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Critiques de Andréa Camilleri


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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 10/02/2013


    Le Coup de filet Le Coup de filet de Andréa Camilleri

    Andréa Camilleri s'est basé sur un fait divers pour écrire son roman , l'histoire d'un jeune homme de bonne famille accusé du meurtre de sa fiancée .
    Ici , on valse dans un monde où les hommes politiques sont sans scrupules , où les maris et les femmes se trompent allègrement , Andréa Camilleri fait une critique de la société bien pensante d'un petit coin de Sicile .
    Ca se lit vite mais j'ai eu un peu de mal à me retrouver dans tous ces nombreux personnages , il m'a semblé que le roman était un peu bâclé .
    Ce n'est peut-être pas le meilleur roman pour faire connaissance avec l'auteur .

    Critique de qualité ? (26 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 27/03/2013


    Le tailleur gris Le tailleur gris de Andréa Camilleri

    C'est le premier jour de sa retraite tant méritée. Comme d'habitude, notre héros, ancien directeur d'une banque, se réveille aux aurores. Pas facile de perdre ses habitudes du jour au lendemain. C'est avec amertume et angoisse qu'il se demande bien ce qu'il va pouvoir faire de ses journées, maintenant qu'il n'a plus à aller au boulot. Sa femme, Adele, dort dans sa propre chambre. Cela fait maintenant 10 ans qu'il a épousé en secondes noces cette jeune veuve, au grand dam de son fils, et 3 ans déjà qu'ils font chambre à part. Décision de Madame à laquelle il n'a pu que se plier. Femme de pouvoir, décideuse, autoritaire, avec un fort appétit sexuel, elle trompe son mari qui est au courant mais la laisse faire. Il a même laissé entrer dans leur maison un soi-disant cousin éloigné, Daniele, qui vit dans la chambre, à côté de celle d'Adele.
    Cette femme est-elle insensible? Que cache-t-elle réellement? Aime-t-elle sincèrement son mari? Aimait-elle également son ancien conjoint que la mort n'a pas vraiment eu l'air d'affecter? Que signifie pour elle ce tailleur gris? Autant de questions que se posera le banquier et auxquelles il lui faudra répondre au plus vite...

    Voici un auteur que je ne connaissais pas mais apparemment très célèbre dans son pays natal. Et ce fut une agréable surprise de lire ce polar à la tension palpable et au climat oppressant. Outre la description outrageuse de cette femme aux mœurs peu conventionnelles, Camilleri fait également entrer la mafia dans la vie de cet homme à la retraite. A croire qu'un malheur n'arrive jamais seul..
    On rentre dans l'intimité de ce couple si étrange et finalement mal assorti et on en ressort désabusé et dépité pour ce pauvre homme à qui la chance n'a pas souri.
    D'une écriture simple, classique mais intéressante, Camilleri a su rendre ce polar accrocheur, à la fois plein d'humanité et de compassion.
    Un roman noir, noir comme le vieillissement, les désillusions et les déboires...

    Le tailleur gris... du sur mesure...

    Critique de qualité ? (25 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 30/08/2012


    Le garde-barrière Le garde-barrière de Andréa Camilleri

    Toujours aussi percutante et belle, l'écriture de Camillieri nous entraîne chez les garde-barrière siciliens pendant la seconde guerre mondiale, dans une histoire courte (je l'ai lu en une heure, impossible de poser le livre) mais prenante où la dérision côtoie le drame, et où le courage -voire l'insolence- des autochtones s'oppose à la violence et à la guerre. Plus vivante que jamais, la Sicile de Camillieri se fait à la fois chaleureuse et cruelle. Les lois de la vendetta et de l'omerta y règnent comme en Corse, narguant une autorité impuissante à faire régner la justice et à régler les conflits mais féroce pour tenter d' imposer un régime qui divise un pays malmené par la guerre. Et Camilleri prend, me semble-t-il, un malin plaisir à défendre ce droit à ...l'autogestion. J'apprécie de plus en plus le savoir-faire de cet écrivain qui distille savoureusement son humour au compte-goutte de ses vérités.

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 11/11/2012


    La lune de papier La lune de papier de Andréa Camilleri

    COUP DE CHAPEAU à Serge Quadruppani le traducteur de A Camilleri. Car arriver à rendre la truculence du parler sicilien en français relève de l'exploit...
    Nous retrouvons notre commissaire Montalbano, sa ville de Vigàta, son commissariat et son équipe d'adjoints.Cette fois-ci, il doit enquêter sur le meurtre , d'Angelo Pardo,retrouvé mort d'une balle en pleine tête et dans une tenue pour le moins compromettante.Alerté par la sœur du mort, Michela Pardo, superbe brune aux yeux incandescents,c'est lui qui va découvrir le corps.Il sera bientôt mis sur la piste de la sublissime Elena Sclafani, maîtresse d’Angelo Pardo.Chargé de l'enquête Salvo se débat entre les charmes de ces femmes, les charmes de la nourriture, les"pinsées "philosophiques de son ego...heureusement qu'il peut marcher pour digérer et réfléchir ...
    Bref un pur bonheur de lecture avec en arrière-plan Camilleri et ses façons bien à lui d'égratigner la politique italienne et au premier plan cette langue truculente , son amour de la Sicile ah pouvoir y partir là tout de suite là...

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 01/03/2013


    Le tailleur gris Le tailleur gris de Andréa Camilleri

    Chronique d'une mort annoncée, tel pourrait-être le sous-titre de Le tailleur gris, tailleur annonciateur d'un décès imminent, lorsque la belle Adèle le revêt.
    Pas d'Adèle H. ici, mais une séduisante Adèle anonyme "petite veuve de trente ans",parfaite poupée Barbie, dont "il", puissant directeur de banque sexagénaire est tombé follement amoureux, à moins que cette dangereuse manipulatrice ne lui ait mis le grappin dessus!
    A présent à la retraite, "il" n'a plus que le temps à administrer, "il" n'a plus qu'à supporter ses frasques, à elle, auxquelles la meilleure amie sert de paravent.
    Et le lecteur observe, outré, ce pitoyable cocu (évoquant Le Montespan si bien décrit par Jean Teulé), aux cornes gigantesques, observer, langue pendante, ses sensuels rituels de bain; se tenir jaloux mais coit, comme un fidèle toutou, devant le porte close de la traîtresse en pleins ébats avec son neveu étudiant Daniele "pauvre petit qui n'a pas trouvé de logement décent".
    Pas de "burdellu" pittoresque et de langage familier (comme dans La pension Eva) dans ce presque sobre roman Le tailleur gris, juste quelques notes dissonantes, comme un fait exprès ("s'étant aréveillé", le "ramdam" "rin faire rin de rin") qui signent le statut de self made man de ce "il" riche mais qui, tel un familier qui s'adresserait à des proches, se montre bien pauvre en amour! Du grand art!
    L'étude de caractères de l'écrivain italien Andrea Camilleri est implacable, lucide et cruelle. Contrairement au roman psychologique de Philippe Vilain (La femme infidèle), seule la mort délivrera cet amoureux transi de ses épreuves.
    Par ce "il" impersonnel Andrea Camilleri engloberait-il tous les hommes vieillissants, tenaillés par le démon de midi et flattés dans leur ego en se payant une belle naïade calculatrice?
    L'auteur aborde également, ici, le temps vide d'une retraite à combler à tout prix sous peine de déprime. Mieux vaut occuper sainement son corps et son esprit que de s'angoisser en servant de façade respectable à des affaires louches. C'est qu'il s'en passe de belles à Palerme!
    A lire!

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 31/08/2012


    Un samedi entre amis Un samedi entre amis de Andréa Camilleri

    En lisant ce livre je découvre une autre facette de cet auteur , ici pas de commissaire Montalbano , pas de savoureux dialogues en dialecte sicilien mais un livre qui commence et qui finit par des situations vécues par des enfants que l'on retrouve une trentaine d'années plus tard .
    C'est bien écrit mais j'ai ressenti une impression de malaise , car trop c'est trop .
    Dommage , le roman avait bien commencé , les situations sont toutes plausibles mais c'est l' accumulation des faits , dans le groupe d'amis qui semble peu crédible .
    Avis assez mitigé , ce n'est pas le roman le plus réussi de l'auteur .

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 10/08/2012


    Le champ du potier Le champ du potier de Andréa Camilleri

    C'est un Camilleri en grande forme, qui nous revient là, avec ce nouvel épisode du commissaire Montalbano luttant contre la mafia, et peut-être pire que la mafia, contre certains de ses acolytes. Meurtre, enquête, amour et séduction, amitiés et orages sur la Sicile, terrains glissants (dans tous les sens du terme), coups de dents sur la politique et l'hypocrisie ambiante, états d'âme d'un commissaire qui doute des autres et surtout de lui-même, le tout assaisonné de ce langage bien particulier, entre dialecte et argot sicilien qui fait le bonheur des lecteurs de Camilleri. A part le fait que le champ du potier fait allusion à la trahison de Judas (suivez mon regard, mais je ne vous en dirai pas plus) l'intrigue n'a en soi rien d'extraordinaire, mais on s'amuse bien tout en dévorant ce livre qui se lit très vite. Bref une excellente lecture de vacances, et, pour ceux qui ne connaissent pas encore le commissaire Montalbano, un dépaysement total.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 01/04/2012


    La piste de sable La piste de sable de Andréa Camilleri

    Une enquête du commissaire Montelbano sur un cheval retrouvé mort devant sa maison .
    Ce qui fait la particularité de ce roman c'est l'écriture si particulière de l'auteur qui mêle à son roman des mots de patois siciliens qui ne peuvent être traduits que par des mots inventés .
    La plume de Camilleri est très belle , on a l'impression d'être en compagnie d'un ami pendant l'enquête .
    Le commissaire aime la vie , la bonne bouffe et les femmes , et avec lui , on passe un très bon moment .

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par emi13, le 27/03/2013


    Un samedi entre amis Un samedi entre amis de Andréa Camilleri

    Un samedi entre amis d’Andrea Camilleri est tout à fait différent du commissaire Montalbano. Trois couples d’amis italiens se retrouvent chaque week-end, ils ont bien réussi dans leur vie. L’un est avocat, le deuxième industriel, le troisième magistrat et la quatrième est médecin. Mais voilà qu’un autre ami de leur jeunesse refait surface à la grande tristesse des quatre autres. Mais la situation va aller de mal en pis. Un roman qui finit sur des paroles d’enfants qui vous glacent le sang

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24/01/2013


    Maruzza Musumeci Maruzza Musumeci de Andréa Camilleri

    "A coeur vaillant rien d'impossible" affirme le proverbe.
    Et c'est un peu ce que nous démontre, dans un premier temps, l'histoire de Gnazio Manisco,jeune Sicilien analphabète, qui, après avoir appris à tailler des arbres lors de son service militaire, part en Amérique, suit des cours chez une institutrice tout en jardinant à New-York, refuse de "tuer des arbres" au profit des promotteurs véreux, chute d'une branche sciée intentionnellement,touche les "pécuniaux" de l'assurance et revient en Sicile où il achète un terrain dit "La-Nymphe" sur lequel circulent d'étranges bruits où plutôt pleurs!
    Maruzza Musumeci, jolie jeune fille aux habitudes étranges et à l'arrière-grand-mère centenaire non moins étrange, va entrer dans la vie de ce travailleur boiteux, naïf et tendre, alors qu'à 47 ans il "veut prendre femme" par l'intermédiaire d'une entremetteuse.
    Et le conte commence, un conte de sirènes, aux chants nostalgiques, empreint de merveilleux, tissé d'une légende d'amour. Il sera marié, oui, mais à leur "manière"! Il sera même "goûté" puis "essayé" par sa promise....A lire!
    Existe-t-il des mondes sous marins et d'autres dans les étoiles? s'interroge-t-on après lecture, tant la magie de conteur d'Andrea Camilleri a opéré.
    L'auteur, metteur en scène et écrivain italien venu à l'écriture sur le tard, a été récompensé par le prestigieux prix Libera Stampa de poésie.
    Dans Maruzza Musumeci, outre le côté poétique,on retrouve l'humour,le parler imagé ("il hisse pavillon", la "défunta" mère, la mer "cafie" de poulpes..), la sensualité palpable et certains mots volontairement estropiés de son roman La pension Eva, ce qui rend ses personnages attachants.
    Ce conte fantastique et gentiment fripon, au langage truculent, évoque Le Rire de l'ange d'Henri Gougaud. L'ambiance mystérieuse, avec magie noire ou blanche, rappelle Les Sept Plumes de l'aigle d'Henri Gougaud.
    Une lecture facile et agréable à lire.Un retour pour les adultes dans les contes de fées d'antan!

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par ballad, le 26/08/2012


    Le ciel volé : Dossier Renoir Le ciel volé : Dossier Renoir de Andréa Camilleri

    Je préfère Andrea Camilleri quand il parle de sa Sicile avec son commissaire Montalbano. Tout en trouvant cette histoire agréable et originale, je ne l’ai pas trouvée excessivement passionnante, malgré mon intérêt pour la peinture.

    L’auteur s’est basé sur la biographie écrite par Jean Renoir sur son père, Pierre Auguste, le peintre, et où il subsiste un mystère sujet d’un voyage qu’il effectua à Agrigente. En effet, il n’existe aucune trace de ce séjour : aucune peinture de ce lieu, de ce passage, alors que le peintre avait l’habitude de peindre partout où il allait. C’est dans cette faille que s’est glissé l’esprit de Camilleri afin d’imaginer l’histoire de son livre, basé exclusivement sur des échanges épistolaires, clins d’œil aux historiens. C’est aussi une manière de dire que l’interprétation de la réalité ne se fait pas de manière aussi précipitée que cela : il faut des preuves solides pour étayer ce que l’on avance (voire seconde partie).

    L’histoire débute entre un vieil homme amateur de l’œuvre de Renoir et une femme inconnue qui le contacte en tant qu’expert. A vous d’imaginer la suite…

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 14/04/2013


    L'âge du doute L'âge du doute de Andréa Camilleri

    "Elle préfère l'amour en mer, c'est juste une question de tempo.... "
    SI si, jugez-en plutôt : "il s'agit d'une veuve riche dont le seul plaisir est de s'en aller sur les mers en se retrouvant de temps en temps dans le lit du capitaine". En fait de tempo, Camilleri le tient et le tient bien dans cette nouvelle enquête du Comissaire Montalbano, en prise avec une mafia maritime dirigée de main de maître par une femme autoritaire et nymphomane. Si ce n'est que dans le lit de la belle, Montalbano envoie son adjoint favori Mimi Augello en dépit de son statut d'homme marié, lui-même étant aux prises avec ses sentiments pour la lieutenant Belladonna, très belle femme comme son nom l'indique (je précise aussi qu'en français la belladonne est un poison redoutable, alors...) C'est pour la bonne cause me direz-vous. Bref Camilleri se déchaîne une nnouvelle fois. Si l'intrigue n'a rien d'exceptionnel et si on se lasse vite des aternoiements sentimentaux de notre brave commissaire, en revanche on se régale des diverses péripéties qui agrémentent l'histoire.
    Un bon moment de lecture, pas impérissable.

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 18/10/2012


    La pension Eva La pension Eva de Andréa Camilleri

    Ce "bonheur" .."qui me conduisit pour la première fois dans une maison de passe", celui que relate Marcel Proust (dans Autour de madame Swann), Andrea Camilleri le met en tête de chapitre et en fait le sujet de son roman La pension Eva, un "burdellu" dans lequel le jeune Néné va connaitre, avec gourmandise, ses presque premières fois; un "burdellu" qui tient du couvent, car entre deux passes, religion oblige on y prie beaucoup; un "burdellu" comme un abri hors du temps (où se croisent Italiens,Allemands et Américains sans signe distinctif) dont l'insouciance fait oublier les bombardements de la deuxième guerre qui angoissent, blessent,séparent et tuent.
    C'est avec beaucoup d'humour et une verve, parsemée de mots italiens succulents(comme "les pâtes ncasciata"), qui frise la naïveté (la langue est volontairement estropiée: "acomença","lémentaire","ezemple") que le narrateur omniscient relate la jeunesse de Néné du moment où sa caressante cousine Angela le plombe en lui révélant qu'il l'a "pitchounette" ("Sainte mère, quel malheur!") jusqu'à la fin de la guerre et perte de l'enfance. Emaillé d'anecdotes truculentes, on rit beaucoup....pour faire passer les larmes.
    On apprend avec joie comment le copain Jacolino devient par "miracle" calé en grec et latin grâce à la "Signora Flora", comment la "camarade"Tania au grand coeur transmet des renseignements à un chaste avocat, comment la pieuse Nadia se croit victime hallucinations face à un moine défroqué, comment une femme jalouse stoppe le bégaiement de son coureur de mari,pourquoi l' ange américain tombé du ciel a"une faim de loup,que l'amour peut naître entre des êtres que tout sépare,....mais on apprend aussi que seules la rage et le désespoir poussent aux paris stupides ou aux fantasmes les plus fous pour dire stop à la guerre...car dénonce Andrea Camilleri la guerre est folie!
    Petit rappel: Andrea Camilleri, metteur en scène et écrivain italien,n'est venu à l'écriture que sur le tard.
    Il a obtenu le prestidigieux prix de poésie Libera Stampa ainsi qu'un prix pour une pièce de théâtre.
    Son roman La pension Eva est un pur bonheur, malgré son lourd fond historique, car il montre que l'homme doit avancer, prendre conscience de sa propre violence et essayer de survivre ou de vivre tout simplement en savourant les instants de joie qui lui sont donnés comme celui de retrouver un ami perdu de vue.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par andreb, le 10/12/2008


    La Concession du téléphone La Concession du téléphone de Andréa Camilleri

    L'intérêt principal de ce roman réside, selon moi, dans sa forme où alternent des «choses écrites» (lettres au style ampoulé, échangées entre les personnages) et des «choses dites» (dialogues parfois assez crus). Lecture originale et divertissante, marquée par l'humour dont l'auteur sait faire preuve.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 15/03/2012


    La piste de sable La piste de sable de Andréa Camilleri

    Commencé alors que je n'avais pas mon livre en cours avec moi - et ce malgré mes bonnes résolutions d'élimination des lectures en parallèle (on ne se refait pas) .. et bien vite terminé.

    Vigata est en émoi depuis que Salvo Montalbano a trouvé devant chez lui le cadavre d'un cheval battu à mort, sur la plage de Marinella. Mais ledit corps a tôt fait de disparaître. Et le propriétaire du cheval ne semble pas porter plainte.

    Avec ses acolytes habituels - Fazio, Mimi Augello, Catarella, Galluzzo - Montalbano se lance à la poursuite des coupables, le long d'une bien mystérieuse piste de sable qui se perd dans les collines siciliennes et le monde des paris et des courses clandestines ... et la Mafia n'est jamais bien loin.

    On retrouve avec un plaisir intact les figures classiques du Montalbano, depuis le délectable Dr Pasquano, jusqu'à l'odieux questeur, en passant par la Suédoise Ingrid et son ami romaine Rachele, aux charmes desquels Salvo devra résister (ou pas) pour clore son enquête. On s'attache décidément toujours autant à Montalbano, qui vieillit et devient presbyte même s'il ne veut pas le reconnaître, qu'il aime toujours autant les déjeuners chez Enzo et la caponata d'Adelina.

    "Tout cela, c'était des tentatives ridicules, misérables et minables, d'arrêter le temps. L'arrêter au moins durant les quelques secondes où seul le corps vivait, tandis que la tête se perdait dans un grand rien enfin hors du temps".

    Il n'y a pas à dire, les valeurs sûres, ça le fait (malgré une traduction un peu paresseuse de Quadruppani). Mais bon, avec tout ça je n'avance sur aucun de mes défis de lecture (Objectif lune, Challenge ABC), mais au moins je ne suis plus en train de lire que deux livres en même temps (on revient tout de même à des niveaux acceptables).

    Et n'oubliez pas, selon le précepte montalbanien, que "le moindre caca de mouche peut servir".


    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/03/la-piste-de-sable-andrea-camiller...

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 18/01/2012


    Le champ du potier Le champ du potier de Andréa Camilleri

    Pause sicilienne en plein cours de lecture d’un pavé de 600 pages … avec le dernier livre traduit en français d’Andrea Camilleri : le Champ du potier. Une histoire complexe, provoquée par la découverte d’un cadavre coupé en morceaux dans une zone d’où on tire de l’argile. Le commissaire Salvo Montalbano, qui connait ses classiques, fait le rapprochement avec l’Evangile selon saint Matthieu qui décrit le suicide de Judas, après qu’il eut rendu les trente deniers à ses commanditaires. Ceux-ci décident alors de consacrer cette somme, qui est le prix du sang de Jésus, à l’achat du champ du potier, un terrain où on pourra enterrer la nuit les Gentils qui viendraient à mourir à Jérusalem… L’homme démembré en trente morceaux est donc un traître, et tout indique un meurtre à l’ancienne, des représailles de la Mafia.
    En fait, la trame de l’enquête est secondaire. L’important est la psychologie des acteurs. Salvo vieillit. De temps en temps, il ressent un monstrueux coup de fatigue. Et surtout, il s’inquiète du comportement de son collaborateur Mimi Augello, devenu depuis deux mois renfermé, agressif, incompréhensible. Que se passe-t-il dans la tête de cet homme à femmes marié et père depuis peu ? Livia, toujours aussi soupçonneuse vis-à-vis de Salvo, et qui est très liée à Beba, l’épouse de Mimi, reproche à Salvo de l’envoyer trop fréquemment t en planque de nuit …Et aussi, une déstabilisante mise en abîme des romans de Camilleri par Camilleri lui-même. En effet, l’idée de la signification symbolique de la mise en scène macabre vient à Montalbano de la lecture d’un roman de Camilleri, la Disparition de Judas.
    Comme souvent, au centre de l’intrigue, une femme, belle et désirable, aussi ardente qu’intelligente. Dolorès est colombienne. Avec des liens familiaux avec le vieux Balducci Sinagra, le capo de l’une des deux familles mafieuses actives à Vigatà (et naturellement ennemies). Montalbano va dénouer les fils de cette affaire de façon délicate, en sauvegardant une fois encore les liens affectifs qu’il entretient avec les membres de son équipe à laquelle il est terriblement attaché. Mais décidément, dans cet épisode, et sans doute comme l’auteur, il ressent un sacré coup de vieux !

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Witchblade, le 13/10/2012


    La lune de papier La lune de papier de Andréa Camilleri

    Livre lu en 2009 dont je viens de retrouver la fiche de lecture :-) En voici mon avis :-)

    Voici une nouvelle enquête pour le commissaire Montalbano dans sa ville de Vigàta où un homme est retrouvé mort, le visage défiguré par un projectile avec le sexe hors du pantalon.

    Tout laisse à penser à un crime passionnel mais il ne faut pas s'y fier !! Surtout que la victime est loin d'être innocente. Deux femmes troublantes partageaient sa vie et elles s'appliquent consciencieusement à brouiller les pistes du commissaire...

    Voici un auteur que j'ai découvert grâce à un ami qui m'a donné tous ceux qu'il possédait :-) Pas parce qu'il n'aimait pas cet auteur mais à cause d'un déménagement et trop de livres à embarquer ^^

    C'est vraiment un auteur à découvrir pour les amateurs de romans policiers et de la Sicile :-) Pour ceux que cela intéresse, France 3 passe des épisodes du "Commissaire Montalbano" pendant les vacances d'été le dimanche soir ;-)

    Sur ce, bonne lecture :-)

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Witchblade, le 13/10/2012


    Chien de faïence Chien de faïence de Andréa Camilleri

    Livre lu en 2009 dont je viens de retrouver la fiche de lecture :-) En voici mon avis :-)

    Ce livre est un roman policier quoi qu'en dise son titre. L'écriture est du même genre qu'Exbrayat, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Principalement, grâce à des dialogues enlevés, une action rapide et des personnages truculents :-)

    L'histoire se déroule en Sicile au XXème siècle. C'est l'histoire d'un commissaire de police, Montalbano, qui découvre avec l'aide d'un mafieux une cache d'armes dans une grotte près de Vigàta. Il découvre également dans une deuxième grotte deux amoureux enlacés dans la mort et ce, depuis 50 ans.

    Le commissaire va tout mettre en œuvre pour savoir qui ils sont, qui les a tués et pourquoi :-)

    Ce roman nous permet de découvrir la Sicile et ses habitants par le biais des enquêtes de police et la vision de Montalbano sur son propre pays :-)

    A découvrir donc pour les amateurs de romans policiers et pour les amoureux de la lecture ;-)

    Sur ce, bonne lecture :-)

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, le 09/02/2012


    Le voleur de goûter Le voleur de goûter de Andréa Camilleri

    L'un des meilleurs Camilleri -avec un très beau travail de traduction- qui vous plongent dans la culture sicilienne (son parler, son caractère, sa cuisine...).
    Comment ne pas être touché par cet atypique commissaire Montalbano, volcanique mais philosophe et surtout terriblement méditerranéen; entretenant une relation quasi-charnelle avec son île natale.

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par liliba, le 27/12/2008


    La Concession du téléphone La Concession du téléphone de Andréa Camilleri

    4ème de couv : Demander une ligne téléphonique : quoi de plus banal, pensera-t-on. Oui, mais pas en 1891. Et pas à Vigàta, bourgade de Sicile, relevant d'un préfet notoirement susceptible. Le fringant Filippo Genuardi, qui s'est malencontreusement trompé d'une lettre en écrivant le nom dudit préfet, va sans le savoir être soupçonné d'agitation révolutionnaire. Et, par contrecoup, attirer sur lui le regard de la mafia locale... Rebondissements, retournements, surprises : cette satire malicieuse de la mesquinerie et de la paranoïa humaines, qui sont éternelles, est menée tambour battant. Elle donne la mesure du talent d'Andrea Camilleri, devenu romancier après une carrière consacrée au théâtre, et qui connaît un grand succès en Italie.

    Impossible effectivement de confondre avec un autre pays que l'Italie, et je me suis régalée en lisant ces missives à l'administration, tournées d'une façon tellement désuète et alambiquée !
    suite sur http://liliba.canalblog.com


    Lien : http://liliba.canalblog.com

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)




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