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ISBN : 2846820694
Éditeur : P.O.L. (10/03/2005)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Vous n'êtes pas parent et vous pensez qu'un livre consacré au bébé vous tombera des mains? Vous avez tort.

Vous croyez, avec Beauvoir, qu'on "ne peut être intellectuelle et bonne mère", vous faites fausse route.

Le dernier-né de Marie Darrieussecq est la preuve du contraire. L'universitaire et maman consacre la chair d'un très beau petit livre à son très jeune bébé, plus nourrisson pas encore enfant.

Elle interroge ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
ahasverus
09 avril 2012
★★★★★
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"""Un jour un livreur a sonné à ma porte, j'avais un gros ventre, dans le colis, il y avait le bébé, et je n'ai plus eu de gros ventre."""
C'est (presque) par ces mots que l'auteure de Truisme,nous entraîne dans cet essai à trois personnages : elle, le bébé, le père du bébé.
Elle passe au crible ses impressions pendant les parenthèses de vie que le bébé lui laisse.
"Quand le bébé dort, la vie reprend, mais quand il est réveillé, c'est sa vie à lui qui domine". "Plus tard je recommencerais à penser, à écrire, à vivre avec les hommes".
Cent quatre vingt pages très aérées, à lire en une journée printanière, sur cet "objet le plus mineur qui soit pour la littérature", "cette fiction qu'est le bébé". Celui qui, chez les autres, nous était étranger. le bébé, nous dit Darrieussecq, "n'existe que dans la continuité intime, dans le lien avec nous, ses parents".
Les descriptions et impressions de Marie Darrieussecq, cette "tétine géante", sont amusantes, justes, poétiques et souvent décalées. Elles ramèneront certains d'entre vous , avec l'allure plaisante d'une promenade en bateau-mouche, vers des rivages aperçus.
Pour les autres, faites le votre, de bébé, et revenez lire après.
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Marple
10 juin 2012
★★★★★
★★★★★
Ce livre m'a été conseillé par une amie jeune maman, alors que moi-même je ne le suis pas. Elle m'a dit que c'était aussi cru que Cleves (qu'elle n'aimait pas) mais dans un tout autre style. Et, comme cette question du bébé commence à bien me turlupiner, je l'ai lu avec curiosité.
J'ai été frappée par quelques phrases bien trouvées sur elle-même, l'amour inattendu qu'elle ressent ou des discussions avec le père du bébé. Indéniablement, Marie Darrieusecq écrit bien.
De même, j'ai été amusée par certaines observations, par exemple sur les voisins de couveuse de son fils. Ou émue l'une ou l'autre fois, notamment quand elle raconte comment les grands-parents s'occupent du petit...
Mais, globalement, je suis restée sur ma faim : ça ne me parle pas plus que ça, ça ne m'apprend rien, ne me touche pas en profondeur, ne me fait pas réfléchir, ne m'amuse pas...
Un peu comme 'Un heureux événement' d'Eliette Abecassis, en fait, avec juste une vision plus positive. Mais ces témoignages-là, du bonheur infini d'avoir un enfant mêlé à l'épuisement et à l'envie de retrouver une vie propre, je n'ai pas besoin des livres pour les entendre. Ma mère m'en a souvent parle, certaines amies aussi. Aussi bien, voire mieux.
Bref, aujourd'hui j'ai trouve ça bof... Peut être changerai-je d'avis si/quand j'aurai un bébé moi-même.
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kreen78
13 juillet 2012
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Ah la la ! Les bébés ! Je suis dingue des miens ! Elle est dingue du sien !
Je me suis acheté ce petit bouquin il y a 6 ans, quand j'étais enceinte de ma fille. Je crois l'avoir lu après avoir accouché, pour comparer mes sentiments avec ceux de la narratrice. J'en gardais un bon souvenir, même si je ne me rappelais plus de grand chose. Là mon fils a 10 mois et je trouvais qu'il était temps de le relire, de m'en imprégner de nouveau. Et ce fut 2 petites heures de délice maternel.
C'est reposant, c'est gratifiant. On voit qu'on ressent toutes les même choses avec notre bébé, et qu'au final on est de bonnes mères. C'est entre autres ce que j'ai aimé dans ce qu'a défini Marie Darrieussecq : elle a très bien expliqué les aléas et ce qu'elle faisait pour y remédier, et à chaque fois elle va se sentir bonne maman car c'est son amour qui ressortira de tout ça. C'est rigolo, intéressant, et ça nous replonge dans nos souvenirs de couches, de râleries, d'attendrissements… On compare sans cesse notre ou nos expériences personnelles. Il n'y a pas de mélancolie dans ce livre, pas de moment de tristesse, et c'est aussi ce qui m'a plu. Marie observe, son cahier proche et son stylo prêt à être dégainé. Elle note tout ce qui lui passe par la tête, dans tous ces moments que nous voyons nous-mêmes, que nous retiendrons ou non. Cela peut paraître brouillon comme mise en page, mais pour ma part cela ne m'a pas gênée du tout !
Ce fut une lecture toute en légèreté, et, contente de l'avoir en possession, je serai ravie de le relire encore et encore. Bien à caler entre deux lectures intenses…
Un bon coup de coeur !!!
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Pimousse42
24 décembre 2012
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A l'occasion d'un déplacement en train, j'ai profité du trajet pour lire, plutôt très vite, ce livre sur une autre version de la maternité. Plus proche de la réalité. En tous les cas, plus proche de la mienne, de réalité. Un livre que j'aurais envie d'envoyer à toutes ces filles qui m'ont littéralement "pompé l'air" avec les bonheurs de la maternité, comme s'il s'agissait de quelque chose de si évident, normal, formidable etc... Pfff, les menteuses.
Je me suis retrouvé dans ces lignes, pas tout à fait, mais pas mal quand même. Ce livre et le sketch de Foresti sur la maternité, pour moi c'est un peu à mettre ensemble sur un même étendard pour manifester contre toutes ces idées reçues. Ok, avoir un gosse ça peut être bien, mais pas que. Et le "pas que" y'en a pas beaucoup pour en parler, comme si c'était une honte. Moi, je ne trouve pas. C'est juste réaliste.
C'est donc un livre rassurant pour toutes les femmes qui, comme moi, ont apprivoisé la maternité et leur bébé au fil des mois et des années, plutôt que ressenti ça spontanément dans leurs entrailles. C'est différent avec un deuxième bébé. Mais pour le premier, c'est en tous les cas comme ça que moi aussi je l'ai vécu.
Bémol : Un peu déçue par le style, assez basique. Un livre qui ne raconte pas vraiment d'histoire. Un livre différent de ce que j'ai personnellement l'habitude de lire. Intéressant somme toute, mais pas non plus absolument merveilleux. Un mot pour le qualifier si je devais en choisir un : rassurant.
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madameduberry
22 octobre 2013
★★★★★
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Le bébé, cet inconnu qui à la fois nous révèle et nous rend étranger à nous-même…
Un jour, un bébé arrive et vous ne savez rien de lui, on vous dit que c'est le vôtre, à qui il ressemble, ce que vous devez faire , ne pas faire. le regard et la parole de l'entourage s'empare de vous avec une prégnance dont vous n'aviez pas idée.
Face au bébé,une part de vous même s'impose à vous, et cependant vous êtes face à l'altérité. Et un élan jusque là inconnu s'empare de vous et vous lie à cet être inconnu d'une façon inédite. Des sentiments contrastés vous emportent dont la force vous effraie.
Alors vous cherchez un interlocuteur: votre conjoint, vos amis, votre meilleure copine, votre mère, grand-mère, un livre de puericulture, votre médecin pédiatre… Parfois vous prenez un cahier et vous écrivez.
Marie Darrieussecq l'a fait. Ce livre, si personnel, touche un large public, et laisse chacun(e) libre d'aimer ou de rejeter selon sa sensibilité et son expérience de vie.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ChezLoChezLo14 mars 2011
Que l'espace brutalement se creuse, que la surface tranquille sur laquelle il jouait manque ainsi : le choc d'adrénaline doit être à la hauteur de la trahison. Nous le couvrons de baisers ; nous auscultons et caressons la rougeur sur son front ; nous exagérons - pensons-nous - ses souffrances, nous le plaignons avec emphase : pour que dans ce théâtre de la peur et de la consolation il trouve l'assurance que le monde n'est pas un traquenard. Sans cesse il cherche ; même en mangeant, il éprouve la consistance de la cuillère, de la nourriture, il palpe le biberon, essaie de la saisir - depuis qu'il y parvient il estime d'ailleurs qu'il est plus agréable de se laisser servir.
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ahasverusahasverus09 avril 2012
Explorer le pôle Sud, le fond des mers, l'Amazonie ou Mars, c'est sans doute avoir la nostalgie du tapis de jeu. Un grand carré de couleurs, avec des volets de tissu à soulever, des dômes de mousse qui font couic, des sachets de grains à secouer, des formes qui se révèlent, un miroir sous un cache, un ours à débusquer.
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EloDitEloDit28 janvier 2013
"Ces petits pieds qui gigotent, ils cognaient dans mon ventre. Je ne peux pas croire qu’il soit sorti de moi. Un jour un livreur a sonné à ma porte, j’avais un gros ventre, dans le colis il y avait le bébé, et je n’ai plus eu de gros ventre. Le petit de l’humain : il doit bien avoir quelque chose à chercher, à comprendre là. C’est une expérience répétitive et décousue, et quand le bébé dort la vie reprend,mais quand il est réveillé c’est sa vie à lui qui domine.{...}"
+ Lire la suite
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ahasverusahasverus09 avril 2012
Dans la salle d'accouchement, nous étions quatre : le père du bébé, l'accoucheur, l'infirmière et moi. Tout à coup, nous sommes cinq.
Être au centre du vortex, où le temps et l'espace se conjuguent et s'ouvrent : mon sexe est cette brèche et je ne le savais pas.
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LilizLiliz06 août 2015
Dans l'anthologique Allô maman ici bébé, John Travolta a cette phrase définitive : "Le rôle du père, c'est de rendre la mère heureuse, pour qu'elle ne rende pas fous les enfants."
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