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Critiques les plus appréciées

Pablo Escobar, trafiquant de cocaïne
Nastasia-B16 juin 2016
Pablo Escobar, trafiquant de cocaïne de Thierry Noël
  • Livres 5.00/5
Merci, vraiment j'adresse un immense merci tant aux éditions Vendémiaires qu'à Babelio pour l'envoi de cet excellent livre à la frontière entre biographie, histoire, société et géopolitique.



Le sujet aurait pu être racoleur ; eh bien pas du tout. L'auteur, Thierry Noël, est un historien bon connaisseur de l'Amérique latine de la seconde moitié du XXème siècle. Il établit donc des liens, des passerelles entre différents domaines, économiques, sociaux, politiques et géopolitiques de l'axe qui relie les États-Unis aux pays du sud, Colombie, Bolivie, Mexique, Cuba, Panamá, Nicaragua, Bahamas, etc.



Le trafic de cocaïne, quasiment inexistant jusqu'aux années 1950, prend un essor formidable dans les années 1970 et devient un acteur économique, social et politique majeur à partir de la décennie suivante et encore de nos jours. En ce sens, l'auteur a l'intelligence de nous présenter Pablo Escobar non pas pour lui-même, en tant que Pablo Escobar, mais en tant que suprême représentation du trafiquant, qui, s'il n'avait pas été Escobar, aurait été un autre, une niche s'étant créée à ce moment-là.



En clair, l'auteur, nous présente de façon chronologique, détaillée et documentée les principaux éléments nécessaires à la compréhension des enjeux et des évolutions de ce trafic au cours des années 1970 à 90. Bien évidemment, le monde des années 2000 est un héritier direct de ce monde qu'il nous décrit et il suffit de visionner l'excellente série américaine The Wire (Sur écoute en français) pour se persuader de cette filiation.



J'ai littéralement adoré ce livre qui m'a permis de bien mieux comprendre la géopolitique de la région ainsi que des impacts culturels comme le fameux Scarface de Brian de Palma au cinéma ou encore la série typique des années 1980, Deux Flics à Miami ou bien encore la chanson de Manu Chao Welcome to Tijuana.



Bien évidemment, l'auteur nous parle tout de même un peu de Pablo Escobar et il en fait un portrait que je qualifierais d'intelligent, là encore, nuancé, circonstancié, contextualisé. Bref, une vraie mine d'information, un vrai bon document historique qui dépasse largement les frontières habituelles de la simple biographie, même si, je le rappelle, la biographie de Pablo Escabar y est très bien réalisée.



En somme, je ressorts bluffée et enthousiasmée par ce livre que je n'hésite plus à étiqueter d'excellent. Ceci étant dit, j'ai bien conscience qu'il n'intéressera pas forcément tout le monde. Les lecteurs du Monde Diplomatique, en revanche, ont de grandes chances d'apprécier, notamment en ce qui concerne le rôle trouble joué par les États-Unis dans toute cette machinerie de double, triple, voire quadruple jeu. Mille mercis donc à l'éditeur et à Babelio et souvenez-vous que ce que j'exprime ici n'est qu'un avis, pas forcément de crack, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Le cycle du rézo : La plante verte
fnitter20 juin 2016
Le cycle du rézo : La plante verte de Guilhem (II)
  • Livres 4.00/5
Premier roman de l'auteur.



Dans un futur relativement proche et pas si différent du notre, le gouvernement est sur les dents car un ultimatum extraterrestre vient de tomber. Rendez-vous ou mourez. Dans le même temps, Marhek Lorme, ex-agent des services secrets est chargé d'enquêter sur la mort d'un autre agents et ancien ami.

Et lorsque les deux affaires se télescopent, la poussière n'a pas fini de retomber.





Marhek, un mix entre Mike Hammer (on sent encore le whisky d'ici) et du commissaire San Antonio.

La société dépeinte par l'auteur, cruellement réaliste dans son absurdité, ses pouvoirs et contre-pouvoirs.

Le tout traité sur un mode humoristique, cynique, impertinent, loufoque (jusqu'à plus soif, et écoeurement parfois) qui nous réserve des moments très intéressants de drôlerie mais aussi de réflexion.

Le background est bien plus complexe que pourrait le laisser penser les premières lignes. Géopolitique, luttes de pouvoir. Tout cela sent le très travaillé et contrebalance le ton décalé de l'auteur, rendant ainsi au roman du sérieux, ou pour le moins de la légitimité.

On pourra regretter une fin un peu précipité qui fait un peu dans le Deus ex machina si le roman est un one-shot, mais si comme le laisse supposer le titre (le cycle...), il y a une suite, on devrait pouvoir s'en remettre.

On pourra également regretter quelques longueurs et fausses pistes (je cherche encore ce que vient faire le thésard là-dedans (pour ceux qui ont lu le roman).



J'ai mis longtemps à terminer ce roman, parce que si j'ai bien aimé l'histoire, l'abus de dérision, à toutes les pages, voire toutes les phrases, me désarçonnait trop souvent. Mais l'envie d'en connaitre, me remettait en selle.



Bref, un roman à lire, un auteur à découvrir, vous aimerez ou vous détesterez (ou les deux en même temps parfois) mais au final, il reste l'impression d'un roman abouti, bien travaillé et divertissant.
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Les musiciens de la ville de Brême
Nastasia-B15 juin 2016
Les musiciens de la ville de Brême de Jacob Grimm
  • Livres 4.00/5
Ce conte est peut-être le plus emblématique et le plus réussi des frères Grimm. En tout cas, c'est un de ceux que je préfère : bref, tonique, efficace et spirituel.



Voici un conte qui prend tout son sens quand on essaie de l'interpréter, et plusieurs interprétations peuvent se défendre, sans nécessairement s'exclure mutuellement. En premier lieu, la thématique du vieillissement, de la prise d'âge et de maturité, j'irai même jusqu'à l'acquisition de sagesse et du savoir.



L'âne tout d'abord, puis le chien, puis le chat et enfin le coq, tous, en raison de l'affaiblissement (selon leurs maîtres respectifs) de leurs capacités (sauf dans le cas du coq) sont sur le point d'être remplacés — et donc soumis à une mort certaine —, décident de fuir pour échapper au trépas qui les attend dans leur ancienne fonction. Seul le coq n'est pas accusé de faiblir, mais est sacrifié à des intérêts qui lui sont jugés supérieurs.



Je ne peux pas m'empêcher de voir dans ce conte une magnifique allégorie du licenciement boursier ou économique dans le seul but d'accroître la rentabilité, au détriment des salariés qui ont pourtant trimé toute leur vie et qu'on sacrifie comme de vieilles chaussettes puantes, sans considération de l'être qui habite les mains du travailleur…



Avec beaucoup d'ironie, au vu de leur aptitudes vocales si mélodieuses, tous quatre décident de s'adonner à leur hobby, la musique, en la municipalité de Brême, et surtout de s'unir dans cette nouvelle vie. J'y vois quant à moi une allégorie de la retraite, dédiée au loisir, perçue telle une échappatoire à l'exploitation jusqu'à la corde que nous proposent nos employeurs, une invitation à se soustraire à la vie active, pour en entamer une nouvelle, moins laborieuse, mais qui elle est réellement une vie.



Enfin, nos quatre compères, non parvenus encore à destination de Brême, sont contraints de faire étape pour la nuit. Prêts à se contenter d'un spartiate abri en forêt, ils détectent non loin d'eux un havre qui leur semble plus prometteur. C'est un repaire de brigands...



Que va-t-il advenir, je vous le laisse découvrir, mais... et s'il s'agissait d'une discrète invitation à s'unir et à se révolter contre ces voleurs qui nous saignent quotidiennement ? Allez savoir !



Je tiens à préciser que tout ceci n'est que le recueil maladroit et mal ficelé d'un faisceau de mes interprétations, lesquelles sont très discutables et loin d'être les seules possibles, autant dire, pas grand-chose.
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Lucky Luke, tome 19 : Sarah Bernhardt
Nastasia-B21 juin 2016
Lucky Luke, tome 19 : Sarah Bernhardt de Morris
  • Livres 2.00/5
Voici un album honnête de la période sans Goscinny, c'est-à-dire, un piètre album. C'est poussif, pas drôle et ça me rappelle un vieux slogan publicitaire d'une boisson sans alcool où il y avait le nom d'un pays dedans (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...) : ça a la couleur d'un Lucky Luke, ça a l'odeur d'un Lucky Luke, mais... c'est une pâle copie des bons Lucky Luke.



Les auteurs ont repompé des situations d'anciens albums, le parcours en bateau à roue comme dans En Remontant le Mississipi, l'épreuve entre les deux chanteuses comme dans Calamity Jane (bras de fer) ou Les Rivaux de Painful Gulch (concours agricole), une série de piratages ou d'attentats comme dans La Caravane, etc.



Bref, aucune originalité, des gags creux, des références culturelles de second degré, certes, mais pas drôles pour deux sous. Rien qui puisse nous consoler de la disparition du génial René Goscinny dont la perte est lourde pour la série Lucky Luke, tout comme elle le fut pour Astérix ou Iznogoud.



Si vous ne connaissez pas du tout Lucky Luke, n'essayez surtout pas d'y goûter avec cet album, allez plutôt voir dans tous les albums sortis entre les excellents La Ville Fantôme et le Pied-Tendre.



Du moins c'est mon avis, et, vous connaissez la musique, c'est bien peu de chose.
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Le Maître de Poste (édition bilingue russe-fran..
Nastasia-B25 juin 2016
Le Maître de Poste (édition bilingue russe-français) de Alexandre Pouchkine
  • Livres 3.00/5
Voici une petite nouvelle sans prétention d'Alexandre Pouchkine, qui fait partie des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. On y fait la connaissance d'un brave maître de poste, c'est-à-dire l'homme qui occupait jadis la fonction d'aubergiste et de palefrenier dans un relais de poste, lesquels étaient distants d'une trentaine de kilomètres le long des principaux axes de circulation à l'époque de la locomotion hippomobile.



Samson Vyrine accueille donc dans son établissement un voyageur qui n'est autre que le narrateur. La cinquantaine rayonnante, l'homme est veuf mais vit avec sa charmante fille de quatorze ans, Dounia. Le narrateur est agréablement surpris par la bonne humeur qui règne ici et par le teint prometteur de la jeune fille.



Quelques années plus tard, alors qu'il est à nouveau de passage sur cette route, le narrateur se réjouit à l'idée de faire étape dans ce relais de poste et d'y rencontrer à nouveau la charmante fille du maître de poste. Toutefois, c'est un scénario différent qui l'attend : la bonhomme vit désormais seul et a pris un siècle sur les épaules. Dounia, quant à elle, n'est plus là depuis plusieurs années.



Qu'est-il arrivé entre temps ? C'est ce que je vous laisse le loisir de découvrir par vous-même dans cette édition bilingue qui ravira les russophones et qui, au pire, ne retirera rien aux non russophones. Personnellement, je considère cette nouvelle comme étant de bonne facture mais sans le supplément d'âme auquel Pouchkine nous a parfois habitué. Donc bien mais sans plus. Ceci dit, ce n'est là qu'un avis voyageur qui fait régulièrement des haltes dans les endroits les plus incongrus, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Orgueil et préjugés
palamede18 juin 2016
Orgueil et préjugés de Jane Austen
  • Livres 5.00/5
Les cinq filles de la famille Bennet, condamnées par leur statut de femmes à ne pas hériter les biens de leurs parents, revenant à un héritier de substitution en l'absence de fils, ont le devoir de trouver un mari, fortuné de préférence. Rien des moeurs et de la psychologie des notables provinciaux n'échappe à la perspicacité de Jane Austen. C'est avec finesse, humour et ironie qu'elle analyse leur obsession et celle des membres de la gentry, la bonne société anglaise issue de la haute bourgeoisie et de la noblesse, pour le mariage et l'argent.



Dans ce roman, d'abord intitulé Premières impressions, puis Orgueil et préjugés, traduction de l'allitération Pride and Prejudice, celle dont Virginia Woolf a dit qu'elle a permis aux femmes d'accéder à la création littéraire démontre tous les inconvénients qu'il existe à se fier aux apparences. Un combat contre les préjugés, nés d'un orgueil vain et d'une fierté injustifiée, débordant d'humour, de séduction et de charme qui expliquent le succès intemporel de ce chef-d'oeuvre de la littérature anglaise.

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Le Paradis, un peu plus loin
andman21 juin 2016
Le Paradis, un peu plus loin de Mario Vargas Llosa
  • Livres 5.00/5
C'est sans doute à Pont-Aven que Paul Gauguin a acquis dans son domaine de prédilection, le droit de tout oser.

Le Bois d'Amour, haut lieu pontaveniste où jaillirent naguère maintes inspirations artistiques, est le lieu idéal pour esquisser les grands traits de ce magnifique roman publié par Mario Vargas Llosa en 2003 : “Le Paradis - un peu plus loin”.

Le lien ci-dessous permet d'accéder à quelques photos donnant un petit aperçu de la quiétude des bords de l'Aven, autrefois peuplés de nombreux moulins à eau.



Mélange de primitivisme, de cloisonnisme et même de japonisme, le synthétisme marque une rupture avec le naturalisme et l'impressionnisme et se fond dans le symbolisme dont la principale caractéristique est de dépasser le monde des apparences.

Le synthétisme fut porté à la fin du 19ème siècle sur les fonts baptismaux de l'Histoire de la peinture par un cénacle d'artistes français et étrangers qui se sentaient à Pont-Aven comme des poissons dans l'eau.

Trois œuvres, crées en 1888 dans ce petit village finistérien si accueillant, jetèrent les bases de ce mouvement pictural : “Les Bretonnes dans la prairie” d'Émile Bernard, “La Vision du sermon” de Paul Gauguin et “Le Talisman” de Paul Sérusier.



Ce vieux pays de meuniers, ce paradis des artistes, Mario Vargas Llosas en parle admirablement dans ce roman, mais toujours par flash-back.

Il a choisi en effet de décrire dans le détail la vie au quotidien de Gauguin lors de ses deux longs séjours à Tahiti puis à Hiva Oa, la plus grandes des îles Marquises où il mourut en mai 1903 à l'âge de 54 ans.

La qualité principale de ce roman dépaysant réside dans la façon quasi jubilatoire avec laquelle le Nobel péruvien décrit la genèse des principaux tableaux peints par Gauguin dans son exil polynésien :



“Manao Tupapau” (L'esprit des morts veille) ;

“Pape moe” (Eaux mystérieuses) ;

“Aita Tamari Vahiné Judith Te Parari” (La femme-enfant Judith, pas encore déflorée) ;

“Nevermore” (d'après le poème d'Edgar Poe intitulé “Le Corbeau”, traduit et par Baudelaire et par Mallarmé) ;

“D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?” (Le tableau le plus imposant et peut-être le plus connu de l'artiste, réalisé en 1897-98) ;

“Le sorcier d'Hiva Oa” (La dernière oeuvre de Gauguin, “sa pierre tombale”, date de mars 1903 alors que sa vue décline de jour en jour).



Mais une fois de plus, l'aisance de Mario Vargas Llosa à percer l'intimité des protagonistes, se double d'une générosité débordante. Dans “Le Paradis - un peu plus loin” il ne se contente pas de relater le parcours de vie chaotique de Paul Gauguin mais retrace également l'étrange destinée de Flora Tristan, sa grand-mère maternelle d'ascendance péruvienne, que le peintre n'a pas connue car décédée à seulement 41 ans, en 1844.

Un chapitre sur deux, le lecteur se familiarise avec le caractère entier de cette féministe, de cette pacifiste pure et dure, de cette écrivaine engagée qui, parcourant les routes de France avec l'aide de ses amis saint-simoniens et fouriéristes, essaie d'inculquer à qui veut l'entendre ses idées avant-gardistes relatives à l'unité ouvrière et à la fraternité universelle.



Seul un auteur de tout premier plan pouvait si justement brosser en parallèle deux parcours de vie aussi empreints de passion, d'anticonformisme et de tolérance, à l'atavisme évident.

On referme ce roman un peu triste de quitter ces deux êtres d'exception qui jusqu'à leur dernier souffle sont restés fidèles aux idéaux que l'un et l'autre se sont forgés à l'âge de la maturité ; mais aussi avec au cœur la joie ineffable d'avoir entraperçu lors de cette lecture vivifiante… de nombreuses ébauches de Paradis.









Lien des quelques photos du Bois d'Amour : http://adobe.ly/269oyYC

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Inconnu à cette adresse
palamede21 juin 2016
Inconnu à cette adresse de Kathrine-Kressmann Taylor
  • Livres 4.00/5
On a dit d'elle que c'était la nouvelle parfaite.

Deux hommes, deux amis propriétaires d'une galerie d'art, échangent des lettres après que l'un d'eux a quitté San Francisco pour retourner vivre en Allemagne. Nous sommes en 1933, Hitler a gagné les élections et le régime nazi se met en place.



Après une période de doute sur l'action d'Hitler, Martin Schulse, maintenant installé à Munich, est convaincu du bien fondé de l'antisémitisme. Logiquement, son fanatisme précipite la fin de son amitié avec son associé juif, Max Eisenstein, qui imagine une réponse à la hauteur de la trahison.



Dans ce remarquable roman épistolaire conçu à partir de lettres existantes, Kathrine Kressman Taylor fait preuve d'une lucidité et d'un jugement visionnaire étonnants quant à l'évolution du régime nazi. Elle est une voix essentielle qui s'est élevée pour prévenir du danger qu'il représentait. Nancy Huston, dans la postface, déplore qu'elle n'ait pas été entendue, et conclut : « Mais personne ne s'attend à ce qu'une fiction, n'est-ce pas, puisse changer le cours de l'Histoire… ?

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La Cathédrale de la Mer
lyoko18 juin 2016
La Cathédrale de la Mer de Falcones Ildefonso
  • Livres 5.00/5
Un roman historique qui se déroule à Barcelone au XIVème siècle.



C'est l'histoire d'un homme qui vit à une époque aucun cadeau ne lui sera fait.



Les puissants ont le pouvoir et la main mise sur le peuple avec des lois canoniques d'une absurdité exemplaire. La servitude, la position des femmes dans ce monde, celle des esclaves , des notables, des juifs.. rien ne nous est épargné dans ce roman... qui nous montre en détail la vie à cette époque avec également l'inquisition et son pouvoir divin.



C'est également l'histoire d'un homme d'honneur qui a chaque page du roman nous ai rendu de plus en plus sympathique.



C'est un roman historique d'une grande clarté et également un incontournable du genre.

Merci Krout, sans toi, je serais très certainement passée à côté de ce merveilleux roman qui m'a fait voyager dans l'espace et dans le temps.

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La maison
marina5319 juin 2016
La maison de Paco Roca
  • Livres 4.00/5
Le vieil Antonio est mort. Depuis maintenant un an, personne n'est entré dans la maison. Aussi, lorsque le cadet, José, et sa femme, Sylvia, sont les premiers de la fratrie à y pénétrer, ils aèrent toutes ces pièces qui sentent le renfermé et font le tour du propriétaire. Murs lézardés et défraichis, jardin et piscine à l'abandon, arbres fruitiers tout desséchés... Mais, il a été convenu, avec son frère, Vicente, et sa soeur, Carla, qu'ils mettraient en vente cette maison familiale. Faute de moyen et de temps, sans doute. José et Sylvia entreprennent quelque nettoyage, réparent deux ou trois choses... le jeune homme est ému devant tous les objets paternels qui lui semblent si familiers, lui rappelant quelque bon souvenir de son enfance et lui faisant presque croire que son père va arriver d'un moment à l'autre. Une fois le couple reparti pour Madrid, ce seront au tour de Vicente puis Carla d'y mettre les pieds...



Dans la maison, l'on y entre à pas feutrés et on laisse les émotions nous envahir et les souvenirs nous bousculer. D'une histoire somme toute banale et certainement commune, Paco Roca en fait un album un brin nostalgique, triste parfois mais toujours profondément humain. À tour de rôle, les enfants d'Antonio viennent arranger, réparer, entretenir ou embellir cette maison de campagne familiale dont le patriarche a toujours pris grand soin. Ici et là, quelques objets qui font ressurgir un passé réconfortant. Alternant présent et souvenir, cet album subtil, intime et d'une grande sensibilité fait la part belle aux sentiments enfouis, aux petits riens et au temps qui passe. Graphiquement, un coup de crayon simple, sobre mais efficace et des couleurs ensoleillées pour un format à l'italienne des plus élégants.
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La place
palamede20 juin 2016
La place de Annie Ernaux
  • Livres 4.00/5
Annie Ernaux cherche à réhabiliter son père qu'elle pense avoir trahi le jour où elle est devenue professeur, en passant dans un autre monde qui était le sien, celui des paysans, des ouvriers et des petits commerçants.



Pour être au plus près de la réalité de ce père pour qui elle a nourri des sentiments ambigus, elle est résolument factuelle et se refuse toute fioriture d'écriture. Avec des mots volontairement simples, elle décrit la vie d'un homme qui appartenait au peuple, en avait le langage et le comportement.



Son but est d'être juste et de le repenser tel qu'il était pour lui redonner La place qu'il mérite, sans le trahir de nouveau. Un père auquel elle rend hommage en écrivant que : « Peut-être sa plus grande fierté, ou même la justification de son existence : que j'appartienne au monde qui l'avait dédaigné. »



Annie Ernaux construit, livre après livre, une oeuvre engagée, puissante et sans concession, magnifiquement inspirée par sa rupture avec son milieu d'origine et par la souffrance sociale qui en a résulté.

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L'ombre du vent
Hugo15 juin 2016
L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
  • Livres 5.00/5
J'ai toujours rêvé d'être un putain d'écrivain, depuis tout petit cette idée m'a toujours caressé l'esprit, trouver l'idée à millions, devenir le fantasme de ces dames, héros romantique qui serait tel un « Bukowski sobre » chanter avec ma bite des vers sur va vie palpitante d'aigri névrosé tout juste bon à survivre… Je pourrais me créer un personnage pour passer à la télé dans les émissions à deux balles, déballant mon avis de gratte papier sur des sujets d'une futilité populaire invitant chacun à occuper sa notoriété sur l'incompétence des autres trouducs qui peuplent cette vaste perte de temps que l'on nomme la bêtise…



Et puis un jour, tu grandis, comme tu peux, on te fait croire que tu n'es pas très malin, c'est vrai que bon, t'as pas la lumière infuse, tu vis dans l'ombre d'une éducation à deux claques, d'un divorce mal branlé, d'un mariage mal baisé, d'une réalité bien née mais mal goupillée, t'es petiot t'as pas bien compris que t'allais en chier, formaté à la télé que tes parents ont allumé pour le bien de leur tranquillité, victimes eux aussi de leurs rêves devenus adultes balayés d'un revers de maturité…



Du coup après la période branlette d'une main avisée qui ne te veut que du bien, tirant sur tes fantasmes de jeune puceau jusqu'à l'orgasme laiteux qui se foutre de ta solitude, tu rencontres un petit rayon de soleil, à forte poitrine, aux courbes bandesques, des cheveux d'un brun angélique, des lèvres d'une dextérité bigaresque, putain si on m'avait dit que la vie était si belle entre deux nichons, je n'aurais pas perdu tout ce temps avec l'enfance…



Il n'y a plus de nuages, ta vie sent bon l'amour, tu écartes ses cuisses d'un désir ruisselant et tu besognes ton bonheur dans l'oubli d'un passé bancal calé provisoirement par une petit névrose de rien du tout… Tu es heureux, alors tu voyages partout dans le monde, tu ne gagnes pas trop mal ta vie pour te payer à bouffer, un appart, une clio, deux chats et le temps passe dans la joie et la routine…



D'un coup t'as envie d'avoir un gosse pour bousculer un peu ton ennui, bordel c'est beau d'avoir un enfant, l'amour absolu, inconditionnel, mais t'en chie la nuit, le jour, c'est du temps ces conneries, tu fais ce que tu peux, sauve qui peu, t'as pas fermé l'oeil, t'as oublié l'euphorie du couple, tu t'enfonces gentiment dans une vie à trois, le jour se lève, tu n'as plus envie, de désirs, vidé, paumé, oublié, tu cherches un sens à ta vie qui se pépère devant cet ennui matrimonial qui te gangrène la libido, et puis il y ces vieux fantasmes qui te chatouillent l'envie, qui t'excitent la luxure , t'es pris au piège de l'euphorie, du mirage existentiel… t'es cocu, alors tu chouines bourré aux pilules de vin blanc d'un mal être corrompu par la vie de tous les jours, victime d'une réalité moins poétique que prévue, bousculé dans ton amour propre, tu dérives un drapeau blanc sur la tête en signe de reddition, tu baisses les bras face à la douleur d'acquis révolus, tu pleures le passé, tu pleures ton futur, il n'y a plus de soleil pour te dorer l'illusion d'un bonheur infini sans condition… alors tu t'enfonces sereinement dans la fatalité, à l'ombre du vent….



Super bouquin quoi qu'il en soit que j'ai adoré, avec une écriture pleine de poésie, Une histoire envoutante, des personnages attachants, à deux doigts de verser une petite larme mais je me suis retenu...Quel plaisir



A plus les copains

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Ils savent tout de vous
Kittiwake22 juin 2016
Ils savent tout de vous de Iain Levison
  • Livres 4.00/5
Pratique quand on est policier de découvrir un jour qu’on est capable de lire dans la pensée du prévenu qui vous fait face. Cela simplifie diablement les interrogatoires.



Mais c’est questionnant tout de même. Et quel réflexe avons-nous presque tous quand nous avons une question qui nous taraude (elle n’a même pas besoin de nous tarauder longtemps…) : internet bien sûr.

Et Snowe découvre qu’il n’est pas le seul. sauf que cette recherche le fait repérer par d’inquiétants sujets du FBI, qui ne mettent pas longtemps à le loger.

Denny, un meurtrier, un tueur de flic de surcroit, attend dans le couloir de la mort que l’on daigne venir mettre fin à ses jours. Lui aussi lit clairement dans les pensées de ses interlocuteurs. Il flaire l’entourloupe quand une drôle de dame (Terry) aux pensées inaccessibles (elle prétend avoir subi une intervention sur le corps calleux pour traiter une épilepsie) vient lui proposer un job contre la négociation de sa peine. Refuser ou accepter, à cette page de son histoire, il n’a plus grand chose à perdre.



La mécanique bien huilée est ruinée par un grain de sable dans le scénario imaginé par Terry, et c’est alors une course poursuite qui s’engage avec des gens bien décidés d’un côté comme de l’autre à se sortir de ce mauvais pas.



Si l’intrigue met quelque temps à s’installer, la mayonnaise finit par prendre et cela devient un petit bonheur! L’humour (assez noir) est au rendez-vous pour alléger cette histoire qui fait froid dans le dos. De quoi enrichir les argumentations de la théorie du complot, et être tenté se débarrasser de tout ce qui fait de nous une cible potentielle aisément traçable: téléphone, ordinateur, carte bancaire ….



La télépathie comme thème d’un polar, c’était risqué. Mais le défi est relevé, ça marche, grâce à l’imagination et au talent de satiriste de l’auteur.



De quoi susciter l’envie de découvrir les autres publications de Iain Levison, que je ne connaissais pas.








Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Pietra viva
rabanne16 juin 2016
Pietra viva de Léonor de Récondo
  • Livres 4.00/5
Michelangelo, le XVIe siècle, la Renaissance italienne, tout le monde connaît. Je n'ai vu que la Pietà de Saint-Pierre de Rome, et rêve du David à Florence ! Un jour peut-être...

Cette bio-fiction est écrite de façon très introspective, poétique et spirituelle. Elle nous immerge véritablement dans l'âme de l'artiste, sa passion de la pierre, où des chairs y prennent corps, immortalisées, son besoin de solitude et de réserve. C'est le décès brutal d'un être cher, aimé platoniquement, qui ravive la douleur et les souvenirs refoulés de la mort de sa propre mère, alors qu'il avait 6 ans. Le parfum, le rire et la main d'un enfant du même âge, ainsi que le pouvoir de la montagne qui rejette ses pierres blanches (marbre), réveilleront toutes les ombres et les fantômes endormis jusque-là profondément...

Une plume raffinée, que j'avais beaucoup appréciée dans Amours déjà, au rythme apaisant, qui traduit aisément le cheminement intérieur de l'artiste.
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Sommeil
joedi19 juin 2016
Sommeil de Haruki Murakami
  • Livres 4.00/5
Esthétiquement, ce livre est un bijou : papier glacé et magnifiques illustrations dans les tons bleu nuit, argent et blanc. Haruki Murakami m'a fait vivre les dix-sept nuits de totale insomnie d'une femme de trente ans, épouse d'un dentiste et mère d'un petit garçon tous deux inconscients de ce qu'elle ne dort plus du tout, une fois endormis, rien de peut les réveiller. C'est un cauchemar qui déclenche sa première nuit sans sommeil. Une histoire dont j'était impatiente de connaître le dénouement mais Haruki Murakami m'a surpris par une fin inachevée, à moi de l'imaginer.



Challenge Petits plaisirs 2016
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L'Enchanteur
Gwen2117 juin 2016
L'Enchanteur de René Barjavel
  • Livres 4.00/5
D'une légende déjà abondamment traitée dans la littérature, Barjavel parvient à faire un long poème enchanteur aussi délicieux à lire qu'à imaginer.



Les amours éternelles de la reine Guenièvre et du preux Lancelot, la quête immortelle du Graal, les pouvoirs mirifiques du plus célèbre "magicien", la foi et la bravoure des impétueux chevaliers de la Table Ronde et le charisme du légendaire roi Arthur prennent à nouveau vie dans ce roman d'aventures passionnant.



Riche en symbolisme et en humanisme, la version du cycle arthurien de Barjavel m'a charmée. Je n'ai pas cherché à y trouver des traces d'authenticité, j'ai préféré me laisser prendre au jeu délicat des harpes, à la magie des géants et à la séduction des belles dames vivant au fond des lacs, là où le printemps est permanent.



Ce fut également un réel plaisir de faire connaissance avec un Merlin bien différent de l'être que j'imaginais. Loin de l'apprenti sorcier à chapeau pointu et longue barbe grise, c'est un héros plein de sagesse, de discernement et de sensibilité qui prend vie ici, à travers ses forces et ses faiblesses, ses dons et ses erreurs.



Comme dans "La nuit des temps", j'ai été enveloppée d'une science-fiction tout en beauté et en magie où l'amour triomphe de la violence et dont le caractère merveilleux sert parfaitement l'action, avec vraisemblance et naturel.





Pioche dans ma PAL juin 2016

Challenge MULTI-DÉFIS 2016
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Exo, tome 1 : Darwin II
fnitter28 juin 2016
Exo, tome 1 : Darwin II de Jerry Frissen
  • Livres 4.00/5
Premier tome d'une trilogie.



Sur Terre, dans un avenir proche (situé aux alentours de 2030-2040) où les voitures ressemblent encore à des voitures mais où une navette décolle directement de la terre pour rejoindre la lune sans fusées additionnelles, on découvre une nouvelle planète qui pourrait bien abriter la vie. On y détourne une sonde spatiale pour aller voir. Dans le même temps un petit groupe d'ET investissent quelques corps humain avec un objectif mystérieux.



Assez novice dans la lecture, où du moins la critique de la BD, mon sentiment :

Étant adepte du dessin réaliste à la Leo, Franck ou Vance (les BD que j'ai déjà à la maison), c'est une raison qui m'a fait choisir cet album. J'ai bien aimé le dessin des personnages. Par contre, je le trouve un peu trop coloré.

Pour l'histoire : Un premier tome qui met assurément en appétit. Du rythme, de l'action, du suspense, même si je lui reproche un manque de complexité. Ce premier tome se lit trop vite et pourrait se résumer presque parfaitement en deux phrases pas trop longues.



En attente du second tome.
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Soie
joedi27 juin 2016
Soie de Alessandro Baricco
  • Livres 5.00/5
Les habitants de la bourgade de Lavilledieu vivent des filatures dépendant de la sériciculture. Lorsqu'une maladie attaque les vers à soie, c'est une catastrophe pour l'économie locale. Baldabiou, représentant le Conseil envoie Hervé Joncour au Japon où il doit acheter des œufs de vers à soie. Dans les années 1860, c'est une expédition risquée d'autant que l'entrée au Japon et la vente des œufs de vers à soie est interdite aux étrangers. Hervé fera le voyage plusieurs années de suite, la narration du voyage revient telle un leitmotiv. Devenu riche, Hervé prend l'habitude, au retour de chaque expédition, d'inviter sa femme Hélène en voyage d'agrément. Alessandro Baricco dépeint magistralement les séjours d'Hervé dans un Japon moyenâgeux et insolite pour un Européen.

La lecture de Soie m'a procuré un réel plaisir, l'écriture d'Alessandro Baricco est belle et élégante.

À lire !



Challenge Petits Plaisirs 2015-2016 - 114 pages

Challenge Atout Prix 2016-2017 - Prix Relay des voyageurs - 1997
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Petite soeur, mon amour
latina18 juin 2016
Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates
  • Livres 5.00/5
Je l’adore, cette auteure !

Elle a le don de m’emporter dans la plus infernale des spirales, dans le plus abominable des abîmes psychologiques.

Car son « héros » et narrateur, Skyler Rampike, n’en peut plus depuis que sa sœur est née, depuis que sa mère a décidé qu’elle en ferait un petit prodige de patinage artistique.



Jaloux, Skyler ? Peut-être. Sa maman, de qui il était le « petit homme » avant la naissance de sa sœur, n’en a plus que pour Edna Louise. Et son papa, n’en parlons pas... Le mâle américain dans toute sa splendeur, dragueur, macho, ne supportant pas la faiblesse... Qui se détourne de son fils lorsque celui-ci tombe méchamment en voulant prouver à son père qu’il est capable d’effectuer une figure de gymnastique. Skyler en restera handicapé.

Jaloux, Skyler ? Peut-être pas. Il aime sa petite sœur, sa petite Edna Louise que sa mère va surnommer « Bliss » depuis son lancement dans la sphère du patinage et du début de la célébrité. Il voudrait tellement la protéger de cette maman si gentille et si exigeante pour l’avenir de Bliss.



Et puis arrive le malheur total, innommable. Bliss est assassinée.

Par qui ? On n’en sait rien. La descente aux enfers peut commencer.

Pour tout le monde, mais surtout pour Skyler, qui nous raconte tout cela, à 19 ans, dans une espèce de catharsis avec laquelle je fais corps. Totalement. Inexorablement.



Tout est décortiqué, tout le monde y passe. Oates, par l’intermédiaire de son narrateur, fait éclater dans toute sa splendeur sa connaissance innée de l’âme et des cœurs.

Oates ? La prêtresse des démons intérieurs. Mais aussi l’observatrice fidèle et impitoyable d’une certaine Amérique, celle des apparences, de la richesse et de la célébrité.



Une auteure complète, un roman magistral. Excellentissime.

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Celles de la rivière
iris2927 juin 2016
Celles de la rivière de Valerie Geary
  • Livres 4.00/5
Il y a celles de la rivière ,

et deux gamines endeuillées,

il y a celles qui sont des fantômes,

Et puis, celle qui gît dans l'eau .



Il y a un tipi au bout de la prairie,

et un ermite qui y habite,

il y a le miel qui fond sur la langue,

Et puis il y a l'agent Santos.



Il y a un sculpteur célèbre,

et un papa qui n'assure pas,

il y a des preuves et des soupçons,

Et puis , les abeilles et le jeu de Ouija .



Il y a celle qui ne parle pas ,

Et puis les esprits qui crépitent ,

Il y a un livre policier d'une poésie folle ,

Et puis une rivière qui coule , juste au milieu des pages.



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