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> Fabrice Pointeau (Traducteur)

ISBN : 225312527X
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 938 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10 juin 2011

    lehane-fan
    Les contes de fées , vous connaissez ? Ils se marierent , vécurent... et patati et patata..Et bien Seul le silence ou la vie tragique de Joseph Vaughan s'apparente , elle , à un véritable cauchemar , une vie d'orages traversée par quelques rares éclaircies .
    Et un thriller psychologique , un !
    Vendetta etait énorme ! Seul le silence n'est pas loin de l'égaler ! Dans la série du gars qu'a pas de bol mais qui s'accroche tant qu'il peut pour ne pas perdre pied à défaut de perdre la tete , je demande Joseph .
    12 ans : déces du pere . Puis vie quelque peu gachée par la découverte d'une multitude de corps sans vie au fil des ans sans qu'aucune piste ne soit véritablement privilégiée..L'on retrouvera tout d'abord les corps , enfin ce qu'il en reste puisque démembrés , sectionnés , éparpillés façon puzzle , de plusieurs petites filles de sa connaissance puis l'on s'en prendra finalement à sa famille d'ou cette volonté de traquer , jusqu'à se perdre , l'auteur dérangé de tels actes .
    Quelle plume , quel talent de conteur ! Ellory n'a pas son pareil pour instaurer un climat d'une rare noirceur tout en donnant l'impression au lecteur qu'il a tout compris , pour le perdre à nouveau dans les méandres de ce cauchemar éveillé . Difficile de résumer un tel livre tant on est loin du schéma crime-poursuite . Ce livre l'integre forcément mais présente une telle richesse d'histoires annexes que ce serait lui faire injure que de le résumer à cela . Ses rapports mere ( dont l'esprit bat la campagne )-fils , ses amours tragiques , sa conquete litteraire new-yorkaise, ses rencontres amicales..cette quete du bonheur que l'on sent vouée à l'échec au fil des pages mais qu'il recherche désespérement afin de vaincre cette malédiction , ce traumatisme de l'enfance qui semble lui coller aux basques advitam aeternam en font un livre puissant , émouvant , attachant tout simplement !
    Il me tarde d'attaquer Les anonymes...
    Seul le Silence...un bouquin qui devrait faire grand bruit !
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 07 juin 2010

    caro64
    Le narrateur, Joseph Vaughan, devenu écrivain à succès, revient sur des événements qui ont bouleversé son enfance et qui vont le hanter, le poursuivre toute sa vie d'adulte : des meurtres de jeunes filles perpétrés sur plusieurs décennies, dont il a été au commencement le témoin involontaire.
    La couverture annonce fièrement « thriller », comme d'habitude ai-je envie de dire (il paraît que ça fait vendre plus), mais il s'agit plus vraisemblablement d'un excellent roman noir. Il y a certes beaucoup de morts, il y a bien un serial killer (ou du moins le pense-t-on), mais de là à parler de thriller, il y a un grand pas que personnellement je ne franchirai pas. On se pose beaucoup de questions, les rebondissements et les fausses pistes sont assez nombreux, mais certains lecteurs pourront être quelque peu déçus par le dénouement (ce fut mon cas). Et pourtant, bien qu'un peu prévisible, la fin n'est même pas mauvaise. C'est juste qu'elle n'est pas aussi brillante que le reste du roman, et que du coup, ça se voit. Ben oui, c'est que quand c'est si bon, on devient exigeant...
    Seul le silence est un roman noir de très haut niveau, à l'écriture magnifique, qui fait appel aux sentiments du lecteur, lequel vibre et souffre avec Joseph tout au long de son histoire.
    Je vous le recommande chaudement.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 07 septembre 2012

    Lolokili
    Un thriller… pourquoi pas ? Un roman noir et attachant… sans aucun doute. Néanmoins, ce ne sont pas tant l'intrigue et son dénouement qui m'auront marquée mais l'écriture puissante d'Ellory qui, dès les premières lignes, vous immerge lentement mais sûrement dans le paradoxe d'une mélancolie sourde et violente. Pour cette seule raison au moins, « Seul le silence » est un sacré coup de poing.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 17 novembre 2012

    litolff
    C'est par un long flash-back que le lecteur découvre petit à petit la vie de Joseph Vaughan, dont l'existence, depuis ses 12 ans sera confrontée à celle d'un tueur en série, un monstre qui le hante inlassablement.
    Des plaines marécageuses et indolentes de Géorgie des années 30 au Brooklyn branché et nerveux des années 40, l'auteur nous balade dans une réminiscence tragique et douloureuse : celle d'un jeune garçon qui voit peu à peu son monde s'écrouler, les gens qu'il aime disparaître, et qui découvre avec tristesse et lucidité que le Mal est à l'oeuvre. Accompagné par la puissance rédemptrice de l'écriture, Joseph va consumer sa vie à tenter d'élucider le mystère. Un beau roman noir qui aborde des thèmes graves : l'énigme du Mal, la culpabilité, les traumatismes de l'enfance, l'internement psychiatrique et carcéral dans les années 50-60, l'emprise de l'obsession, et surtout la tragédie d'un homme consumé par ses souvenirs d'enfance, marqué par la mort qui a très tôt frappé à sa porte. Remarquable !
    PS. Moi, j'ai beaucoup aimé la fin !!!
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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 17 janvier 2013

    jeranjou
    Un "petit" polar mais un grand roman…
    « SEUL LE SILENCE », un roman d'Ellroy en tête de gondole, une critique élogieuse épinglée! Un peu pressé, je l'attrape et je l'achète illico. Arrivé à la maison, le coup de massue, je me suis bien fait avoir, six cent pages à lire d'un auteur, inconnu au bataillon : Ellory!
    Après une petite recherche, Ellory, auteur anglais, trompe bien son monde en plantant son décor aux Etats-Unis, plus précisément en Georgie. Et c'est seulement son premier roman traduit en français; ses précédents livres ont bien entendus été traduits par la suite, grâce au succès de « SEUL LE SILENCE ».
    L'histoire débute par l'enfance de Joseph, 10 ans, vivant à Augusta Falls dans les années 40. Son père mort, il vit seul avec sa mère et adore lire par-dessus tout en compagnie de son institutrice, alexandra Webber.
    C'est alors qu'une petite fille de sa classe est découverte morte et que la vie à Augusta Falls va virer au cauchemar suite au décès d'autres victimes toutes âgées autour de 10 ans. Avec sa bande de camarades d'école, Joseph va tenter, en vain, de traquer l'assassin, se procurant au passage de belles frayeurs. On comprend alors que cette série de meurtres va le poursuivre longtemps, très longtemps…
    Comme on s'attend à lire un polar des plus excitants, avec tous ces meurtres de fillettes inexpliqués, la première partie parait très descriptive à la longue et on espère rapidement des rebondissements des plus étonnants …
    Eh bien, non. le cœur du roman se situe bien ailleurs ; l'intrigue, les policiers, les meurtres ne sont que secondaires par rapport à la description de l'état psychologique de Joseph Vaughan, tout cela sur une période de 30 ans au moins. Amitiés, amours, chagrins vont s'enchainer comme autant d'étapes à franchir pour « gagner » le droit de continuer à vivre.
    En fin de compte, la narration de ces épisodes m'a énormément touchée, bouleversée par moment, sachant, désormais, que l'intrigue n'était plus l'objectif principal du livre. La plume d'Ellory vous fait ressentir toutes les émotions des personnages avec une intensité rare, ayant l'impression d'aimer et de souffrir comme Joseph. Il faut dire également que l'écriture d'Ellory est magnifique (voir les citations sublimes sur la mort de son père).
    Le parcours de cet homme, si vous rentrez dans cet ouvrage comme j'ai réussi à le faire, vous hante pour un bon moment. Pas un bon polar bien classique mais un coup de cœur, plein de tendresse.
    Si la toute fin avait été mieux traitée, on aurait pu parler de chef d'œuvre. A ne surtout pas manquer tout de même. Bonne lecture…en abordant ce récit comme un roman d'une vie extraordinaire.
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Citations et extraits

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  • Par Skritt, le 25 juillet 2014

    C'était logique que les oreillers soient remplis de plumes d'anges. C'était de là que venaient les rêves - les souvenirs des anges qui s'immisçaient dans votre esprit pendant votre sommeil.

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  • Par darkmoon, le 10 septembre 2013

    C’avait été ma vie.
    Une vie déroulée comme du fil, résistance incertaine, longueur inconnue ; se rompra-t-il abruptement ou continuera-t-il indéfiniment, reliant entre elles de nouvelles vies. Parfois du simple coton, à peine suffisant pour assembler les parties d’une chemise, parfois une corde-triplement tressée, chaque brin et chaque fibre goudronnés et tordus pour repousser eau, sang, sueur, larmes ; une corde pour dresser une grange, pour faire des nœuds d’arrêt et tirer un enfant presque noyé d’une inondation, pour ligoter un homme à un arbre et le battre pour ses crimes.
    Une vie à retenir, ou à voir glisser entre des mains indifférentes et inattentives, mais toujours une vie. Et lorsqu’on nous en donne une, nous en souhaitons deux, ou trois, ou plus, oubliant si facilement que celle que nous avions a été gaspillée.
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  • Par caro64, le 07 juin 2010

    Ellis arriva vingt minutes plus tard, jeta un coup d'oeil, vira au vert-de-gris, rendit son petit déjeûner et une bonne partie du repas du jeudi par-dessus la clôture. Il pensa à sa propre fille qui avait eu quatre ans deux semaines plus tôt, et il se demanda si ce qu'ils enseignait au catéchisme était vrai. Dieu est miséricordieux, Dieu est juste, Dieu voit tout et protège les innocents et les faibles. Dieu avait assurément été occupé ailleurs la nuit précédente, et Il avait laissé une autre jeune âme passer de vie à trépas.
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  • Par jeranjou, le 10 février 2013

    La Mort vint ce jour-là. Appliquée, méthodique, indifférente aux us et aux coutumes ; ne respectant ni la Pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint, froide et insensible, pour prélever l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer. Et lorsqu’Elle vint je me tenais dans la cour sur la terre sèche parmi les mauvaises herbes, le mouron blanc et les gaulthéries. Elle arriva par la grand-route, je crois, longeant la démarcation entre la terre de mon père et celle des Kruger. Je crois qu’Elle arriva à pied, car plus tard, lorsque j’en cherchai ; je ne trouvai ni empreintes de cheval, ni traces de bicyclette, et à moins que la Mort ne pût se déplacer sans toucher le sol, je supposai qu’Elle était venue à pied.

    La Mort vint pour prendre mon père.
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  • Par UnCahierBleu, le 10 février 2013

    Peut-être me disais-je que si j’écrivais suffisamment sur la réalité alors je me viderais, et que de ce vide naîtraient les fruits de l’imagination et de l’inspiration. J’écrirais alors quelque chose comme Steinbeck ou Fennimore Cooper, une oeuvre de fiction et non une oeuvre autobiographique. Ce ne fut que plus tard que je compris que les deux étaient liées : l’expérience, façonnée par l’imagination, devenait de la fiction, et la vie, vue à travers le prisme de l’imagination, devenait une chose que l’on pouvait mieux tolérer et comprendre. Je colorais mes souvenirs de sons et d’images dont je savais qu’ils n’avaient pas existé, du moins pas tels que je les décrivais. Je crus un moment que je perdais peut-être la raison, mais j’appréciais le fait que c’était un choix conscient de ma part. Quoi que j’écrive, de quelque manière que je dépeigne les choses, je savais avec certitude ce qui était réalité et ce qui était fiction. Je lisais avidement, empruntant des livres à mademoiselle Webber, à Reilly Hawkins, à la bibliothèque d’Augusta Falls. Qu’importaient l’auteur, le lieu, l’époque, qu’importaient mes goûts ou mes aversions, les types de sujet, je lisais tout. Lire devint une raison d’être.
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Roger Jon Ellory - Nicolas Mathieu - Festival Sans Nom 2014
http://www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif http://www.festival-sans-nom.fr Festival Sans Nom 2014 Entretien croisé à la librairie Bisey de Mulhouse. Roger Jon Ellory parle...








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