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ISBN : 2352876117
Éditeur : Archipoche (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.26/5 (sur 2397 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecoeur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionném... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 02 septembre 2012

    belette2911
    Si on m'avait demandé, il y a quelques années, de lire un Classique, j'aurais ri et me serais écriée "Un Classique, moi ? Jamais !".
    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis... et puisque, tels les grands vins, je bonifie avec l'âge, j'ai pris la décision de m'atteler à la découverte des Romans Classiques.
    Je n'en suis pas déçue, des mes découvertes, et bien souvent, c'est le coup de foudre avec le roman.
    D'ailleurs, je participe aussi au challenge "Romans cultes" organisé par Métaphore (voir sur mon site), c'est vous dire si je vais en bouffer, du classique (mais j'avais entamé Jane Eyre trois jours avant de découvrir le challenge de Métaphore).
    Mais revenons à notre critique...
    "Orgueil et préjugés" m'avait conquis, "Jane Eyre" encore plus !
    Pourtant, j'avais une appréhension à l'entame du roman, non pas en raison de ses quelques sept cent pages, mais en raison de l'histoire, qui me faisait craindre une longue suite de brimades envers Jane.
    Déjà, dès les premières pages, mon instinct "serial killer" se réveilla, me donnant envie de passer à la moulinette la tante Reed, de pendre ses deux filles et d'écarteler le fils.
    Pourquoi tant de haine et de violence envers trois enfants et leur mère ?
    Si vous avez lu le roman, vous le comprendrez. Sinon, tout simplement parce qu'ils sont d'une cruauté gratuite et n'assument même pas leurs agressivité. Brutalisant Jane, le fiston est le premier à pleurnicher quand sa cousine se retourne sur lui.
    Il a beau la martyriser sous les yeux de sa mère, elle s'en moque, comme si rien n'était trop beau pour lui faire plaisir, à ce gamin de merde. Mais faut surtout pas se défendre ou rendre les coups !
    Vous avez sans aucun doute devinez que leur môman, c'est le genre de bonne femme qui ne supporte pas que l'on dérange son petit chou de fils, ne voyant même pas qu'il a tout, et même plus, pour finir pire qu'un voyou. C'est une sorte de petit tyran en culottes courtes...
    J'ai eu peur à ce moment là que les sévices ne durent un trop long moment et que cela devienne répétitif, les rendant de ce fait dérangeants dans la lecture.
    Mais non, pas d'étalement de douleur inutile car notre petite Jane partira au pensionnat de Lowood, et ma foi, cela se déroule plutôt bien, sauf que là aussi, j'eus des envies de meurtre sur le pasteur. le crucifier au mur aurait été un must. Pourquoi tant de violence envers en homme de Dieu ?
    Un homme de Dieu ? Mon œil, oui ! Vous trouvez que c'est un homme de Dieu celui qui affame des enfants, qui veut que l'on coupe les longs cheveux des filles, car il veut mortifier chez elles les désirs de la chair, parce qu'il veut leur enseigner à se vêtir de manière modeste et sobre,...et patati et patata.
    Elle est forte, celle là ! Alors que, à ces côtés, il a ses deux filles, deux espèces de poupées Barbie version grand luxe, avec tous les accessoires de la pétasse fortunée fournis avec : les fourrures, les belles coiffures, les vêtements coûteux et en soie, les beaux chapeaux ou les toques en castor (et tout le monde sait que le castor ne travaille ni avec les mains, ni avec les pieds...).
    C'est joli de prêcher pour la chapelle des autres, mais il aurait mieux fait de voir la poutre dans son œil et pas la paille dans celui des autres. Un bûcher pour cet homme, rien de moins !
    Malgré tout, Jane, bien qu'il l'ait descendu en flamme (humour de bûcher), se plaira bien à l'internat, apprendra correctement, ne subira aucune brimades de la part de ses condisciples et se fera une amie véritable en la personne de Helen Burns, qui décèdera malheureusement de la tuberculose, qu'elle doit aux très mauvaises conditions de l'internat. Homme de Dieu, hein ??
    Malgré ce moment plus triste, son passage à cette pension sera une vraie bouffée d'air frais ! Je n'aurais pas apprécié qu'elle se fasse vilipender non stop. Elle non plus.
    C'est lorsqu'elle quittera Lowood après huit ans (6 ans élève, 2 ans enseignante) pour un poste de gouvernante à Thornfield-Hall que tout changera pour elle.
    Si six croix peuvent vous changer la vie, comme le dit la pub pour le Lotto (deux "t", c'est le Lotto Belge), une petite annonce va changer toute la destinée de Jane.
    A ce moment là, Guy Marchand entame sa célèbre chanson "Destinée, On était tous les deux destinés, À voir nos chemins se rencontrer, À s'aimer sans demander pourquoi, Toi et moi". Guy, fou moi la paix !
    Autant j'ai apprécié le personnage de Jane Eyre, autant j'ai aimé celui de Rochester, sa manière d'être, de tourner autour de Jane sans qu'elle le remarque, sa façon de lui parler, de la traîter, correctement, apprécié aussi les quelques fois où il s'arrête de parler, juste avant de dire un mot tel que "ma chère" ou plus, car affinités.
    C'est très agréable à suivre, leur histoire, j'étais dedans, à Thornfield-Hall, et plus sur terre.
    Leurs rapports sont assez épiques, les dialogues étonnants, amusants, prenants. C'est un livre que l'on peut nommer : "Tu-Rateras-Ta-Station-De-Métro-Et-Oublieras-De- Descendre".
    Je peux comprendre que certains n'aimeront pas la manière de s'exprimer des personnages, fort lyrique, parfois (souvent même), mais moi, je suis entrée dans le roman directement et je l'ai liquidé en très peu de temps (trois jours et quelques heures), dévorant les pages au fur et à mesure, avec l'envie de crier "Mais dis-lui que tu l'aimes, nom de dieu !".
    L'histoire ne serait pas aussi bonne sans sa touche "mystère" et le secret de Rochester, caché au troisième étage, en est un grand.
    Après m'avoir fait vibrer dans le verger, Rochester lui faisant une déclaration que l'on aimerait entendre dans la bouche de nos hommes (mais je pense que je vérifierais si le mien n'a pas de fièvre, s'il m'en faisait une de la sorte), Jane accepta d'attendre avant que le secret lui soit révélé. Elle aime les risques ? Sans doute...
    Leur mariage avorté à cause de la révélation du grand secret m'a fait hurler de dépit, mais ce qui me surpris le plus, ce fut leur conversation ensuite.
    Là où une femme sensée aurait hurlé, tempêté, vitupéré, fait une grosse crise, gueulé, envoyé le contenu des armoires à la figure de son futur-ex époux, notre Jane, elle, reste d'un calme olympien.
    Là, j'ai craint pour eux deux... Après l'envolée, c'est la chute. Moi, avec un tel discours, je pense que je lui aurait pardonné, à Rochester, mais, autre époque, autres mœurs.
    Et lorsque Jane partit, mon cœur avait mal pour elle. J'ai tremblé, espérant qu'elle vienne le retrouver, son aimé.
    J'ai eu peur qu'elle ne se laisse prendre dans les filets du pasteur (pas celui du bûcher) un peu zinzin (trop "je suis un serviteur de Dieu") et j'ai souffert lorsqu'elle a retrouvé Rochester, blessé physiquement dans sa chair et dans son cœur.
    Diable, que d'émotions en 730 pages !
    Les mauvaises langues pourraient dire "En fait, c'est un roman Harlequin de l'époque victorienne ".
    Que nenni ! Ce serait insulter le roman et le talent de Charlotte Brontë.
    De plus, si les Harlequin étaient de ce niveau, ma foi, j'en aurais des étagères entières.
    Jane n'est pas une de ces héroïnes romantique qui chante tous les matins "Un jour mon prince viendra", elle n'est pas jolie et ne se fait pas d'illusion sur sa vie.
    Aimant Rochester, elle ne se fait aucune illusion non plus. de plus, contrairement aux Harlequin, les deux protagonistes ne se disputent pas, ne s'engueulent pas, bref, ils ont des rapports normaux.
    Là où Harlequin s'enfonce dans le grand n'importe nawak, Jane Eyre s'envole dans les cieux et est aussi loin d'Harlequin qu'on peut l'être.
    Jane Eyre, c'est le soleil; Harlequin, c'est Pluton : rayé du système solaire.
    Les défauts du livre ? Minimes. J'aurais aimé que sa petite racaille de cousin, John Reed, meure dans de plus horribles conditions, encore. Que Mrs Sarah Reed se repente aussi des tous les torts causés à Jane, lorsqu'elle était enfant. Mais, obnubilé à force de mettre tous les torts sur le dos de Jane, elle ne changera pas son fusil d'épaule. Jane a bien plus de classe qu'elle et que ses enfants !
    Non, rien d'autre à reprocher au livre. Trop court ? Oui, j'aurais aimé en lire plus et connaître les prénoms des enfants de Jane.
    C'est bien simple, j'ai tellement aimé que lorsque j'eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu'il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !
    Si vous avez des propositions dans le même genre, je suis ouverte à toutes propositions (propositions littéraires, of course, et rien d'autre !).
    Mais pourquoi n'ai-je pas lu ce livre plus tôt, moi ?? Merci Babelio et merci aux critiques avant qui m'ont donné envie de le découvrir.

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#12
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2011

    juliette2a
    Jane Eyre un merveilleux livre !
    C'est l'histoire d'une orpheline, Jane Eyre, recueillie (par promesse avant la mort de son mari) par sa tante Mrs. Reed. Jane est sans cesse maltraitée par sa tante et ses cousins.
    Puis un jour, elle est placée dans le pensionnat de Lowood de l'âge de huit ans à dix-huit ans.
    Elle décide finalement de poster une annonce dans un journal pour devenir institutrice.
    Mrs. Fairfax, la gouvernante de Thornfield Hall, répond finalement à son annonce favorablement. Jane arrive donc à Thornfield où l'amour va naître entre elle et le propriétaire de la demeure, Mr. Rochester.
    Malheureusement, plusieurs problèmes vont se poser... Jane Eyre et Edward Rochester réussiront-ils à être heureux ?
    Jane Eyre est tout simplement le meilleure livre que j'aie jamais lu !
    Un magnifique livre pour une merveilleuse histoire d'amour... (j'adore les scènes de l'incendie et de la réception !)
    Tout simplement parfait et inoubliable !
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    • Livres 5.00/5
    Par Nepenthes, le 15 juillet 2012

    Nepenthes
    Il y a des livres, comme ça, qui vous touchent en plein cœur. Par la justesse des mots, par la justesse des émotions. Pour moi, Jane Eyre est l'un d'eux (ainsi que Les Hauts de Hurle-Vent, dans la famille Brontë également).
    Difficile de dire ce qui m'a le plus subjugué dans ce roman. C'est un tout, une sorte de perfection qui se détache à chaque mot, chaque chapitre… Ce roman m'a transporté, j'ai été bouleversée par cette histoire d'amour apparemment impossible. J'ai été happée par les tourments de Jane, par son parcours et son enfance chaotiques… Ce qui fait la force de ce roman, c'est qu'il n'est pas écrit comme une plate histoire d'amour. Les sentiments prennent peu à peu leur place, sans brusquerie… le puzzle s'emboîte au fur et à mesure. Les personnages ont tous quelque chose d'envoutant, on devine les chaos de la route passée pour chacun d'eux. le mystère, un côté noir et inquiétant est également jeté sur l'intrigue comme un voile noir de mauvais augure.
    Charlotte Brontë mène son lecteur avec juste ce qu'il faut de suspense et d'intrigue. Chaque fin de chapitre appelle l'envie de continuer sa lecture, d'en savoir plus… Et toujours cette justesse d'écriture qui vous touche au cœur. Même lorsque l'histoire se termine, on aimerait que cela continue. On referme ce roman avec l'impression d'avoir été soufflée, touchée en plein cœur. Un roman qui donne envie de tomber amoureux !
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    • Livres 5.00/5
    Par potzina, le 07 juin 2013

    potzina
    Il a fallu des années avant que je me décide à lire Jane Eyre alors qu'un exemplaire du livre était enfoui dans la malle magique de mes parents (mes parents n'ont pas de bibliothèque mais une grande malle dans laquelle ils entassent leurs livres, je suis sûre que ce détail vous passionne).
    Pourquoi me direz-vous ? Parce que j'avais de très mauvais a priori sur ce livre. Je pensais qu'il s'agissait de la version 19ème siècle des romans de la collection Harlequin, autrement dit un livre cucul à souhait.
    Mais un soir d'été, totalement esseulée et déprimée (en langage clair, j'étais une ado), j'ai décidé de lire Jane Eyre dans le seul but de la railler. C'est idiot mais j'ai fait pas mal de trucs idiots à cet âge-là.
    De mémoire, ce livre a été la plus grande claque que je me suis prise. Non pas que d'autres livres ne m'aient pas autant voire plus émus ou enthousiasmés mais je m'attendais tellement à détester que j'ai été sonnée d'avoir tant aimé.
    Non seulement j'ai aimé ma lecture mais en plus j'ai dévoré le livre d'une traite en une nuit. J'étais incapable de le lâcher, je voulais absolument savoir si Jane allait s'en sortir à l'internat, quelle tournure allait prendre sa relation avec Rochester et quel secret tragique celui-ci pouvait bien cacher.
    A présent, dès que j'ai des mauvais a priori sur un livre ou un auteur, je pense à Jane Eyre et je les balaie du revers de la main : après tout, il ne faut jurer de rien !
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 26 juin 2014

    Aline1102
    Orpheline, Jane Eyre a été recueillie par son oncle Reed, le frère de sa défunte mère. Malheureusement pour la petite fille, son oncle meurt lui aussi peu de temps après son arrivée dans la famille Reed. La veuve de celui-ci, Mrs Reed, déteste Jane et refuse de la traiter comme l'un de ses enfants, contrairement à ce qu'elle avait promis à son mari sur son lit de mort.
    Après dix années de brimades, Jane se révolte : elle refuse d'être encore maltraitée par son cousin et d'être traitée d'enfant difficile par sa tante. Cette dernière décide donc d'envoyer Jane à l'école. C'est ainsi que la petite fille arrive à Lowood, une institution où les élèves subissent des privations assez cruelles.
    Jane survivra à ses années d'études à Lowood et y deviendra même professeur. Mais le départ de la directrice de l'institution décidera la jeune fille à chercher une autre position : Jane place une annonce dans les journaux et est engagée à Thornfield Hall, où elle sera chargée de l'éducation d'Adèle Varens, une petite française recueillie par le maître de Thornfield, Edward Rochester.

    Jane Eyre est l'un de mes romans préférés. Je l'ai découvert quand j'étais toute jeune et, relecture après relecture, cette histoire ne m'a jamais déçue. Je ne l'avais encore jamais lue en anglais ; seuls quelques extraits ayant été analysés en cours de littérature anglaise. C'est maintenant chose faite. Et le récit est encore plus sublime en V.O. Il possède un charme et une musicalité absente de la version française, pourtant excellente.
    Jane Eyre, commence pourtant mal. Je suis toujours choquée, près de vingt ans après ma première lecture de ce classique, par al cruauté des premiers chapitres du roman. La façon dont les Reed traitent cette malheureuse orpheline est révoltante. Les remarques de Bessie sont pour la plupart injustes, même si la jeune domestique des Reed n'est pas totalement méchante avec Jane. Et que dire de Mr Brocklehurst, le « bienfaiteur » de Lowood, cet homme d'église qui dirige cette institution comme d'autres dirigeraient une prison ? Rares sont les rayons de soleil durant l'enfance de Jane Eyre.
    Je suis donc toujours étonnée de constater à quel point l'enfant devenue une jeune fille s'en sort bien. Les dix années passées aux mains des Reed et les huit années à Lowood n'ont pas rendue Jane amère. C'est une jeune fille joyeuse et optimiste qui quitte Lowood pour Thornfield, même si ce plongeon dans l'inconnu l'inquiète un peu.
    Pourtant, le manque d'amour et d'amitié semble peser sur Jane. La petite fille qu'elle était a manqué d'une épaule compatissante sur laquelle s'appuyer dans les moments difficiles. L'amour de parents proches n'est pas quelque chose qu'elle a connu. Et cela se ressent tout au long du récit, notamment lorsque, sa tante Reed mourante, Jane revient à son chevet et lui affirme que, si seulement cette femme dure lui avait permis de l'aimer, Jane n'aurait pas demandé mieux.
    Mais ce manque d'affection ressenti durant son enfance n'empêche pas Jane d'aimer elle-même les autres. D'ailleurs, Jane tombe rapidement amoureuse de son patron, Mr Rochester. Car Jane Eyre est surtout et avant tout un merveilleux roman d'amour. Sans sensiblerie inutile, Charlotte Brontë nous décrit l'évolution des sentiments de ces deux êtres que tout séparent mais qui sont pourtant si proches.
    Ce qui est magnifique dans l'histoire d'amour entre Jane et Rochester, c'est que leur amour n'est pas qu'une simple passion. Ils sont amis avant d'être amants, leur relation est basée sur un respect mutuel, sur une communion d'esprit, bien plus que sur un sentiment purement physique. D'ailleurs, Jane avoue humblement avoir un physique assez ordinaire et elle affirme plus d'une fois que Rochester est assez laid. Leurs sentiments l'un pour l'autre est donc d'autant plus étonnant et, sans doute, plus émouvant aussi.
    Parfois pourtant, Rochester est cruel avec sa jeune amie. Alors qu'ils ne se sont pas encore avoués leurs sentiments, certains indices permettent de comprendre ce que Rochester ressent pour la jeune fille. C'est notamment le cas de ce passage :
    « ‘'Good-night, my – ‘' He stopped, bit his lip, and abruptly left me. » (« ‘'Bonne nuit, ma – ‘'. Il se tut, se mordit la lèvre et me quitta brusquement »).
    Que voulait dire Rochester ? My darling ? My love ? On ne le sait pas, car tout est en finesse chez Charlotte Brontë. Les sentiments sont exprimés délicatement malgré leur intensité. C'est d'ailleurs tout aussi bien, car cela leur donne encore plus de force.
    Mais Jane n'est apparemment pas aussi perspicace, puisqu'elle ne se rend compte de rien et finit même par croire que ses sentiments ne sont pas partagés. Mais, à sa décharge, il faut avouer son patron semble prendre plaisir à jouer avec au chat et à la souris avec elle Est-ce pour susciter la jalousie de Jane et l'obliger à se dévoiler ? A-t-il déjà compris, à ce moment, que la jeune et insignifiante orpheline qu'il a engagé l'aime et, surtout, l'estime ?
    Néanmoins, même une fois que nos tourtereaux se sont avoué leurs sentiments, les choses ne s'arrangent guère. Car Rochester a un secret, et Jane, même si elle se doute que Thornfield recèle un mystère, est loin d'en appréhender la véritable nature. Une fois Jane au courant de tout, sa vie va basculer et elle se verra contrainte de quitter Thornfield et son propriétaire.
    Comment Charlotte Brontë décide-t-elle de terminer l'histoire de Jane et de Rocheter ?. Se retrouvent-ils ou finissentt-ils leur vie ailleurs, avec d'autres conjoints ou célibataires ? L'un d'eux meure-t-il avant de revoir l'autre ? Une fois ces deux-là séparés, tous ces dénouements semblent possibles. Lequel est le bon ? Je vous laisse le découvrir à votre tour en parcourant les pages de ce magnifique classique de la littérature anglaise.
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Citations et extraits

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  • Par Maykeiza, le 06 décembre 2008

    Jamais, dit-il, en grinçant des dents, jamais il n'y eut créature plus fragile et indomptable. Ce n'est qu'un roseau dans ma main ! (Et il me secoua de toute la force de ses bras.) Je pourrais la tordre entre le pouce et l'index ; mais à quoi cela me servirait-il de la ployer, de la briser, de la broyer ? Voyer ces yeux, voyez l'âme résolue, farouche, libre, qui s'y reflète, qui me défie, non seulement avec courage, mais avec un amer triomphe. Quoi que je puisse faire de sa cage, je ne puis atteindre ce sauvage et merveilleux esprit ! Si je brise, si je détruis la légère prison, mon outrage ne fera que libérer le captif. Je pourrais conquérir la demeure, mais son hôte s'évaderait vers le ciel avant même que je fusse en possession de son abri d'argile. Et c'est toi, esprit, avec ta volonté, ton énergie, ta vertu, que je veux, et non pas seulement ta fragile enveloppe. Tu pourrais de toi-même venir d'un vol léger te blottir contre mon cœur, si tu le voulais ! Saisi malgré toi, tu échapperais à mes embrassements, tu t'évanouirais, telle une essence, avant que je n'aie respiré ton parfum. Oh ! Viens, Jane, viens !
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  • Par artemis, le 11 août 2009

    "Il n'y a rien de si triste que la vue d'un méchant enfant, reprit-il, surtout d'une méchante petite fille. Savez-vous où vont les réprouvés après leur mort?"
    Ma réponse fut rapide et orthodoxe.
    "En enfer, m'écriai-je.
    -- Et qu'est-ce que l'enfer? pouvez-vous me le dire?
    -- C'est un gouffre de flammes.
    -- Aimeriez-vous à être précipitée dans ce gouffre et à y brûler pendant l'éternité?
    -- Non, monsieur.
    -- Et que devez-vous donc faire pour éviter une telle destinée?"
    Je réfléchis un moment, et cette fois il fut facile de m'attaquer sur ce que je répondis.
    "Je dois me maintenir en bonne santé et ne pas mourir."

    (Dialogue entre Jane Eyre et Mr Brockelhurst à Gateshead)
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  • Par laurra, le 07 décembre 2012

    Mon regard rencontra le sien ; et tandis que mes yeux se posaient sur son visage farouche je poussai un soupir involontaire : son étreinte me meurtrissait et mes forces dont j'avais abusé étaient presque épuisées.
    -Jamais, dit-il tout en grinçant des dents, jamais il n'y eut d'être à la fois si frêle et si indomptable. J'ai l'impression de n'avoir qu'un roseau entre les mains ! ( Et de me secouer de toute la force de sa poigne.) Je pourrais la courber entre le pouce et l'index ; mais à quoi me servirait-il de la courber, de la déchiqueter, de l'écraser? Voyez cet œil voyez l'être résolu,sauvage libre qui me regarde par cet œil et me défie , avec plus que de courage , avec une sorte de triomphe austère. Quoi que je fasse à sa cage, je ne puis l'atteindre, cette belle et sauvage créature ! Que je démantèle, que je brise sa mince prison , mes violences n'aboutiront qu'à libérer la captive. De la maison je pourrais me rendre Maître ; mais l'habitante se sauverait au ciel avant que je puisse me targuer de posséder sa demeure fragile. Or c'est toi esprit, avec ta pureté que je veux, et non pas seulement ta fragile coquille. Par tes propres moyens tu pourrais venir d'un vol léger te blottir contre mon Cœur, si tu le voulais ; saisie contre ton gré, tu échapperas à mon étreinte comme une essence.... tu t'évanouiras avant que j'ai eu le temps de respirer ton parfum. Oh, viens, Jane, viens !
    En disant ces mots, il desserra son étreinte sur moi et se contenta de me regarder. Il était bien plus dur de résister à ce regard qu'à son effort frénétique ; toutefois, il aurait fallu être stupide pour succombe à présent.
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  • Par Maykeiza, le 06 décembre 2008

    Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître.
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  • Par Carosand, le 14 juin 2013

    Mes pieds, sont endoloris, mes membres sont las ;
    Long est le chemin, les montagnes sont désertes.
    Un crépuscule morne et sans lune va descendre
    Sur ce sentier du pauvre orphelin.

    Pourquoi me fait-on fuir dans ces lointaines solitudes,
    Sur les hauteurs où, parmi un amoncellement de roches grises, s'étend la lande ?
    L'homme a le cœur dur, les bons anges, seuls,
    Veillent sur les pas du pauvre orphelin.

    Cependant, lointaine et douce, souffle la brise de nuit,
    Le ciel et sans nuage, les claires étoiles brillent faiblement.

    Dieu, dans sa miséricorde, protège, soutient,
    Remplit d'espoir le pauvre orphelin.

    Même s'il m'arrivait de trébucher en passant sur le pont qui s'effondre,
    Si, trompé par de fausses lueurs, je m'égarais dans les marécages,
    Mon Père, selon ses promesses et sa grâce,
    Prendra toujours sur son cœur le pauvre orphelin.

    Cette pensée doit me donner du courage ;
    Si je suis sans abri, sans famille,
    Le ciel est ma demeure, le repos m'y attendra,
    Dieu n'est-il pas l'ami du pauvre orphelin ?
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