ISBN : 2246726212
Éditeur : Grasset (2009)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. " Toute vie mérite d'être racontée ", disent ses publicités, et c'est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 28 janvier 2012

    Pasdel
    La légende de nos pères c'est la confrontation de deux personnages, de deux générations, mais aussi deux     témoignages sur la Résistance: l'une vécue et l'autre "apprise".
    C'est aussi l'histoire des relations entre deux pères et leurs enfants respectifs. Relation difficile pour le narrateur qui n'a connu que la "présence" de son père alors qu'il aurait voulu communiquer avec lui, échanger ses souvenirs. Relation de père prodigue pour l'autre.
    La légende de nos pères c'est aussi la recherche de cet être idéal, ce héros que l'on voudrait être,mais que nous ne sommes pas. Les mensonges qu'on invente et qui finissent par vous dévorer.
    La légende de nos pères, c'est la quête de la guérison, de la vérité, L'affrontement  salutaire de deux hommes en proie à leurs doutes, à leurs souffrances.
    C'est aussi un auteur,  un style épuré où chaque mot est utilisé pour lui même sans rajout, sans fioriture. C'est surtout un roman qui vous prend.

    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-la-legende-de-nos-p..
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    Critique de qualité ? (39 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 18 février 2012

    kathy
    Mon père s'appelait Pierre Frémaux. Il était dans la Résistance : il s'appelait Brumaire.
    Faute d'avoir pu retrouver les traces de son passé « héroïque » - car il refusait de se confier à moi ; car il disait qu' « il était trop tard pour l'Histoire » ; car pour lui « l'honneur avait perdu patience »… Mais aussi, à cause de son regard de myope, de son corps frêle et cassant, de sa voix terne, de ses gestes murmurés, … Mais encore, parce qu'autour de moi personne ne s'était jamais douté de sa vaillance, ni même évoqué son arrestation et sa déportation,… - j'ai cherché à découvrir la vérité pour tenter de comprendre.
    Je suis le fils de Pierre Frémaux. J'exerce le métier de « prête-plume ».
    Eté 2003. La chaleur est compacte. Elle pèse sur nos épaules le jour comme la nuit.
    En cet été caniculaire, Lupuline est venue me solliciter afin d'écrire la guerre de son père, - prénommé Beuzaboc - et rendre à ses « souvenirs leur parfum de mémoire ».
    Lors de notre premier entretien, je trouvais Beuzaboc impressionnant, fort, beau et attachant. Je décidais alors de partir sur ses traces comme si c'était MON père. « Ce parallèle, ce double, cette envie de fierté pour un père comme pour l'autre ». Moi, son biographe et lui, mon illusion.
    Mais au final, quel désenchantement ! Car je m'aperçois que ce vieux « faussaire », qui avait accepté de se confier à un inconnu, s'est servi de moi pour meurtrir la vérité en voulant être un autre. Simplement pour que Lupuline - sa fille - se souvienne. Ainsi, « il avait recueilli des éclats de vaillance et choisi des bravoures qui n'étaient pas les siens. Il avait volé quelques hommes, s'était glissé dans la peau de l'un, le courage de l'autre, la douleur du troisième, pour les ramener tous les trois à la vie. Il n'était pas la somme de ses renoncements, mais l'addition de leurs courages. Il avait une vie en plus. »
    La légende de nos pères est un roman où le lecteur, tout comme le narrateur, oscille en permanence entre vérité et mensonge. Cette « cérémonie des souvenirs » nous fait éprouver, des doutes, des scrupules, de la colère ; le tout dans une atmosphère caniculaire où chacun se PROTEGE, comme il peut, par des gestes, des regards, des silences…
    Une écriture précise, rythmée, intense, émouvante où l'essentiel est suggéré.
    Un livre poignant, qui "vous prend par la manche et ne vous laisse plus respirer", pour tous ceux qui sont à la recherche de LEURS origines et d'une figure paternelle idéale.... et pour les autres bien sûr !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 17 juin 2011

    chocobogirl
    Marcel Frémaux est le fils d'un ancien résistant. Modeste et très pudique, ce dernier n'a jamais voulu parler de son passé à son fils. Il mourra sans lui avoir laissé la clé.
    Devenu adulte, Marcel est devenu biographe. Non pas biographe de personnes célèbres, non. Biographe familial. Biographe des petites gens qui souhaitent léguer leurs histoires à leur famille, à leurs amis.
    "Toute vie mérite d'être contée" argue-t'il dans ses publicités.
    Un jour, c'est une certaine Lupuline Beuzaboc qui se présente à lui. Elle souhaite mettre par écrit les mémoires de son père et toutes les grandes histoires qu'il lui racontait au bord du lit.
    Marcel se souvient : Beuzaboc et sa fille était présent à l'enterrement de son père. Beuzaboc était résistant lui aussi mais c'est également un homme blessé qui refuse tout hommage et qui est réticent à se lancer dans cette biographie. Lupuline réussit à le convaincre et Marcel commence alors ses entretiens avec le vieil homme.
    Cherchant son père à travers le père de Lupuline, Marcel va aller à la recherche de la vérité. Mais la vérité correspond-t'elle toujours à ce qu'on souhaiterait ?
    "La légende de nos pères" est un roman formidable. Ce n'est pas un roman trépidant, l'histoire s'installe lentement. On suit les entretiens du biographe et du résistant, les recherches de Marcel concernant des points de détails de l'histoire ou quelques incohérences. Néanmoins la puissance de ce roman grandit inéxorablement au fil des pages. L'ambiance s'alourdit et va conduire vers la terrible tension finale.
    On pourrait penser qu'il s'agit d'une livre sur la 2ème guerre mondiale mais il n'en est rien.
    Il s'agit surtout ici de la question de la mémoire. La mémoire des vivants et des morts. de la façon dont elle est transmise et des éléments que l'on transmet. Sommes-nous ce que nous sommes ou seulement ce que nous racontons de nous-même ? Où est la part de vérité et d'imagination, d'interprétation de notre passé et de notre vie ?
    Marcel n'a pas su entendre son père avant qu'il meure et il s'aperçoit qu'il ne sait pas qui est réellement son père. Lupuline, au contraire, a grandi avec les récits héroiques que ce dernier lui contait avec enthousiasme pour ne pas la décevoir mais connait-elle mieux pour autant son père ?
    L'auteur ne se pose pas ici en juge et se contente de montrer toute la difficulté de la transmission familiale. Nos propos ne sont-ils pas faussés d'une certaine manière par notre manque de recul, d'objectivité sur nous-même. Ne racontons-nous pas aussi ce que nos interlocuteurs aimeraient entendre ? Les choses que nous choisissons de raconter ont été au préalable passées au prisme de notre propre sélection naturelle. Mais dès lors, peut-on malgré tout nous accuser de mensonges ?
    Etre fidèle à quelqu'un peut signifie en trahir en autre alors où se trouve la juste position ?
    Les mots justes peuvent être difficiles à trouver également, pour le personnage du biographe comme pour l'auteur lui-même. On découvre la difficulté de l'écriture, d'être au plus près de ce que l'on souhaite exprimer à travers nos mots.
    " J'avais la première phrase de la biographie. “Novembre. C'était novembre, et il pleuvait sur nous.” Non. Trop solennel. Il fallait dépouiller chaque mot. “C'était novembre, et il pleuvait.” Les élaguer encore. “Il pleuvait. C'était novembre.” Les tailler d'avantage. “Novembre, et il pleuvait.” Voilà. C'était ça. Je me suis arrêté à un angle de rue. J'ai sorti mon carnet noir à élastique et écrit cette phrase avant de la souligner. “Novembre, et il pleuvait.” "
    Pourtant que dire de l'écriture de Chalandon : si juste et d'une belle sobriété qui n'empêche pas un style poétique à la force poignante.
    Il sera aussi question ici de choix, d'engagement, de notre culpabilité face à certains mais aussi de pardon et de renoncements. Pleins de choses très belles que je vous laisse de toute manière découvrir.
    "La légende de nos pères" est un très très beau roman qu'il serait dommage d'oublier.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-la-legende-de-nos-pere..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 septembre 2011

    brigittelascombe
    Ah ces pères qui se font mousser face aux jeunes yeux éblouis!
    Lupuline, comme un petit Marcel Pagnol face au fameux doublet de bartavelles, rêvait de la Gloire de son père. Un livre pourquoi pas?
    Ce père,Tescelin Ghesquièree alias Bauzaboc,à l'orée de la mort,ce grand résistant,elle le connait par coeur, elle connait le bruit des bottes, de ces salauds d' allemands, qu'il lui mimait le soir, elle connait "sa fable sur la bravoure" tissée d'anecdotes charentaises sous l'occupation,le voyage à vélo, le cimetière d'Annequin,les sabotages,les représailles,les aviateurs anglais,la blessure à la jambe gauche, l'ouvrier Fives,le lycéen Trompette...
    Trompette?
    Le narrateur, Marcel Frémaux, estime "avoir failli à son devoir de fils".Biographe, chargé en 2003 par Lupuline, la chirurgienne aux chaussures rouges,vingt ans après l'avoir croisée à l'enterrement de son propre père,Pierre Frémaux dit Brumaire, résistant aussi, arrêté,déporté, mais très peu loquace,d'écrire "La guerre de nos pères",il ne respire plus à l'évocation de ce nom car il se revoit petit,"marchant à grand bruit le pouce entre les lèvres.
    La rencontre avec Bauzaboc, les Confidences recueillies et ses propres doutes sur la véracité de ses propos va lui ouvrir certaines portes qui vont bouleverser et enclencher sa vie vers un jour nouveau.
    Le thème du héros démythifié (présent chez Sorj Chalandon dans le traitre et Retour à Killybegs d'un autre ordre ici) prend toute sa valeur dans les yeux des enfants trahis. Connaissons nous bien nos proches ou uniquement à travers l'image qu'ils nous donnent à voir? Peut-on tout écrire? Peut-on tout pardonner?
    La légende de nos pères:un livre fort à l'écriture sensible,qui parle de confiance et d'émotions qui montent en crescendo entre tendresse, colère et espoir dans un coeur à la fois léger et lourd.Qu'il est donc dur de faire un deuil!
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 04 avril 2012

    MarieC
    Fils de résistant, le narrateur a laissé disparaitre son père sans lui faire raconter son histoire... Lorsqu'il est contacté par une femme qui veut lui faire rédiger l'histoire de son père, héros de la résistance, il voit l'occasion d'éclaircir ses propres rapports avec le passé paternel. Mais rapidement, il doute des récits de Beuzaboc... Plus qu'un roman sur la Résistance, ce beau texte à l'écriture limpide installe, sans prétentions ni contradictions une réflexion sur le mensonge et sur la mémoire du père, de nos pères. Faut-il, au nom de la vérité historique, du respect des véritables héros et martyrs, dénoncer un homme dont la faute a été de vouloir faire rêver sa petite fille ? Faut-il au contraire accepter le mensonge pour ne pas faire déchoir un vieillard dans l'estime de son enfant ? La réponse apportée est bien belle et touchante ! Je retiendrai également - dans un cycle de lectures sur la Résistance - que ce roman raconte aussi la fin d'une époque pour laquelle les luttes des années 40 étaient un absolu intangible.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de François Aubel pour le Magazine Littéraire

    Et si, à leur mort, nous n’héritions de nos pères que d’un silence, fixé dans une invariable rigidité ? Marcel Frémaux, le héros du quatrième... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 27 janvier 2012

    Moi,j'ai quitté mon mur,j'ai longé la table,je me suis incliné devant Tescelin Beuzaboc.Le vieil homme avait gardé son livre ouvert,retenu par le pouce et deux doigts.J'ai posé ma main sur la sienne.Peau contre peau,j'ai délicatement refermé notre histoire.Il n'a pas protesté.Il a accompagné mon geste.Il a relevé la tête,il m'a regardé.Ses yeux étaient sans bruit.Il n'a rien dit.Je n'ai rien dit. (page 253)
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  • Par Pasdel, le 21 janvier 2012

    J'ai dit que je n'avais pas beaucoup de choix.Que l'écriture d'une biographie était une rencontre.Un échange.On me prêtait une vie et moi j'offrais des mots.Il fallait aussi que quelque chose se passe.Ce n'était pas de l'amitié,mais une émotion entre la cordialité et la confiance.Des secrets sortis de leur boîte,qu'il faudrait que j'apprenne à détenir aussi.J'ai expliqué que je n'étais ni psychologue ni confesseur,que je mettais simplement mon ancienne pratique de journaliste au service d'une vie privée. (page 66)
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  • Par castabea, le 15 mai 2010

    Un jeudi pluvieux d'avril, nous sommes passés devant le monument aux morts de la place Rihour, mon père et moi. Deux enfants s'amusaient sur le socle de pierre. Ils avaient mon âge. Un homme en manteau noir leur a crié de descendre du monument. Il a dit que c'était comme une tombe. Il a dit que personne n'avait le droit de jouer là. Que c'était interdit. Que c'était sacrilège. L'un des enfants s'est enfui. L'autre a eu peur. Il a glissé. Il est tombé sur le dos. Sa tête a heurté la pluie. Il a pleuré un peu. L'homme est parti. Il a traversé la rue sans regarder derrière. Mon père m'a lâché la main pour relever l'enfant.
    Le petit n'avait rien. Il reniflait. Il était debout, tête basse, papa accroupi devant lui le tenait par les épaules. Je m'en souviens. Pas de tout ce que mon père a dit, mais presque. Il a dit au petit qu'il avait fait la guerre. Il lui a dit qu'il avait eu peur, et froid, et faim, et mal. Il lui a demandé s'il savait pourquoi il avait fait cela. Deux fois, il lui a demandé. Le gamin baissait les yeux. Il était comme puni dans un coin de l'école. Les voix ne semblaient plus lui parvenir. J'étais en retrait, debout, un peu gêné. Je regardais mon père. Je l'écoutais aussi. Il a dit à l'enfant qu'il avait fait cela, la guerre, la résistance, la peur, l'espoir, tout cela pour que lui...
    - Tu t'appelles comment, bonhomme ?
    - Freddy
    - Freddy comment ?
    - Freddy Delsault.
    ... Pour que lui, Freddy Delssault, et n'importe qui d'autre, le copain enfui ou tous ceux à venir, puissent s'amuser sur tous les monuments aux morts.
    - Je me suis battu pour que tu aies le droit de jouer, a souri mon père.
    Il a demandé au gamin s'il avait compris. L'autre a secoué la tête pour dire non. Puis il a rammassé son cartable. Et il est parti en courant. Je me rappelle aussi que mon père a ri. Que la soirée avait été légère
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  • Par kathy, le 17 février 2012

    - Vous allez vous perdre dans les détails, a murmuré le vieil homme.
    J'ai relevé la tête en souriant. Je ne me servirais pas de tous ces éléments. J'ai expliqué que pour raconter une histoire, je devais connaître le motif d'une toile cirée sur une table de cuisine. Je devais entendre les gestes et regarder les mots. Et plus j'aurais de couleurs, et plus j'aurais de musique, et plus le livre serait vivant.
    - Même une crevaison à vélo ?
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  • Par kathy, le 16 février 2012

    On fait son deuil. C'est effroyable, mais on le fait. Après avoir été au loin, au plus profond, creusé par l'absence et le silence, sans air, sans lumière, sans souffle, sans pensée, sans rêve, sans voix, après avoir perdu la faim, la foi, les nuits, après avoir tremblé à l'infini, après avoir eu froid de tous ces jours sans l'autre, tous ces gestes sans l'autre, après avoir traversé les fêtes maudites, les saisons détestables, après tant de matins pour rien, on défroisse le linceul qui nous couvrait aussi. On caresse l'étoffe, on la regarde encore, on la plie avec soin, on la range dans un coin de sa vie en attendant la suite. On fait son deuil, mais on ne revient pas d'un rendez-vous manqué.
    J'avais laissé partir mon père. Pas mon papa. Pas celui qui me portait au lit, sa joue contre la mienne, qui nous avait aimés du regard et de la peau. Mais mon père, l'autre. Ce héros sans lumière, ce résistant, ce brave, ce combattant dans son coin d'ombre. J'avais laissé partir cet inconnu, ce soldat, ce déporté. Qui était retourné à la liberté comme on va au silence. J'avais laissé partir une page de notre histoire commune. J'avais oublié de m'asseoir à ses pieds, de rechercher ses yeux. J'avais tardé à l'assaillir, à le questionner, à moissonner sa mémoire. J'avais failli à mon métier de fils. J'étais devant la tombe et j'avais les mains vides de lui, les poches sans aucun ticket de notre vie à deux.
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