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ISBN : 2253122815
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 139 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1903 à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le couvercle du cercueil soulevé, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Horreur. Stupéfaction des villages alent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 05 février 2013

    belette2911
    Si je n'avais pas lu des critiques intéressantes sur Babelio, je n'aurais jamais découvert ce roman. Oui, amis Babeliotes, c'est à vous que je dois cette lecture !
    Ce roman, l'ayant cherché, je fus un peu dépité, lorsque je l'eus trouvé...
    Quoi ? C'est c'est petit machin là qui vous mettait en émoi ?
    Malgré tout, je l'ajoutai sur ma pile à lire, la taille n'ayant rien à voir dans le plaisir,
    Je signale aux obsédés du fond que je parle bien de plaisir littéraire ! Ne voyez pas du double sens sexuel dans tout ce que j'écris (oh, sale menteuse que je suis).
    Alors, comment ce petit machin m'a-t-il fait vibrer ?
    De par sa narration, tout d'abord, qui est inhabituelle dans un roman, étant donné qu'il n'y a pas de narrateur et que nous avons l'impression de lire la gazette qui nous raconterait un fais divers.
    Fait divers qui a bel et bien existé. L'histoire débute à Ropraz, un petit village près de Lausanne, en Suisse (paradis d'exil fiscal) en 1903.
    On sent bien que les mentalités sont encore obscures et que les gens croient vite au Malin et aux esprits ou toutes autres créatures maléfiques.
    C'est qui arriva lorsqu'on retrouva une tombe profanée d'une jeune fille morte la veille. Et quelle profanation !
    Estomacs sensibles, accrochez-vous, les descriptions sont un peu... heu... peu digestes pour vous.
    Les autres - ceux comme moi - continuez de déguster votre pain au chocolat tout en lisant que la poitrine a été cisaillée à coups de couteau et qu'elle est profondément charcutée. Ah oui, les intestins pendent hors du cercueil et le cœur a disparu.
    Sans omettre de lire aussi que les seins ont été découpés, mangés, mâchés, et recrachés dans le ventre ouvert. Ils y en a qui gâchent la nourriture !
    Le roman nous raconte ce qui se passa dans la région après les deux profanations de tombe et de corps (oui, une seconde au cas où votre estomac aurait résisté à la première *rire sadique*).
    C'est la Suisse profonde !
    Au menu de ces gens un peu "simples" (le mot n'est pas à prendre au sens péjoratif), nous avons toutes les vieilles et sombres histoires de famille, les incestes (courantes), les commérages qui vont bon train et l'imagination au pouvoir.
    Ils diabolisent tout et pour eux, les vampires rodent la nuit. Et pas qu'eux, quelques loups-garous aussi, sûrement (Twilight en version gore ?).
    Une belle plongée dans le terreau de leurs vies où poussent les vieilles croyances ancestrales, les peurs de ce qu'ils ne connaissent pas. Là, j'ai adoré.
    Ce qui m'a plus gênée, c'est l'arrestation... Coupable or not coupable ?
    Ils leur en fallait un, n'importe qui aurait sans doute fait l'affaire et c'est là que le bât blesse...
    La fin, en tout cas, est inattendue et à prendre au second degré, je pense.
    C'est court, c'est bref, c'est intense, on rentre dedans tout de suite et on arrive au bout alors qu'on a pas vu le temps passer.
    Comme quoi, on peut être peu épais et faire de l'effet...
    Oui, je parle toujours de littérature !

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    • Livres 4.00/5
    Par Mijouet, le 30 janvier 2013

    Mijouet
    Si vous voulez découvrir la Suisse romande profonde, vous êtes dans le bon bouquin. le début de l'action se passe à Ropraz en 1903. Si vous voulez découvrir du Hard- Chessex, dégustez l'horreur à pleine dents.
    Ropraz est un village à l'écart des grandes routes du canton de Vaud, ses habitants vivent un peu en autarcie alimentaire et intellectuelle. Les histoires de famille, les incestes, les jalousies, font le bonheur des commérages, l'imagination et la diabolisation font bon ménages. Les vampires rodent la nuit ; Les superstitions persistent dans ses parages et bien que protestants, les gens se signent devant certaines maisons, sur certains lieux…
    Un jour de 1903. Une jeune fille de vingt ans meure de méningite. le lendemain de son enterrement, on découvre la tombe ouverte avec le cercueil en partie dégagé. Un médecin arrive, et on soulève le couvercle à moitié refermé, et l'indescriptible se dévoile devant les témoins de cette exhumation (accrochez-vous)
    « Cadavre violé. Traces de sperme, de salive, sur les cuisses dénudées de la victime. Et la mutilation la plus sanglante apparaît dans toute son horreur.
    La main gauche coupée net, gît à côté de cadavres.
    La poitrine, cisaillée à coups de couteau, est profondément charcutée. Les seins ont été découpés, mangés, mâchés, et recraché dans le ventre ouvert.
    La tête aux trois quarts séparée de tronc, y a été enfoncée après que des morsures très repérables et visible sont été pratiquées en plusieurs endroits : le cou, les joues, l'attache de l'oreille.
    Une jambe, la droite, et la cuisse droite elle aussi, sont hachées jusqu'au pli du sexe.
    Le sexe a été découpé prélevé, mastiqué, mangé, on en retrouvera des restes recrachés, poils pubiens et cartilage, dans la haie dite du Crochet, à deux cents mètres au-dessus de la forge.
    Les intestins pendent hors de la bière. le cœur a disparu. »
    Difficile de savoir si cette description sort de son imagination, mais quand on ouvre un livre de Chessex, il faut s'attendre à tout. ..
    Et la chose se répète encore par deux fois. Là, toute la région est chamboulée. Chessex s'en donne à cœur-joie, par exemple des enfants qui jouent au ballon avec un crâne perdu, bref, je vous laisse imaginer le genre d'histoire totalement décalé.
    Et c'est bien écrit. Petit à petit le récit devient surréaliste, la fin aboutit dans une énorme farce au détriment d'un des monuments les plus chers aux français.
    Bref : Gore, iconoclaste, génial, avec un zeste d'humour…
    à lire d'un trait (à peine plus de cent pages), un soir d'orage, avec si possible des hululements de chouette, un volet qui grince, un parquet qui craque, un éclair les fusibles qui sautent juste à la fin de la page 110… histoire de traverser la maison dans le noir pour retrouver son lit.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 26 décembre 2012

    cicou45
    Inspiré d'un fait divers, le lecteur a presque l'impression de lire un article de journal tant les faits sont précis mais sans être trop détaillés non plus. L'auteur se limite à nous énoncer les faits et à nous faire prendre conscience de l'horreur des crimes (il n'a d'ailleurs pas trop besoin de le faire car le simple fait de les écrire nous donne la nausée).
    Trois crimes abominables perpétrées sur des belles jeunes filles, récemment décédées de maladie. Quelle est donc le crime me direz-vous ? Il s'agit ici de nécrophilie, de viol de sépultures et de cannibalisme.
    Pourquoi lire une telle horreur me direz-vous (d'autant plus pour moi qui sus si sensible à ce genre de choses) ? Tout simplement parce que j'avais lu un très bon article sur ce dernier dans "Le Magazine littéraire" il y a quelques mois et c'est donc de mon plein gré que j'ai voulu m'attaquer à cet ouvrage, que je ne regrette pas d'avoir lu d'ailleurs, bien au contraire.
    L'histoire débute à Ropraz, un petit village près de Lausanne en Suisse en février 1903 (date à laquelle est commis le premier acte de barbarisme sur le cadavre de la jeune Rosa Gilliéron, la fille d'un juge renommé et ce ne sera que le début pour que la mystérieuse bête humaine qui a accompli ces gestes soit qualifié de vampire. La légende du "vampire de Ropraz" est née...
    Je ne vais pas trop m'étendre sur le résumé de l'histoire car cela vous gâcherait le suspense mais je tenais simplement à vous situer le contexte. le livre se lit en un rien de temps. Très bien écrit, avec des chapitres très courts, avec certains mots que l'on préférerait ne jamais avoir lus tant ils sont durs mais pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence que cela aurait très bien pu se passer s'est sans doute déjà produit et malheureusement se produira encore. Eh oui, il faut que j'arrête de vivre dans mes contes de fées et que je prenne conscience que l'être humain est capable d'accomplir des choses abominables, horribles et inimaginables...tout comme il peut aussi accomplir de merveilleuse choses (heureusement d'ailleurs. je crois que je vais me raccrocher à cette deuxième hypothèse). Même s'il est vrai que certains passages m'ont choqué, il n'en reste néanmoins que c'est un très bon ouvrage qui mérite d'être découvert.
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 19 janvier 2013

    missmolko1
    Le vampire de Ropraz est un court roman d'à peine 90 pages que j'ai lu très vite. Au début j'ai beaucoup aimé l'ambiance, le froid, un petit village de suisse coupé du monde, le début du siècle dernier (nous sommes en 1903), les commérages.... Bref tout pour plaire.
    Et puis tout bascule quand une jeune fille meurt et que l'on découvre le lendemain sa tombe ouverte et son cadavre mutilé. Vu le titre je m'y attendais mais les descriptions précises des horreurs faites au corps m'ont vraiment dérangé. Et puis ça ne s'arrête pas la car c'est abominations se répètent sur deux autres mortes.
    La police finit par arrêter un jeune homme dont on ne saura jamais s'il est réellement coupable. Mais il faut dire qu'il a tout qu'il l'accuse en particulier sa sexualité (sur des animaux notamment des vaches). La encore les descriptions des scènes m'ont vraiment dégouté.
    Par contre la fin m'a beaucoup plu, elle est originale et inattendue.
    Je ne dis pas que je ne relirai pas d'autres romans de l'auteur mais je veillerai a ne plus retomber sur les détails affreux qui ponctue ce récit.
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    • Livres 1.00/5
    Par Woland, le 16 mars 2009

    Woland
    J'aimerais pouvoir écrire que ce texte, qui ne compte pas même quatre-vingt-dix pages en édition du Livre de Poche, m'a convaincue du talent de son auteur. Mais il n'en est rien.
    Dérangeant, l'ouvrage l'est, qui raconte un fait divers particulièrement horrible, à la fois nécrophile et nécrophage, qui se déroula réellement dans le village de Ropraz en 1903. le crime lui-même, ou plutôt ce qu'en découvrent les enquêteurs en ce matin enneigé de février, est décrit de façon brutale et par le menu : aucun détail n'est épargné au lecteur.
    Celui-ci pourrait s'en accommoder - après tout, personne ne le forçait à lire le livre de Chessex - si le reste de l'enquête faisait montre d'un pareil souci du détail vrai. Et c'est là que le bât blesse : si l'on excepte les crimes - il y en a deux ou trois, nous sommes en présence d'un tueur en série avant que cette appellation ait été inventée - et l'apparence physique du suspect, singulièrement hideuse, tout se perd non pas dans des approximations mais dans une banalité générale.
    Le doute continue d'ailleurs à planer - pour moi en tous cas - sur l'identité du malade mental que l'on surnomma "Le vampire de Ropraz." le suspect, un garçon de ferme dénommé Charles-Augustin Favez, possède certainement une sexualité des plus déviantes. Mais il y a une différence entre un zoophile et un nécrophile-nécrophage. Peut-être un zoophile peut-il basculer dans la nécrophilie, voire dans la nécrophagie mais dans ce cas-là, il faut laisser la parole aux experts. Et puis, dans le cas de Favez, aucune preuve n'est apportée. Mais il fallait un coupable : Favez était là, c'est tout.
    Mais le comble, c'est la fin de ce récit qui nous laisse entendre que le fameux Soldat Inconnu qui repose sous l'Arc de Triomphe ne serait autre que le cadavre de Charles-Augustin, lequel, après s'être évadé en 1915, s'engagea dans la Légion étrangère et fut tué par les tirs allemands le 28 septembre de la même année. Favez aurait fait partie du même régiment que Frédéric Sausser, futur Blaise Cendras, qui se serait en partie inspiré de son histoire pour son "Moravagine."
    L'effet obtenu est des plus bizarres. On s'interroge : l'auteur est-il antimilitariste ? ne recherche-t-il que l'humour noir ? veut-il prouver quelque chose ? et, si oui, quoi donc ?
    Alors non, je le répète, je ne suis pas convaincue. Pour une affaire comme celle-ci, il faut plus que quelques pages essentiellement centrées sur ses aspects les plus barbares. Il ne suffit pas de vouloir déranger le bon peuple, il faut encore le faire avec art et pour moi, dans ce livre, il n'y en a guère sauf peut-être, de temps à autre, dans quelques descriptions sans merci de la Nature et des rancoeurs paysannes.
    Nous sommes loin, bien loin, de l'extraordinaire "Nécrophile" de Gabrielle Wittkop. Il est vrai que son "héros" ne sombrait jamais dans la nécrophagie et avait tout de l'esthète. Et pourtant, voyez-vous, Le Nécrophile de la romancière française dérange beaucoup plus que le monstre sans foi, ni loi suggéré par Chessex.
    Il ne me reste donc plus qu'à me procurer une vraie fiction de l'auteur suisse, "L'Ogre" par exemple. Je le ferai sans doute, mais pas tout de suite. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Ici on n’a pas de grands commerces, d’usines, de manufactures, on n’a que ce qu’on gagne de la terre, autant dire rien. Ce n’est pas une vie. On est même si pauvres qu’on vend nos vaches pour la viande aux bouchers des grandes villes, on se contente du cochon et on en mange tellement sous toutes ses formes, fumé, écouenné, haché, salé, qu’on finit par lui ressembler, figure rose hure rougie, loin du monde, par combes noires et forêts. (…) La misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s’ajoute aux rôderies de la peur et de l’imagination du mal. Solitaire, on surveille la nuit, ébats d’amour de quelques nantis et de leur râlante complice, frôlement du diable, culpabilité vrillée dans quatre siècles de calvinisme imposé. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l’au-delà, d’en haut, de dessous, d’en bas : la menace venue d’ailleurs. On se barricade dans son crâne, son sommeil, son cœur, ses sens, on se verrouille dans sa ferme, le fusil prêt, l’âme hantée et affamée. L’hiver attise ces violences sous la longue neige amie des fous, les ciels rouges et bistre entre aube et nuit déshéritée, le froid et la mélancolie qui tend et ronge les nerfs. Ah j’oubliais l’effarante beauté des lieux.
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  • Par MllePeregrine, le 12 décembre 2011

    De récentes recherches ont laissé supposer que les restes du soldat inconnu, interprétés par l'analyse de leur ADN, appartiendraient au citoyen vaudois Charles-Augustin Favez, engagé volontaire dans l'armée française en guerre en février 1915. Tué devant la ferme Navarin le 18 septembre de la même année. Et que le soldat inconnu, héroïquement honoré par le chef d'Etat, la sonnerie aux morts et le salut au drapeau chaque 14 juillet que Dieu fait, ne serait autre qu'un fou et un effrayant repris de justice d'origine suisse.
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  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    " Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, 1903. C'est un pays de loups et d'abandon au début du vingtième siècle, mal desservi par les transports publics à deux heures de Lausanne, perché sur une haute côte au-dessus de la route de Berne bordée d'opaques forêts de sapin. Habitations souvent disséminées dans des déserts cernés d'arbres sombres, villages étroits aux maisons basses. Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l'hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat. A la grange. "
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    On dit le vampire de Ropraz, note Maihain dans le registre de ses observations, c’est une simplification pour le violeur, le nécrophage, l’épouvantable mangeur de morts. Dans ces déserts, le symptôme du vampire durera tant que cette société sera victime de la crasse primitive : saleté des corps, promiscuité, isolement, alcool, inceste et superstitions qui infestent ces campagnes et créeront d’autres foyers d’exactions sexuelles et d’horreur sans merci.
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  • Par Woland, le 16 mars 2009

    ... Dans sa cellule, Favez a peur. Pourquoi le gardien ne lui a-t-il pas encore apporté sa soupe ? Pourquoi n'entend-on plus les chevaux de l'escadron de gendarmerie devant sa geôle ? C'est bien ça. Avec le soir les gendarmes se sont retirés dans leur poste, laissant le champ libre à la fureur des hommes et des garçons de Ropraz. Ils vont briser sa porte, ces durs, ils vont le rosser au bâton, lui casser les os et les dents, puis ils le traîneront dans la cour, ils lui planteront un pieu dans le coeur et ils le brûleront vif. Ou ils le ramèneront à Ropraz, un bûcher sera dressé à la chapelle et il grillera, lui, Favez, nu, hurlant, devant tout le village vengé. ...
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