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Critiques les plus appréciées

Vie commune
17 février 2017
Vie commune de Stéphane Bouquet
C'est un exercice bien délicat auquel je m'adonne aujourd'hui car je m'en viens vous parler d'un livre pour lequel je ne peux ni ne veux donner d'avis car je connais son auteur. C'est quelqu'un que j'apprécie et que j'estime énormément, aussi, j'aurais très peur de ne pas être objective du tout.



En tant que lectrice, je déteste les critiques ou les avis entendus où l'on sent qu'il y a des sympathies par dessous la table, des copinages et des conflits d'intérêts. Vu mes convictions sur les médias, je m'en voudrais de vous faire subir ça à mon tour : je ne l'ai jamais fait et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.



Par contre, présenter l'oeuvre de façon plate et désincarnée, ça, j'ai le droit, je crois, sans être trop taxée de favoritisme. Dire qu'elle est constituée de trois sections couvrant 145 pages et qui vivent communément (respectivement dans cet ordre) : trois poèmes modernes, une pièce de théâtre centrée sur un groupe de onze personnages et enfin trois nouvelles focalisées sur des femmes.



Tout ce que je pourrais en dire de plus pourrait être perçu comme une interprétation et donc, sujette à caution. J'aime mieux vous faire confiance : vous n'avez pas besoin de moi pour vous faire des avis sur les oeuvres. J'ai posté quelques citations qui peuvent éventuellement en donner un bref aperçu.



Je pourrais vous dire encore que Stéphane Bouquet est quelqu'un qui connaît bien la poésie, bien le théâtre, bien le cinéma, bien le Moyen-âge mais en fait sa culture est tellement plus énorme et débordante de ces maigres frontières que ce serait lui faire injure. Elle balaye de larges pans de tout ce qui s'est écrit ou joué du Levant au Couchant depuis que l'homme s'est entiché d'écrire et de représenter. Vous irez lire sa biographie si le coeur vous en dit et même, si vous avez envie d'en savoir encore davantage, vous pourrez jeter un oeil au dossier qui lui est consacré dans le Matricule des Anges n°178 de novembre-décembre 2016.



Voilà, je n'ai rien avancé qui ne soit mesurable ou vérifiable " scientifiquement ". Le reste ne serait que subjectivité (ça l'est déjà me direz-vous mais je ne peux pas faire moins) et je ne saurais la laisser parler aujourd'hui. Il me reste un dernier coup de chapeau à adresser à l'éditeur Champ Vallon qui a d'une part eu l'amabilité de me faire parvenir cet ouvrage et ensuite qui a le courage d'éditer des oeuvres et des auteurs qu'on ne lit pas partout. Chapeau pour ce courage-là.



Après, je dirais, à vous de jouer si vous voulez vous faire votre propre opinion, libre de tout aiguillage partisan, ce qui est toujours souhaitable, quoi qu'il arrive.
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La Confusion des sentiments
23 février 2017
La Confusion des sentiments de Stefan Zweig
★★★★★
★★★★★
Stefan Zweig est un auteur qui a mon sens est un véritable orfèvre de l'écriture.

On suit son réçit avec passion et il arrive a nous mettre dans la peau du personnage et a nous faire subir tous ces sentiments si confus au court de ce roman.



j'ai également adoré le final, auquel je ne m'attendais aucunement.. je voyais, j'avoue un épilogue complètement différent.



J'ai tout simplement dévoré ce court roman cette nuit. Une fois débuté l'écriture de Zweig nous emporte et on oublie tout simplement le temps qui passe.

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Shutter Island
23 février 2017
Shutter Island de Dennis Lehane
★★★★★
★★★★★
Shutter Island n'est pas une île paradisiaque, c'est le moins que l'on puisse dire. Imaginez un endroit, battu par les tempêtes, entouré d'eau crasseuse agitée de courants puissants, où on aurait rassemblé des fous furieux coupables de crimes, et vous aurez un aperçu du coin.



Surveillé par de nombreux médecins, infirmières, aides-soignants et gardes, normalement aucun malade n'est censé s'échapper de cet enfer. Sauf que la belle Rachel, trois fois infanticide, s'est évaporée sans que personne ne semble avoir vu quoi que ce soit. Envoyés sur place les marshalls Teddy Daniels et Chuck Aule doivent faire preuve d'imagination et de sang-froid pour démêler le vrai du faux. Car les deux hommes découvrent que sur cette fichue île, il n'y a vraiment personne à qui se fier et que ceux qui mentent le moins sont peut-être les malades.



Ce polar est un modèle du genre. L'auteur balade l'innocent lecteur pour mieux le perdre et le conduire au choc final. Une intrigue diablement bien pensée, avec des personnages de flics plutôt subtils (une fois n'est pas coutume), que Lehane a imaginée pour notre plus grand plaisir.
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Le secret du mari
20 février 2017
Le secret du mari de Liane Moriarty
★★★★★
★★★★★
À Sydney, Cecilia mène une vie paisible et sereine au sein d'un foyer aimant. Épouse chérie, mère comblée de trois filles charmantes, déléguée des parents d'élèves et conseillère à temps partiel chez Tupperware. Son mari, John-Paul est, quant à lui, un père adorable et un mari attentionné. Une existence équilibrée qui va du jour au lendemain vaciller à cause d'une lettre trouvée par hasard dans le grenier. Si ce n'était ce petit mot écrit sur l'enveloppe de la main de son époux, "Pour ma femme, Cecilia Fitzpatrick, à n'ouvrir qu'après ma mort", elle n'y aurait pas prêté attention. Que faire ? Respecter le souhait de John-Paul ? Ou lire cette lettre bien mystérieuse ?

Rachel vit toujours dans la douleur depuis l'assassinat de sa fille, Janie, il y a de cela plus de 20 ans. Heureusement que son petit-fils, Jacob, lui apporte de la joie. Malheureusement, lorsque son fils et sa bru lui annoncent qu'ils déménagent à New-York, Tess est plus que jamais ébranlée...

Loin de là, à Melbourne, Tess ne s'attendait pas à cette terrible nouvelle : son mari et sa cousine adorée, Felicity, sont tombés amoureux. Choquée, effarée et en colère, elle décide de partir in petto pour Sydney, là où elle a grandi et où vit sa maman...



Liane Moriarty tisse des portraits de femmes attachantes, combattives et profondément humaines qui, à Sydney se croiseront immanquablement. Cecilia qui, après avoir découvert le terrible secret de son mari, sera en proie à de nombreux doutes. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour protéger sa famille ? Rachel, rongée par la douleur, et Tess qui voit son mariage se déliter. L'ambiance, paisible d'apparence, va peu à peu s'alourdir et s'opprimer dès lors que la vérité refait surface. Chacune de ces femmes porte en elle des doutes, des rancoeurs, de la colère ou de l'amertume. L'auteure, décrivant parfaitement le lien si ténu qui unit deux personnes, nous offre un roman juste et équilibré sur les relations familiales et amoureuses, mais aussi sur le pardon, la culpabilité ou le deuil. Alternant les chapitres consacrés à chacune d'elle, l'intrigue s'installe ainsi gentiment. Des histoires de femmes à la fois émouvantes et tragiques, des intrigues dramatiques mais aussi des sourires, des dialogues ciselés et un épilogue qui donne à réfléchir sur nos actes.
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Jeronimus, Tome 1 : Un homme neuf
19 février 2017
Jeronimus, Tome 1 : Un homme neuf de Dabitch/Pendanx
★★★★★
★★★★★
C'est peut être pas la vraie de vraie

la Java des néerlandais

Oui mais c'est elle qui me plait...



De loin je préfère la Transe sans danse

celle qui ensorcelle, de sa plume dense

histoire vraie au zinc du comptoir des indes, celle d'un navire

la fin du Batavia, c'est lui qui à la fin chavire.



Histoire vraie 3 tomes d'un apothicaire en plein délire

Ne vous déplaise , je vous invite à le lire ...

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Amelia
18 février 2017
Amelia de Kimberly McCreight
★★★★★
★★★★★
Un livre que je n'ai pas lu d'une traite (565 pages quand même), faute d'en avoir totalement le loisir, mais que je n'ai plus lâché à partir de la seconde moitié !

Une situation cauchemardesque qu'aucun parent, aucune mère, ne souhaite vivre et que Kate va devoir affronter cruellement : l'annonce du décès brutal de son enfant. Suicide ? Homicide ? Accident ? La vie d'Amelia, 15 ans, semblait en apparence ordinaire, celle d'une ado plutôt bien dans ses baskets...

C'est un roman choral qui déroule les mois, les semaines, les jours et les heures précédant le suicide "présumé" d'Amelia dans l'enceinte de son lycée. Kate, cette maman célibataire active, effondrée et rongée par la culpabilité, cherchant à découvrir la vérité, m'a vraiment touchée. L'identification se fait naturellement, tant l'adolescence est un état qui peut facilement nous (parents, adultes) échapper, dépasser, laisser de côté... Comme le manque de dialogue ou d'attention peut être nuisible à cet âge fragile, où les mascarades masquent trop bien les émotions, la pudeur empêche les confidences, les réseaux sociaux sont l'exutoire par excellence, le groupe "tue" l'individu, la cruauté côtoie l'amitié éternelle, l'amour est assassin (!)

Un rythme soutenu, un scénario haletant, servi par une plume enlevée (langage sms en prime) et sensible. Une immersion dans le système pervers des "clubs" extra-scolaires (typiquement américain ?), des secrets d'adultes révélés trop tard, la lâcheté d'un système scolaire élitiste... Tout ce qui conduit au drame terrible, et horriblement crédible.
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On nous a coupé les ailes
24 février 2017
On nous a coupé les ailes de Fred Bernard
★★★★★
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Août 1899. René, avec ses frères, Eugène et Paul, et son cousin Firmin, rient comme des tordus à voir cette grenouille à qui ils ont fait fumer une cigarette. Des boyaux et de la boue sur le visage, ils se précipitent, dès que quatre heures sonnent au clocher, vers la maison. Maman les sermonne un peu. Mais qu'importe, c'est l'âge de l'insouciance, des bêtises, d'autant que le cousin Firmin fourmille d'idées plus ou moins débiles. René, fasciné par les oiseaux, les papillons, les libellules ou les lucanes, rêve, lui aussi de voler...

Octobre 1914. La guerre fait rage. La boue, les cadavres, les villages rasés, les explosions. L'on parle de milliers de morts. René ne peut pas le croire... Il se rassure comme il peut... Heureusement que les avions passent au-dessus de sa tête, le jeune homme s'enivre de ces vrombissements et vibrations...



Fred Bernard nous plonge en pleine guerre en compagnie de René Nicolas, matricule 1264 dans le 43è régiment d'artillerie. Il évoque, à travers les lettres que le jeune homme envoie à sa maman, la guerre et ses horreurs, le sort de ses compagnons et les avions qui, tout du long, lui auront donné espoir. L'auteur alterne habilement deux périodes, celle de l'enfance et celle de la guerre. Des souvenirs lumineux, poétiques et tendres qui s'opposent aux horreurs de la guerres et aux drames. Un album d'autant plus touchant que l'auteur s'est inspiré de l'histoire de l'arrière grand-père de sa compagne. Graphiquement, Émile Bravo sert à merveille ce texte émouvant et saisissant : une palette de couleurs allant du tendre au plus sombre.

Petits témoins de cette guerre : les aéroplanes fabriqués dans les tranchées.
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Le lecteur de cadavres
17 février 2017
Le lecteur de cadavres de Antonio Garrido
★★★★★
★★★★★
Un livre qui rassemble tout ce que j'aime dans une lecture : de l'histoire ; un sujet intéressant avec un personnage qui a réellement existé dans la Chine impériale du XIIIe siècle et les débuts de la médecine légale ; un peu de suspens ; de l'aventure et du dépaysement ; un pavé pour rester longtemps avec des personnages et une histoire passionnante.



Un auteur que je ne connaissais pas. Pour l'instant il a peu d'ouvrages à son actif... mais ce sera un grand plaisir de le suivre, parce là, je me suis régalée.
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La vie rêvée de Virginia Fly
18 février 2017
La vie rêvée de Virginia Fly de Angela Huth
★★★★★
★★★★★


Virginia, institutrice, 31 ans, célibataire, éteinte et insipide sans le savoir, vit chez ses parents dans une petite ville du Surrey.



Passe-temps : correspondre avec un Américain, Charlie, depuis douze ans ; accompagner un vieux professeur au concert ; envier la vie d’épouse et de mère de son amie Caroline.



Fantasme : se faire violer deux fois par semaine. Ma réflexion : pourquoi se limiter ?



Particularité : être la vedette d’une télé-réalité ayant pour thème : « Qu’est-ce que ça fait d’être vierge à 31 ans » ? Ma réflexion : bécasse ou inconsciente ?



Arrivée page 30, je me demande vraiment pourquoi je lis ce livre. Puis, je me dis que c’est Angela Huth quand même et que si les éditions Quai Voltaire ont décidé de traduire ce deuxième livre de l’auteur (1972), c’est qu’il y a une bonne raison. Arrivée au bout du livre, je cherche encore.



A partir de cette improbable émission de télé, les choses vont se précipiter : Charlie se décide à traverser l’Atlantique pour rencontrer sa « femme de lettres », Mrs Thompson, une téléspectatrice londonienne, veut absolument présenter à Virginia un « garçon charmant ».



Et Virginia, pas futée sans être sotte, accepte toutes les propositions, sûre que Charlie va l’épouser et l’emmener dans un « rêve américain ». Le rêve s’arrête déjà à la vue de l’homme qui ne ressemble plus du tout à l’unique photo qu’il a envoyée. Ensuite, chambre d’hôtel où elle vit son fantasme. Goujat n° 1 sort aussi vite qu’il y est entré (si j’ose dire) de la vie de Virginia. Une émotion, une déception, un ressenti, une plainte ? Ben non, c’est comme ça, c’est la vie. Ça devient assommant ! Le « garçon charmant » de Mrs Thompson est joyeux, bien de sa personne, mais il se révèle être le goujat n° 2. Selon l’adage « jamais deux sans trois », péripéties à suivre.



Ce qu’il y a de merveilleux chez Angela Huth, c’est cette manière de croquer ses personnages, de leur attribuer un physique et une philosophie tellement visuels qu’ils en deviennent des portraits d’une criante réalité et d’une incroyable drôlerie. La rencontre entre la mère de Virginia et Mrs Thompson, où le vin et le gin succèdent aux scones et au thé, est des plus cocasses. De même, les conseils de Mrs Baxter à son amie qui va se déplacer à la campagne sont d’une remarquable perfidie. Rien que ces petites phrases assassines sont délicieuses et font oublier la façon dont le sujet triste et pathétique, est traité. Elles mériteraient plus de trois étoiles mais Virginia manque vraiment de consistance et de crédibilité pour me la faire apprécier.



Angela Huth a écrit de très bons livres par la suite et je trouve dommage que cette traduction tardive vienne voiler le succès de cette excellente écrivaine. Néanmoins, je remercie Babelio et les éditions Quai Voltaire de m’avoir permis de lire l’un des premiers ouvrages d’Angela Huth.



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Abzalon
20 février 2017
Abzalon de Pierre Bordage
★★★★★
★★★★★
ESTER la planète où commence ce roman est en passe de devenir inhabitable ..

Certains de ses habitants réussiront à quitter ( à leur corps défendant ) ce monde totalitaire où les fanatismes se confrontent violemment .

Les personnages sont vivants ... touchants et humains au possible et ils sont systématiquement représentatifs de symboles qui les dépassent dans leur confrontation à l'éthique et à l'impitoyable dureté de la vie .

Le style est impeccable et ce récit et cet univers sont dépaysant ( étrangers ) au possible .

Mais ils le sont non sans parvenir à mobiliser la sensibilité du lecteur ...

Les cultures et religions de cette planète " fonctionnent " bien dans la mesure où elles ont étés subtilement pensées ( comme dans Orcheron .. la suite ) ..

Un critique parle à ce propos des lieux communs habituels ( ces syncrétismes et mixes culturels ) ... : Je pense qu'il devrait cesser de lire de la SF car précisément c'est un des principaux intérêts du genre ....

Il est vrai que c'est plus ou moins réussis et que c'est le talent et le travail : qui font la différence néanmoins cela reste un des grands plaisirs des amateurs de ce genre qui n'est pas classé très noble ( mais comme on dit en anglais " who care ? " ) ...

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Mes amis
22 février 2017
Mes amis de Emmanuel Bove
★★★★★
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L'histoire commence dans la chambre de Victor Bâton. Une chambre qui semble petite et en mauvais état. Le narrateur habite à la périphérie de Paris (Montrouge) par choix. Le récit se déroule après la première guerre mondiale. Notre protagoniste ancien soldat est un blessé de guerre. Il nous parle de ses voisins d'immeuble, ainsi que des commerçants du quartier. Personne ne semble l'apprécier et il imagine que sa vie serait différente s'il était riche.



Nous le suivons dans sa quête de l'amitié.



Ainsi nous faisons la connaissance de Lucie Dunois gérante d'un bistrot chez qui Victor a ses habitudes et qui devient sa maîtresse histoire d'une nuit.

Puis, au coin d'une rue il rencontre un certain Henri Billard. Même si Victor déteste fréquenter des inconnus, il se laisse séduire par cet homme plutôt riche et sympathique. Il y voit enfin l'occasion d'avoir un ami qui l'écouterais et le comprendrais. Mais il y a Nina. La jeune maîtresse de Billard qui est un obstacle à leur amitié. Ne se décourageant pas, Victor continu de chercher cet ami qui l'aimera et qu'il pourra aimer comme un frère. Il va croiser le chemin d'un marinier suicidaire, d'un généreux industriel, et même d'une chanteuse de cabaret. L'amitié tout comme l'amour ne sont décidément pas des affaires qui se prennent à la légère...



"Mes amis" est le premier roman officiel d'Emmanuel Bove et pourtant l'auteur fait preuve d'une grande maîtrise en décrivant la détresse de cet homme, mutilé de guerre, qui n'a pas eu la reconnaissance de la nation qu'il aurait voulu avoir. Apparemment sans famille, il ne rêve que d'une chose : ne plus vivre dans cette solitude qui l'entoure depuis son retour du front. Victor a fait le choix de se contenter de sa maigre pension plutôt que d'aller chercher un emploi, et cette décision aura d'importantes répercussions sur sa vie.



Le personnage est attachant et malgré les décisions discutables qu'il pourrait prendre, reste un brave homme . Celui qui aura l'amitié de Victor aura gagné un ami peu riche mais avec un coeur en or.

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Le papillon
26 février 2017
Le papillon de Kivirahk Andrus
★★★★★
★★★★★
Estonie, début XXe siècle,

Le jeune August Michelson, sacré luron et menteur de son état, travaille à Tallinn comme serrurier. Son destin bascule le jour où, au retour de l'usine, la calèche des patrons d'Estonia, une troupe de théâtre, passe à sa hauteur. Michelson le serrurier est désormais Michelson le comédien. Le théâtre, il l'a dans le sang et il lui servira de rempart aux tristes réalités de la vie ,"où les règles sont rigides comme les lois de Moise et tout est définitif ". Il y rencontre Erika, la femme de sa vie et une sacré bande de joyeux lurons, les acteurs, des personnages exquis avec lesquels il va faire les 400 coups.

C'est lui qui nous raconte ici l'histoire, la sienne et celle des deux papillons de sa vie, Erika et Estonia, alors qu'il est déjà mort.

Cette mise en scéne loufoque du départ, d'un narrateur d'outre-tombe, nous donne le ton de l'histoire, bien que la suite sera beaucoup moins joyeuse, car......bientôt éclatera la guerre.....



Le duo réalité/ fiction est ici aussi à l'affiche, et Michelson sans vergogne en abuse à sa guise avec nous lecteurs, profitant de sa vie d'acteur, -" Quelle différence y a-t-il au fond entre la vérité et le mensonge ? Pas la moindre-et qui pourrait le savoir mieux que moi, un comédien !" -. Qui sait, peut-être vaudrait-il mieux affronter la vie comme lui ?



C'est le théâtre qui m'attira comme un aimant à ce livre qui se révèle au final une magnifique surprise avec la découverte de la prose magique, pleine d'humour et truffée de symbols d' Andrus Kivirähk, dont je voudrais citer ici un passage sublime sur une première de Hamlet, - " A cet instant, pour toutes les personnes présentes, ce royaume de Danemark imaginaire était la seule réalité. L'irréel prenait vie. le nouvel Estonia avec ses fenêtres illuminées se dressait au coeur de la ville et répandait sa lumière féerique, déchirant la réalité quotidienne, comme un phare éclaire l'embarcation balayée par les vagues grises.

Un papillon.....-"



Un roman plein de vitalité et d'optimisme, où même la mort n'a pas de crédibilité, puisque les morts peuvent revenir quand ils veulent et reprendre du service....

Le Papillon / La Vie, éphémère, fragile, que " le temps met à mort sans pitié, mais qui renaît chaque printemps sur les près, car il a réussi, juste avant de disparaître , à déposer sa ponte, d'où naîtra une descendance si rigoureusement semblable à lui qu'on croirait que presque rien n'a changé".

Un livre dont chaque page, chaque ligne est un pur plaisir de lecture !

Un coup de coeur ? Oui, définitivement.





"Comme je le dis toujours, pourquoi commencer par le moins bon quand on peut choisir le meilleur ? L'ivresse tout de suite, et pour la gueule de bois on verra plus tard - tel est mon credo !"











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Lolita
19 février 2017
Lolita de Vladimir Vladimirovich Nabokov
★★★★★
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Expérience unique dans ma vie de lectrice que cette immersion totale, fascinée et dérangeante dans ce roman subversif autour duquel j'ai tourné en cercles concentriques pendant des années, d'abord rebutée tant par le sujet que par l'idée que je me faisais de cette Lolita, puis peu à peu intriguée par son aura particulière pour enfin vouloir absolument découvrir par moi-même de quoi il retournait. Une découverte qui m'a subjuguée, prise comme les yeux du lapin dans les phares d'une voiture.



Ce qui m'a le plus étonnée (dérangée d'abord, puis seulement étonnée), c'est la rapidité avec laquelle j'ai abandonné dès les premières pages mes réticences et ma répulsion première à l'idée d'assister à la relation glauque d'un pervers et d'une trouble nymphette. C'est pourtant bien ça, Lolita, mais c'est surtout autre chose, que je suis bien en peine de définir. A ma décharge, Nabokov non plus, qui louvoie quand on lui demande quel est le sens de Lolita et répond que l'idée première lui en est venue à la lecture d'un article relatant qu'un savant était parvenu, au prix de longs efforts, à faire réaliser un dessin à un singe du jardin des plantes, et que ce dessin représentait les barreaux de sa cage.



Est-ce le style éblouissant, inventif, multiforme, à la fois tout en distance cynique et extrême sensibilité, créant une émotion littéraire propre à susciter l'empathie ? Est-ce le prisme osé de narration choisi, celui du chasseur plutôt que celle de la proie qui agit comme un piège dans lequel je suis tombée, victime d'une sorte de syndrome de Stockholm ?



Toujours est-il que je n'ai pas pu quitter des yeux ce livre abject et magnifique, cette dissection à viscères ouverts d'une passion vénale et dévorante, sur fond de road-movie américain tragique qui en avive la lumière crue. Unique…

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Les larmes noires sur la terre
27 février 2017
Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette
★★★★★
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Moe a fait beaucoup d'erreurs dans sa vie. Des erreurs et des mauvais choix.

Impatiente de quitter son île natale que bon nombre de touristes convoitent, elle s'est laissée bercer par les mots doux que Rodolphe lui susurrait à l'oreille. Quinze mille kilomètres plus tard, la voilà sur les terres grises de la métropole à tout juste 20 ans. La plupart du temps seule, sans travail, sans amis et méprisée de par sa couleur de peau. Elle passe ses journées à nettoyer, ranger et faire à bouffer à son mari, souvent un verre de trop dans le nez. Et puis il y a eu la vieille, la grand-mère acariâtre et médisante de Rodolphe dont il a fallu s'occuper. Pour se changer les idées, elle sort parfois au bal le samedi soir. Et pour échapper à cette vie désenchantée, elle trouve un travail. Peu payé et ingrat mais qui lui donne l'espoir de rentrer chez elle. Elle et le petit. Un petit du bal sage comme une image. Impensable pour Moe de laisser son enfant grandir dans cette maison, d'autant que Rodolphe a commencé à lever la main sur elle. Réjane, avec qui elle a sympathisé, lui propose de l'héberger quelques jours à Paris. Malheureusement, la cohabitation s'éternise, au grand dam de Réjane qui ne supporte plus l'inactivité et les échecs de Moe. La jeune femme se retrouve alors à la rue et bientôt à La Casse, une ville construite comme ces villages de vacances sauf que les bungalows sont remplacés par des carcasses de voitures et qu'un mur empêche quiconque de sortir...



Le décor est planté : des carcasses de voitures aux sièges éventrés posées sur des cales, des roulottes ou des caravanes pour les plus chanceux, des carrés de 6 ou 8 voitures formant ainsi une sorte de courette, des relents à vous retourner le cœur, des gardiens qui patrouillent. Une ville de miséreux encastrée dans le lit de la rivière surplombée par un barrage hydraulique. La Casse. C'est dans ce bidonville que va atterrir Moe et son fils qui rejoindront pas moins de 8000 personnes enfermées et surveillées. Crise économique oblige, le gouvernement n'a rien trouver de mieux que de parquer les plus malchanceux dans ces Casses. Sandrine Collette fait montre d'une imagination débordante et c'est au cœur de cette Casse que l'on fait la connaissance de la rieuse Marie-Thé, de la rayonnante Nini-peau-de-chien, de la battante Poule, de la guerrière Jaja et de la vieille Ada. Des femmes à la fois déterminées, fortes, et plus que jamais solidaires. Soudées, elle tenteront de survivre dans ce milieu si misérable sans jamais perdre l'espoir d'en sortir. Des portraits de femmes saisissants et magnifiques sur lesquels l'auteur s'attarde, le temps de narrer leurs histoires et leur cheminement respectif. Un roman étonnant d'une force incroyable, oppressant et bouleversant. Un roman à la fois sombre et lumineux porté par une écriture parfaitement maîtrisée.
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Voyage avec un âne dans les Cévennes
20 février 2017
Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson
★★★★★
★★★★★
"Je n'ai pas souvent éprouvé tant d'intime satisfaction en présence d'un site. Je me mouvais dans une atmosphère délicieuse et me sentais allègre et tranquille et heureux. Peut-être quelqu'un dans un autre pays pensait-il à moi. Ou peut-être une de mes pensées avait-elle surgi spontanément et s'était-elle évanouie à mon insu, qui me faisait du bien. Car certaines pensées , s'effacent avant qu'il nous soit possible d'en déterminer les traits exacts, comme si un Dieu, cheminant par nos grands-routes vertes, ne faisait qu'entrouvrir la porte de la maison, lancer un coup d'oeil souriant à l'intérieur et s'éloigner pour toujours. Est-ce Apollon ? Ou Mercure ? Ou l'amour aux ailes repliées ? Qui peut le dire ? Mais nous vaquons plus allègres à nos besognes et sentons paix et joie en nos coeurs. "

P213



lecture de ce passage gravée sur mon répondeur, sur le mémo des moments qui me tiennent à coeur....

La traversée des Cévennes, accompagné de mon âme et sans modestie, est plus douloureux mais aussi riche en couleurs que le pélerinage de Compostelle ... ils se parcourent dans la douceur avec infiniment de bonheur.



Trop de redondance, satisfaction de lecture avec 2 étoiles seulement !

Mais le coeur pleins d'étoiles et de bons moments, sous le firmament ...
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Un pont sur la brume
22 février 2017
Un pont sur la brume de Kij Johnson
★★★★★
★★★★★
J’ai aimé ce petit roman de science-fiction, au ton mélancolique et à l’ambiance cotonneuse. Et pour cause ! Il s’agit de lancer un pont au-dessus de la brume. Une brume épaisse, immense, se formant au-dessus du lit d’un fleuve, dont on ne sait d’où elle vient, ni où elle va… Une brume redoutable, néfaste, qui abrite des créatures géantes jalouses de leur territoire. Une brume qui sépare un Empire en deux et qu’on ne peut traverser qu’avec des bacs. Une sorte de traversée du styx aléatoire, franchement dangereuse, que seuls des passeurs peuvent mener à leur terme… dans la plupart des cas…

Cet Empire de science-fiction, qui a le souci du bien commun, décide de construire un pont qui relierait les deux rives. Un projet titanesque confié à Kit, le meilleur de ses architectes. On voit le pont s’élever petit à petit au-dessus de la brume : c’est une addition de petites victoires au milieu des difficultés, des doutes et des drames… En fin de livre, il y a ce vieux proverbe Gallois qui fait méditer : « Pour être un chef, sois un pont. » Kit Meinem d'Atyar à l’envergure d’un chef, d’un vrai !

Et puis, il y a cette histoire d’amour entre Kit l’architecte et Rasali le passeur, celle qui sur son fragile skiff sait traverser la brume pour déposer gens et marchandises sur l’autre rive ; qui voit son monde et sa raison de vivre disparaître à mesure que le pont s’élève. Une belle histoire d’amour pleine de retenue, de pudeur et de longs silences. Une belle histoire d’amour entre une femme du passé et un homme de l’avenir, entre la belle Rasali qui se retire sur la pointe des pieds et Kit qui tire des plans sur la comète.













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Vue imprenable sur l'autre
23 février 2017
Vue imprenable sur l'autre de Pascal Garnier
★★★★★
★★★★★
Une séparation dans un décor de carte postale, une dispute de divorcés, une absente qui se fait attendre, d'éternelles vacances à Bidart, un tueur à gage et son apprenti, une mort en enfance, un hold-up qui fait des étincelles ou encore deux amis dans une chambre d'hôtel new-yorkaise...



Et encore d'autres nouvelles que nous offre Pascal Garnier dans ce recueil. Des situations incongrues, étonnantes, piquantes, subtiles ou parfois plus légères. Des personnages hauts en couleurs, cyniques, harassés, résignés, stupides ou cruels. De Paris à New-York en passant par Bidart ou Marbella, l'auteur, de sa plume corrosive, incisive et teintée d'humour noir, dépeint de manière percutante et pertinente une société désenchantée, accablée et manquant de repère. À la fois tendres et insolentes, ces douze nouvelles se picorent à l'envi.
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Le silence même n'est plus à toi
24 février 2017
Le silence même n'est plus à toi de Asli Erdogan
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« Je suis dans l’un des angles morts du destin, un nœud formé de toutes ces routes qui n’en finissent plus de se chevaucher, sans lumière, sans issue et sans retour comme dans un cercueil… » p. 13



Le témoignage d’Asli Erdogan est un brûlot « grave et nécessaire ». Pour la liberté, pour le droit d’expression, pour le droit des femmes à exister et celui des enfants à grandir en paix. Contre les mensonges et les exactions ininterrompues envers les intellectuels et les opposants au régime politique de son pays.



Physicienne et, aujourd’hui écrivain à part entière, Asli Erdogan aura 50 ans dans quelques jours. Ses parents avaient déjà eu à connaître la prison et la torture parce qu’ils militaient pour les droits de l’homme.



Les différents écrits de Ce Silence sont des cris, des cris de désespoir, de détresse, de désarroi, d’incompréhension, de désolation, de déchirement, de dévastation face à la violence et à la haine qui surgissent à n’importe quel moment, à n’importe quel coin de rue. Une répression qui, un jour ou l’autre, vous tombe dessus parce que vous défendez la cause kurde, parce que vous voulez que le génocide arménien soit reconnu, parce que vous soutenez la condition des femmes, parce que vous dénoncez l’oppression, la torture et la terreur institutionnalisées.



Asli Erdogan veut être le porte-parole de tous ces êtres brisés par la souffrance, de ce qu’elle-même a vécu dans Le Bâtiment de Pierre où elle a été enfermée, de tous ces témoignages qui lui ont été confiés, de la peur devenue une compagne au quotidien, dans tous les gestes, tous les regards, tous les bruits de pas. Elle veut briser le silence, ces non-dits universels et millénaires, qui nous concernent tous. Cela ne se passe pas à l’autre bout du monde, dans une république bananière, il y a très, très longtemps, un temps que l’on peut regarder avec détachement, un temps qui n'existe plus.



Cela se passe à nos portes, aujourd’hui, dans un pays qui veut entrer dans l’Europe.



Le 14 mars 2017, Asli Erdogan sera fixée sur son sort qui pourrait être la prison à perpétuité.
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On ne badine pas avec l'amour
18 février 2017
On ne badine pas avec l'amour de Alfred de Musset
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Un très grand classique, chef-d'oeuvre du romantisme. Alfred de Musset y montre avec justesse que le cheminement amoureux est semé d'obstacles et que l'amour fraie avec la tragédie. Une pièce à lire et à relire, pour sa justesse. Ce qu'écrit l'auteur est toujours d'actualité, c'est intemporel. Cette oeuvre on la savoure sans doute encore davantage justement lorsqu'on s'approche du tombeau ou tout du moins que l'on avance en âge, avec plus précisément la célèbre tirade de Perdican.

Tout simplement réaliste et magnifique!
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Manuel à l'usage des femmes de ménage
22 février 2017
Manuel à l'usage des femmes de ménage de Lucia Berlin
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Des bribes de vies, insolites....très insolites, mais aussi trés américaines dont la majorité inspirée de la propre Vie de l'auteur, Lucia Berlin.



Un étrange vieil indien croisé et recroisé dans une laverie automatique qui observe les mains de sa voisine, la narratrice ( Angel's Laundromat)......des laveries qui reviennent souvent dans ces histoires,

Un "drôle" de grand-père pervers, dentiste de "renommé", qui se combine un dentier aussi pourri que ses propres dents et d'autres choses encore plus pourries (Dr.H.A.Moynihan),

Les malentendus de la vie dû au décalage de pensée et de logique,quand les personnes sont témoins d'un même événement, à différents stades ( Stars and Saints),

Expériences désopilantes aux détails incongrus d'une femme de ménage, chez une vieille atteint d'Alzheimer, chez des amis, chez des psychiatres aux enfants adoptifs, chez les juifs, chez les Noirs.....( A manual for cleaning women ) ,

Trente neuf autres récits dont ma mention spéciale va à "Melina" , une chute à la douce, "Sex Appeal", techniques basiques de pêches et "Mourning", deuil d'un frère et d'une soeur, suite à la mort du père,



Humour, mélancolie, tristesse,solitude, misère,......amalgamés dans un curieux mélange abondamment arrosé d'alcool, où l'illogisme de la Vie est latent. Des récits racontant dans l'ensemble des choses peu agréables,aux personnages excentriques, qui vous mettent souvent mal à l'aise, le tout relevé par une prose unique. Ici pas d'intrigues, ni de chutes impressionnantes; de simples anecdotes racontées comme des confidences à des amis, dans un style naturel, propre à l'écrivaine, pièces du puzzle que fut sa Vie.



Lucia Berlin (1936-2004), née en Alaska, enfance trimballée entre Idaho, Montana, Arizona, Texas, Santiago du Chili...., artiste bohème à NewYork, infirmière à Oakland, professeur à Boulder, Colorado, standardiste, femme de ménage selon les besoins......., trois maris et quatre enfants, tour à tour, fragile et dépendante de l'alcool, forte et victorieuse des cures de désintoxication. Une vie tumultueuse à l'équilibre précaire qui déteint sur ces histoires où le rythme change de tempo à l'improviste, bonheur et misère s'entrelacent et où le langage cru peut parfois choquer, dans des cadres hors de toute convention . Je vous invite à découvrir cette univers trés riche d'une femme qui vécut suivant ses instincts et connut les nombreux revers de la Vie.

C'est fort et dérangeant, une expérience littéraire unique !



"J'écris ce que je ressens comme étant vrai. Emotionnellement vrai. Alors le rythme suit." Lucia Berlin

Merci Coriolis.
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