ISBN : 2070416232
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Sa mère n'a pas le temps d'aller la chercher à l'école aussi la petite se rend-elle après la classe chez sa grand-mère où sa mère passe la récupérer un peu plus tard. Un soir pourtant, les choses ne se passent pas tout à... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 août 2011

    Le ciel est énorme, beaucoup plus grand que la mer. Le ciel ne la touche pas, reste à distance ; et la côte, déjà, semble si loin, qu’elle comprend qu’on se noie de tant de solitude ; puisqu’il suffit de jeter un regard sur la terre, là-bas, sur les maisons, les terrasses et le glacier, pour se sentir abandonnée.
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  • Par mandarine43, le 26 août 2011

    (...) elle ne sait plus quoi faire de ce grand creux dans sa poitrine, des fourmis qui dévorent ses talons, de la tension rapace qui monte au long de ses mollets pour prendre toute la place, là, sur le front de mer, démembrant le ciel, la mer, la falaise, la ville en forme d'escalier.
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  • Par mandarine43, le 25 août 2011

    [ Incipit ]

    C’est une bouche, à demi ouverte, qui respire, mais les yeux, le nez, le menton, ne sont plus là. C’est une bouche plus grande que toutes les bouches imaginables, et qui fend l’espace en deux, l’élargissant, si bien qu'il faut faire un arc de cercle avec le corps pour tenter de tout voir. Le bruit est énorme, le souffle, mais c’est surtout qu’on ne s’y attend pas, on monte la dune, on lutte pour arracher ses pieds à la pente, un temps on est seulement occupé par ce vide sous le sable, et d’un coup l’espace explose, on a levé la tête et le haut de la dune s’est fendu dans la profondeur, quelque chose comme deux bras immenses qui s’ouvrent ; mais ce n’est pas exactement ça, ce n’est pas accueillant, c’est plutôt qu’on n’a pas le choix, comme du haut d'un immeuble ou d'un monument on tomberait en l'absence de garde-fou. Il est difficile d'envisager le bord de cette chose, de décider où elle se trouve exactement, et à quelle distance.
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  • Par mandarine43, le 26 août 2011

    Elle voudrait bouger mais ce sont de morceaux de sa vie qui s'ébranlent, engourdis, picotant faiblement, l'enfance au creux de la paume, l'adolescence à la saignée du bras, l'âge adulte en lointaines secousses dans la poitrine. Les souvenirs la démembrent, c'est cette maladie-là qui la frappe : celle qui, loin d'assécher en elle la mémoire et les images, fait une tumeur de temps où sont corps devrait se trouver.
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  • Par mandarine43, le 25 août 2011

    C’est cela qu’il faudrait : flotter, se laisser traverser par les vagues ; la migraine fondrait, se dissoudrait dans les flux ; son cerveau deviendrait une bulle bleuâtre, vide, molle et aqueuse, qui porterait son corps à pas somnambuliques sous la mer.
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Vidéo de Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq : "La libération sexuelle a été un choc immense" .
Dans «Clèves» (POL), Marie Darrieussecq raconte la puberté d'une jeune fille des années 80. En partenariat avec Interlignes.tv, BibliObs.com diffuse un extrait de l'entretien qu'elle a accordé à Dominique Antoine. Retrouvez-le dans son intégralité sur www.interlignes.tv=> La critique de l'Obs: La P? de Clèves








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