AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Fabrice Pointeau (Traducteur)
ISBN : 225312527X
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 1467 notes)
Résumé :
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée.

La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (245) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
SMadJ27 octobre 2014
  • Livres 4.00/5
C'est quoi une vie : des emmerdes, du bonheur, de la tristesse, de l'amour, des espoirs et des déceptions...
Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs.
Et au final, c'est quand tu fais l'addition que tu vois de quel côté elle balance. Libre à toi d'y mettre de l'inclinaison.
Dès le début du bouquin, la mort va venir poser son linceul sur les frêles épaules du jeune Joseph Vaughan et ne plus le lâcher. Dès lors sa vie sera ponctuée de morts, naturelles ou pas, qui influeront sur le cours de son existence, feront naître en lui des obsessions, du désespoir, annihilant sa fraîcheur face aux promesses qu'il ne pourra tenir.
Le sort s'acharne et s'acharnera sur lui pendant plusieurs décennies, des années 30 aux années 60.
"Seul le Silence" est une petite perle littéraire, dans la lignée des plus grands auteurs classiques américains, Faulkner en tête.
Les phrases de R.J. Ellory frôlent le sublime. D'une richesse incomparable, elles se nichent dans vos yeux et déroulent un imaginaire et une poésie sans égale.
Car l'homme n'est pas avare de mots et les enfilent en une succession de phrases toutes plus extraordinaires les unes que les autres.
Ce n'est d'ailleurs pas tant l'histoire qui prime que ces envolées lyriques et philosophiques sur l'inspiration et la douleur qui mène à l'écriture, comme un exorcisme sans fin.
Le jeune heros va d'ailleurs suivre un parcours quasi-christique de souffrances et de peines pour sortir du plus profond de lui les mots qui feront émerger un écrivain de sa chrysalide crasse et fragile. Un chemin de croix qui le mènera sur les pentes de la folie et du désarroi. La faute aux anges. Les gardiens et les autres.
Cette noirceur sera émaillée de moments d'amour merveilleux, brefs, mais du genre à illuminer la plus sombre des vies. C'est toujours ça de pris. 4/5
Une grosse dédicace à PetitePlumeBlanche qui m'a enchanté en posant ce livre entre mes mains. Merci à toi ma belle :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8621
lehane-fan
lehane-fan10 juin 2011
  • Livres 4.00/5
Les contes de fées , vous connaissez ? Ils se marierent , vécurent... et patati et patata..Et bien Seul le silence ou la vie tragique de Joseph Vaughan s'apparente , elle , à un véritable cauchemar , une vie d'orages traversée par quelques rares éclaircies .
Et un thriller psychologique , un !
Vendetta etait énorme ! Seul le silence n'est pas loin de l'égaler ! Dans la série du gars qu'a pas de bol mais qui s'accroche tant qu'il peut pour ne pas perdre pied à défaut de perdre la tete , je demande Joseph .
12 ans : déces du pere . Puis vie quelque peu gachée par la découverte d'une multitude de corps sans vie au fil des ans sans qu'aucune piste ne soit véritablement privilégiée..L'on retrouvera tout d'abord les corps , enfin ce qu'il en reste puisque démembrés , sectionnés , éparpillés façon puzzle , de plusieurs petites filles de sa connaissance puis l'on s'en prendra finalement à sa famille d'ou cette volonté de traquer , jusqu'à se perdre , l'auteur dérangé de tels actes .
Quelle plume , quel talent de conteur ! Ellory n'a pas son pareil pour instaurer un climat d'une rare noirceur tout en donnant l'impression au lecteur qu'il a tout compris , pour le perdre à nouveau dans les méandres de ce cauchemar éveillé . Difficile de résumer un tel livre tant on est loin du schéma crime-poursuite . Ce livre l'integre forcément mais présente une telle richesse d'histoires annexes que ce serait lui faire injure que de le résumer à cela . Ses rapports mere ( dont l'esprit bat la campagne )-fils , ses amours tragiques , sa conquete litteraire new-yorkaise, ses rencontres amicales..cette quete du bonheur que l'on sent vouée à l'échec au fil des pages mais qu'il recherche désespérement afin de vaincre cette malédiction , ce traumatisme de l'enfance qui semble lui coller aux basques advitam aeternam en font un livre puissant , émouvant , attachant tout simplement !
Il me tarde d'attaquer les Anonymes...
Seul le silence...un bouquin qui devrait faire grand bruit !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          790
caro64
caro6407 juin 2010
  • Livres 4.00/5
Le narrateur, Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d'adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été au commencement le témoin involontaire.
La couverture annonce fièrement « thriller », comme d'habitude ai-je envie de dire (il paraît que ça fait vendre plus), mais il s'agit plus vraisemblablement d'un excellent roman noir. Il y a certes beaucoup de morts, il y a bien un serial killer (ou du moins le pense-t-on), mais de là à parler de thriller, il y a un grand pas que personnellement je ne franchirai pas. On se pose beaucoup de questions, les rebondissements et les fausses pistes sont assez nombreux, mais certains lecteurs pourront être quelque peu déçus par le dénouement (ce fut mon cas). Et pourtant, bien qu'un peu prévisible, la fin n'est même pas mauvaise. C'est juste qu'elle n'est pas aussi brillante que le reste du roman, et que du coup, ça se voit. Ben oui, c'est que quand c'est si bon, on devient exigeant...
Seul le silence est un roman noir de très haut niveau, à l'écriture magnifique, qui fait appel aux sentiments du lecteur, lequel vibre et souffre avec Joseph tout au long de son histoire.
Je vous le recommande chaudement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          710
Lolokili
Lolokili07 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
Un thriller… pourquoi pas ? Un roman noir et attachant… sans aucun doute. Néanmoins, ce ne sont pas tant l'intrigue et son dénouement qui m'auront marquée mais l'écriture puissante d'Ellory qui, dès les premières lignes, vous immerge lentement mais sûrement dans le paradoxe d'une mélancolie sourde et violente. Pour cette seule raison au moins, « Seul le silence » est un sacré coup de poing.
Commenter  J’apprécie          690
litolff
litolff17 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
C'est par un long flash-back que le lecteur découvre petit à petit la vie de Joseph Vaughan, dont l'existence, depuis ses 12 ans sera confrontée à celle d'un tueur en série, un monstre qui le hante inlassablement.
Des plaines marécageuses et indolentes de Géorgie des années 30 au Brooklyn branché et nerveux des années 40, l'auteur nous balade dans une réminiscence tragique et douloureuse : celle d'un jeune garçon qui voit peu à peu son monde s'écrouler, les gens qu'il aime disparaître, et qui découvre avec tristesse et lucidité que le Mal est à l'oeuvre. Accompagné par la puissance rédemptrice de l'écriture, Joseph va consumer sa vie à tenter d'élucider le mystère. Un beau roman noir qui aborde des thèmes graves : l'énigme du Mal, la culpabilité, les traumatismes de l'enfance, l'internement psychiatrique et carcéral dans les années 50-60, l'emprise de l'obsession, et surtout la tragédie d'un homme consumé par ses souvenirs d'enfance, marqué par la mort qui a très tôt frappé à sa porte. Remarquable !
PS. Moi, j'ai beaucoup aimé la fin !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          540
Citations & extraits (184) Voir plus Ajouter une citation
frgifrgi24 août 2016
"Un jour j'en suis certaine, quelqu'un inventera une bombe capable de détruire toute une ville, voire tout un pays. Et cela sans l'ombre d'un doute, marquera le point où la civilisation commencera son long et inévitable déclin." (p.66)
Commenter  J’apprécie          120
darkmoondarkmoon10 septembre 2013
C’avait été ma vie.
Une vie déroulée comme du fil, résistance incertaine, longueur inconnue ; se rompra-t-il abruptement ou continuera-t-il indéfiniment, reliant entre elles de nouvelles vies. Parfois du simple coton, à peine suffisant pour assembler les parties d’une chemise, parfois une corde-triplement tressée, chaque brin et chaque fibre goudronnés et tordus pour repousser eau, sang, sueur, larmes ; une corde pour dresser une grange, pour faire des nœuds d’arrêt et tirer un enfant presque noyé d’une inondation, pour ligoter un homme à un arbre et le battre pour ses crimes.
Une vie à retenir, ou à voir glisser entre des mains indifférentes et inattentives, mais toujours une vie. Et lorsqu’on nous en donne une, nous en souhaitons deux, ou trois, ou plus, oubliant si facilement que celle que nous avions a été gaspillée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
caro64caro6407 juin 2010
Ellis arriva vingt minutes plus tard, jeta un coup d'oeil, vira au vert-de-gris, rendit son petit déjeûner et une bonne partie du repas du jeudi par-dessus la clôture. Il pensa à sa propre fille qui avait eu quatre ans deux semaines plus tôt, et il se demanda si ce qu'ils enseignait au catéchisme était vrai. Dieu est miséricordieux, Dieu est juste, Dieu voit tout et protège les innocents et les faibles. Dieu avait assurément été occupé ailleurs la nuit précédente, et Il avait laissé une autre jeune âme passer de vie à trépas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
jeranjoujeranjou10 février 2013
La Mort vint ce jour-là. Appliquée, méthodique, indifférente aux us et aux coutumes ; ne respectant ni la Pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint, froide et insensible, pour prélever l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer. Et lorsqu’Elle vint je me tenais dans la cour sur la terre sèche parmi les mauvaises herbes, le mouron blanc et les gaulthéries. Elle arriva par la grand-route, je crois, longeant la démarcation entre la terre de mon père et celle des Kruger. Je crois qu’Elle arriva à pied, car plus tard, lorsque j’en cherchai ; je ne trouvai ni empreintes de cheval, ni traces de bicyclette, et à moins que la Mort ne pût se déplacer sans toucher le sol, je supposai qu’Elle était venue à pied.

La Mort vint pour prendre mon père.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
PiertyMPiertyM10 juillet 2015
Nous ne sommes plus à l'Age des Ténèbres. Nous ne sommes pas des ignorants. Adolf Hitler est un blanc, tout comme Genghis Khan était mongol et Caligula romain. Ce n'est pas une question de nationalité, ni de couleur, ni de religion...c'est à chaque fois juste une question d'homme.
Commenter  J’apprécie          560
Videos de R.J. Ellory (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de R.J. Ellory
SMEP 2016 - En tête à tête avec R.J. Ellory
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

R.J. Ellory en 10 questions

De quelle nationalité est RJ Ellory ?

américaine
britannique
sud-africaine
néo-zélandaise

10 questions
53 lecteurs ont répondu
Thème : R.J. ElloryCréer un quiz sur ce livre
. .