> Fabrice Pointeau (Traducteur)

ISBN : 225312527X
Éditeur : LGF (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 274 notes) Ajouter à mes livres
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (82)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 07 juin 2010

    caro64
    La couverture annonce fièrement « thriller », comme d'habitude ai-je envie de dire (il paraît que ça fait vendre plus), mais il s'agit plus vraisemblablement d'un excellent roman noir. Il y a certes beaucoup de morts – j'ai arrêté de les compter assez rapidement – , il y a bien un serial killer (ou du moins le pense-t-on), mais de là à parler de thriller, il y a un grand pas que personnellement je ne franchirai pas. On se pose beaucoup de questions, les rebondissements et les fausses pistes sont assez nombreux, mais certains lecteurs pourront être quelque peu déçus par le dénouement (ce fut mon cas). Et pourtant, bien qu'un peu prévisible, la fin n'est même pas mauvaise. C'est juste qu'elle n'est pas aussi brillante que le reste du roman, et que du coup, ça se voit. Ben oui, c'est que quand c'est si bon, on devient exigeant...
    Seul le silence est un roman noir de très haut niveau, à l'écriture magnifique, qui fait appel aux sentiments du lecteur, lequel vibre et souffre avec Joseph tout au long de son histoire.
    Je vous le recommande chaudement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10 juin 2011

    lehane-fan
    Les contes de fées , vous connaissez ? Ils se marierent , vécurent... et patati et patata..Et bien Seul le silence ou la vie tragique de Joseph Vaughan s'apparente , elle , à un véritable cauchemar , une vie d'orages traversée par quelques rares éclaircies .
    Et un thriller psychologique , un !
    Vendetta etait énorme ! Seul le silence n'est pas loin de l'égaler ! Dans la série du gars qu'a pas de bol mais qui s'accroche tant qu'il peut pour ne pas perdre pied à défaut de perdre la tete , je demande Joseph .
    12 ans : déces du pere . Puis vie quelque peu gachée par la découverte d'une multitude de corps sans vie au fil des ans sans qu'aucune piste ne soit véritablement privilégiée..L'on retrouvera tout d'abord les corps , enfin ce qu'il en reste puisque démembrés , sectionnés , éparpillés façon puzzle , de plusieurs petites filles de sa connaissance puis l'on s'en prendra finalement à sa famille d'ou cette volonté de traquer , jusqu'à se perdre , l'auteur dérangé de tels actes .
    Quelle plume , quel talent de conteur ! Ellory n'a pas son pareil pour instaurer un climat d'une rare noirceur tout en donnant l'impression au lecteur qu'il a tout compris , pour le perdre à nouveau dans les méandres de ce cauchemar éveillé . Difficile de résumer un tel livre tant on est loin du schéma crime-poursuite . Ce livre l'integre forcément mais présente une telle richesse d'histoires annexes que ce serait lui faire injure que de le résumer à cela . Ses rapports mere ( dont l'esprit bat la campagne )-fils , ses amours tragiques , sa conquete litteraire new-yorkaise, ses rencontres amicales..cette quete du bonheur que l'on sent vouée à l'échec au fil des pages mais qu'il recherche désespérement afin de vaincre cette malédiction , ce traumatisme de l'enfance qui semble lui coller aux basques advitam aeternam en font un livre puissant , émouvant , attachant tout simplement !
    Il me tarde d'attaquer Les anonymes...
    Seul le Silence...un bouquin qui devrait faire grand bruit !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Woland, le 16 octobre 2010

    Woland
    A Quiet Belief In Angels
    Traduction : Fabrice Pointeau
    Je vais sans doute en choquer plus d'un mais non, je n'ai pas du tout aimé. Pire : je ne comprends absolument pas l'engouement dont ce livre a été l'objet. Phénomène moutonnier sans doute et/ou orchestré par une certaine intelligentsia pseudo-parisienne qui prétend découvrir des flots d'étoiles là où il n'y a que vide interstellaire ...
    "Seul le silence" - pourquoi ce titre, au fait ? peut-être pour faire un peu moins gnangnan que l'original, c'est la seule explication que j'ai trouvée, désolée - est un roman aussi épais que bancal. Notez qu'il n'est pas exempt de bonnes idées - l'argument policier, la mesquinerie des petites bourgades - mais il faut de la puissance et de la rage pour faire monter ce genre de mayonnaise et ici, puissance et rage brillent par leur absence. A certains moments, Ellory, bien que perdu dans son histoire, en prend conscience et fait du surplace, alignant longueurs et redites pour meubler un peu. Mais rien n'y fait : c'est d'un mou, tout ça !!!!
    Pas une seule fois je ne suis parvenue à m'intéresser au héros-narrateur, et pourtant, il a tout pour plaire, ce petit - un peu trop, je pense, ça en devient caricatural. Songez, il aime les livres et il écrit, il écrit même si bien que les jurés d'un concours de nouvelles à Atlanta (l'action se déroule en Géorgie, aux Etats-Unis) se demandent s'il c'est vraiment lui qui a rédigé l'histoire ayant retenue leur attention ; il a perdu son père de manière trop brutale, son institutrice (qui, plus tard, aura un enfant de lui) le traite comme un adulte, ses condisciples l'aiment bien mais le trouve un peu "bizarre", il a la tête toute remplie de cette guerre horrible qui embrase l'Europe à la fin des années trente (Ellory n'oublie pas la focalisation d'usage sur les juifs pas plus que, parvenu aux années cinquante, il n'oubliera l'allusion bien-pensante à la lutte pour les droits civiques), il veut protéger toutes les petites filles du coin, victimes potentielles du meurtrier qui rôde, etc, etc ...
    C'est presque un saint, ce petit. Il existerait en chair et en os, qu'on se frotterait les yeux, persuadé de se trouver devant un mirage. C'est tout dire.
    Mais à trop vouloir faire l'ange ...
    Non, non, la sauce ne prend pas. Elle se voulait onctueuse, elle est fade. Elle aspirait à l'originalité, elle n'est que ramassis d'ingrédients piqués dans d'autres histoires, rassemblés tant bien que mal et maintenus ensemble, vaille que vaille, par le fil sanglant des meurtres de petites filles. Comme si ça ne suffisait pas, l'auteur en rajoute une couche en nous désignant un coupable si voyant qu'on n'y croit pas une seconde. Plus grave (peut-être) : dès le milieu du roman, le lecteur identifie le tueur, cela en raison de la grossièreté outrancière avec laquelle le romancier le fait manipuler, entre autres, le narrateur.
    Je ne me prononcerai pas sur le style, n'ayant pas lu la version anglaise. Mais les personnages sont aussi lisses que des images. Ellory cherche bien à leur créer une complexité psychologique mais comme il ne conçoit pas la chose sans un recours, là encore, à des sentiments-types, le miracle reste en plan. Tous, du narrateur au dernier des figurants new-yorkais, demeurent aussi plats que des personnages sur un écran, ou alors, ce qui est pire, à l'état de stéréotypes. Quant aux motivations du tueur, inutile d'espérer les connaître un jour, je vous le dis tout de suite.
    Dommage, l'idée de départ n'était pas mauvaise. Hélas ! il ne suffit pas de réunir un tueur en série pédophile, une petite ville bornée, un héros trop "héroïque" et tout un paquet de clichés pour faire un bon roman, polar ou non. R. J. Ellory nous le démontre avec brio - c'est bien le seul brio que je lui concède.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 24 novembre 2011

    fee-tish
    Un livre sombre, triste et tellement fort. Ce roman, présenté comme étant un thriller, est davantage un récit dramatique. Malheureusement, beaucoup pourraient être déçus à cause de cela. Pour ma part, j'ai juste adoré cette lecture. On m'en avait parlé comme un excellent livre et effectivement c'est le cas.
    Nous suivons Joseph Vaughan, jeune garçon de douze ans au début de l'histoire. Il vit dans une petite ville, presque un village : Augusta Falls. Une première expérience de la mort le surprend, puis c'est l'enchaînement avec le meurtre de petites filles ; qui ont presque son âge ; selon un rituel plutôt macabre, digne d'un tueur en série diabolique. Joseph va être choqué par ces meurtres. Mais contrairement aux autres personnes qui les ont "vécu", Joseph va être fasciné et hanté très longtemps par ces cadavres. Ponctuée de malheurs, j'ai eu beaucoup d'empathie pour ce jeune homme qui, à dix-neuf ans, semble déjà avoir tout vécu. de ces douze ans à ses quarante ans environ, on suit sa vie, sa personnalité, sa culpabilité aussi. Tout cela donne le récit d'une existence avec, en toile de fond, les meurtres de fillettes, tels des fantômes qu'il ne cessera de le traumatiser. La seule façon de se libérer de ces entraves semble être la recherche du meurtrier.
    Mais ce tueur en série reste très vague. On ne suit pas vraiment d'enquête policière. On suit uniquement Joseph, notre narrateur. Au début de ma lecture, je pensais qu'il s'agissait d'un thriller psychologique. Finalement, j'ai plutôt eu l'impression de lire un drame contemporain. Cela n'enlève rien à l'appréciation que j'ai de ce magnifique livre.
    L'histoire des meurtres en tant que telle est assez banale. Elle n'existerait pas pour Joseph si sa vie n'avait pas été emplie de malheurs à côté. Ce qui la fait prendre tant d'ampleur, c'est justement ce que le jeune homme en pense, ce qu'il ressent. Personnage très sensible, portant sans cesse le fardeau de la culpabilité sur ses épaules, je l'ai trouvé très abouti. Attachant sous certains aspects, il fait surtout ressentir de la compassion à son lecteur ; parfois même les larmes aux yeux.
    Le point fort de ce livre ? Sans hésiter un style d'écriture excellent. Notamment dans les descriptions qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, donne un rythme incroyable au récit. Des phrases très courtes, parfois un seul mot, alternent avec des phrases plus longues. Les paysages sont très souvent personnifiés, j'entends par là décrit à la manière d'un humain : C'était mon New York,le coeur des Amériques, ses rues et ses boulevards commes des veines, ses avenues comme des synapses électriques claquant, canalisant, s'étirant [...] (p. 374). Cette citation illustre le type de description du roman. Elles peuvent être longues mais ne ralentissent que très rarement le rythme du livre.
    Une lecture superbe, une ambiance sombre, des personnages forts, une écriture totalement maîtrisée. Je recommande.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nescio667, le 30 mai 2010

    nescio667
    Joseph Vaughan ne s'y attendait pas du tout. Et pourtant, en ce jour de juillet 1939, la Mort vient prendre son père, et ce fut le point de départ du cauchemar dans lequel baignerait le reste de son existence. Car c'est bien quelques temps plus tard que le premier corps de petite fille fut découvert. Alors que, de loin en loin, les bruits de la guerre qui déchire l'Europe atteignent le petit village d'Augusta Falls, ce sont surtout les découvertes de cadavres de petites filles qui vont rythmer la vie de la communauté. Pour la police locale, dépassée par ce que l'on ne nommait pas encore un ‘sérial killer', il n'y a ni indice ni début de piste. Les crimes s'espacent parfois d'une année et, hormis qu'à chaque fois une gamine en soit la victime, ils ne semblent répondre à aucune logique. Pour la population, il est clair que seul un ‘étranger' soit capable de telles horreurs. Et justement, un étranger, le village en compte un, toute une famille même, et des pires qui soient en cette période de guerre, puisqu'ils sont allemands. Progressivement, les Kruger, voisins et amis de toujours de Joseph et de sa mère, vont revêtir malgré eux le costume un peu trop taillé sur mesure de boucs émissaires. ‘Les gens ont peur et quand les gens ont peur, ils réfléchissent de travers' dira le shérif Dearing ; sa clairvoyance n'empêchera pourtant pas les malveillances et vexations dont les Kruger deviennent victimes de tourner au drame.
    S'il est bien présenté par les éditions Sonatine comme un polar ‘différent' de la production habituelle mettant en scène un tueur sériel, ‘Seul le silence' mérite toutefois bien d'autres qualificatifs, tous d'ordre élogieux. Peut-être, s'il avait conservé son titre original (cf. le titre de cet article…), peut-être les lecteurs auraient-ils pressenti le lyrisme, l'empathie et la mélancolie qui, une fois les premières pages parcourues, les auraient happés pour ne plus les lâcher. le style éminemment fluide, riche et empreint de compassion de Ellory rappelle ainsi les meilleurs pages de Dennis Lehane, celui de ‘Un dernier verre avant la guerre' et, surtout de ‘Un fleuve de ténèbres', dont l'atmosphère lourde de menaces à venir semble également avoir transpiré jusqu'en ces pages. A suivre l'enfance de Joseph Vaughan, baignée du sang des petites filles qu'il côtoyait à l'école ou dans ses jeux d'enfant, nous plongeons dans la vie d'une bourgade paumée de Georgie, et sans doute n'est-ce pas par hasard si la violence faite à ses enfants intervient au moment même où les enfants de toute l'Amérique sont envoyés se battre en Europe. Car c'est bien d'une guerre qu'il s'agit ici, celle d'un garçon d'abord, qui tente d'opposer ses maigres moyens pour protéger les filles de son village : ‘il me semble que depuis la mort de Papa, rien n'est aussi important que ce qui est arrivé à ces petites filles'. Celle d'un homme ensuite, poursuivi par ses fantômes personnels qui, il s'en convainc progressivement, ne le laisseront en paix que lorsqu'il aura lui-même mis fin à l'hécatombe : ‘Certains fantômes –peut-être tous- étaient là, mais pour le moment, ils se tenaient tranquilles. Je fermai les yeux et essayai de voir le visage de ma mère, sans y parvenir. Mon père était un monochrome flou, comme le souvenir d'une photo décolorée. Et les petites filles- toutes, côte à côte, attendant peut-être leurs ailes : attendant de devenir des anges'. Devenu adulte –et écrivain- Joseph devra effectivement se rendre à l'évidence : le véritable meurtrier n'a jamais été mis hors d'état de nuire et c'est à lui qu'il s'en prend cette fois : ‘J'ai l'impression que ça a été là toute ma vie. Ca a commencé quand j'étais enfant, et…bon sang, tout ce que j'ai fait depuis semble avoir été souillé par ça'. Tout au long de sa jeunesse, le shérif, la maîtresse d'école, les Kruger, Reilly, l'ami de la famille et la mère de Joseph seront ses principaux et précieux points de repères. Une galerie de personnages hauts en couleurs, formidablement crédibles et qui éveilleront des souvenirs diffus, des échos de fraternité romanesque aux lecteurs de Steinbeck ou de Stephen King, deux habitués des petites villes américaines et des enfances secouées par le bruit et la fureur des adultes. Mais s'il est un personnage qui manque dans ce tableau idyllique, c'est bien sûr celui de l'assassin : il planait au-dessus d'Augusta Falls, il a profité de la mort du père de Joseph pour réduire son enfance en pièces, et sera un des seuls à s'accrocher à lui à l'âge adulte. Tragique, parfois sanglant mais jamais racoleur, ‘Seul le silence' brasse avec humanité et sans se prendre au sérieux de multiples thèmes ; au plus sombres (l'enfance brisée, la culpabilité, la perte, la violence, la peur et l'étroitesse d'esprit) répondent heureusement de plus lumineux, traversés par quelques étincelles d'amour et de compréhension : la fraternité, la générosité, l'amitié et la solidarité. Une grande et belle histoire, qui prend son temps pour se déployer et vous entraîner avec elle, et que l'on quitte à regret.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (44)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par caro64, le 07 juin 2010

    Ellis arriva vingt minutes plus tard, jeta un coup d'oeil, vira au vert-de-gris, rendit son petit déjeûner et une bonne partie du repas du jeudi par-dessus la clôture. Il pensa à sa propre fille qui avait eu quatre ans deux semaines plus tôt, et il se demanda si ce qu'ils enseignait au catéchisme était vrai. Dieu est miséricordieux, Dieu est juste, Dieu voit tout et protège les innocents et les faibles. Dieu avait assurément été occupé ailleurs la nuit précédente, et Il avait laissé une autre jeune âme passer de vie à trépas.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par toto, le 06 septembre 2010

    La Mort vint ce jour-là. Appliquée, méthodique, indifférente aux us et aux coutumes; ne respectant ni la Pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint, froide et insensible, pour prélever l'impôt de la vie, le prix à payer pour respirer. Et lorsqu'Elle vint je me tenais dans la cour sur la terre sèche parmi les mauvaises herbes, le mouron blanc et les gaulthéries. Elle arriva par la grand-route, je crois, longeant la démarcation entre la terre de mon père et celle des Kruger. Je crois qu'Elle arriva à pied, car plus tard, lorsque j'en cherchai, je ne trouvai ni empreintes de cheval, ni traces de bicyclette, et à moins que la Mort ne pût se déplacer sans toucher le sol, je supposai qu'Elle était venue à pied
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par line70, le 19 mars 2011

    L'amour, conclurais-je par la suite, était la seule chose qui comptait. L'amour était ce qui brisait et guérissait les cœurs. L'amour était mal compris, l'amour était la foi, l'amour était la promesse de l'instant présent qui devenait espoir pour l'avenir. L'amour était un rythme, une résonance, une réverbération. L'amour était maladroit et idiot, il était agressif et simple et possédait tant de qualités indéfinissables qu'il ne pouvait jamais être exprimé par des mots. L'amour était vivre.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par caro64, le 07 juin 2010

    Ce serait un vieil homme, et son coeur brisé par la jolie fille de Berrien n'aurait pas guéri. Le temps ne guérit pas de telles blessures. Le temps ne fait rien que nous rappeler que nous n'en avons jamais assez.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par litolff, le 03 décembre 2010

    C'est par un long flash-back que le lecteur découvre petit à petit la vie de Joseph Vaughan, dont l'existence, depuis ses 12 ans sera confrontée à celle d'un tueur en série, un monstre qui le hante et le poursuit inlassablement. Des plaines marécageuses et indolentes de Géorgie des années 30 au Brooklyn branché et nerveux des années 40, l'auteur nous balade dans une réminiscence tragique et douloureuse : celle d'un jeune garçon qui voit peu à peu son monde s'écrouler, les gens qu'il aime disparaître, et qui découvre avec tristesse et lucidité que le Mal est à l'oeuvre. Accompagné par la puissance rédemptrice de l'écriture, Joseph va consumer sa vie à tenter d'élucider le mystère. Un beau roman noir qui aborde des thèmes graves : l'énigme du Mal et la culpabilité, les traumatismes de l'enfance, l'internement psychiatrique et carcéral dans les années 50-60, l'emprise de l'obsession sur un homme et surtout la tragédie d'un homme consumé par ses souvenirs d'enfance, marqué par la mort qui a très tôt frappé à sa porte.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (23)

Videos de Roger-Jon Ellory

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Roger-Jon Ellory

Entretien R. J. Ellory / Antoine de Caunes .
A l'occasion de la sortie de son prochain roman, Les Anges de New York, à paraître en mars chez Sonatine Editions (www.sonatine-editions.fr), Roger Jon Ellory s'entretient avec Antoine de Caunes de son travail.http://www.sonatine-editions.fr/Les-Anges-de-New-York








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Seul le silence par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (470)

> voir plus

Quiz