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ISBN : 9782818013137
Éditeur : P.O.L. (2011)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 148 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours : "Plus tard, tu comp... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Under_The_Moon, le 23 juin 2012

    Under_The_Moon
    Vous savez ce que c'est d'avoir l'impression de perdre votre temps? Hé bien, c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce roman - qui est loin d'être un pavé.
    Pourtant le début s'annonçait prometteur. Ouvrir un récit sur une chanson (d'Akon en l'occurrence), je trouvais que ça donnait un rythme sympa, mais j'ai vite déchanté...
    La seule raison qui a fait que j'ai été au bout de ce livre c'est que son histoire tourne autour de la mort d'un ado. Ayant été , récemment , très choquée par la mort d'un de mes élèves dans d'affreuses circonstances, je me suis dit que j'allais y trouver "quelque chose". Sans doute des mots qui expliquerait l'inexplicable, ou autre chose. Mais le fait est, je l'attend encore.
    Dès le départ l'auteur s'emmêle - et nous avec - dans de longues phrases alambiquées et enchaîne ses raisonnements et ses idées d'une façon qui défie toute logique. Sans doute dans un soin de retranscrire la confusion du personnage principal. Toujours est-il que cela ne facilite pas la lecture.
    La dernière partie est sans intérêt. L'auteur a cherché à faire un effet avec ses dernières lignes - à la Balzac avec Rastignac surplombant Paris - c'est évident, mais je n'ai pas réussi à l'apprécier tant j'étais heureuse de savoir que j'allais enfin pouvoir me débarrasser de ce livre.
    Mais le pire, ce qui m'a le plus insupportée c'est l'esprit petit Parisien bourgeois qu'a le personnage, et dont on ne voit pas la pertinence dans son travail de deuil. Cela va :
    - des clichés (les Arabes et les Noirs à La Courneuve qui sont des dealers ou de simples 'racailles'),
    - à des considérations d'homme moderne pseudo-larmoyante qui se regarde le nombril est voudrait être plaint (quand il raconte que l'une de ses conquête n'a pas daigné lui faire de fellation pendant 3 ans, ou qu'il est 'choqué' lorsqu'il rencontre une femme noire car il ne s'est jamais demandé si ces femmes-là pouvaient être belles car elles ne lui étaient pas réservées de par leur couleur de peau),
    - en passant par des décalages ... particuliers (lorsqu'il va vomir aux toilettes et se demande combien de paires de fesses se sont assises sur la lunettes et combien de tonnes de 'défection' s'y sont déversées).
    Ceci dit, il y a bien quelques passages que j'ai apprécié, qui livraient un point de vue assez juste sur l'adolescence, la société moderne et l'ironie du temps qui passe entre les cours de récréé et l'âge adulte. Malheureusement je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que ces passages vaillent la peine de lire ce livre...
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    • Livres 3.00/5
    Par Rouletabille, le 29 mars 2013

    Rouletabille
    Je ne connaissais pas du tout cet auteur, je n'étais pas rentré dans la librairie dans l'optique d'acheter ce livre. le bandeau prix du livre France Culture - Télérama a attiré mon regard et finalement déclenché cet achat.
    Avec les premiers paragraphes, je pensais assister à un livre sur les relations père / fils. Puis viens le choc de la vingt septième pages, certes le narrateur qui est ce fameux père, nous parle de sa relation avec son fils de 12 ans mais ce dernier vient de mourir écraser par un métro.
    Narrateur dont pendant très longtemps on ne saura pas son nom, dommage qu'il soit dévoilé par le biais d'une conversation téléphonique vers la fin du livre. L'idée d'avoir le prénom de tous les personnages de ce drame sauf du père sans rien n'avoir de révolutionnaire était habille.
    Evidemment ce père va se remettre durement en question, se reprochant d'avoir fait trop de reproches à son fils, de ne pas apprécier ses goûts artistiques, culinaires... Ce père reproduit avec son fils le même schéma d'éducation de son propre père : il va se séparer de la mère, enchaîner les conquêtes, ne pas prêter attention aux souffrances que cela peut provoquer sur un gamin en pleine construction. L'être humain prend réellement conscience de son attachement à un proche lorsqu'il disparaît, ce livre est une belle illustration de cet adage.
    Ce livre décrit également avec justesse la compassion assez hypocrite de l'environnement de ce père. Cet environnement qui ne semble pas prendre conscience de la gravité de l'évènement, chacun va rapidement reprendre ses occupations et sa routine quotidienne : les collègues se marrent, le patron s'inquiète d'un dossier, sa petite amie a des considérations égoïstes.
    Comme beaucoup d'autres critiques, je suis pas convaincu par la seconde partie et le voyage en Afrique. Penser que se faire marabouter enlèvera la douleur est assez simpliste voir grossier. de plus, l'auteur tourne parfois ses phrases bizarrement avec beaucoup de "que", des inversions verbe sujet verbe compliquant inutilement la lecture.
    Pour finir je considère ce livre comme une attaque massive et sans concession de notre société matérialiste, de notre conditionnement aboutissant aux schémas de reproduction sociale, de notre incapacité au bonheur simple, de notre fermeture d'esprit devant les coutumes, les gens que nous ne connaissons pas. Bref ca m'étonne pas que ce livre plait à Télérama ^^^.
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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 10 septembre 2012

    ygounin
    On peut aimer le dernier livre de Nicolas Fargues. Ou pas.

    L'aimer parce qu'on y retrouve l'ironie désabusée de ses précédents ouvrages (depuis l'excellent "Rade Terminus" que j'avais adoré jusqu'au moins réussi "Roman de l'été"), une auto-dérision assez maline qui fait souvent mouche

    Ne pas l'aimer quand Nicolas Fargues fait son Olivier Adam et sombre dans le pathos lacrymal, par cette description tire-larmes d'un père en deuil de son fils adolescent. Tout y passe depuis l'incinération au Père-Lachaise jusqu'à l'amour retrouvé avec un témoin de l'accident qui a coûté la vie au fils aimé.

    Entre les deux plateaux, je choisis le premier. Parce que Nicolas Fargues me touche quand il dépeint les travers des bobos parisiens, la détresse du mâle occidental et la complexité de la paternité. de là à dire que je me suis reconnu dans son héros, il n'y a qu'un pas que je refuse de franchir en touchant du bois pour protéger mes fils !
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 août 2011

    brigittelascombe
    Marre de ton iPod,marre de ton jean au ras des fesses de rappeur racailleux,marre de ton R'n'B glucose plein pot, marre de tes Kévin,Saïd,Omar,Bacar,Maria ou Rania,marre de ton bulletin catastrophique,marre de tes excés de playstation et de SMS,marre de ta honte face aux copains si je débarque sans prévenir,marre de ta crête sur ta tête d'ado déjanté,marre des cochonneries que tu ingurgites au Mac do,marre des versets du coran que tu m'assènes à tout bout de champ, marre de ton dégoût soudain du porc, marre de tes ronds sur les i à la manière des filles.
    Marre,marre,marre...Pensées qui tournent en vrille dans la tête d'un père effondré, qui ne s'en remet pas d'en avoir eu marre,à présent que Clément est mort.
    Mais pourquoi ne pas t'avoir interrogé sur tes yeux tristes de préado et les humiliations infligées par des filles "grimées comme deux petites putains"? Et pourquoi ne pas avoir passé plus de temps avec toi plutôt qu'avec une Caroline immature et capricieuse? Et pourquoi ne pas avoir été un bon père?
    Il nous émeut ce Colin, plein de culpabilité et de larmes qui ne sortent pas sur un fils aimé qu'en fait il ne connaissait pas vraiment.
    Fonctionnaire,quadra,divorcé,il a eu la garde de son fils unique, a essayé de tout faire et en a peut être trop fait,reproduisant sans faire express le schéma de son propre père.
    L'accident dans le métro a eu des témoins et la route de Colin va croiser celle de Ghislaine, noire. Pas noire-noire mais caramel tout de même, avec des cheveux crépus.Et on le sent un peu désorienté Colin par cette couleur inhabituelle dans ces relations, lui que l'on sent aussi tout de même ulcéré par le collège de Paris sud.
    Cherchant à tout oublier, il croisera aussi Malik,un dealer, un gentil dealer qui a pitié et va l'envoyer chez son oncle à Ouagadou, celui qui soigne tout.Ouagadou?
    Ouagadougou,bien sûr! Tu es prêt à voyager?
    Voyager? Voyager comment?
    C'est mieux que le "maka", la came quoi!
    Un nouveau départ ou une possible reconstruction?
    Seul l'avenir le saura, seul l'avenir le dira!
    Un livre poignant,fort bien écrit, qui évoque le deuil,les rapports père-fils,la culpabilité,la vie d'un père ayant obtenu la garde de son fils unique,l'amour paternel,la souffrance,un livre qui a reçu le prix France culture Télérama en mars 2011. Nicolas Fargues a écrit plusieurs romans tous publiés chez P.O.L.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 25 octobre 2011

    chocobogirl
    "Tu verras". Une expression serinée par le narrateur mais qui parle pourtant d'un futur qui ne sera pas. Car contre toute attente, Clément est mort. Il avait 12 ans. Son père nous dit la douleur qui l'habite, ses regrets, son impossibilité à continuer quand ce qui donnait sens à sa vie disparaît. Divorcé, il vivait seul avec son fils qu'il ne savait pas toujours comprendre. Toujours prompt à le reprendre, à pointer du doigt ses défaillances, le père s'escrime désormais à retrouver ces petits riens, à replonger dans le flot de ses souvenirs, coupable de ne pas avoir assez montré son amour.
    Malgré les apparences, Tu verras n'est pas un récit autobiographique. L'auteur s'est juste appuyé sur une expérience personnelle où il a failli perdre son enfant, renversé par une voiture. Une expérience forte qui rejaillit dans ce roman poignant où l'auteur a mis toutes ses peurs et ses propres interrogations.
    Ecrit à la première personne du singulier, Tu verras est conduit par le père, narrateur de sa propre vie, de ses propres sentiments. Dès les premières pages, le lecteur plonge dans la douleur qui l'habite. Aucun parent n'est prêt à perdre des enfants si jeunes et pourtant Colin doit faire face à cette absence. Chaque geste, chaque objet, chaque son est prétexte à le renvoyer à Clément : un emballage qui traîne dans la voiture, une musique qui passe à la radio,...
    Le quotidien n'est que douleur. La vie n'est que douleur. Une douleur et un vide constant que Colin tente de remplir à l'aide de ses souvenirs. Alternant entre le quotidien qui rattrape violemment le père et les souvenirs et anecdotes filiales qui affluent, la narration nous plonge véritablement dans l'horreur du deuil.
    Nicolas Fargues traduit la torture de voir l'avenir de son fils s'effacer. Clément ne connaîtra pas l'amour, ni la joie des baisers, ni ces milliers de petites choses qui font les petits bonheurs d'une vie. Clément ne comprendra pas les fameux "Tu verras" quand tu seras plus grand de son père.
    Mais au-delà de l'aspect émotionnel de la mort et du deuil, l'auteur se penche particulièrement sur le rôle d'un père, sur l'amour et l'éducation que nous donnons à nos enfants. Au fil des moments avec son fils qu'il se remémore, le narrateur s'interroge sur la manière dont il a élevé son fils, sur ses propres réactions, sur la vision idyllique que nous avons de la parentalité qui s'avère bien différente de la manière dont nous l'appliquons. Colin se montrait détaché vis à vis de son fils : il ne gardait pas ses dessins, ne le prenait jamais en photo. Il avait une attitude assez dure envers Clément qu'il n'hésitait pas à alourdir de sarcasmes pour mieux dénoncer cette façon ridicule qu'il avait de suivre ses copains, de s'habiller comme eux, d'écouter la même musique ridicule. Un père sans souplesse donc qui a, d'une certaine façon, oublié sa propre jeunesse.
    Colin se sent coupable et ne s'épargne pas dans les descriptions. Il a oublié ses principes personnels, s'est compromis avec des femmes qu'il n'aimait finalement pas, incapable de donner la priorité à son fils. Il observe la société d'aujourd'hui avec ses nouveaux codes, ses familles recomposées, les jeunes amantes qui n'assument pas les enfants d'une première union, les pères qui tentent de rester jeunes et ne sont que des vieux cons dépassés par leur époque, et les enfants dans tout ça qui doivent faire avec et s'émancipent en secret du poids des parents.
    Je n'avais jamais lu Nicolas Fargues. Je suis rentrée dans ce roman avec circonspection, sujette d'apriori un peu "parisien". Et pourtant, ce roman m'a totalement emballé. Scotché même. L'auteur évoque avec une grande force et surtout avec justesse des sentiments pour lesquels le lecteur ne peut ressentir que de l'empathie. L'émotion est présente dans chaque ligne. On vibre à l'unisson du narrateur et on aimerait tant que sa douleur s'allège.
    Je n'ai pas d'enfants et la perspective d'en avoir reste pour le moment très lointaine mais ce roman m'a totalement renvoyé à cette position. C'est quoi être parent ? Comment doit-on envisager le quotidien à leur côté ? Que voulons-nous transmettre à nos enfants ? Comment leur montrer notre amour tout en les éduquant de manière juste ? Des questions certainement universelles mais dont les réponses ne sont pas si évidentes. L'auteur ne donne pas de réponses : elles sont à trouver en chacun de nous.
    Tu verras est une véritable plongée dans le gouffre du deuil, de toute la douleur dont on ne sait que faire. Une douleur qu'on peut choisir d'affronter ou pas. On peut décider d'arrêter notre propre vie, fuir dans des paradis artificiels pour mieux oublier ou partir à l'autre bout du monde comme Colin. Une fuite qui ne résout rien mais permet peut-être d'avancer. Un peu.
    C'est aussi un portrait sans concession des relations d'un père avec son fils, tous deux ancrés dans une époque qui les sépare malgré eux. En analysant la complexité des rapports avec ses conflits de générations, ses incompréhensions, ses silences, Fargues dénonce aussi le poids de la société d'aujourd'hui qui, avec ses conventions, ses évolutions, ses petites compromissions quotidiennes, finit par fausser les rapports entre personnes.
    Tu verras est véritablement un roman très puissant qui parlera aux parents comme aux autres. Un roman bouleversant sans tabous, sans pathos dont je regretterais uniquement l'épisode final en Afrique qui ne m'a pas complètement convaincue. L'absence d'un véritable dénouement m' a laissé une impression un peu flottante et presque interrogative sur le sens à donner aux derniers faits.
    Un bémol qui ne doit pourtant pas vous empêcher de plonger dans cette histoire !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-tu-verras-nicolas-farg..
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 12 juillet 2011
    “Tu verras” de Nicolas Fargues est un magnifique roman. Sur un père bouleversé par la mort de son fils et qui s’interroge sur sa vie.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par ophrys, le 17 décembre 2011

    « Par respect pour ses premiers secrets d’adolescence, (…) je me suis abstenu de (…) lui dire tout le mal que je pensais des Maria et des Rania, affublées de jeans bien trop moulants pour leur âge et grimées comme deux petites putains. Je me suis retenu de lui démontrer que, d’ici vingt ans, la morgue de leur jeunesse et de leurs seins fermes passée, elles auraient cessé de faire la fine bouche sur les pistes des dancings et patienteraient comme tout le monde dans la queue au supermarché, avec leur cul bas et leur air quelconque, avec des mouflets à nourrir à la maison, avec les problèmes de fric, de boulot et de mari, comme tout le monde. Et qu’alors elles n’auraient même pas l’imagination suffisante pour rêver, tout à leur caddie plein de courses tristes qu’elles seraient, tout à leur Bacar, Kevin ou Saïd de mari qu’elles seraient, elle n’auraient même pas le privilège de se remémorer l’intensité du regard d’un Clément. Et mesurer par là que, vingt ans plus tard, une fois poussé le poil au zizi et débarrassé de ses joues rondes et trop humbles, débarrassé de son gros cartable et de la stupide influence des Jasons et des Bacar, une fois canalisés les affres de son excessive émotivité, eh bien l’incarnation de la délicatesse, de l’humour et du bon goût, bref, le Prince charmant, ce serait lui, mon Clément. » p16
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  • Par Ameni, le 02 mai 2011

    Je suis devenu à ce point intolérant de l'insouciance et de la jeunesse que j'ai fini par me persuader moi-même qu'être un homme, c'était un père, point. Qu'être un homme, c'était se montrer capable de faire bravement une croix sur sa liberté et ne plus envisager l'avenir qu'à travers celui de ses propres enfants.

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  • Par brigittelascombe, le 28 août 2011

    Les femmes,Clément,tu verras,c'est Fuis-moi je te suis,Suis-moi je te fuis,est-ce que tu comprends cette expression? Il faut te faire désirer même si tu crèves de désir,tu entends?Tu n'es pas un pigeon, mon fils.Une femme,si tu es trop gentil avec elle,tu perds sa considération.Les femmes,elles te diront toujours le contraire.

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  • Par Under_The_Moon, le 20 juin 2012

    (...) j'ai pris alors brutalement conscience de la fragilité de mon fils, comme tous les parents d'adolescents du monde. J'ai éprouvé, comme eux, le vertige d'imaginer qu'en mon absence, un accident pouvait lui arriver n'importe où et n'importe quand. Et, comme tous les parents du monde, j'ai fini par me raisonner, en me disant qu'on ne peut pas chaperonner un enfant tout au long de sa vie. Que la vie, c'est par essence un risque potentiel à courir de s'estropier ou de mourir à chaque instant de chaque jour.
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  • Par jolimoisdemai, le 05 mai 2013

    Page 111: "Je suis devenu à ce point intolérant de l'insouciance et de la jeunesse que j'ai fini par me persuader moi même qu'être un homme, c'était être un père, point. Qu'être un homme, c'était se montrer capable de faire bravement une croix sur sa liberté et ne plus envisager l'avenir qu'à travers celui de ses propres enfants. Que certains avaient beau traverser les océans sur des coquilles de noix ou couvrir les guerres à l'autre bout de la planète, tout cela restait du divertissement s'ils ne s'attaquaient, au moins une fois dans leur vie, à la seule véritable abnégation qui est celle d'une présence indéfectible auprès de ses enfants."
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