Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2352876117
Éditeur : Archipoche (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.27/5 (sur 2104 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecoeur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionnéme... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (228)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 02 septembre 2012

    belette2911
    Si on m'avait demandé, il y a quelques années, de lire un Classique, j'aurais ri et me serais écriée "Un Classique, moi ? Jamais !".
    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis... et puisque, tels les grands vins, je bonifie avec l'âge, j'ai pris la décision de m'atteler à la découverte des Romans Classiques.
    Je n'en suis pas déçue, des mes découvertes, et bien souvent, c'est le coup de foudre avec le roman.
    D'ailleurs, je participe aussi au challenge "Romans cultes" organisé par Métaphore (voir sur mon site), c'est vous dire si je vais en bouffer, du classique (mais j'avais entamé Jane Eyre trois jours avant de découvrir le challenge de Métaphore).
    Mais revenons à notre critique...
    "Orgueil et préjugés" m'avait conquis, "Jane Eyre" encore plus !
    Pourtant, j'avais une appréhension à l'entame du roman, non pas en raison de ses quelques sept cent pages, mais en raison de l'histoire, qui me faisait craindre une longue suite de brimades envers Jane.
    Déjà, dès les premières pages, mon instinct "serial killer" se réveilla, me donnant envie de passer à la moulinette la tante Reed, de pendre ses deux filles et d'écarteler le fils.
    Pourquoi tant de haine et de violence envers trois enfants et leur mère ?
    Si vous avez lu le roman, vous le comprendrez. Sinon, tout simplement parce qu'ils sont d'une cruauté gratuite et n'assument même pas leurs agressivité. Brutalisant Jane, le fiston est le premier à pleurnicher quand sa cousine se retourne sur lui.
    Il a beau la martyriser sous les yeux de sa mère, elle s'en moque, comme si rien n'était trop beau pour lui faire plaisir, à ce gamin de merde. Mais faut surtout pas se défendre ou rendre les coups !
    Vous avez sans aucun doute devinez que leur môman, c'est le genre de bonne femme qui ne supporte pas que l'on dérange son petit chou de fils, ne voyant même pas qu'il a tout, et même plus, pour finir pire qu'un voyou. C'est une sorte de petit tyran en culottes courtes...
    J'ai eu peur à ce moment là que les sévices ne durent un trop long moment et que cela devienne répétitif, les rendant de ce fait dérangeants dans la lecture.
    Mais non, pas d'étalement de douleur inutile car notre petite Jane partira au pensionnat de Lowood, et ma foi, cela se déroule plutôt bien, sauf que là aussi, j'eus des envies de meurtre sur le pasteur. le crucifier au mur aurait été un must. Pourquoi tant de violence envers en homme de Dieu ?
    Un homme de Dieu ? Mon œil, oui ! Vous trouvez que c'est un homme de Dieu celui qui affame des enfants, qui veut que l'on coupe les longs cheveux des filles, car il veut mortifier chez elles les désirs de la chair, parce qu'il veut leur enseigner à se vêtir de manière modeste et sobre,...et patati et patata.
    Elle est forte, celle là ! Alors que, à ces côtés, il a ses deux filles, deux espèces de poupées Barbie version grand luxe, avec tous les accessoires de la pétasse fortunée fournis avec : les fourrures, les belles coiffures, les vêtements coûteux et en soie, les beaux chapeaux ou les toques en castor (et tout le monde sait que le castor ne travaille ni avec les mains, ni avec les pieds...).
    C'est joli de prêcher pour la chapelle des autres, mais il aurait mieux fait de voir la poutre dans son œil et pas la paille dans celui des autres. Un bûcher pour cet homme, rien de moins !
    Malgré tout, Jane, bien qu'il l'ait descendu en flamme (humour de bûcher), se plaira bien à l'internat, apprendra correctement, ne subira aucune brimades de la part de ses condisciples et se fera une amie véritable en la personne de Helen Burns, qui décèdera malheureusement de la tuberculose, qu'elle doit aux très mauvaises conditions de l'internat. Homme de Dieu, hein ??
    Malgré ce moment plus triste, son passage à cette pension sera une vraie bouffée d'air frais ! Je n'aurais pas apprécié qu'elle se fasse vilipender non stop. Elle non plus.
    C'est lorsqu'elle quittera Lowood après huit ans (6 ans élève, 2 ans enseignante) pour un poste de gouvernante à Thornfield-Hall que tout changera pour elle.
    Si six croix peuvent vous changer la vie, comme le dit la pub pour le Lotto (deux "t", c'est le Lotto Belge), une petite annonce va changer toute la destinée de Jane.
    A ce moment là, Guy Marchand entame sa célèbre chanson "Destinée, On était tous les deux destinés, À voir nos chemins se rencontrer, À s'aimer sans demander pourquoi, Toi et moi". Guy, fou moi la paix !
    Autant j'ai apprécié le personnage de Jane Eyre, autant j'ai aimé celui de Rochester, sa manière d'être, de tourner autour de Jane sans qu'elle le remarque, sa façon de lui parler, de la traîter, correctement, apprécié aussi les quelques fois où il s'arrête de parler, juste avant de dire un mot tel que "ma chère" ou plus, car affinités.
    C'est très agréable à suivre, leur histoire, j'étais dedans, à Thornfield-Hall, et plus sur terre.
    Leurs rapports sont assez épiques, les dialogues étonnants, amusants, prenants. C'est un livre que l'on peut nommer : "Tu-Rateras-Ta-Station-De-Métro-Et-Oublieras-De- Descendre".
    Je peux comprendre que certains n'aimeront pas la manière de s'exprimer des personnages, fort lyrique, parfois (souvent même), mais moi, je suis entrée dans le roman directement et je l'ai liquidé en très peu de temps (trois jours et quelques heures), dévorant les pages au fur et à mesure, avec l'envie de crier "Mais dis-lui que tu l'aimes, nom de dieu !".
    L'histoire ne serait pas aussi bonne sans sa touche "mystère" et le secret de Rochester, caché au troisième étage, en est un grand.
    Après m'avoir fait vibrer dans le verger, Rochester lui faisant une déclaration que l'on aimerait entendre dans la bouche de nos hommes (mais je pense que je vérifierais si le mien n'a pas de fièvre, s'il m'en faisait une de la sorte), Jane accepta d'attendre avant que le secret lui soit révélé. Elle aime les risques ? Sans doute...
    Leur mariage avorté à cause de la révélation du grand secret m'a fait hurler de dépit, mais ce qui me surpris le plus, ce fut leur conversation ensuite.
    Là où une femme sensée aurait hurlé, tempêté, vitupéré, fait une grosse crise, gueulé, envoyé le contenu des armoires à la figure de son futur-ex époux, notre Jane, elle, reste d'un calme olympien.
    Là, j'ai craint pour eux deux... Après l'envolée, c'est la chute. Moi, avec un tel discours, je pense que je lui aurait pardonné, à Rochester, mais, autre époque, autres mœurs.
    Et lorsque Jane partit, mon cœur avait mal pour elle. J'ai tremblé, espérant qu'elle vienne le retrouver, son aimé.
    J'ai eu peur qu'elle ne se laisse prendre dans les filets du pasteur (pas celui du bûcher) un peu zinzin (trop "je suis un serviteur de Dieu") et j'ai souffert lorsqu'elle a retrouvé Rochester, blessé physiquement dans sa chair et dans son cœur.
    Diable, que d'émotions en 730 pages !
    Les mauvaises langues pourraient dire "En fait, c'est un roman Harlequin de l'époque victorienne ".
    Que nenni ! Ce serait insulter le roman et le talent de Charlotte Brontë.
    De plus, si les Harlequin étaient de ce niveau, ma foi, j'en aurais des étagères entières.
    Jane n'est pas une de ces héroïnes romantique qui chante tous les matins "Un jour mon prince viendra", elle n'est pas jolie et ne se fait pas d'illusion sur sa vie.
    Aimant Rochester, elle ne se fait aucune illusion non plus. de plus, contrairement aux Harlequin, les deux protagonistes ne se disputent pas, ne s'engueulent pas, bref, ils ont des rapports normaux.
    Là où Harlequin s'enfonce dans le grand n'importe nawak, Jane Eyre s'envole dans les cieux et est aussi loin d'Harlequin qu'on peut l'être.
    Jane Eyre, c'est le soleil; Harlequin, c'est Pluton : rayé du système solaire.
    Les défauts du livre ? Minimes. J'aurais aimé que sa petite racaille de cousin, John Reed, meure dans de plus horribles conditions, encore. Que Mrs Sarah Reed se repente aussi des tous les torts causés à Jane, lorsqu'elle était enfant. Mais, obnubilé à force de mettre tous les torts sur le dos de Jane, elle ne changera pas son fusil d'épaule. Jane a bien plus de classe qu'elle et que ses enfants !
    Non, rien d'autre à reprocher au livre. Trop court ? Oui, j'aurais aimé en lire plus et connaître les prénoms des enfants de Jane.
    C'est bien simple, j'ai tellement aimé que lorsque j'eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu'il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !
    Si vous avez des propositions dans le même genre, je suis ouverte à toutes propositions (propositions littéraires, of course, et rien d'autre !).
    Mais pourquoi n'ai-je pas lu ce livre plus tôt, moi ?? Merci Babelio et merci aux critiques avant qui m'ont donné envie de le découvrir.

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#12
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          10 62         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2011

    juliette2a
    Jane Eyre un merveilleux livre !
    C'est l'histoire d'une orpheline, Jane Eyre, recueillie (par promesse avant la mort de son mari) par sa tante Mrs. Reed. Jane est sans cesse maltraitée par sa tante et ses cousins.
    Puis un jour, elle est placée dans le pensionnat de Lowood de l'âge de huit ans à dix-huit ans.
    Elle décide finalement de poster une annonce dans un journal pour devenir institutrice.
    Mrs. Fairfax, la gouvernante de Thornfield Hall, répond finalement à son annonce favorablement. Jane arrive donc à Thornfield où l'amour va naître entre elle et le propriétaire de la demeure, Mr. Rochester.
    Malheureusement, plusieurs problèmes vont se poser... Jane Eyre et Edward Rochester réussiront-ils à être heureux ?
    Jane Eyre est tout simplement le meilleure livre que j'aie jamais lu !
    Un magnifique livre pour une merveilleuse histoire d'amour... (j'adore les scènes de l'incendie et de la réception !)
    Tout simplement parfait et inoubliable !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 63         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Nepenthes, le 15 juillet 2012

    Nepenthes
    Il y a des livres, comme ça, qui vous touchent en plein cœur. Par la justesse des mots, par la justesse des émotions. Pour moi, Jane Eyre est l'un d'eux (ainsi que Les Hauts de Hurle-Vent, dans la famille Brontë également).
    Difficile de dire ce qui m'a le plus subjugué dans ce roman. C'est un tout, une sorte de perfection qui se détache à chaque mot, chaque chapitre… Ce roman m'a transporté, j'ai été bouleversée par cette histoire d'amour apparemment impossible. J'ai été happée par les tourments de Jane, par son parcours et son enfance chaotiques… Ce qui fait la force de ce roman, c'est qu'il n'est pas écrit comme une plate histoire d'amour. Les sentiments prennent peu à peu leur place, sans brusquerie… le puzzle s'emboîte au fur et à mesure. Les personnages ont tous quelque chose d'envoutant, on devine les chaos de la route passée pour chacun d'eux. le mystère, un côté noir et inquiétant est également jeté sur l'intrigue comme un voile noir de mauvais augure.
    Charlotte Brontë mène son lecteur avec juste ce qu'il faut de suspense et d'intrigue. Chaque fin de chapitre appelle l'envie de continuer sa lecture, d'en savoir plus… Et toujours cette justesse d'écriture qui vous touche au cœur. Même lorsque l'histoire se termine, on aimerait que cela continue. On referme ce roman avec l'impression d'avoir été soufflée, touchée en plein cœur. Un roman qui donne envie de tomber amoureux !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 59         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par potzina, le 07 juin 2013

    potzina
    Il a fallu des années avant que je me décide à lire Jane Eyre alors qu'un exemplaire du livre était enfoui dans la malle magique de mes parents (mes parents n'ont pas de bibliothèque mais une grande malle dans laquelle ils entassent leurs livres, je suis sûre que ce détail vous passionne).
    Pourquoi me direz-vous ? Parce que j'avais de très mauvais a priori sur ce livre. Je pensais qu'il s'agissait de la version 19ème siècle des romans de la collection Harlequin, autrement dit un livre cucul à souhait.
    Mais un soir d'été, totalement esseulée et déprimée (en langage clair, j'étais une ado), j'ai décidé de lire Jane Eyre dans le seul but de la railler. C'est idiot mais j'ai fait pas mal de trucs idiots à cet âge-là.
    De mémoire, ce livre a été la plus grande claque que je me suis prise. Non pas que d'autres livres ne m'aient pas autant voire plus émus ou enthousiasmés mais je m'attendais tellement à détester que j'ai été sonnée d'avoir tant aimé.
    Non seulement j'ai aimé ma lecture mais en plus j'ai dévoré le livre d'une traite en une nuit. J'étais incapable de le lâcher, je voulais absolument savoir si Jane allait s'en sortir à l'internat, quelle tournure allait prendre sa relation avec Rochester et quel secret tragique celui-ci pouvait bien cacher.
    A présent, dès que j'ai des mauvais a priori sur un livre ou un auteur, je pense à Jane Eyre et je les balaie du revers de la main : après tout, il ne faut jurer de rien !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          10 56         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par KATE92, le 30 avril 2012

    KATE92
    Jane Eyre : c'est (tout simplement) époustouflant, merveilleux. La vie d'une jeune femme d'aujourd'hui en réalité et pourtant la condition humaine à l'époque se préoccupait guère de l'avis et des envies des femmes.
    J'ai beaucoup apprécié ce roman que j'emporterais sans hésiter sur une île déserte.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 59         Page de la critique

> voir toutes (255)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Carosand, le 22 avril 2014

    Vous avez froid, vous êtes malade et vous êtes sotte.
    - Prouvez-le, rétorquai-je aussitôt.
    - Je vais vous le prouver en peu de mots. Vous avez froid, parce que vous êtes seule; aucun contact ne fait jaillir la flamme qui est en vous. Vous êtes malade, parce que le sentiment le meilleur, le plus doux, le plus sacré que l'homme puisse éprouver vous est interdit. Vous êtes sotte parce que, vous ne lui ferez pas signe d'approcher, vous ne ferez pas un seul pas à sa rencontre, quelles que soient vos souffrances.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la citation

  • Par Maykeiza, le 06 décembre 2008

    Jamais, dit-il, en grinçant des dents, jamais il n'y eut créature plus fragile et indomptable. Ce n'est qu'un roseau dans ma main ! (Et il me secoua de toute la force de ses bras.) Je pourrais la tordre entre le pouce et l'index ; mais à quoi cela me servirait-il de la ployer, de la briser, de la broyer ? Voyer ces yeux, voyez l'âme résolue, farouche, libre, qui s'y reflète, qui me défie, non seulement avec courage, mais avec un amer triomphe. Quoi que je puisse faire de sa cage, je ne puis atteindre ce sauvage et merveilleux esprit ! Si je brise, si je détruis la légère prison, mon outrage ne fera que libérer le captif. Je pourrais conquérir la demeure, mais son hôte s'évaderait vers le ciel avant même que je fusse en possession de son abri d'argile. Et c'est toi, esprit, avec ta volonté, ton énergie, ta vertu, que je veux, et non pas seulement ta fragile enveloppe. Tu pourrais de toi-même venir d'un vol léger te blottir contre mon cœur, si tu le voulais ! Saisi malgré toi, tu échapperais à mes embrassements, tu t'évanouirais, telle une essence, avant que je n'aie respiré ton parfum. Oh ! Viens, Jane, viens !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la citation

  • Par artemis, le 11 août 2009

    "Il n'y a rien de si triste que la vue d'un méchant enfant, reprit-il, surtout d'une méchante petite fille. Savez-vous où vont les réprouvés après leur mort?"
    Ma réponse fut rapide et orthodoxe.
    "En enfer, m'écriai-je.
    -- Et qu'est-ce que l'enfer? pouvez-vous me le dire?
    -- C'est un gouffre de flammes.
    -- Aimeriez-vous à être précipitée dans ce gouffre et à y brûler pendant l'éternité?
    -- Non, monsieur.
    -- Et que devez-vous donc faire pour éviter une telle destinée?"
    Je réfléchis un moment, et cette fois il fut facile de m'attaquer sur ce que je répondis.
    "Je dois me maintenir en bonne santé et ne pas mourir."

    (Dialogue entre Jane Eyre et Mr Brockelhurst à Gateshead)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 48         Page de la citation

  • Par laurra, le 07 décembre 2012

    Mon regard rencontra le sien ; et tandis que mes yeux se posaient sur son visage farouche je poussai un soupir involontaire : son étreinte me meurtrissait et mes forces dont j'avais abusé étaient presque épuisées.
    -Jamais, dit-il tout en grinçant des dents, jamais il n'y eut d'être à la fois si frêle et si indomptable. J'ai l'impression de n'avoir qu'un roseau entre les mains ! ( Et de me secouer de toute la force de sa poigne.) Je pourrais la courber entre le pouce et l'index ; mais à quoi me servirait-il de la courber, de la déchiqueter, de l'écraser? Voyez cet œil voyez l'être résolu,sauvage libre qui me regarde par cet œil et me défie , avec plus que de courage , avec une sorte de triomphe austère. Quoi que je fasse à sa cage, je ne puis l'atteindre, cette belle et sauvage créature ! Que je démantèle, que je brise sa mince prison , mes violences n'aboutiront qu'à libérer la captive. De la maison je pourrais me rendre Maître ; mais l'habitante se sauverait au ciel avant que je puisse me targuer de posséder sa demeure fragile. Or c'est toi esprit, avec ta pureté que je veux, et non pas seulement ta fragile coquille. Par tes propres moyens tu pourrais venir d'un vol léger te blottir contre mon Cœur, si tu le voulais ; saisie contre ton gré, tu échapperas à mon étreinte comme une essence.... tu t'évanouiras avant que j'ai eu le temps de respirer ton parfum. Oh, viens, Jane, viens !
    En disant ces mots, il desserra son étreinte sur moi et se contenta de me regarder. Il était bien plus dur de résister à ce regard qu'à son effort frénétique ; toutefois, il aurait fallu être stupide pour succombe à présent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par makharo, le 24 octobre 2010

    - Vous avez froid, vous êtes malade et vous êtes sotte.
    - Prouvez-le, rétorquai-je aussitôt.
    - Je vais vous le prouver en peu de mots. Vous avez froid, parce que vous êtes seule; aucun contact ne fait jaillir la flamme qui est en vous. Vous êtes malade, parce que le sentiment le meilleur, le plus doux, le plus sacré que l'homme puisse éprouver vous est interdit. Vous êtes sotte parce que, vous ne lui ferez pas signe d'approcher, vous ne ferez pas un seul pas à sa rencontre, quelles que soient vos souffrances.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 49         Page de la citation

> voir toutes (13)

Videos de Charlotte Brontë

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Charlotte Brontë

Bande annonce du film Les soeurs Brontë (1979) dans lequel Charlotte Brontë évoque certains épisodes de sa vie avec sa famille dans l'Angleterre du début du XIXe siècle.








Sur Amazon
à partir de :
7,27 € (neuf)
4,59 € (occasion)

   

Faire découvrir Jane Eyre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (5593)

> voir plus

Quiz