> Benjamin Legrand (Traducteur)

ISBN : 2355840334
Éditeur : Sonatine Editions (2010)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 121 notes) Ajouter à mes livres
Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat de police. Mais qui est-il vraiment… ? Des meurtres en série se succèdent, jusqu’au jour où un meurtre est commis... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par verobleue, le 30 mars 2012

    verobleue
    Joe Middleton, tueur en série, est agent d'entretien au département de police de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Se faire embaucher dans le commissariat lui a permis de suivre l'enquête à la source. Sept meurtres sont reprochés au Boucher de Christchurch, or Joe sait qu'un des sept cadavres n'est pas de lui. Il décide donc d'investiguer pour découvrir qui est son copycat.
    Le cliché est dépoussiéré parce que Joe fait croire qu'il est débile alors qu'il promène tout le monde par la main. Avec ses manières de vieux garçon et ses réflexions quasi enfantines, voici un serial killer, détraqué et sans pitié, qui amuse tout en restant vraisemblable… J'ai réellement apprécié l'humour très noir du récit : tour à tour être attendri par la candeur du personnage, être dégouté par ses actes et sa façon, méthodique et froide, de les relater.

    Roman à deux voix, majoritairement celle de Joe, mais aussi celle de Sally. Collègue de Joe, elle a perdu un frère attardé, c'est donc naturellement qu'elle tente de l'aider dans sa vie quotidienne. La différence de point de vue entre ces deux personnages est intéressante et subtile.
    Mais le lecteur n'est pas au bout de ses surprises car survient un sacré retournement de situation : Joe est lui-même traqué par une femme qu'il était sur le point d'assassiner. le roman prend une toute autre tournure, évidemment !
    La lecture d'« Un employé modèle » de Paul Cleave change les codes habituels du roman noir. L'intrigue est originale, les personnages sont étonnants, complexes et drôles. le récit souffre pourtant de quelques longueurs et la fin, peu crédible, m'a contrariée. Mais, au final, j'ai passé un très bon moment.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jeanbiscotte, le 26 décembre 2011

    jeanbiscotte
    Petite sensation du moment, Un employé modèle a titillé ma curiosité malgré l'avis défavorable d'une de mes (très) proches, qui était restée sur sa faim. J'ai tout de même tenté le coup... Et grand bien m'en a pris !
    Ce qui m'intriguait le plus, c'était de découvrir l'histoire racontée sous une perspective différente. En effet l'un des attraits principaux du roman réside dans le fait que le narrateur n'est autre qu'un tueur en série. On connait dès lors ses pensées, ses sentiments, on découvre à quel point notre « héros » est prétentieux, sur de lui, vaniteux même. C'est d'ailleurs cette psychologie tortueuse qui marque le vrai tour de force réalisé par l'auteur. Tout au long du roman, il nous distille au goutte à goutte des indices qui nous permettent de mieux cerner la vraie personnalité de Joe. On comprend mieux, au fur et à mesure que le récit avance, son attitude, sa façon d'agir et de penser. Cependant rien n'est jamais dit clairement et on ne connaît donc jamais vraiment le comment du pourquoi.
    L'autre gros point fort du roman, c'est l'humour noir qui y est omniprésent. Joe est délicieusement sarcastique et juge les choses et les gens de manière tranchée et la plupart du temps d'une façon pour le moins politiquement incorrecte. Bref, tout à fait le genre d'humour que j'apprécie.
    Si le personnage de Joe est d'une complexité remarquable et d'un intérêt certains, l'histoire quant à elle n'a pas une valeur inestimable. le roman n'aurait en effet rien perdu à être plus court d'une petite centaine de pages. Certains passages sont un peu répétitifs, même si certaines de ces longueurs permettent d'éclairer les tréfonds de l'âme de Joe.
    J'ai donc passé un très bon moment de lecture avec Un employé modèle et je ne serais pas contre l'idée de découvrir le second ouvrage de Paul Cleave qui semble dans la même veine.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 17 février 2012

    pile
    Premier roman du néo-zélandais Paul Cleave, Un employé modèle a d'abord paru en France chez Sonatine en 2010 avant d'être réédité au Livre de poche. Jusqu'à cette lecture, j'avais déjà fait quelques incursions assez peu emballantes dans le monde du thriller. Je commençais même à penser que le thriller était le sous-genre le moins intéressant du genre policier, celui qui se prête le plus à une banale redite, qui apporte peut-être à certains lecteurs ce qu'ils en attendent, mais qui ne surprend jamais. Je ne suis pas complètement revenue sur cette opinion, mais depuis que j'ai lu Un employé modèle, je sais au moins qu'il y a des exceptions et que même en reprenant le thème archirebattu du serial killer, on peut faire un bon livre, intelligent, bien écrit, et délicieusement cynique.
    La majeure partie du roman est l'histoire de Joe, le tueur en série devenu détective amateur, qui nous raconte son enquête à la première personne. Mais parallèlement nous suivons aussi l'histoire de Sally, une jeune fille bigotte et un peu simplette, qui est également employée au commissariat et qui s'est prise d'affection pour Joe, qui lui rappelle son frère handicapé mental. Mai Joe n'a rien d'un attardé. Il joue les simples d'esprit, mais en lui-même il est persuadé d'être le plus malin du commissariat.
    Un employé modèle n'a rien du banal roman de serial killer. Il réserve même de belles surprises, comme un rebondissement de taille qui survient à peu près à la moitié du récit. Un nouveau personnage assez original entre alors en scène. Un peu plus tard, une fois que Joe a identifié le coupable du meurtre qu'il n'avait pas commis, nous nous retrouvons avec quatre personnages ayant chacun le pouvoir d'influer sur le destin des trois autres. Alors qui va faire quoi ? Comment les choses vont-elles se goupiller entre ces quatre personnages ? Jusqu'au bout le suspense est total. L'ultime conclusion du roman m'a un petit peu déçue ; j'avais espéré une fin beaucoup plus immorale. Mais ça ne fait rien, j'ai apprécié l'humour décalé de Paul Cleave et je sais maintenant que les bons thrillers existent.
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  • Par christianebrody, le 27 octobre 2011

    christianebrody
    Publié par Sonatine, « Un employé modèle » est le premier livre d'un auteur Néo-Zélandais. Voilà un pays qui manquait à la littérature policière, après ces dernières années marquées par le polar scandinave (Jo Nesbö, Henning Mankel, Stieg Larsson, la réédition de l'excellente série de Per Walhoo et Maj Sjowall datant déjà des années 70, pour n'en citer que quelques-uns et au passage mélanger allègrement torchons et serviettes).
    « Un employé modèle » a été encensé, selon l'éditeur, comme une « variation subtile sur le thème du tueur en série » et a connu un beau succès. Je viens de le finir.
    D'abord, c'est un livre agréable à lire. Pas de longues descriptions, l'auteur va au coeur du sujet ou de l'action, parfois de façon un peu trop elliptique : il m'est arrivé de revenir en arrière en me disant « mais que fait cette personne dans le coffre de sa voiture ? Je ne me souviens pas qu'il l'y ai mis ! ».
    Le récit bascule entre le point de vue du personnage principal, Joe, agent d'entretien, tueur en série, fils soumis, garçon perspicace et un peu imbu de lui-même, et celui d'une collègue a priori sans intérêt qui deviendra un élément essentiel du récit à deux reprises. le contrepoint est intéressant : un homme trop sûr de lui, coupable se croyant innocent, qui se fait passer pour un idiot ; et une femme mal dans sa peau, innocente mais qui se sent coupable, confuse mais plus subtile qu'il n'y parait – allégorie du bien et du mal. On ignore, jusqu'au bout, qui provoquera la chute de l'autre.
    On ne perd pas de temps avec la psychologie : il n'y a pas d'étude de caractère à proprement parler, les situations sont décrites sans interroger les motivations des personnages, à chacun de faire sa petite cuisine personnelle. le personnage principal évacue d'emblée toute tentative « psychologisante » : il n'est soumis à aucun « passager noir » intérieur, à aucune pulsion irrépressible, il n'est pas malade ni bouleversé, merci beaucoup ; simplement il aime assouvir ses fantasmes, qui sont d'une nature sexuelle et brutale, et ne voit pas de raison morale à s'abstenir. Mais si on regarde bien, on s'aperçoit que ce n'est peut-être pas vraiment le cas et que Joe en réalité se voile la face… C'est agréable, pour le lecteur, de ne pas constamment être pris par la main : on peut se faire sa propre idée sur l'idiosyncratie de chaque personnage et rechercher les véritables intentions de l'auteur. Ou pas. du coup, le texte se lit rapidement, facilement, sans longueurs.
    Ensuite, c'est souvent drôle. Pas comme un Joe Lansdale, mais un humour constant, décalé, critique sur le monde et la société moderne qui enfante des monstres comme le héros de cette histoire. Cela renforce le plaisir de lecture et donne une distance bienvenue avec le sujet. En cela, « Un employé modèle » se rapproche de « Dexter » : comme ce dernier, Joe travaille dans un commissariat et occupe ses nuits à assouvir ses pulsions intimes, dans un récit aux tonalités humoristiques, tragi-comiques, utilisant comme ressort narratif l'amoralité assumée de l'homme meurtrier, qui fait frissonner d'un pervers frisson l'honnête homme du lectorat. Mais disons-le d'emblée : si « Dexter » est mieux construit, « Un employé modèle » est bien mieux écrit.
    Enfin, et c'est là tout l'intérêt du livre, vers la moitié du récit, celui-ci bascule. Je ne vais pas spoiler le sujet ici, mais c'est le point où l'expression « brillante variation sur le thème du tueur en série » mis en avant par l'éditeur prend son sens. Attention, on a dit que ce livre était insoutenable. C'est absolument faux. Pas de longues tortures sadiques, des descriptions gores et complaisantes façon Clive Barker, excepté en un seul point, ce fameux point où le récit bascule du récit « ordinaire » de tueur en série (devenu un genre à part entière, objet d'une étrange et malsaine fascination dont les deux meilleurs précurseurs sont « Au-delà du mal » de Shane Stevens, 1979 quand même, et « Un tueur sur la route » de James Ellroy dix ans plus tard à peu près) vers cette variation néo-zélandaise clairement ironique.
    Ce n'est pas un livre d'horreur destiné à vous retourner le coeur. Paul Cleave n'utilise ce moyen qu'à une seule occasion, pour souligner le réalisme d'une scène qui le nécessite absolument pour préserver la dynamique du récit. le reste du temps, il aurait même plutôt recours à de pudiques ellipses. Découvrez-le par vous-même sans crainte.
    En conclusion ? Si vous aimez les polars teintés d'humour, aux intentions légèrement décalées, pressant nos interrogations sur la morale moderne, sans prétention, lisez-le. Ce n'est pas un pur chef d'oeuvre (mais combien en existe-t-il ?), mais c'est un très bon premier roman, qui dépasse allégrement quelques auteurs reconnus aux recettes connues et sur-bouillies.
    (article écrit par S.V. avec l'aimable autorisation de Christiane Brody)

    Lien : http://www.immobiletrips.com/polar-2/un-employe-modele-de-paul-cleav..
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    • Livres 4.00/5
    Par Eskalion, le 06 novembre 2010

    Eskalion
    Joe fait partie de ces personnes que nous côtoyons souvent sans véritablement les voir, de ces ombres qui vivent à la périphérie de nos propres existences sans que nous ne les connaissions vraiment. Voyez- vous Joe est un peu benêt, un homme simple d'esprit qui remplit sa vie avec un seau et une serpillère. Car Joe est agent d'entretien, technicien de surface dans le jargon scientifique de nos sociétés modernes, et s‘acquitte modestement de sa contribution au fonctionnement de celles-ci en passant quelques heures par jour à nettoyer les couloirs et les bureaux du commissariat qui l'emploie.
    Pourtant Joe mériterait à être connu ! Car tout le monde à des talents cachés, même les simples d'esprits. Et dans son domaine, Joe est carrément un virtuose ! D'ailleurs, l'expression de son don si particulier ne s'affiche t'il pas tout au long de ce grand tableau dans la salle de réunion des inspecteurs ? Toutes ces photos qui s'alignent, ces portraits de femmes, toutes plus belles que les unes que les autres ! Certes, elles ont le teint un peu blafard, voire carrément cadavérique.
    Car voyez- vous, le passe-temps de Joe, c'est de tuer des femmes. C'est son hobby, comme d'autres s'adonnent à la peinture ou collectionnent des timbres. Joe lui, tue. Et n'allez pas voir, esprit pervers que vous êtes, que derrière cette pratique un peu particulière, se cache l'expression d'un traumatisme quelconque remontant à la petite enfance !
    Joe va bien, il est heureux. Il a une maman qui l'aime (« Elle a trois gros grains de beauté sur le visage, chacun d'eux avec un poil noir qu'elle refuse de couper. Sa lèvre supérieure cultive une fine ligne de duvet. ») qui ne manque jamais de harceler d'inviter son fils à manger, fut-ce en usant du pouvoir de séduction qu'une maman a toujours sur son fils (« trop occupé pour appeler ta mère ? trop occupé à t'inquiéter de me briser le cœur ! »), qui sait apprécier à sa juste valeur les gestes attentionnés de son garçon (" je lui tends la rose que j'ai cueillie dans le jardin d'Angela …..l'expression de maman est inestimable quand je lui donne la fleur rouge…Aïe, dit-elle, se piquant le doigt sur une épine. Tu me donnes une rose avec des épines, mais quel fils es tu, Joe ? »), et qui s'inquiète pour son fils ( « les hommes ne devraient pas être gay, Joe. C'est pas bien ! …. Tu es sur que tu n'es pas gay Joe ? ») . Ces visites dans le giron familial sont autant de moments de réconfort pour Joe (« A peine arrivé à la maison, je saute sous la douche et j'y reste une heure entière pour me laver de ma mère. »)
    Il y a aussi Sally, une jeune fille qui travaille au commissariat et qui s'intéresse à lui. Un peu trop peut-être. Mais elle se sent si proche de lui, qu'elle s'est fixée pour mission de l'aider et d'être là à ses côtés. C'est parfois un peu pesant pour Joe, mais après tout, elle fait d'excellents sandwichs.
    Joe est donc un homme normal. Pleinement conscient de la supériorité de son intelligence qui lui permet de jouer à la perfection ce rôle d'attardé auquel personne ne fait finalement attention. Joe tue sans haine et sans esprit de revanche. Il est même capable d'avoir de la culpabilité quand il tue par nécessité, que ce soit un chat ou une handicapée en fauteuil roulant ( « Je ne suis pas un animal. Je ne vais pas tuer quelqu'un parce qu'il passe par là. Je haie les types comme ca. C'est ca qui me rend différent de tous les autres. C'est mon humanité. »).
    En se rendant ainsi transparent aux yeux des inspecteurs il peut ainsi suivre discrètement l'enquête le concernant et se délecter de l'énergie impuissante qui est mise en œuvre pour lui courir après. Pourtant un jour, un huitième visage vient s'accrocher au tableau. Un visage qu'il ne connait pas, victime d'un meurtre qu'il n'a pas produit. Contrarié, mais ni en colère, ni jaloux, Joe va dès lors mener sa propre enquête.
    Autant Thomas Harris, l'auteur du « silence des agneaux » avait excellé dans la méticulosité, le perfectionnisme et la perversion de son personnage Hannibal, autant Paul Cleave excelle lui, dans le cynisme sans borne de Joe.
    Quand on garde à l'esprit qu'il s'agit là d'un premier roman on ne peut être que soufflé par la maîtrise de l'auteur. L'écriture est légère, l'humour parsemé tout au long de l'histoire, ce qui décuple la puissance de certaines scènes (celle où Joe fait une drôle de rencontre qui va le faire basculer dans un monde « impair », m'a provoqué un tel malaise que primo elle m'a fait me gigoter sur ma chaise au fur et à mesure que je lisais le passage, deuxio elle restera sans doute à jamais gravée dans ma mémoire de lecteur !!). Mais plus encore, la profondeur et le portrait haut en couleur des personnages et les perspectives selon lesquelles l'histoire est narrée, donne à ce livre la qualité d'un roman parfaitement abouti.
    Ceci étant, je ne serai pas sans reproches à l'égard de celui-ci. D'abord je trouve l'histoire malgré tout un peu rocambolesque, et du coup à mes yeux elle perd en crédibilité. Surtout la fameuse rencontre qui conduira Joe dans un parc (pour l'anecdote cette rencontre m'a rappelé le livre d'Herbert Lieberman que j'avais lu il y a bien longtemps, « Le tueur et son ombre »).
    Enfin, je trouve que l'on ne sort jamais de l'empathie que l'on éprouve pour Joe dès le début du roman. C'est peut être volontaire de la part de l'auteur mais personnellement cela m'a au final dérangé. Sans doute le portrait maternel et l'expérience vécue par Joe dans l'histoire y sont pour quelque chose, mais du coup on s'indigne davantage pour lui et ce qui lui arrive, que pour ses victimes qui restent quant à elles désincarnées, dépersonnalisées.

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par bykiss, le 23 octobre 2011

    Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un animal. Je ne cours pas partout en me déchargeant d’abus subis dans mon enfance tout en trouvant des excuses pour tuer. […] Je ne suis qu’un type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby. Je ne suis pas un psychopathe. Je n’entends pas de voix. Je ne tue pas pour Dieu ou Satan, ou le chien du voisin. Je ne suis même pas religieux. Je tue pour moi. C’est aussi simple que ça. J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective.
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  • Par verobleue, le 29 mars 2012

    La plupart des autres flics me saluent d’un signe de tête. C’est ce salut silencieux stupide qui est à la mode ces derniers temps –celui où vous hochez abruptement la tête en relevant les sourcils – et qui commence à devenir assez inconfortable quand vous croisez toujours les mêmes gens. Au bout d’un moment, vous êtes obligés d’entamer les banalités. Le lundi, ca va, parce qu’ils vous demandent comment s’est passé votre week-end, et le vendredi, ça passe aussi, parce qu’ils vous demandent ce que vous avez prévu pour le week-end, mais tous les autres jours sont vraiment merdiques.
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  • Par verobleue, le 29 mars 2012

    L'aliénation mentale est un terme strictement légal, pas médical. Les patients qui sont moralement malades, les tueurs et les violeurs, ne sont pas des aliénés, ils ne font que plaider en ce sens. Les gens vraiment aliénés n'ont aucune compréhension de ce qu'ils font. Ils ne chercheront pas à échapper à la condamnation. Ils sont arrétés sur les lieux du crime, couverts de sang, en train de chanter des tubes de Barry Manilow.
    Seuls les sains d'esprit ont l'option de choisir.
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  • Par cynorrhodon, le 28 décembre 2011

    Je pense à ma mère et à ses perpétuelles questions pour savoir si je suis gay. ... Est-ce que je dois retourner sur mes pas et flinguer ces deux types parce qu'ils m'ont fait me sentir si mal ? ... Que ferait Jésus ? Ce serait plutôt chrétien de ma part de retourner et de les descendre. ...
    Qu'est-ce que papa voudrait que je fasse ?
    Je ne comprends pas du tout pourquoi je me pose cette question à son propos. Et me voilà donc confronté, maintenant, à un autre dilemme. Je suis certain que Dieu s'en fichera si je les descends, mais papa non. En fait, Dieu est probablement en train de me pousser à le faire. Je Lui ferais une faveur, à Lui et à l'humanité. Mais ai-je envie de faire une faveur à Dieu ? J'essaie de penser à une faveur qu'Il m'aurait faite, mais tout ce qu'Il a jamais fait, c'est m'enlever mon père et me donner ma mère. Non, je ne Lui dois rien.
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  • Par mimipinson, le 05 mai 2012

    Quand je rentre dans mon appartement, je vois que deux messages m’attendent. Tous deux de ma mère. Je les efface, en me demandant deux choses à la fois. Un : pourquoi est-ce que j’aime tant ma maman ? Et deux : pourquoi je ne peux pas l’effacer aussi rapidement que ses deux messages ?
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La chronique de Carole S - Un employé modèle
Un employé modèle de Paul Cleave aux éditions Livre de poche Regardez la chronique de Carole S... La présentation du livre "Un employé modèle" par l'éditeur : Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d'être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres... Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d'une originalité confondante, au-delà des clichés du genre, révèle un nouvel auteur, dont on n'a pas fini d'entendre parler. Vous pouvez commander "Un employé modèle sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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