Stefan Zweig se débat contre les fantômes d'une gloire passée, contre les démons du chagrin et de la culpabilité, dans la nostalgie d'un humanisme éclairé et pacifiste, qu'il croit désespérément aboli. A 60 ans, en 1942, après neuf ans de fuite, il n'a plus d'espoir. Il ne trouve plus d'issue ni de lumière, encore moins de consolation au coeur de son "exil". Même sa jeune et belle épouse, Lotte, sera impuissante face à cette chute inéluctable...
Ce roman est truffé de références littéraires et artistiques, non seulement des propres oeuvres de Zweig, mais également de ses contemporains favoris, allemands comme français (écrivains, musiciens, artistes, philosophes, et aussi Freud). Le regard posé sur ces amitiés fortes est très touchant, ainsi que celui porté sur la place de l'amour conjugal (Lotte jalouse de Frederike).
Les amatrices et amateurs, pour ne pas dire les "amoureux - ses", de Stefan Zweig devraient apprécier !!
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Yassleo
  02 décembre 2016
Seksik raconte Zweig. Rien qu'avec leurs deux noms, 50 points mini au scrabble. Autant dire que c'est du lourd.
Mais loin d'une partie de jeu, Seksik se fait simplement le modeste messager des derniers jours de l'énormissime et talentueux Zweig.
Point d'emphase lyrique ou d'éloge débordant. Mais une écriture à l'image de l'homme : dans la retenue, jamais expansive, emplie autant de sensibilité que de compassion.
Et Zweig apparait dans toute sa détresse des derniers mois. Ou détresse d'une vie plutôt. Quelques flashbacks, et on (re)découvre un homme blessé, sensible, vulnérable. En perpétuelle fuite. Vienne, Londres, New-York, Petropolis. Exilé et libre nulle part. Epuisé, il aspire à une tranquillité dans la tourmente de ce XXème siècle qui le dépasse. Tourmenté de longue date, la traque du juif par les haineux aura raison de son éternelle désespérance.
Et pressé notamment par un Bernanos vif et enclin au combat par l'écriture, Zweig, l'ami de Rilke, Hesse ou encore Roth, étouffe sous son habit d'auteur internationalement reconnu, attendu pour porter la parole de la lutte anti-nazie.
Le doute toujours à l esprit : en refusant l'engagement politique, est-il faible? Ou pire, lâche?
Seksik ne juge pas l'homme mais rend un hommage vibrant et sobre à celui qui fut toute sa vie dévasté par ce monde de haine, d'intolérance. Pour finir emmuré dans un terrible abattement physique et moral. Lotte, sa seconde femme, à l'amour plus solide que sa fragile santé, ne pourra le sauver de l'inéluctable issue malgré un soutien indéfectible. Résignée, passionnée, le suivre dans son tombeau de désarroi sera son ultime geste d'amour.
 
Somptueux récit ou émane une discrète mais néanmoins fervente tendresse pour ce fabuleux apologiste du pacifisme, cet humaniste meurtri. Incontournable pour les amateurs du grand Zweig.
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joedi
  11 mars 2017
Que dire si ce n'est que ce roman est magnifique, écrit par un auteur dont j'ai apprécié La légende des fils avec pour sujet Stefan Zweig dont j'ai aimé tout ce que j'ai lu.
Stefan Zweig a fui son Autriche natale ; avec Lotte, sa seconde épouse, après Londres, ils accostent à New York où Stefan Zweig assailli par les demandes de visas, d'argent, ... de juifs connaissant sa renommée, décide de mette le cap sur le Brésil, pays qu'il connaît bien pour y avoir déjà séjourné et écrit un livre le Brésil : Terre d'avenir. Il se souvient des propos que lui avait tenus Rolland dans sa dernière lettre : «Je ne vous vois pas installé au Brésil. Il est trop tard dans votre vie pour y prendre racines profondes. Et sans racines, on devient une ombre.», cela résume bien son état d'esprit. Six mois après son arrivée au Brésil, le dimanche 22 février 1942 après avoir congédié la gouvernante, donné congé au jardinier, écrit des lettres à ses amis, il se suicide avec Lotte éprise jusqu'au sacrifice ultime.
Laurent Seksik précise : Ce roman repose sur des faits réels et des événements historiques recoupés dans des archives de l'époque, témoignages et documents ; il cite la bibliographie sélective des documents concernés par l'écriture de cette fiction.
À lire !
Challenge Petits plaisirs 2017 – 112 pages
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Marple
  27 octobre 2013
De Zweig, on connaît les biographies magistrales, les nouvelles passionnées et le style toujours juste... Et l'homme derrière le génie littéraire ? Moi, je ne le connaissais pas et je suis contente d'avoir découvert quelques clés dans cette biographie romancée qui se concentre sur ses derniers mois passés en exil au Brésil en 1941-1942.
Profondément affecté par les atrocités nazies, la fin de son monde viennois bien-aimé et l'exil solitaire, il s'enfonce dans la dépression, entraînant avec lui Lotte, sa deuxieme femme, jeune et joyeuse, mais aussi malade et tragiquement amoureuse. Ne souhaitant pas faire de son écriture un combat politique ou un engagement, il perd peu à peu le goût d'écrire, et de vivre.
Les circonstances étaient suffisamment terribles pour expliquer cela, me direz-vous... Oui et non... Tous les intellectuels juifs ou exilés ne se sont pas suicidés, certains ont gardé espoir, d'autres ont voulu résister ou témoigner. Ainsi Bernanos ou Feder ou Jules Romains.
C'est là pour moi un des grands mystères de l'âme humaine : pourquoi certains basculent-ils dans le désespoir et d'autres pas ? Pourquoi bien avant la guerre Zweig était-il fasciné par le geste ultime de Kleist ? Pourquoi le sourire de Lotte ne parvient-il pas à éclairer sa vie, maintenant qu'ils ont trouvé un refuge ? le livre ne répond pas à cette grande question, mais dépeint avec pudeur, sensibilité et justesse le malheur pesant, gris et infini de Stefan Zweig, jusqu'à son voyage au veronal...
Au final, Les derniers jours de Stefan Zweig sont sombres et parfois déprimants, mais aussi et surtout émouvants et intéressants.
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fanfanouche24
  20 février 2016

Un roman choisi, débuté et injustement abandonné en 2013... Cette fois, j'ai lu ce
roman d'une traite. Une très belle écriture, à la fois poétique, empathique et généreuse...
Ce texte bien documenté embrasse les six derniers mois de l'écrivain autrichien,
Stefan Zweig, avec sa seconde épouse, Lotte Altmann, sur les chemins de l'exil...
: L'Angleterre, Les Etats-Unis, New-York, et la terre du Brésil, où il mit fin à ses
jours avec sa jeune femme, le 22 février 1942.

Un auteur autrichien qui se trouve dans mon Panthéon... depuis fort longtemps.
Un texte poignant, bouleversant qui relate subtilement la complexité de la personnalité de Zweig, qui déjà très jeune, était habité d'idées sombres et prémonitoires...Laurent Seksik relate aussi admirablement la genèse de certaines oeuvres, dont la rédaction de la biographie de Montaigne qui fut une vraie lumière dans cette période de l'exil, et après ses bagarres , difficultés pour avancer son travail sur Balzac, qui ne le satisfaisait pas...
Laurent Seksik nous rappelle de même la préférence de Zweig pour Kleist et pour les poètes aux fins tragiques qu'il étudia attentivement dans le passionnant "Combat avec le démon"....

Nous assistons également à sa rencontre mémorable avec un autre écrivain exilé comme lui , complexe et torturé...dans cette "terre d'accueil du Brésil",Georges Bernanos...

"Il avait longtemps hésité avant d'aller rendre visite à Bernanos, qui vivait à Barbacena, à quelques heures de train de Petrópolis. Il redoutait d'imposer au Français son inconsolable tristesse, ses lourds silences, en un mot sa présence. Mais il voulait voir un écrivain, parler avec un écrivain, retrouver le sentiment d'exister avec une âme soeur- un autre auteur ayant
choisi l'exil absolu. Il rêvait de parler à nouveau français, retrouver Paris, au milieu du Brésil. Et qui sait ? Puiser dans la ferveur de son hôte la force de se remettre au travail" (p. 141)

Un très beau roman , vibrant, qui redonne des envies démultipliées de lire et relire les écrits de Stefan Zweig; pour ma part, un grand élan pour retourner vers "Le combat avec le démon" et la biographie de Montaigne... parmi les envies les plus immédiates et impérieuses !!!
Une lecture à ne pas manquer pour tous les passionnés de Zweig et aussi ceux qui ont envie d'aborder son oeuvre...

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critiques presse (8)
ActuaBD   16 mai 2012
Les Derniers Jours de Stefan Zweig remplit sa double mission : convaincre les lecteurs du livre original de se laisser porter par la version illustrée, et donner envie aux autres de se plonger dans l’œuvre magistrale d’une des grandes plumes du XXe siècle.
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LeFigaro   02 mai 2012
La BD est une adaptation fidèle du roman de Seksik paru en janvier 2010, elle souligne les détails, et le décor paraît plus vrai que nature.
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BDGest   25 avril 2012
Grâce à cette alchimie pénétrante, à cet équilibre subtil entre le dessin et le texte, le lecteur est happé par cette histoire qui mélange savamment romance, testament et biographie, tout en rappelant, par petites touches discrètes mais pertinentes, le contexte de l’époque évoquée.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   12 avril 2012
Cet album est un magnifique hommage à Stefan Zweig.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   05 mars 2012
Ensemble, les deux auteurs trouvent le juste équilibre entre un beau texte, mais point trop abondant, et une narration graphique qui a du sens. Et donnent, au final, une élégante bande dessinée romanesque.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   27 février 2012
Magnifique dessin de Guillaume Sorel, que l'on admire plus souvent dans des récits fantastiques et ténébreux, quelque part entre Lovecraft et Jean Ray : son trait détaillé, expressif et torturé à la fois y fait merveille !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Auracan   21 février 2012
Cette bande dessinée donne envie de lire le roman de Laurent Seksik, et au-delà de découvrir l’œuvre de Stefan Zweig. N’est-ce pas là l’ambition des auteurs ?
Lire la critique sur le site : Auracan
LeFigaro   20 février 2012
Les mots qui souvent dans les bande dessinées n'ont qu'une importance réduite, ici, acquièrent une véritable puissance. Deux mots: chapeau bas.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   10 juillet 2013
Il avait été l'auteur le plus lu dans le monde entier. Même s'il était convaincu d'avoir moins de talent que Thomas Mann ou que Schnitzler, que Rilke et bien sûr que Joseph Roth - et il ne croyait pas un mot des propos de Freud qui affirmait préférer son oeuvre à celle de Dostoïevski.
Il était conscient de ses faiblesses, s'agaçait du schéma répétitif de ses nouvelles - cette technique du récit enchâssé dont il ne parvenait pas à se départir - et de l'issue irrémédiablement tragique de ses textes, héros et héroïnes achevant leur destinée dans la folie ou la mort.
Il avait vendu soixante millions de livres.
Il avait été traduit en trente langues, du russe au chinois en passant par le sanskrit.
Ses biographies occupaient un coin de chaque bibliothèque de France, de Russie, des Etats-Unis et d'Argentine.
Il avait été le librettiste de Richard Strauss.
Il avait encouragé Hermann Hesse à ses débuts.
Sans lui, Joseph Roth, enfoncé dans son désespoir, n'aurait jamais achevé sa Marche de Radetzky.
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fanfanouche24fanfanouche24   19 février 2016
Tu as inventé -le style romanesque psychanalytique.- C'est toi, le double de Freud, et non Schnitzler. Pour moi, l'intérêt de tes livres réside dans le mystère de cette relation entre le narrateur et son interlocuteur. Plus encore que le héros, c'est le confesseur qui me fascine, cet être resté dans l'ombre et qui jamais ne juge. Contrairement à la plupart des écrivains, tu n'es pas le héros de tes romans, ton -Je- se promène tout entier dans cet être qui reçoit, impassible, le récit des malheurs du monde. (...)...
Tes héros ne font que raconter ta propre blessure, dresser l'inventaire de ta longue dérive. (p. 110-111)
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joedijoedi   09 mars 2017
Il sortit les livres, un à un. Lentement, pour chacun d'eux, il contemplait la couverture, effleurait la tranche. Puis, longuement, éperdument, de manière un peu risible, il plongeait le nez dans les pages, reniflait l'odeur qui s'en dégageait. Ces livres n'avaient pas vu la lumière depuis la fuite de la maison d'Autriche. Le dernier endroit qu'ils avaient connu était la bibliothèque du domaine du Kapuzinerberg. Le temps, la traversée des continents et des océans n'avaient pas dissipé leur parfum. Ils exhalaient l'odeur du salon de la maison de Salzbourg. Les pages s'en étaient imprégnées au fil des années – mélange de senteur de sapins, de feu de bois, de feuilles d'automne, d'odeur de terre après l'averse, de fumée de cigares, de pomme, de vieux cuirs, de fragrance de femme et de tapis persans. Après la ferveur et la solennité avec lesquelles il avait ouvert les premiers ouvrages, il se mit à plonger le nez dans les suivants. Il humait à pleine narines. Les pages avaient tout conservé. Le passé n'était ni mort, ni enterré. Il était préservé entre les pages de ces livres.
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fanfanouche24fanfanouche24   15 février 2016
Outre l'amour pour le Brésil, il partageait avec Bernanos la fascination de l'errance, la nostalgie d'un paradis perdu-pour lui, la Vienne cosmopolite du début du siècle, pour Bernanos, l'ancienne France chrétienne. Une même détestation pour le fascisme et le stalinisme les rapprochait. En matière littéraire, lui, l'écrivain des ardeurs sentimentales, se sentait des proximités avec le "prophète du sacré". Comme Bernanos, il considérait La Comédie Humaine comme l'expérience littéraire la plus aboutie et voyait en Dostoïevski un maître absolu. (p. 142)
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fanfanouche24fanfanouche24   16 février 2016
Et puis était venu le prodige. Sa main avait retiré deux volumes des -Essais- de Montaigne. Sur la couverture était dessiné un portrait de Montaigne et ce fut comme si Montaigne lui souriait. Il avait pris les livres sous le bras, monté les marches quatre à quatre, s'était installé sous la véranda et avait commencé à lire, comme il l'aurait fait d'une lettre longtemps attendu d'un ami lointain. (p. 86)
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Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 12 janvier 2018 :
- Vie de David Hockney de Catherine Cusset aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/103782-divers-litterature-vie-de-david-hockney.html
- Traité de savoir-rire à l'usage des embryons4 janvier 2018 de Anne AKRICH aux éditions Julliard https://www.lagriffenoire.com/102855-romans-traite-de-savoir-rire-a-l-usage-des-embryons.html
- Par amour de Valérie Tong Cuong aux éditions du Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=100958&id_rubrique=368
- Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard aux éditions La Table Ronde https://www.lagriffenoire.com/49683-divers-litterature-deux-remords-de-claude-monet.html
- Romain Gary s'en va-t-en guerre de Laurent Seksik aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/67180-divers-litterature-romain-gary-s-en-va-t-en-guerre.html
- Peggy dans les phares de Marie-Eve Lacasse aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/103270-divers-litterature-peggy-dans-les-phares.html
- Les enfants du dernier salut de Brull-Ullmann Colette et Jean-Christophe Portes aux éditions City https://www.lagriffenoire.com/99913-divers-histoire-les-enfants-du-dernier-salut.html
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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