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ISBN : 2221199189
Éditeur : Robert Laffont (30/03/2017)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Zwak, Afghan, dix-sept ans et l'air d'en avoir treize, un QI de 160, et la rage au coeur depuis que son père a été une " victime collatérale " des Occidentaux. Devant son ordinateur, il a programmé un jeu d'un genre nouveau. Un jeu pour de vrai, avec la France en ligne de mire. Et là-bas, en Syrie, quelqu'un a entendu son appel...
De Kaboul au désert de la mort, des villes syriennes occupées par les fanatiques de l'Etat islamique à la Turquie et la Roumanie,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
BlackKat
30 mars 2017
Tout d'abord, je remercie NetGalley et La Bête Noire de Robert Laffont pour l'envoi de ce roman!
Quel plaisir, mais quel plaisir de retrouver le qomaandaan Oussama Kandar, chef de la Crim de Kaboul, sniper exceptionnel et ancien compagnon de Massoud!
Quand Oussama est appelé sur les lieux d'un assassinat taxé de banal dans un bidonville de Kaboul, la découverte de quelques feuillets noircis d'équations mathématiques et d'une carte de Paris met le feu aux poudres.
C'est étrange, et surtout très inquiétant!
Il faut faire vite, prévenir la commissaire française de la DGSI, Nicole Laguna, avec qui Oussama avait déjà coopéré dans l'excellent Baad.
Crimes il y a et morts innombrables il y aura si l'enquête échoue! Une enquête anti-terroriste à 1.000 à l'heure à travers l'Afghanistan et toute l'Europe pour empêcher un attentat d'ampleur inégalée jusqu'à présent, sur Paris!
Ce roman est flippant parce que tellement réaliste! Anxiogène parce que ancré dans l'actualité. le terrorisme frappe sans prévenir, les coeurs, les corps et les esprits.
C'est une guerre qui ne porte pas son nom quand ce sont des civils innocents qui sont touchés et surtout parce que nous, occidentaux, portons la culture de la vie alors que les terroristes utilisant Allah pour bouclier ont le culte de la mort.
Un roman trépidant, avec un suspens allant crescendo au fil du décompte des chapitres qui nous rapprochent de la date fatidique du 02 Mai. On retient son souffle et on tourne les pages en tremblant (oui, même si c'est une édition numérique!) parce que c'est du lourd: un génie se cache parmi les méchants, son plan semble infaillible et l'issue inéluctable!
Mais l'action, c'est bien pour les montées d'adrénaline mais ce n'est pas tout! Il y a de la réflexion derrière. de la réflexion et des questionnements!
Cédric Bannel possède une connaissance très pointue de l'Afghanistan et son analyse est très fine sur les luttes intestines auxquelles se livrent ce pays, ainsi que ses voisins. La haine se transmet de génération en génération, nourrit sans cesse les esprits tordus, alimentent les réactions plus ou moins désintéressées des pays occidentaux provoquant sans discontinuer des réactions toujours plus meurtrières. Il ne semble pas y avoir de fin possible…
Il nous alerte, avec le personnage de Zwak, sur le fait que les terroristes de tout poil ne sont pas à sous-estimer.
Si le choc culturel nous laisse apparaître les islamistes comme une bande de fous barbares, Cédric Bannel nous montre qu'en fait, les djihadistes et l'État islamique sont très organisés, que si leurs bras armés sont malades ou vus comme tels, leurs têtes pensantes, elles, peuvent être très intelligentes, posées, prévoyantes et calculatrices.
Le plan que Zwak mûrit est démoniaque, pensé jusqu'au détail le plus minuscule. Son côté autiste, dénué de toute émotion, rend la situation encore plus glaçante. Ce personnage est fascinant parce qu'il est jeune et qu'à travers lui, le lecteur peut appréhender les raisons qui poussent les jeunes à s'engager dans des groupes extrêmes comme DAESH.
Mais réelle foi, manipulation ou esprit de vengeance, Zwak est le seul à savoir et malgré sa fragilité, saura naviguer entre ces fanatiques totalement imprévisibles et incontrôlables!
Il a tout d'un ado « normal » avec son addiction aux jeux vidéos mais peut-on vivre dans la normalité quand le monde réel n'est perçu que par la succession de « level » à passer?
Qui dit « terroriste » dit « lutte contre le terrorisme » et ce roman qui nous balade à travers l'Europe, à partir de pays sous haute surveillance internationale, aborde également le sujet de la coopération des pays européens et américain dans cette lutte nécessaire. L'auteur survole les difficultés d'harmonisation des droits de l'homme entre les différentes parties, le souci d'informations et d'interaction entre les nombreux organismes d'état engagés dans cette entreprise ardue. Vaincre les fous d'Allah est loin d'être aisé!
Le mal est partout mais toujours et encore au coeur de l'Afghanistan, pays superbe mais meurtri par des décennies de guerre, souillée par les extrémistes, gangréné par la corruption et la pauvreté.
Avec les déboires de Malalai, l'épouse d'Oussama, on ressent le malaise de certains Afghans quant à l'évolution de leur pays. L'horizon s'assombrit mais faut-il pour autant baisser les bras?
Le retour d'Oussama dans sa région natale, le désert de la mort, est aussi le témoignage de l'évolution des peuples nomades commes les Baloutches, forcés de s'adapter au monde moderne au détriment de leurs traditions ancestrales sous peine d'extinction.
Et quand cette adaptation dans un territoire au coeur du Croissant d'Or passe par la culture du pavot et le trafic d'opium, on ressent à travers la tristesse d'Oussama que l'avenir, s'il est matériellement florissant, marque le deuil spirituel de toute un peuple.
Entre Malalai en Afghanistan et ses doutes grandissant, et Nicole en France que les fantômes de Baad poursuivent et risquent de rattraper, nous avons peut-être là les prémices du prochain roman à venir… to be continued…
Juste un mot sur l'image de la couverture: elle illustre un moment bref mais fort du roman alors merci pour ce choix réfléchi, elle est magnifique!
Le style de l'auteur m'a encore une fois transportée! Entre fiction (oui, oui, il faut que cela reste de la fiction!) et fondements réels, je suis restée scotchée dès la première page! Et malgré l'angoisse et la paranoïa engendrées par le simple mot de « terrorisme islamique », Cédric Bannel dépeint un pays qu'on arriverait presque à aimer… je dis bien presque…
Vous êtes où, le 02 Mai? Mmmmhh, j'espère que l'aube ne sera pas noire…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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mjaubrycoin
09 avril 2017
J'ai découvert Cédric Bannel avec l'excellent roman "BAAD" et je me faisais un réel plaisir de découvrir ce second ouvrage qui mettait en scène les deux enquêteurs dont le lecteur avait précédemment fait la connaissance l'afghan Kandar et la Française Laguna.
Ma déception a probablement été à la hauteur de mes attentes et je me suis demandée si la même plume avait été à l'oeuvre dans la rédaction tant le style m'a paru différent. Un texte lapidaire écrit au présent de l'indicatif sans aucun effort de style. Des phrases courtes, une efficacité "scénaristique ", les différentes parties qui se succèdent rapidement comme si une caméra passait d'une scène à l'autre dans l'adaptation pour le grand écran qui parait être le but poursuivi par l'auteur.
Les scènes de violence parsèment le récit et évoquent les belles heures de Gérard de Villiers quand la série SAS remplissait les contraintes éditoriales imposées (violence, sexe et accessoirement intrigue).
Comment ne pas penser également à la célèbre série télé 24 Heures Chrono qui a fait l'objet de tant de polémiques sur la pratique de la torture abondamment mise en avant.
Dans le monde décrit par Bannel, il y a bien sûr des "bons" et des "méchants", mais l'extrême violence des uns conduit à l'escalade pour les autres et c'est la haine qui reste le grand vainqueur de ce match, entraînant tous les protagonistes dans une spirale démoniaque.
En ce qui concerne le thème du roman, là, je dois dire que je me suis trouvée vraiment mal à l'aise avec ce choix et que mon émoi a été grandissant au fut et à mesure que je progressais dans ma lecture.
Bien sûr, les terroristes de tout poil n'attendent pas que les auteurs de romans policier leur fournissent des idées car ils en ont bien suffisamment comme cela! La description précise des différentes étapes de l'acte est glaçante parce qu'elle est plausible et même parfois criante de vérité. Choisir comme thème un attentat terroriste de grande ampleur dirigé contre Paris avec des moyens de mise en oeuvre qui permettraient de réaliser une véritable hécatombe(impossible d'en dire plus sous peine de spoiler), cela pose le problème de la responsabilité de l'auteur quand il prend le parti de verbaliser les pires craintes de nos contemporains. Faut-il envisager le pire pour conjurer la terreur ? Et nourrir les craintes légitimes qui ont déjà de bonnes raisons d'exister mais pourraient rapidement croître de façon exponentielle entraînant dans leur sillage un cortège de réactions susceptible de conduire aux pires extrêmismes ?
La menace terroriste existe bien et nous venons, une fois de plus, d'en avoir un exemple frappant avec l'attentat qui vient de viser Stockholm, cette paisible capitale nordique d'un pays non engagé dans une guerre lointaine, respectueux de la démocratie et des valeurs occidentales.
L'escalade de l'horreur parait ne jamais devoir s'arrêter avec l'utilisation de gaz mortels sur les populations civiles, et l'exemple de la Syrie est éloquent.
La littérature peut s'emparer de tous les thèmes et aucune censure ne saurait exister, chacun étant renvoyé à sa propre responsabilité, qu'il soit auteur ou lecteur. Utiliser le terrorisme comme matériau littéraire peut se révéler d'une utilité sociale évidente s'il conduit à mettre à distance les sentiments et émotions profondes pour laisser place entière à la raison . Je ne suis cependant pas certaine que Cedric Bannel parviendra à ce résultat avec ce nouveau livre.
On ne doit pas s'attendre, en lisant ce roman policier, à entrer dans le monde de bisounours, vous l'avez bien compris, et ceux qui en prennent le risque devront sous peine de passer quelques moments de pure angoisse, conserver une solide confiance dans nos institutions et dans leur capacité à résister au pire.
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NovaBaby
19 avril 2017
Je ne savais pas qu'il s'agissait d'un tome 3, mais cela n'a nullement gênée ma lecture. Au contraire, je suis bien curieuse de découvrir les enquêtes antérieures de nos deux protagonistes, notamment grâce à un très léger fil rouge qui semble se dessiner.
Bref, si vous n'avez pas encore découvert la plume de Cédric Bannel, vous pouvez foncer. le monsieur a le don de nous servir un policier aux légères allures de thriller parfaitement réaliste, et qui nous fait modifier la point de vue habituel de l'anti-terrorisme. Parce que si Nicole Laguna (comme la voiture, oui) est une flic française, répondant assez aux caractéristiques du genre, il n'en va pas de même pour son compère.
Le qomaandaan Oussama Kandar, ex-sniper de génie pour Massoud, est un Afghan pur jus, idéaliste, et désireux de préserver la paix dans son pays, mais aussi dans le monde entier.
Il a donc combattu les talibans pendant des années et continue à combattre la criminalité de manière générale depuis qu'il est inspecteur à la Crim' à Kaboul.
Et très franchement, ça donne un autre regard sur ce pays, sa population, tous deux sacrifiés et vivant finalement de manière bien plus occidentale que ce à quoi l'on peut s'attendre.
Au cours de cette enquête, plutôt palpitante, je l'admets, ils vont donc chacun depuis leur pays respectif, essayer d'empêcher un attentat de l'EI sur le sol français. Pas n'importe lequel, puisqu'il est orchestré par Zwak, petit prodige des maths encore mineur qui ne manquera probablement pas de vous attendrir malgré ses funestes intentions.
Et franchement, que ce soit du point de vue du fonctionnement de la lutte anti-terrorisme en France, en Afghanistan, les réseaux divers, les courants encore plus divers, le côté scientifique, historique, le quotidien de la vie en Afghanistan, ça envoie du bois de détails et de précisions.
Hormis un gros gros gros raccourci concernant Asperger (ce n'est pas une maladie, c'est un syndrome, et les symptômes ne sont pas si évidents que cela, d'autant que seul un psychiatre peut poser un tel diagnostic), tout est criant de vérité.
Au final, c'est un bon policier, qui saura tenir son lecteur en haleine.
Parce que si on sait dès le départ qui prépare un truc pas net, on ignore comment, et on ignore surtout si les forces de police des deux pays concernés arriveront à l'empêcher avant qu'il ne soit trop tard.
Bon, je vous l'avoue, le roman m'a quand même mise dans un état d'esprit assez particulier. Comme beaucoup de monde, j'imagine, même si je ne pense à une menace terroriste éventuelle en permanence en mode paranoïaque, c'est un des sujets qui me fait pas mal flipper pour l'avenir du monde quand même. Donc, dans le principe, je préfère y échapper quand il s'agit de mes lectures, surtout quand c'est abordé de façon si précise. Mais en même temps, c'était vraiment bien fichu, et le côté hyper-réaliste joue clairement sur l'efficacité de la tension que l'auteur réussit à mettre en place.
Et puis, il faut bien avouer qu'à mettre en avant le travail des autorités dans le domaine, il redore un peu le blason de la lutte anti-terrorisme (bah oui, on parle rarement des opérations déjouées, normal). Mais en même temps, on se dit qu'on n'a peut-être seulement assisté dans notre pays à du travail "amateur" comparé aux ressources potentielles de Daesh. Et ça, ce n'est clairement pas une vision optimiste de la situation. Devinez ce qui m'est resté en tête après la lecture.
Ceci dit, j'ai désormais très envie de découvrir Baad et L'homme de Kaboul, les deux enquêtes précédentes du duo qui n'en est pas vraiment un !
Je voulais aussi décerner une mention spéciale à l'épouse d'Oussama, un modèle de courage, dans un pays où il est probablement plus difficile de se revendiquer féministe que le nôtre.
Lien : http://delaplumeauclic.blogs..
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Mome35
21 avril 2017
Il m'a fallu moins de temps pour lire ce nouvel opus de Cédric Bannel que pour ses héros, la commissaire de la DGSI Nicole Laguna et le qomaandaan Oussama Kandar, d'empêcher une attaque terroriste visant la Tour Eiffel et la population parisienne avec une arme chimique.
La chasse aux terroristes se déroule entre le 18 avril et le 2 mai, jour précis de l'attentat. Comme dans son précédent roman, le captivant Baad, l'auteur situe le début de l'action dans un pays l'Afghanistan qu'il connaît à la perfection, tant géographiquement que culturellement. La découverte, par un heureux hasard, sur une scène de crime, de formules mathématiques complexes va lancer l'enquête. Ces algorithmes concernent l'utilisation du Semtex, un explosif puissant et du VX, un gaz mortel. L'auteur est un jeune de 17 ans Zwak engagé dans les rangs de l'Etat Islamique. La suite passera par la Syrie et l'Europe communautaire. Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul et ancien lieutenant de Massoud, un flic intègre attachant, intelligent va joindre ses efforts à ceux de Nicole Laguna pour faire échouer la sombre machination.
Mené tambour battant, ce polar qui est plutôt un roman d'espionnage est remarquablement construit. Cédric Bannel connaît les arcanes qui régissent tous les services comme la DGSE, la DGSI et également ceux de pays étrangers comme la Roumanie, la Turquie. Tous ces combats de l'ombre où tous les coups sont permis même les plus perfides. Peut-il en être autrement avec un ennemi amoral comme Daesh ? On reverra sûrement Nicole et Oussama dans un prochaine création avec un très grand plaisir.
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Bigmammy
11 avril 2017
« Kaboul Express est le nom donné au réseau afghan de DAECH qui permet à l'Etat islamique d'importer en Syrie et en Irak des combattants expérimentés en provenance du Khorasan, territoire comportant notamment l'Afghanistan et les zones tribales du Pakistan. »
 Nous retrouvons ici avec plaisir le "qomaandaan" Oussama Kandar, Homme de Kaboul et patron de la brigade criminelle de Kaboul, déjà rencontré dans de précédentes aventures (Baad), l'ancien sniper d'élite des troupes du commandant Massoud. Très grand, très maigre, croyant évolué et surtout, exception dans ce pays, rigoureusement intègre, il collabore avec les services de sécurité occidentaux pour débusquer les terroristes, et notamment avec la commissaire Nicole Laguna, cette fois sur une affaire terrifiante. Une équipe de kamikazes dirigée par un jeune surdoué originaire des montagnes impénétrables du Badakhchan s'est en effet infiltré en Syrie et roule vers Paris pour y perpétrer un attentat suicide dévastateur.
A partir d'infimes indices, tant à Kaboul que dans les vallées reculées où les talibans font régner la terreur, en Afghanistan avec Kandar et en Europe avec la collaboration des services secrets les plus affutés, il faut retrouver à tout prix la trace du convoi de mort qui approche de la capitale bourré d'explosifs et surtout d'une charge massive de gaz VS, une version encore plus élaborée que le Sarin.
Maquillage de camions, falsifications de documents de voyage, faux papiers d'identité indétectables, dispositif de mise à feu invisible, passages de frontières au moment où la relève des douaniers et des policiers se relâche, camouflage de cargaison … le plan élaboré par le jeune Zwak semble sans faille. C'est de la collaboration de tous les services, et en particulier ceux des pays de l'ancienne Europe de l'Est, et d'une microscopique faute dans le déroulement de l'opération, que viendra la solution finale … Mais tout au long de la route, quel suspens …
L'avantage avec les romans de Cédric Bannel, c'est que les procédures policières et financières internationales sont rigoureusement exactes. L'auteur a travaillé au plus haut niveau du Ministère des Finances, et lui aussi, très certainement, est un surdoué (oui, je sais, je me répète !). Il sait donc de quoi il parle !!!
Une manière, en ces temps d'attentats qui secouent l'occident, de nous rassurer un tout petit peu.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou0817 avril 2017
Et puis mon frère et deux de ses fils ont été tués.
— Par les Américains ?
— Oui. Un missile tiré du ciel. Inch Allah, que Dieu les punisse tous ! Ils étaient mauvais.
— Ils étaient talibans, n'est-ce pas ?
— Oui. – L'oncle donne un coup de poing sur le sol. – Allah soit loué pour leur mort, je hais les talibans !
Il se tait soudain, comme s'il avait peur d'avoir prononcé ce mot.
— Que s'est-il passé ensuite ? insiste Oussama d'une voix douce.
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Lilou08Lilou0817 avril 2017
Merwais, Zwak et lui se trouvent dans une échoppe minable transformée en centre local de Daech. La prise presque totale de Mossoul et les frappes de la Coalition ont poussé le califat à éparpiller ses cadres dans des centaines de lieux anonymes, vidant les anciens QG du régime qu'il avait réquisitionnés partout où il s'était implanté. Leur planque sent la viande avariée, mais elle est sûre et bien équipée.
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Lilou08Lilou0817 avril 2017
— La langue, c'est du pachtoun, les équations sont des mathématiques ultra-complexes... mais tout est écrit à l'envers.
— Comme dans les manuscrits de Léonard de Vinci ?
— Exactement. D'après notre conseiller scientifique, l'écriture est parfaitement fluide, celui qui a écrit cela maîtrise l'écriture spéculaire de manière naturelle.
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Lilou08Lilou0817 avril 2017
« Kaboul Express » : nom donné au réseau afghan de Daech qui permet à l'État islamique d'importer en Syrie et en Irak des combattants expérimentés en provenance du Khorasan, territoire comportant notamment l'Afghanistan et les zones tribales du Pakistan.
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granadagranada31 mars 2017
Pour notre peuple, il n'existait que deux voies, toutes deux sans issue: rester pauvres sous nos tentes , comme les nomades kuchis le font, et voir nos jeunes nous quitter les uns après les autres. Ou fuir vers les villes et nous retrouver dans des masures misérables, loin de tout ce qui fait notre raison d'être: les grands espaces, la liberté... Oui notre peuple était en train de disparaître, de perdre ses coutumes. Alors nous avons décidé de nous adapter en choisissant une troisième voie. Celle de l' opium.
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Vidéo de Cédric Bannel
Deuxième partie de notre rencontre avec Cédric Bannel pour la sortie de "Baad"
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