ISBN : 2246726212
Éditeur : Grasset&Fasquelle (2009)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. " Toute vie mérite d'être racontée ", disent ses publicités, et c'est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 28 janvier 2012

    Pasdel
    La légende de nos pères c'est la confrontation de deux personnages, de deux générations, mais aussi deux     témoignages sur la Résistance: l'une vécue et l'autre "apprise".
    C'est aussi l'histoire des relations entre deux pères et leurs enfants respectifs. Relation difficile pour le narrateur qui n'a connu que la "présence" de son père alors qu'il aurait voulu communiquer avec lui, échanger ses souvenirs. Relation de père prodigue pour l'autre.
    La légende de nos pères c'est aussi la recherche de cet être idéal, ce héros que l'on voudrait être,mais que nous ne sommes pas. Les mensonges qu'on invente et qui finissent par vous dévorer.
    La légende de nos pères, c'est la quête de la guérison, de la vérité, L'affrontement  salutaire de deux hommes en proie à leurs doutes, à leurs souffrances.
    C'est aussi un auteur,  un style épuré où chaque mot est utilisé pour lui même sans rajout, sans fioriture. C'est surtout un roman qui vous prend.
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    Critique de qualité ? (35 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 17 juin 2011

    chocobogirl
    Marcel Frémaux est le fils d'un ancien résistant. Modeste et très pudique, ce dernier n'a jamais voulu parler de son passé à son fils. Il mourra sans lui avoir laissé la clé.
    Devenu adulte, Marcel est devenu biographe. Non pas biographe de personnes célèbres, non. Biographe familial. Biographe des petites gens qui souhaitent léguer leurs histoires à leur famille, à leurs amis.
    "Toute vie mérite d'être contée" argue-t'il dans ses publicités.
    Un jour, c'est une certaine Lupuline Beuzaboc qui se présente à lui. Elle souhaite mettre par écrit les mémoires de son père et toutes les grandes histoires qu'il lui racontait au bord du lit.
    Marcel se souvient : Beuzaboc et sa fille était présent à l'enterrement de son père. Beuzaboc était résistant lui aussi mais c'est également un homme blessé qui refuse tout hommage et qui est réticent à se lancer dans cette biographie. Lupuline réussit à le convaincre et Marcel commence alors ses entretiens avec le vieil homme.
    Cherchant son père à travers le père de Lupuline, Marcel va aller à la recherche de la vérité. Mais la vérité correspond-t'elle toujours à ce qu'on souhaiterait ?
    "La légende de nos pères" est un roman formidable. Ce n'est pas un roman trépidant, l'histoire s'installe lentement. On suit les entretiens du biographe et du résistant, les recherches de Marcel concernant des points de détails de l'histoire ou quelques incohérences. Néanmoins la puissance de ce roman grandit inéxorablement au fil des pages. L'ambiance s'alourdit et va conduire vers la terrible tension finale.
    On pourrait penser qu'il s'agit d'une livre sur la 2ème guerre mondiale mais il n'en est rien.
    Il s'agit surtout ici de la question de la mémoire. La mémoire des vivants et des morts. de la façon dont elle est transmise et des éléments que l'on transmet. Sommes-nous ce que nous sommes ou seulement ce que nous racontons de nous-même ? Où est la part de vérité et d'imagination, d'interprétation de notre passé et de notre vie ?
    Marcel n'a pas su entendre son père avant qu'il meure et il s'aperçoit qu'il ne sait pas qui est réellement son père. Lupuline, au contraire, a grandi avec les récits héroiques que ce dernier lui contait avec enthousiasme pour ne pas la décevoir mais connait-elle mieux pour autant son père ?
    L'auteur ne se pose pas ici en juge et se contente de montrer toute la difficulté de la transmission familiale. Nos propos ne sont-ils pas faussés d'une certaine manière par notre manque de recul, d'objectivité sur nous-même. Ne racontons-nous pas aussi ce que nos interlocuteurs aimeraient entendre ? Les choses que nous choisissons de raconter ont été au préalable passées au prisme de notre propre sélection naturelle. Mais dès lors, peut-on malgré tout nous accuser de mensonges ?
    Etre fidèle à quelqu'un peut signifie en trahir en autre alors où se trouve la juste position ?
    Les mots justes peuvent être difficiles à trouver également, pour le personnage du biographe comme pour l'auteur lui-même. On découvre la difficulté de l'écriture, d'être au plus près de ce que l'on souhaite exprimer à travers nos mots.
    " J'avais la première phrase de la biographie. “Novembre. C'était novembre, et il pleuvait sur nous.” Non. Trop solennel. Il fallait dépouiller chaque mot. “C'était novembre, et il pleuvait.” Les élaguer encore. “Il pleuvait. C'était novembre.” Les tailler d'avantage. “Novembre, et il pleuvait.” Voilà. C'était ça. Je me suis arrêté à un angle de rue. J'ai sorti mon carnet noir à élastique et écrit cette phrase avant de la souligner. “Novembre, et il pleuvait.” "
    Pourtant que dire de l'écriture de Chalandon : si juste et d'une belle sobriété qui n'empêche pas un style poétique à la force poignante.
    Il sera aussi question ici de choix, d'engagement, de notre culpabilité face à certains mais aussi de pardon et de renoncements. Pleins de choses très belles que je vous laisse de toute manière découvrir.
    "La légende de nos pères" est un très très beau roman qu'il serait dommage d'oublier.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-la-legende-de-nos-pere..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 septembre 2011

    brigittelascombe
    Ah ces pères qui se font mousser face aux jeunes yeux éblouis!
    Lupuline, comme un petit Marcel Pagnol face au fameux doublet de bartavelles, rêvait de la Gloire de son père. Un livre pourquoi pas?
    Ce père,Tescelin Ghesquièree alias Bauzaboc,à l'orée de la mort,ce grand résistant,elle le connait par coeur, elle connait le bruit des bottes, de ces salauds d' allemands, qu'il lui mimait le soir, elle connait "sa fable sur la bravoure" tissée d'anecdotes charentaises sous l'occupation,le voyage à vélo, le cimetière d'Annequin,les sabotages,les représailles,les aviateurs anglais,la blessure à la jambe gauche, l'ouvrier Fives,le lycéen Trompette...
    Trompette?
    Le narrateur, Marcel Frémaux, estime "avoir failli à son devoir de fils".Biographe, chargé en 2003 par Lupuline, la chirurgienne aux chaussures rouges,vingt ans après l'avoir croisée à l'enterrement de son propre père,Pierre Frémaux dit Brumaire, résistant aussi, arrêté,déporté, mais très peu loquace,d'écrire "La guerre de nos pères",il ne respire plus à l'évocation de ce nom car il se revoit petit,"marchant à grand bruit le pouce entre les lèvres.
    La rencontre avec Bauzaboc, les Confidences recueillies et ses propres doutes sur la véracité de ses propos va lui ouvrir certaines portes qui vont bouleverser et enclencher sa vie vers un jour nouveau.
    Le thème du héros démythifié (présent chez Sorj Chalandon dans le traitre et Retour à Killybegs d'un autre ordre ici) prend toute sa valeur dans les yeux des enfants trahis. Connaissons nous bien nos proches ou uniquement à travers l'image qu'ils nous donnent à voir? Peut-on tout écrire? Peut-on tout pardonner?
    La légende de nos pères:un livre fort à l'écriture sensible,qui parle de confiance et d'émotions qui montent en crescendo entre tendresse, colère et espoir dans un coeur à la fois léger et lourd.Qu'il est donc dur de faire un deuil!
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    • Livres 4.00/5
    Par sassenach, le 29 septembre 2011

    sassenach
    Le père du narrateur, ancien résistant, vient de mourir et à l'enterrement, un vieil homme et une jeune femme se tiennent un peu à l'écart et ne cherchent pas à parler à la famille endeuillée. Quelques années plus tard, alors que le narrateur est devenu biographe pour le commun des mortels qui veulent laisser une trace de leur vie pour leur famille, il est contacté par la femme aperçue dans le cimetière il y a longtemps. Son père ayant été résistant lui aussi, elle voudrait que quelqu'un mette par écrit ses souvenirs mais ce travail va se révéler moins facile qu'il n'y paraît …
    Cela faisait un petit moment que j'entendais parler en très grand bien de cet auteur mais je n'avais jamais rien lu de lui. Et bien, maintenant, c'est fait et je comprends mieux pourquoi tout le monde en faisait les louanges ! Pour certains, un énième livre parlant de la seconde guerre mondiale est peut-être à éviter, le sujet ayant été exploité dans tous les sens mais ce serait un tort car j'ai trouvé que l'auteur a su parler de la résistance de façon originale (sans compter le fait qu'il traite d'un pan de ce sujet un peu sensible mais je n'en révèlerai pas plus pour garder le suspense !). Je dois dire d'ailleurs que j'avais peu lu de livres parlant de la résistance donc pour moi, ce fut aussi un peut une nouveauté ! Avec des phrases précises, ciselées, des mots qui frappent et touchent, Chalandon raconte l'histoire d'un homme qui regrette de n'avoir pas suffisamment écouté son père, soulignant ainsi l'importance de la transmission des histoires familiales et quand les vies personnelles touchent de près à L Histoire, sur le devoir de mémoire de façon plus générale. Ecouter un autre homme raconter sa propre guerre va le lancer dans un travail sur lui-même, sur ce qu'il peut ou non raconter, sur les trahisons qui minent les gens, sur le poids des secrets et sur la perception que chacun a de sa famille et particulièrement de ses parents. C'est non seulement passionnant et émouvant mais c'est en plus prenant et magnifiquement écrit !
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    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 06 janvier 2010

    Stemilou
    Sélection Prix du Roman Fnac 2009

    Résumé
    Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. 'Toute vie mérite d'être racontée', disent ses publicités, et c'est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial. Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe. Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l'Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n'a raconté sa bravoure qu'à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.

    Commentaire
    Le père de Lupuline, Tescelin, était cheminot du Nord de la France et résistant. Allergique des hommages aux anciens soldats, il ne raconte ses exploits qu'à sa fille qui décide pour l'anniversaire de son père de lui offrir ses mémoires, son combat au sein de la résistance. Mais le vieil homme est réticent. Pourquoi ? A-t-il quelque chose à cacher ? Sa fille insiste et il accepte tout de même.

    Lupuline fait appel à Marcel Fremaux, biographe familial, il sera charger de dresser l'histoire de ce partisan. Mais celui-ci est encore sous le coup de la mort de son père, ancien résistant également et qui n'a jamais rien raconté de sa guerre. Alors en écoutant Beuzaboc (Tescelin) c'est comme s'il écoutait son père. Il retrace le périple de Beuzaboc en espérant y repérer son père mais il est troublé par certains détails, il doute.
    D'une écriture fluide l'auteur nous emporte en pleine guerre, cette sale guerre, celle de 39-45 et cette guerre des résistants, de ces héros du quotidien, de Pierre Fremaux et de Beuzaboc.
    Une plongée au cœur des souvenirs, simplement, sans vraiment tremper en pleine Histoire, quelques dates et quelques noms, voilà tout ; mais un personnage, fort, Tescelin Guesquière alias Beuzaboc. On s'attache à ce personnage fort qu'est Beuzaboc et au besoin qu'il a d'émerveillé sa fille en lui contant des exploits qu'il n'a pas commis. On plonge facilement dans ce roman héroïque et dramatique, entre vérité et mensonge pour faire revivre l'histoire de ces héros. L'auteur évoque aussi ce manque que l'on ressent lorsque l'enfant ignore tout de son père, de son passé et de ses gloires.
    De personnages forts on passe à la recherche d'une existence, et à l'oubli.

    Ne connaissant pas cet auteur avant, je me suis baladé sur la blogosphère et on en dit beaucoup de bien donc ne pas hésiter !!!


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-35551606.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de François Aubel pour le Magazine Littéraire

    Et si, à leur mort, nous n’héritions de nos pères que d’un silence, fixé dans une invariable rigidité ? Marcel Frémaux, le héros du quatrième... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 27 janvier 2012

    Moi,j'ai quitté mon mur,j'ai longé la table,je me suis incliné devant Tescelin Beuzaboc.Le vieil homme avait gardé son livre ouvert,retenu par le pouce et deux doigts.J'ai posé ma main sur la sienne.Peau contre peau,j'ai délicatement refermé notre histoire.Il n'a pas protesté.Il a accompagné mon geste.Il a relevé la tête,il m'a regardé.Ses yeux étaient sans bruit.Il n'a rien dit.Je n'ai rien dit. (page 253)
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  • Par Pasdel, le 21 janvier 2012

    J'ai dit que je n'avais pas beaucoup de choix.Que l'écriture d'une biographie était une rencontre.Un échange.On me prêtait une vie et moi j'offrais des mots.Il fallait aussi que quelque chose se passe.Ce n'était pas de l'amitié,mais une émotion entre la cordialité et la confiance.Des secrets sortis de leur boîte,qu'il faudrait que j'apprenne à détenir aussi.J'ai expliqué que je n'étais ni psychologue ni confesseur,que je mettais simplement mon ancienne pratique de journaliste au service d'une vie privée. (page 66)
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  • Par castabea, le 15 mai 2010

    Un jeudi pluvieux d'avril, nous sommes passés devant le monument aux morts de la place Rihour, mon père et moi. Deux enfants s'amusaient sur le socle de pierre. Ils avaient mon âge. Un homme en manteau noir leur a crié de descendre du monument. Il a dit que c'était comme une tombe. Il a dit que personne n'avait le droit de jouer là. Que c'était interdit. Que c'était sacrilège. L'un des enfants s'est enfui. L'autre a eu peur. Il a glissé. Il est tombé sur le dos. Sa tête a heurté la pluie. Il a pleuré un peu. L'homme est parti. Il a traversé la rue sans regarder derrière. Mon père m'a lâché la main pour relever l'enfant.
    Le petit n'avait rien. Il reniflait. Il était debout, tête basse, papa accroupi devant lui le tenait par les épaules. Je m'en souviens. Pas de tout ce que mon père a dit, mais presque. Il a dit au petit qu'il avait fait la guerre. Il lui a dit qu'il avait eu peur, et froid, et faim, et mal. Il lui a demandé s'il savait pourquoi il avait fait cela. Deux fois, il lui a demandé. Le gamin baissait les yeux. Il était comme puni dans un coin de l'école. Les voix ne semblaient plus lui parvenir. J'étais en retrait, debout, un peu gêné. Je regardais mon père. Je l'écoutais aussi. Il a dit à l'enfant qu'il avait fait cela, la guerre, la résistance, la peur, l'espoir, tout cela pour que lui...
    - Tu t'appelles comment, bonhomme ?
    - Freddy
    - Freddy comment ?
    - Freddy Delsault.
    ... Pour que lui, Freddy Delssault, et n'importe qui d'autre, le copain enfui ou tous ceux à venir, puissent s'amuser sur tous les monuments aux morts.
    - Je me suis battu pour que tu aies le droit de jouer, a souri mon père.
    Il a demandé au gamin s'il avait compris. L'autre a secoué la tête pour dire non. Puis il a rammassé son cartable. Et il est parti en courant. Je me rappelle aussi que mon père a ri. Que la soirée avait été légère
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  • Par Mouna, le 02 août 2009

    Je voyais ces hommes assembler leurs pauvres mots. Je relisais leurs phrases sans plainte, sans douleur, sans le moindre remords offert à leurs bourreaux. Je me demandais comment ces mots avaient pu survivre à ces hommes, continuer leur chemin de mots, revenir plus tard sous nos plumes, dans nos lettres, sur nos lèvres en paix. Je me demandais comment nous avions pu après eux encore écrire "adieux", "amitié" ou "chagrin". Je me demandais ce que seraient devenus nos mots sans les leurs.
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  • Par emmyne, le 14 mai 2011

    Je suis ressorti dans la chaleur de juin. J'ai fermé les yeux et respiré en grand. Tout à l'heure, je vivais de pluie et de froid sur un vélo de guerre. ça y était. J'avais la première phrase de la biographie. " Novembre. C'était novembre, et il pleuvait sur nous." Non. Trop solennel. Il fallait dépouiller chaque mot. " C'était novembre, et il pleuvait." Les élaguer encore. " Il pleuvait. C'était novembre. " Les tailler davantage. " Novembre, et il pleuvait." Voilà. C'était ça.
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Sorj Chalandon - Retour à Killybegs (bande annonce) .
Couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française 2011 Sorj Chalandon nous présente 'Retour à Killybegs' un roman captivant sur la guerre de libération de l?Irlande du Nord, qui fut aussi une guerre civile.Retrouvez l'intégralité de cette interview sur notre chaîne Dailymotion et sur le site de la Communauté Orange du Livre www.orange.fr/prixorangedulivre








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