ISBN : 2253122815
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
En 1903 à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le couvercle du cercueil soulevé, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Horreur. Stupéfaction des villages alent... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 mars 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    1903, Ropraz. La tombe d'une jeune fille est retrouvée profanée quelques jours seulement après sa mort. Rien d'extraordinaire malheureusement. Mais cette fois-ci, le profanateur ne s'est pas attaqué seulement à la tombe mais plutôt à celle qui l'occupait. Nous pouvons même dire qu'il s'est acharné. Certaines parties du corps manquent, d'autres ont été mâchées et recrachées.
    L'histoire fait grand bruit puisqu'il s'agit de la fille du juge.
    Mais le carnage ne s'arrête pas là, deux autres corps seront retrouvés dans des circonstances similaires. Dans la région, c'est l'horreur. Les jeunes filles sont protégées, interdites de sortie. Les journaux ne font leur une qu'avec cette histoire. Partout, c'est la panique. Et quand la panique se fait sentir, la seule façon d'atténuer les choses est de trouver le coupable. le coupable ou UN coupable ?
    Favez sera cette personne. Certes, il est coupable. Il a été trouvé en train d'abuser d'animaux dans l'étable d'un fermier. Et il semblerait que ce n'était pas la première fois. Mais est-il véritablement celui qui a commis ces monstruosités ? Personne ne le saura jamais. L'essentiel, c'est qu'il paye pour ses fautes. Qu'importe, il est loin d'être un saint.
    Enfance très difficile, abandon puis foyer. Abus venant de sa famille d'accueil. Favez est un jeune homme qui ne parle pas. Pas vraiment un homme, presque une bête à certains moments.
    Chacun ressentira cette lecture à sa façon mais de mon côté, à travers ses lignes, j'ai vu la part sombre que nous possédons tous, la peur de l'autre que nous ne connaissons pas. Ces évènements qui nous effrayent parce que nous les portons également en nous. Toutes ces choses qui nous semblent éloignées alors qu'elles sont au contraire, bien trop proches.
    Je déconseille ce roman aux personnes trop sensibles. Mais vraiment si vous supportez peu de choses. Je reconnais que certains passages soulèvent le cœur. Cependant, l'auteur nous raconte son histoire avec une certaine distance. Ce n'est pas un sentiment que je pourrais vous expliquer, il faut le vivre. Bien que me sentant proche de cette histoire, je savais que je n'avais rien à craindre.
    La lecture est rapide, et ce n'est pas dû à la taille de ce livre mais plutôt à la fluidité de l'écriture. Roman, témoignage ou bien article. Qu'importe du moment que vous êtes sûrs de savoir qui vous êtes !
    La fin, quant à elle nous fait hésiter entre le sourire et le malaise. le sourire parce qu'il nous paraît impossible que l'évènement qu'il décrit existe mais pourtant, il crée le doute.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Woland, le 16 mars 2009

    Woland
    J'aimerais pouvoir écrire que ce texte, qui ne compte pas même quatre-vingt-dix pages en édition du Livre de Poche, m'a convaincue du talent de son auteur. Mais il n'en est rien.
    Dérangeant, l'ouvrage l'est, qui raconte un fait divers particulièrement horrible, à la fois nécrophile et nécrophage, qui se déroula réellement dans le village de Ropraz en 1903. le crime lui-même, ou plutôt ce qu'en découvrent les enquêteurs en ce matin enneigé de février, est décrit de façon brutale et par le menu : aucun détail n'est épargné au lecteur.
    Celui-ci pourrait s'en accommoder - après tout, personne ne le forçait à lire le livre de Chessex - si le reste de l'enquête faisait montre d'un pareil souci du détail vrai. Et c'est là que le bât blesse : si l'on excepte les crimes - il y en a deux ou trois, nous sommes en présence d'un tueur en série avant que cette appellation ait été inventée - et l'apparence physique du suspect, singulièrement hideuse, tout se perd non pas dans des approximations mais dans une banalité générale.
    Le doute continue d'ailleurs à planer - pour moi en tous cas - sur l'identité du malade mental que l'on surnomma "Le vampire de Ropraz." le suspect, un garçon de ferme dénommé Charles-Augustin Favez, possède certainement une sexualité des plus déviantes. Mais il y a une différence entre un zoophile et un nécrophile-nécrophage. Peut-être un zoophile peut-il basculer dans la nécrophilie, voire dans la nécrophagie mais dans ce cas-là, il faut laisser la parole aux experts. Et puis, dans le cas de Favez, aucune preuve n'est apportée. Mais il fallait un coupable : Favez était là, c'est tout.
    Mais le comble, c'est la fin de ce récit qui nous laisse entendre que le fameux Soldat Inconnu qui repose sous l'Arc de Triomphe ne serait autre que le cadavre de Charles-Augustin, lequel, après s'être évadé en 1915, s'engagea dans la Légion étrangère et fut tué par les tirs allemands le 28 septembre de la même année. Favez aurait fait partie du même régiment que Frédéric Sausser, futur Blaise Cendras, qui se serait en partie inspiré de son histoire pour son "Moravagine."
    L'effet obtenu est des plus bizarres. On s'interroge : l'auteur est-il antimilitariste ? ne recherche-t-il que l'humour noir ? veut-il prouver quelque chose ? et, si oui, quoi donc ?
    Alors non, je le répète, je ne suis pas convaincue. Pour une affaire comme celle-ci, il faut plus que quelques pages essentiellement centrées sur ses aspects les plus barbares. Il ne suffit pas de vouloir déranger le bon peuple, il faut encore le faire avec art et pour moi, dans ce livre, il n'y en a guère sauf peut-être, de temps à autre, dans quelques descriptions sans merci de la Nature et des rancoeurs paysannes.
    Nous sommes loin, bien loin, de l'extraordinaire "Nécrophile" de Gabrielle Wittkop. Il est vrai que son "héros" ne sombrait jamais dans la nécrophagie et avait tout de l'esthète. Et pourtant, voyez-vous, Le Nécrophile de la romancière française dérange beaucoup plus que le monstre sans foi, ni loi suggéré par Chessex.
    Il ne me reste donc plus qu'à me procurer une vraie fiction de l'auteur suisse, "L'Ogre" par exemple. Je le ferai sans doute, mais pas tout de suite. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par lethee, le 04 mars 2009

    lethee
    Combat de la gloire et de la honte,
    Dans ce roman, parti d'un fait divers, la narration se déroule de telle manière qu'on entendrait presque la voix de André Dussolier, comme dans le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Seulement ici, ce n'est pas un conte de fées, et tous les héros sont carnassiers.
    Un vampire rode donc, qui découpe les seins des cadavres, après s'y être abreuvé de leur premier et dernier lait virginal, qui emporte les pubis pour les mastiquer avant de les abandonner aux insectes, qui profane ce qu'on avait confié à Dieu, et déterre ce que celui-ci avait confié à la mort. Vite, il faut trouver le « Vampire » qui a commis l'impardonnable. Les comportements changent et l'on se remet à la religion que l'on avait écartée depuis plus de 30 ans : qu'on sorte les crucifix des greniers, l'ail du garde-manger ! La peur entame tout, même la réforme protestante !
    Le délit est psychotique, soit ! La réponse le sera aussi ! Et il y a bien quelque chose de Psychose dans cet ouvrage où le criminel court la nuit, est inconnu de tous mais ressenti partout, et même de jour. Tout le monde espionne son voisin. Chacun ressort de sa mémoire celui qui pourrait lui avoir causé du tort : on ne sait jamais ! le mal est partout, et les rideaux de douche sont nombreux à vouloir calfeutrer les campagnes de la honte. En prime cette Dame en blanc, qui rôde et sacrifie ses charmes en même temps qu'elle use de ceux du bourreau.
    Car oui, on en trouve un bien sûr, et un beau ! C'est évident que la peur donne du talent : elle presse le pas de la sentence ! Qu'il est bien beau le coupable : « La salle est pleine. Tout le monde scrute le teint très pâle, les yeux rouges et les longues dents du prévenu. « Il fait froid dans le dos », répètent et crient les premiers rangs. » (p. 100) Oui, car voyez-vous, c'est l'idée qui donne l'apparence, et non l'inverse, en ces pays d'ennui.


    Qui de la bête ou du peuple au billot – celui-ci prêt à servir à nouveau, enflammé déjà à l'idée de recevoir sa lampée de globuline – offre l'attitude la plus révoltante ? On se pose en effet la question... et les phrases de cette dame qui s'approche du coupable (présumé ?)/martyr résonnent d'une bien étrange manière : «


    As-tu été sevré trop tôt ? Les bêtes que leur mère n'a pas allaitées ne savent pas jouer. Tout de suite elles griffent pour blesser. Mordent pour tuer. » Ne s'agit-il pas là de la définition même des gens de campagne en 1903 ? De par leur condition, ils sont à la fois le futur gibier et le futur réservoir de la guerre ! Robustes, mais pas bien réfléchis : oui, c'est cela, non sevrés, et trop peu aptes à juger. Ce qu'ils cherchent en Charles-Augustin, ce n'est pas le coupable : c'est UN coupable, un coupable qui puisse assouvir leur faim de vengeance, eux, les vampires diurnes, ceux que le jour rend laids à force de trop de rancune. Voilà de bien mauvais juges asservis par les juges : « De bien grands crimes, Monsieur Favez ! Des trois, Ropraz est le plus grave, vous le savez bien, Monsieur Favez, Rosa était la fille chérie du juge... et l'image reconnue de la pureté. » La faute est traquée à tout prix, mais c'est la nôtre en somme, celle de vouloir cacher la honte, préserver la gloire, au prix de n'importe quelle tête : il faut trouver l'homme, et vite, l'accuser, le crever. C'est bien le peuple qui fait « feu de tout bois », du moment qu'ensuite, on ne reparle plus de Ropraz qu'en tant que village paisible et respectable...


    Cette sombre histoire du Vampire de Ropraz, n'est pas un simple fait divers, en effet, pour Jacques Chessex. C'est pour lui l'occasion d'analyser encore la société, et d'en faire un portrait saisissant, violent, autant si ce n'est plus que les méfaits du nécrophile criminel. Et puisque l'art du roman c'est aussi avoir le pouvoir de réinventer les histoires, ou du moins leurs dénouements, Jacques Chessex se paie ici (quel luxe !) la tête de cette société : retournant allègrement et avec brio les fautes de la grande dame contre elle-même. Est prise qui croyait pendre...


    © Léthée Hurtebise – 2 mars 2009
    ps : Merci à Stéphanie Hochet de m'avoir inspiré ce titre, bien que sur le fond, il ne soit pas en rapport avec le livre de Chessex. Je fais bien sûr allusion à Combat de l'amour et de la faim, paru en janvier chez Fayard.


    Lien : http://lethee.over-blog.com/article-28549921.html
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Efficace, ce petit bouquin, un condensé d'horreur, un compte-rendu de glauque, dans un style journalistique qui ne nous épargne rien et qui, comme le faux vampire de Ropraz, fait froid dans le dos. Ce crime immonde commis ici, à quelques kilomètres, ce monde immonde de notables bienséants et de populace animale, cette injustice crasse (et Dieu, le Dieu des calvinistes lugubres et le Dieu des catholiques sorciers, Dieu sait si le fond de ce roman est crasseux) à laquelle le nouveau vampire de Ropraz, Chessex, fait un pied de nez en enterrant Favez, le monstre, sous la flamme du soldat inconnu, sépulture inviolable parmi toutes comme étaient inviolables les jeunes filles mortes mutilées par un coupable dont on raconte, en nos pays de loups, qu'il court toujours, qu'il regarde des enfants nus sur internet et qu'il faut le mettre à mort de toute urgence. Ce vieux monde pisseux de Chessex, là-haut dans le Jorat du siècle passé, ça ressemble trop à notre monde qui se croit civilisé pour que l'on ne soit pas saisi par un bouquin dévoré avec un plaisir que d'austères pasteurs vaudois viennent déjà nous reprocher à coup d'anathèmes sordides. le fond crasseux de nos culottes modernes renvoyé en pleine gueule, Chessex brutalise le lecteur qui en a, hélas, trop l'habitude.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Autant mettre les choses au clair dès maintenant : les aficionados des Chroniques des vampires et autres Twilight vont se sentir floués : aucune trace de bogosses aux canines pointues dans ce roman. Pas plus que les amateurs de polars ne trouveront d'enquête policière à se mettre sous la dent, si j'ose dire.
    D'ailleurs, j'écris “roman”, puisque c'est ce qu'indique la première page, mais Le vampire de Ropraz tient plus à mon sens de la chronique judiciaire, ou même de l'étude ethno-sociologique, que du roman. Autre motif de déception potentielle..
    Pour écrire Le vampire de Ropraz, Jacques Chessex, lui-même habitant de Ropraz, est allé puiser dans la rubrique faits-divers du début du XXe siècle.
    Dans un style clinique, froid comme les paysages neigeux du Haut-Jorat vaudois, il va se pencher sur les mœurs et les mentalités de cette région rurale coupée du monde, où en ce début de l'époque moderne subsistent encore moultes croyances ancestrales et superstitions médiévales.
    Pour apaiser les consciences, la population se cherche à tout prix un bouc émissaire, n'importe lequel. Chessex réussit fort bien, avec une économie d'effets et de mots, à retranscrire ce climat oppressant de suspicion et de dénonciation où tout ce qui est “différent” est aussitôt suspect. Dans ces campagnes arriérées, où alcoolisme et violence domestique sont monnaie courante, les esprits archaïques voient d'un œil suspicieux tout ce qui sort de leur ordinaire.
    S'il ne juge pas, ni ne prend parti pour ou contre Favez, Jacques Chessex montre cependant une certaine compassion pour le garçon de ferme et démontre que, quoi qu'il en soit, celui-ci est d'abord la victime des conditions de vie frustres en vigueur dans la région : Favez, orphelin à l'esprit attardé, connait depuis sa tendre enfance maltraitance et viols à répétition de la part du couple de paysans chez lequel il était placé.
    Au bout des 80 pages de ce livre, le doute plane toujours quant à la culpabilité ou à l'innocence du garçon de ferme. Peu importe à Chessex d'ailleurs, car là n'est pas son sujet. L'essence de son propos, c'est l'étude de la vie des populations isolées dans les montagnes, au cœur des sombres forêts suisses.
    A l'occasion d'une ultime pirouette, l'auteur insinue le doute dans l'esprit du lecteur. Dans un épilogue, de pure fiction mais totalement plausible, que je ne dévoilerai pas ici, Chessex joue de façon surprenante avec l'ambiguïté de la soit-disant monstruosité de Favez.

    C'est lors d'une émission de La Grande Librairie, sur France 5, où il était invité à l'occasion de la sortie de son dernier roman, Un Juif pour l'exemple, que j'ai entendu parler de Jacques Chessex pour la première fois (pas de quoi se vanter, je sais). J'ai eu, dès lors, envie de découvrir l'auteur à travers ses écrits. J'ai beaucoup apprécié cette première approche de l'œuvre de Chessex, auteur suisse récemment disparu, et je compte bien poursuivre dans le futur cette exploration.
    Le vampire de Ropraz m'a rappelé deux autres romans que j'ai lus dernièrement et qui abordent un thème similaire, dans des contextes et des traitements différents : Mangez-le si vous voulez, de Jean Teulé ou L'arabe, d'Antoine Audouard.


    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Le%20vampire%20de%20Ropraz
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Ici on n’a pas de grands commerces, d’usines, de manufactures, on n’a que ce qu’on gagne de la terre, autant dire rien. Ce n’est pas une vie. On est même si pauvres qu’on vend nos vaches pour la viande aux bouchers des grandes villes, on se contente du cochon et on en mange tellement sous toutes ses formes, fumé, écouenné, haché, salé, qu’on finit par lui ressembler, figure rose hure rougie, loin du monde, par combes noires et forêts. (…) La misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s’ajoute aux rôderies de la peur et de l’imagination du mal. Solitaire, on surveille la nuit, ébats d’amour de quelques nantis et de leur râlante complice, frôlement du diable, culpabilité vrillée dans quatre siècles de calvinisme imposé. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l’au-delà, d’en haut, de dessous, d’en bas : la menace venue d’ailleurs. On se barricade dans son crâne, son sommeil, son cœur, ses sens, on se verrouille dans sa ferme, le fusil prêt, l’âme hantée et affamée. L’hiver attise ces violences sous la longue neige amie des fous, les ciels rouges et bistre entre aube et nuit déshéritée, le froid et la mélancolie qui tend et ronge les nerfs. Ah j’oubliais l’effarante beauté des lieux.
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  • Par coquelicot5602, le 12 décembre 2011

    De récentes recherches ont laissé supposer que les restes du soldat inconnu, interprétés par l'analyse de leur ADN, appartiendraient au citoyen vaudois Charles-Augustin Favez, engagé volontaire dans l'armée française en guerre en février 1915. Tué devant la ferme Navarin le 18 septembre de la même année. Et que le soldat inconnu, héroïquement honoré par le chef d'Etat, la sonnerie aux morts et le salut au drapeau chaque 14 juillet que Dieu fait, ne serait autre qu'un fou et un effrayant repris de justice d'origine suisse.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 14 mars 2012

    Plus que jamais les mères surveillent leurs filles. Avant février, le danger venait des garçons, des bals, des lotos, des soirées de chant, à l'heure qu'il est le monstre est caché parmi nous, sournois, habile, renseigné, proche à se lécher les dents et à baver sur nos sommeils avant de percer la gorge et le ventre lisse de nos fiancées.
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  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    " Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, 1903. C'est un pays de loups et d'abandon au début du vingtième siècle, mal desservi par les transports publics à deux heures de Lausanne, perché sur une haute côte au-dessus de la route de Berne bordée d'opaques forêts de sapin. Habitations souvent disséminées dans des déserts cernés d'arbres sombres, villages étroits aux maisons basses. Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l'hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat. A la grange. "
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    On dit le vampire de Ropraz, note Maihain dans le registre de ses observations, c’est une simplification pour le violeur, le nécrophage, l’épouvantable mangeur de morts. Dans ces déserts, le symptôme du vampire durera tant que cette société sera victime de la crasse primitive : saleté des corps, promiscuité, isolement, alcool, inceste et superstitions qui infestent ces campagnes et créeront d’autres foyers d’exactions sexuelles et d’horreur sans merci.
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