ISBN : 2226229698
Éditeur : Albin Michel (2011)


Note moyenne : 3.08/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Anna a beau être divorcée et avoir trouvé en Sacha son âme soeur, son ex-mari doit d'abord lui accorder le guet, le divorce religieux juif, pour pouvoir céder à ses pulsions amoureuses sans être considérée comme une femme adultère.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 21 janvier 2012

    mariech
    Roman instructif car je ne connaissais pas cette notion du divorce chez les juifs : le guet , c'est à dire que la femme qui divorce doit attendre que son mari lui donne son accord pour mettre fin au mariage religieux , elle ne peut donc pas refaire sa vie ni même avoir des relations sexuelles avec un autre homme; je suis néanmoins restée sur ma faim car je ne sais pas combien de personnes sont concernées par ce fait , il me semble qu'il existe un décalage entre le personnage féminin qui est libraire et l'histoire racontée , cette aliénation .
    Autre bémol , les personnages masculins sont peu crédibles , Simon le mari est un parfait manipulateur , mais en plus il frappe sa fille , est avare et vénal , bref il n'a aucune qualité . Sacha , l'amant a lui toutes les qualités et cerise sur le gâteau a un physique agréable , ce qui semble un peu idyllique .
    L'héroïne m'a un peu agacée par son indécision , je me doute bien que ce ne doit pas être facile d'être en conflit avec son milieu , mais être dépendante à ce point est interpellant .
    En conclusion , je n'ai pas retrouvé l' Eliette Abécassis qui m'avait enchantée dans ' Sépharade ' , dommage mais je suis contente d'avoir lu ce livre car j'aime connaître d'autres coutumes .
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par Aela, le 03 septembre 2011

    Aela
    Anna a obtenu le divorce civil d'avec son mari il y a trois ans; mais étant une Juive profondément religieuse, il lui reste le divorce religieux (le guet) à obtenir. Or celui-ci ne peut être accordé que par le mari, selon la loi traditionnelle mosaïque.
    C'est donc pour elle un combat déchirant contre celui qui a partagé sa vie pendant 10 ans. En effet, cet octroi du guet peut donner la possibilité au mari d'exercer un chantage dans deux sens: soit aux fins d'empêcher l'épouse de refaire sa vie et d'avoir d'autres enfants, soit aux fins d'obtenir une contrepartie financière importante si la procédure de divorce civil est en cours.
    Par ailleurs, Anna rencontre Sacha, un homme dont elle s'éprend rapidement. Mais elle ne peut avoir de relation avec lui tant que la procédure de divorce religieux n'est pas terminée, sous peine de se voir interdire plus tard toute possibilité de mariage religieux avec lui.
    Il est donc capital pour Anna d'obtenir le "guet".
    Un très beau roman qui met en lumière les rapports de force qui peuvent exister dans un couple au moment de la séparation et la situation difficile des femmes dans un milieu religieux juif orthodoxe.
    Le récit est clair, court, incisif et merveilleusement rythmé.
    C'est un livre qui milite pour la rénovation de certaines lois religieuses qui peuvent paraître maintenant un peu dépassées et décourageantes pour les femmes.
    Eliette Abécassis se fait ainsi le porte-parole de celles qu'on appelle en Israël des "Agouna": femmes enchaînées, enlisées car leur mari leur refuse le divorce.
    Une écriture lumineuse, c'est toujours un plaisir de lire les livres de Eliette Abécassis.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 septembre 2011

    brigittelascombe
    Décidément Eliette Abécassis tire son inspiration des traversées de l'enfer... conjugal!
    Après avoir chroniqué il y a quelques mois, Une affaire conjugale, sorte de Kramer contre Kramer,haine contre haine, marasme,échec,combat et blessures dont les deux antagonistes: Agathe et Jérome ressemblaient (dixit Eliette Abécassis dans un magazine à succés) à son propre couple, je viens de lire Et te voilà permise à tout homme,un titre ironique pour une permissivité illusoire!
    Un livre, dédicacé: "A ma professeur Liliane Vana grâce à qui j'ai pu conquérir ma liberté".
    Certains éléments seraient-ils à nouveau autobiographiques?
    Anna, 38 ans,libraire juive,dont la vie sexuelle était un néant sans fin est divorcée civilement de Simon.
    Elevée dans les traditions, tant que Simon, très "religieux" ne lui accorde pas le "guet" et la manipule,elle ne peut avoir d'aventure, ni se remarier.
    Voilà les conditions dans lesquelles elle va rencontrer Sacha, photographe, dont la sérénité,le flegme,la pondération,la sagacité,
    la logique,l'amour de la musique,les discussions à bâtons rompus.....le désir, l'ensorcellent!!!
    Cèdera-t-elle à ses avances malgré les interdits?Leur amour est-il voué à l'échec?Le chantage de Simon persistera-t-il? Qu'est-ce que la fidélité? Où commence l'adultère? Certains voeux peuvent-ils s'effacer?Peut-on acheter un guet? Peut-on se faire aider d'un avocat ou d'un rabbin dans ces cas extrêmes?
    Voilà les questions posées que va développer Eliette Abécassis.
    Un livre intéressant, plein d'émotions qui montre et démontre qu'encore de nos jours, une femme n'a pas toutes les permissions.
    La liberté a un prix.A moins que parfois,dans certains cas d'obscurantisme,elle n'existe pas!
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    • Livres 1.00/5
    Par Mariefrance57, le 26 mai 2012

    Mariefrance57
    Ce livre m'a fait découvrir des aspects du judaïsme orthodoxe que j'ignorais. Je ne veux pas juger certaines pratiques religieuses que je ne comprends pas. Je suis plutôt tolérante et respecte les croyances différentes des miennes. Il n'empêche que ce roman m'a terriblement attristée en tant que femme. le compagnon d'Anna, juif non pratiquant, souffre énormément du fait que, même divorcée depuis trois ans, la femme qu'il aime n'aie pas le droit de refaire sa vie.
    Bref, une lecture amère mais néanmoins intéressante.

    Lien : http://www.babelio.com/monprofil.php?id_user=43727
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    • Livres 4.00/5
    Par chanig55, le 15 mai 2012

    chanig55
    Dans la religion juive orthodoxe, quand un couple se sépare le mari doit accorder le guet afin que la femme soit complètement libre d'épouser un autre homme.
    C'est ce qui arrive à Anna, son mari Simon refuse de la libérer religieusement et lui fait du chantage, en l'absence de cette permission il lui est interdit d'avoir des rapports sexuels avec un autre homme en l'occurrence elle tombe amoureuse de Sacha, si elle devait avoir un enfant ce serait un bâtard, il n'aurait pas le droit d'être juif et sa descendance non plus pendant plusieurs génération.
    Pour aimer Sacha elle se cache et essaie en même temps d'obtenir le guet, on la suit dans ses différentes démarches.
    Quand elle finira par l'obtenir une clause sera ajoutée...
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 28 septembre 2011
    Ce portrait dramatique d'une femme prisonnière de sa foi est plutôt réussi, et il mérite bien ses lecteurs.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 09 septembre 2011
    […] ce livre prétend relever de la littérature et le lecteur n'en croit bientôt plus ses larmes. Il se publie donc des choses pareilles. La langue jure à chaque phrase. Il n'est question que de délicatesse, de nobles sentiments, mais ce violon geint entre les pattes d'un ours.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par Mariefrance57, le 26 mai 2012

    Je regardais Simon, qui suivait la Torah avec application, Simon le fidèle, Simon le pur, le serviable, le zélé, le séduisant Simon. Il avait le masque du Bien et il était mauvais, pourri à l'intérieur. Pourquoi? Pourquoi avait-il fallu que je le rencontre, et par quel chemin devais-je passer pour m'en délier? Peut-être jamais? Peut-être était-ce cela le péché originel? Le péché d'imagination: celui d'avoir choisi un homme qui n'était pas celui que je croyais. Celui de n'avoir pas si voir la vérité. Ou celui d'avoir voulu la connaître?
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  • Par annie, le 02 novembre 2011

    Mais où commence l'adultère ? Au premier regard ? Au premier baiser ? A la première caresse ?L'adultère commence au premier regard, en effet : celui que votre mari ne vous accorde plus

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  • Par Aela, le 03 septembre 2011

    J'ignorais alors combien ces lois étaient pertinentes. Je le découvris à mon insu. Hélas mon mari n'était ni tendre ni affectueux avec moi. Avec lui, l'expression "devoir conjugal" prenait tout son sens: on aurait dit qu'il s'en débarrassait comme d'une corvée. Ou parfois, lorsqu'il buvait, il était joyeux: mais le coeur n'y était pas. De temps en temps, il faisait semblant d'être heureux pour montrer qu'il en était capable. Pour se justifier, il disait que je n'étais pas désirable, ou alors il exprimait une fatigue intense dès lors qu'il mettait les pieds dans notre lit, il s'endormait aussitôt.
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  • Par Aela, le 03 septembre 2011

    Avant mon mariage, comme toute future épouse, j'ai reçu des cours sur les lois de la pureté familiale, par la femme du rabbin de notre communauté. Ce sont les lois de l'intimité conjugale que la mariée doit connaître avant l'union avec son époux. Un mari a des devoirs envers son épouse, ainsi qu'il est dit dans la Torah: "De sa nouriture, de son vêtement, de l'intimité conjugale, tu ne la priveras pas."
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  • Par valou076, le 28 octobre 2011

    "Je ne voyais plus guère mes soeurs ni mon frère qui désapprouvaient mon choix. Je sentais bien qu'une distance s'était instaurée entre nous. C'était comme si touts les torts étaient de mon côté. Comme s'ils avaient peur de moi. [...] Moi, j'étais comme la peste : j'avais quitté mon mari. J'avais brisé le tabou. Tout était ma faute, sous ma responsabilité. C'était moi qui avait détruit la vie de mon couple et celle de mon enfant. J'étais coupable." (p.82)
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