> Grégory Leroy (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070361306
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Les fameux carnets que Nicolas Bouvier tint pendant son séjour au Japon en 1964 restèrent longtemps inédits. Partie intégrante du " Livre des Merveilles " qu'il souhaitait écrire, " Le vide et le plein " impose cet art unique qu'il a de saisir, comme on dérobe des pomme... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 14 janvier 2012

    ignatus-reilly
    Nicolas Bouvier était l'écrivain voyageur dans toute sa noblesse.
    Il avait une curiosité sans borne pour l'autre.
    Par petites touches, il esquisse un portrait d'un Japon méconnu, un Japon qu'il vit au quotidien avec son épouse et ses deux enfants (dont l'un d'ailleurs est né au Japon).
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    • Livres 5.00/5
    Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Ces carnets du Japon ont été longtemps inédits. Ils présentent le Japon des années 60, loin parfois des idées reçues. Par petites touches, c'est le portrait de la vie quotidienne, une esquisse de la psychologie japonaise.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 01 novembre 2011

    Tous les voyages sont ethnographiques. Votre propre ville même, si vous l'étudiez avec la patience, la curiosité et la méthode que les meilleurs esprits mettent à étudier une tribu sauvage, attendez-vous à des surprises. Le quotidien n'existe pas. L'ordinaire n'existe pas. Vous croyiez connaître la chambre ? Vous vous apercevrez que vous ne savez même pas d'où viennent les meubles, ni qui paie le loyer.
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    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Piling, le 01 novembre 2011

    Un tort peut-être dans mon attitude : les gens viennent à moi – c'est la coutume, et aussi la curiosité –, je les accueille bien, cela dure un moment et puis une sorte de lassitude se lève, le rideau tombe et je les renvoie. Plutôt, je ne les renvoie pas : ils sont encore autour de ma table et parlent, mais mentalement ils sont congédiés et je me dis : "Encore une fois, ceux-là ne sont pas pour moi."

    Ramasser ce qui est pour moi, et cela seulement. C'est peu mais c'est pour moi. Voilà pourquoi je voyage.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Piling, le 01 novembre 2011

    Lorsqu'on a vraiment un but, les jours ne se ressemblent pas. Il n'y a plus de quotidien, plus rien qu'une immense trajectoire tendue. Ainsi sont les saints. Et la notion même du quotidien, dans cette perspective, au lieu d'évoquer la vie machinale, n'exprime plus que la périodicité de vastes rotations qui font progresser dans une direction choisie, de la même façon que le temps cyclique des saisons se combine au sens linéaire de la vie.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 01 décembre 2010

    Relisez Maupassant dont Akutagawa s'est tant inspiré, dont les Japonnais en général sont si férus. Maupassant : un grand fond de solitude et de glace, une révolte qui n'aboutit pas, quelque chose de forcené, la tête contre les murs, l'écrasement des personnages. On retrouve tout cela, et pour de bonnes raisons, dans la littérature japonaise d'après la restauration, tempéré seulement par de l'esthétisme. 'L'histoire peut être lamentable, les personnages lentement anéantis, mais il n'y aura pas de pâtés sur la page).
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Austral, le 11 octobre 2010

    Ce qui étonne ici, c'est cette prétention d'apprendre ou d'enseigner le naturel, chose qui ne s'apprend pas mais qui comme ailleurs impose de la concentration. Et c'est peut-être dans la crispation, la précipitation et l'angoisse de l'activité moderne qu'il faut trouver la raison de cette japonomanie effrénée et brouillonne qui s'est emparée du monde occidental. Le dégoût de l'efficacité : Faites à loisir quelque chose de modérément agréable mais surtout de parfaitement inutile. Une nostalgie. Mais la nostalgie est un sentiment subalterne, d'où jamais rien de bon n'est sorti. C'est, si vous voulez, la bonne du désir, le désir du pauvre d'esprit.
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Vidéo de Nicolas Bouvier

La reprise de L’Usage du monde mis en scène par Dorian Rossel, du 8 au 13 mars au Théâtre Vidy-Lausanne (complet), s’enrichit d’une soirée spéciale consacrée à Nicolas Bouvier à la Cinémathèque suisse, le vendredi 4 mars.








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