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> Élisabeth Guertik (Autre)
> Georges Philippenko (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253018252
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1977)


Note moyenne : 4.51/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
« Est-il possible de croire? Sérieusement et effectivement? Tout est là. » Stavroguine envoûte tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Il ne trouve de limite à son immense orgueil que dans l'existence de Dieu. Il la nie et tombe dans l'absurdité de la liberté pour... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Yantchik, le 22 novembre 2010

    Yantchik
    Prenez Stavroguine, le personnage le plus indifférent, le plus blasé (entendez par là le plus nihiliste) de toute l'histoire de la littérature, du genre par exemple à mettre deux doigts dans les narines d'un vieillard à une soirée et à le faire se balader comme ça sans aucune raison, gratuitement. Ajoutez un jeune idéologue révolutionnaire qui veut le prendre comme exemple afin de tout renverser. Laissez graviter autour de ce dernier d'autres individus tous plus farfelus les uns que les autres, dont un par exemple qui considère dieu et le fait de se donner la mort comme de la pure logique (cf. Le mythe de sisyphe d'Albert Camus qui en parle). Et vous obtenez Les possédés (ou Les Démons, selon la traduction).
    Ce roman, abordant donc le nihilisme, est effectivement le plus fort sur ce thème qu'il m'ait été donné de lire. Stavroguine, en bon personnage dostoïevskien, dégage une telle puissance dans sa manière de prouver l'absurdité de la vie ! On en ressort assez lucide avant de se rendre compte qu'il y a quand même quelques petits plaisirs de vie ici-bas échappant à toute cette négativité (peut-être par exemple la littérature ;)), ouf !
    Je vous conseille plutôt la traduction de l'édition du Livre de poche, j'avais commencé avec celle de Folio mais n'avais pas accroché (d'autant plus que le beau portrait de l'édition du Livre de poche correspond vraiment bien).
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    • Livres 4.00/5
    Par zorazur, le 13 novembre 2011

    zorazur
    Ils sont très rares, les romans d'une telle densité, où l'auteur crée autant de personnages d'égale importance, en dresse autant de portraits aussi fouillés, aussi approfondis, aussi proches du lecteur que l'on peut l'être. Il réussit ce tour de force où chacun s'y retrouve. Quant à savoir qui est le héros du roman ... je ne saurais le dire tant chaque personnage est un rouage essentiel et porte sa prpre énigme. Kirilov ? Stavroguine ? Stepane Trophimovitch ? Varvara Petrovna ? Quel que soit le lecteur, il porte en lui un peu de chacun d'entre eux.
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    • Livres 5.00/5
    Par Yourievitch, le 05 janvier 2011

    Yourievitch
    Le plus grand pour moi ( et dieu sait si j'en ai lu ) des Dostoievski.
    La sacralisation morbide, le culte de la personnalité, les interdits sociaux, la perte de contrôle sur une idée révolutionnaire, la bourgeoisie déboussolé, l'intelligence trop puissante. Vraiment le meilleur et le plus contestataire.
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Citations et extraits

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  • Par zorazur, le 13 novembre 2011

    - Vous aimez les enfants ?
    - Oui...
    - Par conséquent, vous aimez aussi la vie ?
    - Oui, j'aime la vie, pourquoi ?
    - Mais vous êtes décidé à vous brûler la cervelle ?
    - Eh bien ? Quel rapport y a-t-il ? la vie est une chose, la mort en est une autre. La vie existe, la mort n'existe pas.
    - Vous croyez donc maintenant à la vie future éternelle ?
    - Non, pas à la vie future éternelle, mais à la vie éternelle ici même. Il est des instants, vous arrivez à des instants, où le temps s'arrête soudain et le présent devient éternité.
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  • Par Piling, le 27 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    En entreprenant de raconter les récents et si étranges événements survenus dans notre ville qui jusqu''alors ne s'était distinguée en rien, je suis obligé, faute de savoir-faire, de remonter un peu en arrière, c'est-à-dire de commencer par quelques détails biographiques sur le talentueux et très honoré Stepan Trofimovitch Verkhovenski. Que ces détails servent seulement d'introduction à la présente chronique ; l'histoire proprement dire que j'ai l'intention de raconter ici est encore à venir.
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  • Par zorazur, le 13 novembre 2011

    Il m'a toujours semblé que vous me conduiriez un jour dans un endroit habité par une monstrueuse araignée de la taille d'un homme, et que nous passerions toute notre vie à regarder l'araignée en tremblant de peur. Et que c'est à cela que se réduirait notre amour.
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  • Par sabdumais, le 14 janvier 2011

    Tous sont malheureux parce que tous ont peur d'affirmer leur liberté. Si l'homme jusqu'à présent a été si malheureux et si pauvre, c'est parce qu'il n'osait pas se montrer libre dans la plus haute acception du mot, et qu'il se contentait d'une insubordination d'écolier.
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  • Par zorazur, le 13 novembre 2011

    Le but de tout peuple, à chaque période de son histoire, c'est uniquement la recherche de Dieu.
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