ISBN : 9782818013137
Éditeur : P.O.L. (2011)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours : "Plus tard, tu comp... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 25 octobre 2011

    chocobogirl
    "Tu verras". Une expression serinée par le narrateur mais qui parle pourtant d'un futur qui ne sera pas. Car contre toute attente, Clément est mort. Il avait 12 ans. Son père nous dit la douleur qui l'habite, ses regrets, son impossibilité à continuer quand ce qui donnait sens à sa vie disparaît. Divorcé, il vivait seul avec son fils qu'il ne savait pas toujours comprendre. Toujours prompt à le reprendre, à pointer du doigt ses défaillances, le père s'escrime désormais à retrouver ces petits riens, à replonger dans le flot de ses souvenirs, coupable de ne pas avoir assez montré son amour.
    Malgré les apparences, Tu verras n'est pas un récit autobiographique. L'auteur s'est juste appuyé sur une expérience personnelle où il a failli perdre son enfant, renversé par une voiture. Une expérience forte qui rejaillit dans ce roman poignant où l'auteur a mis toutes ses peurs et ses propres interrogations.
    Ecrit à la première personne du singulier, Tu verras est conduit par le père, narrateur de sa propre vie, de ses propres sentiments. Dès les premières pages, le lecteur plonge dans la douleur qui l'habite. Aucun parent n'est prêt à perdre des enfants si jeunes et pourtant Colin doit faire face à cette absence. Chaque geste, chaque objet, chaque son est prétexte à le renvoyer à Clément : un emballage qui traîne dans la voiture, une musique qui passe à la radio,...
    Le quotidien n'est que douleur. La vie n'est que douleur. Une douleur et un vide constant que Colin tente de remplir à l'aide de ses souvenirs. Alternant entre le quotidien qui rattrape violemment le père et les souvenirs et anecdotes filiales qui affluent, la narration nous plonge véritablement dans l'horreur du deuil.
    Nicolas Fargues traduit la torture de voir l'avenir de son fils s'effacer. Clément ne connaîtra pas l'amour, ni la joie des baisers, ni ces milliers de petites choses qui font les petits bonheurs d'une vie. Clément ne comprendra pas les fameux "Tu verras" quand tu seras plus grand de son père.
    Mais au-delà de l'aspect émotionnel de la mort et du deuil, l'auteur se penche particulièrement sur le rôle d'un père, sur l'amour et l'éducation que nous donnons à nos enfants. Au fil des moments avec son fils qu'il se remémore, le narrateur s'interroge sur la manière dont il a élevé son fils, sur ses propres réactions, sur la vision idyllique que nous avons de la parentalité qui s'avère bien différente de la manière dont nous l'appliquons. Colin se montrait détaché vis à vis de son fils : il ne gardait pas ses dessins, ne le prenait jamais en photo. Il avait une attitude assez dure envers Clément qu'il n'hésitait pas à alourdir de sarcasmes pour mieux dénoncer cette façon ridicule qu'il avait de suivre ses copains, de s'habiller comme eux, d'écouter la même musique ridicule. Un père sans souplesse donc qui a, d'une certaine façon, oublié sa propre jeunesse.
    Colin se sent coupable et ne s'épargne pas dans les descriptions. Il a oublié ses principes personnels, s'est compromis avec des femmes qu'il n'aimait finalement pas, incapable de donner la priorité à son fils. Il observe la société d'aujourd'hui avec ses nouveaux codes, ses familles recomposées, les jeunes amantes qui n'assument pas les enfants d'une première union, les pères qui tentent de rester jeunes et ne sont que des vieux cons dépassés par leur époque, et les enfants dans tout ça qui doivent faire avec et s'émancipent en secret du poids des parents.
    Je n'avais jamais lu Nicolas Fargues. Je suis rentrée dans ce roman avec circonspection, sujette d'apriori un peu "parisien". Et pourtant, ce roman m'a totalement emballé. Scotché même. L'auteur évoque avec une grande force et surtout avec justesse des sentiments pour lesquels le lecteur ne peut ressentir que de l'empathie. L'émotion est présente dans chaque ligne. On vibre à l'unisson du narrateur et on aimerait tant que sa douleur s'allège.
    Je n'ai pas d'enfants et la perspective d'en avoir reste pour le moment très lointaine mais ce roman m'a totalement renvoyé à cette position. C'est quoi être parent ? Comment doit-on envisager le quotidien à leur côté ? Que voulons-nous transmettre à nos enfants ? Comment leur montrer notre amour tout en les éduquant de manière juste ? Des questions certainement universelles mais dont les réponses ne sont pas si évidentes. L'auteur ne donne pas de réponses : elles sont à trouver en chacun de nous.
    Tu verras est une véritable plongée dans le gouffre du deuil, de toute la douleur dont on ne sait que faire. Une douleur qu'on peut choisir d'affronter ou pas. On peut décider d'arrêter notre propre vie, fuir dans des paradis artificiels pour mieux oublier ou partir à l'autre bout du monde comme Colin. Une fuite qui ne résout rien mais permet peut-être d'avancer. Un peu.
    C'est aussi un portrait sans concession des relations d'un père avec son fils, tous deux ancrés dans une époque qui les sépare malgré eux. En analysant la complexité des rapports avec ses conflits de générations, ses incompréhensions, ses silences, Fargues dénonce aussi le poids de la société d'aujourd'hui qui, avec ses conventions, ses évolutions, ses petites compromissions quotidiennes, finit par fausser les rapports entre personnes.
    Tu verras est véritablement un roman très puissant qui parlera aux parents comme aux autres. Un roman bouleversant sans tabous, sans pathos dont je regretterais uniquement l'épisode final en Afrique qui ne m'a pas complètement convaincue. L'absence d'un véritable dénouement m' a laissé une impression un peu flottante et presque interrogative sur le sens à donner aux derniers faits.
    Un bémol qui ne doit pourtant pas vous empêcher de plonger dans cette histoire !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-tu-verras-nicolas-farg..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 août 2011

    brigittelascombe
    Marre de ton iPod,marre de ton jean au ras des fesses de rappeur racailleux,marre de ton R'n'B glucose plein pot, marre de tes Kévin,Saïd,Omar,Bacar,Maria ou Rania,marre de ton bulletin catastrophique,marre de tes excés de playstation et de SMS,marre de ta honte face aux copains si je débarque sans prévenir,marre de ta crête sur ta tête d'ado déjanté,marre des cochonneries que tu ingurgites au Mac do,marre des versets du coran que tu m'assènes à tout bout de champ, marre de ton dégoût soudain du porc, marre de tes ronds sur les i à la manière des filles.
    Marre,marre,marre...Pensées qui tournent en vrille dans la tête d'un père effondré, qui ne s'en remet pas d'en avoir eu marre,à présent que Clément est mort.
    Mais pourquoi ne pas t'avoir interrogé sur tes yeux tristes de préado et les humiliations infligées par des filles "grimées comme deux petites putains"? Et pourquoi ne pas avoir passé plus de temps avec toi plutôt qu'avec une Caroline immature et capricieuse? Et pourquoi ne pas avoir été un bon père?
    Il nous émeut ce Colin, plein de culpabilité et de larmes qui ne sortent pas sur un fils aimé qu'en fait il ne connaissait pas vraiment.
    Fonctionnaire,quadra,divorcé,il a eu la garde de son fils unique, a essayé de tout faire et en a peut être trop fait,reproduisant sans faire express le schéma de son propre père.
    L'accident dans le métro a eu des témoins et la route de Colin va croiser celle de Ghislaine, noire. Pas noire-noire mais caramel tout de même, avec des cheveux crépus.Et on le sent un peu désorienté Colin par cette couleur inhabituelle dans ces relations, lui que l'on sent aussi tout de même ulcéré par le collège de Paris sud.
    Cherchant à tout oublier, il croisera aussi Malik,un dealer, un gentil dealer qui a pitié et va l'envoyer chez son oncle à Ouagadou, celui qui soigne tout.Ouagadou?
    Ouagadougou,bien sûr! Tu es prêt à voyager?
    Voyager? Voyager comment?
    C'est mieux que le "maka", la came quoi!
    Un nouveau départ ou une possible reconstruction?
    Seul l'avenir le saura, seul l'avenir le dira!
    Un livre poignant,fort bien écrit, qui évoque le deuil,les rapports père-fils,la culpabilité,la vie d'un père ayant obtenu la garde de son fils unique,l'amour paternel,la souffrance,un livre qui a reçu le prix France culture Télérama en mars 2011. Nicolas Fargues a écrit plusieurs romans tous publiés chez P.O.L.
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    • Livres 3.00/5
    Par ppette007, le 02 novembre 2011

    ppette007
    Tu verras, titre au futur de l'indicatif, semble synonyme d'avenir alors que tout s'est arrêté dans la vie du narrateur le jour de la mort de son fils Clément, âgé de 12 ans, victime d'un accident de métro. Père divorcé quadragénaire, le narrateur part à la dérive, détruit par le drame et submergé par la culpabilité et la douleur. Au cours de sa descente aux enfers, il croisera la route de Ghislaine, jeune femme témoin de l'accident, et de Malik, un dealer auprès de qui il cherchera l'évasion. Ce dernier lui proposera, en guise de drogue, un voyage exotique au Burkina Faso, possible prélude à une renaissance.
    Ce livre est donc le récit d'un père confronté à la perte de son enfant unique. Nicolas Fargues traite ce sujet avec pudeur et sensibilité sans adopter un ton larmoyant. Les regrets du narrateur affleurent dans ces phrases à rallonge où s'accumulent les reproches qu'il faisait autrefois à son fils (manger correctement à table, remonter son jean que son fils porte bas sur les fesses comme les rappeurs, etc.). Ces récriminations sont répétées à l'envi ce qui les rend a posteriori d'autant plus insensées que Clément est décédé. Mais au-delà de la souffrance causée par le deuil, ce récit aborde des sujets plus vastes tels les difficiles relations père-fils, l'amour paternel ou encore l'éducation des enfants. C'est ce qui contribue à donner une grande force à ce livre. En se repassant le film de sa vie de père, le narrateur découvre qu'il n'a pas réellement pris le temps de connaître son fils, bien trop occupé qu'il était à lui faire des réflexions, à le façonner à son image et à lui transmettre une éducation « petite bourgeoise ». Ainsi, ce n'est qu'après la mort de Clément qu'il découvre que celui-ci écrivait des rimes pour des chansons de rap, qu'il avait un profil Facebook, etc. Plus grave, il réalise qu'il a reproduit les mêmes erreurs que son propre père avait commises avec lui. Les petites et grandes lâchetés du quotidien s'étalent à présent au grand jour : le fait qu'il n'ose pas s'avouer que son fils souffre de son divorce, le fait qu'il n'aime pas véritablement sa copine du moment, etc. le livre prend alors la forme d'une introspection sans concession qui permet à l'auteur de jeter un regard critique et un brin cynique sur notre société actuelle.
    Tout cela est servi par le style éblouissant de Nicolas Fargues. Tout sonne juste dans ce roman qu'il s'agisse des échanges entre le narrateur et son fils pré adolescent, des émotions créées par la mort d'un proche, jusqu'aux descriptions des quartiers populaires de Paris. Bien des scènes sembleront familières au lecteur et trouveront un écho positif en lui. Contrairement à ce que laisse présager le sujet du livre, c'est finalement l'amour qui domine dans ce récit. Un seul regret néanmoins : les passages dans lesquels apparait le dealer Malik arrivent comme un cheveu sur la soupe et ne convainquent pas du tout, contrairement au reste de l'œuvre.
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    • Livres 4.00/5
    Par VanessaV, le 31 janvier 2011

    VanessaV
    "Tu verras" de Nicolas FARGUES est un livre coup de poing. Il retrace l'après-drame d'un père perdant son fils unique de 12 ans dans un accident de métro.
    Colin a une quarantaine d'années et, après le divorce d'avec la maman, il vivait seul avec son fils Clément. La mort de son enfant le bascule dans le chaos. Il fait le point sur sa vie. Devenu père par accident, il se rend compte que sa raison d'être était son fils.
    Il est bien question là du deuil de l'enfant et de la continuité de la vie tout autour. (...)
    Parce que le livre est bouleversant dans la description cynique mais non moins pertinente des relations parentales. Colin reprend tous les fondements de sa parentalité. Il était père aimant, exigeant, colérique mais aussi empli de valeurs, de son temps, de sa propre éducation bourgeoise. Se décrit alors tout le quotidien du jeune homme avec ce père, conflit de générations. Ces remontrances sur une époque, une mode, ces injonctions pour l'avenir. Clément si poli, si docile, si aimant, si bien élevé parti avant même d'avoir vécu. Ce Clément s'habillant à la mode du rap, écouteurs aux oreilles, dénigrant le bon orthographe qu'il maitrise pour se mettre à la hauteur des gars qui ont la côte.
    La pré-adolescence est rendue crue. le livre dévoile un jeune garçon trop tendre pour cette société. Un fils en perte de confiance, en déroute. Un jeune perdu entre ce père trop intransigeant, le fantasmant adulte, et une norme trop sexuée pour ses premiers désirs. Ce père découvre le monde dans lequel vivait son fils, avec ses communications, ses inspirations, ses premiers émois et ces attaques. La mort n'apparait plus que comme un symptôme de société, une souffrance à être comme les autres.
    (...)
    l'avis complet en suivant le lien

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.com/2011/01/tu-verras.html
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    • Livres 2.00/5
    Par eternel, le 20 janvier 2012

    eternel
    Oui M. Fargues vous écrivez-bien et sur le thème de la perte d'un enfant, vous faites mouche car vos propos sonnent justes, émotionnent et, coeurs sensibles on vous suit dans cette histoire.
    Mais finalement je n'ai pas aimé votre livre.
    Roman, il se veut réaliste, authentique et moderne par la description minutieuse d'un certain environnement social actuel, que vous semblez bien connaître et dans lequel, excusez-moi, je trouve beaucoup trop de complaisance. C'est même trop lisse, voir caricatural.
    Cela commençait bien mais au fond il me manque de la matière à réflexion sur les relations père-fils.J'étais en reherche.
    Votre pré-adolescent de 12 ans me paraît être un adolescent plus vieux et là, je vous reprocherais de prêter à un enfant la vie, les préoccupations, les pensées et le comportement d'un pré-adulte.Il y a comme une usurpation d'identité qui me gêne. de qui parle-t-on finalement ?
    Il est vrai qu'après une telle épreuve, il faut se reconstruire et rien de tel qu'un sentiment amoureux qui renaît. Quel beau cinéma vous nous avez fait là en seconde partie de votre livre !
    Vous n'avez pas écrit pas le happy end, nous laissant quelques pages blanches pour continuer, seul, l'histoire que vous avez commencée à nous écrire.
    Je n'ai pas aimé mais peut-être n'ai-je rien compris.
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 12 juillet 2011
    “Tu verras” de Nicolas Fargues est un magnifique roman. Sur un père bouleversé par la mort de son fils et qui s’interroge sur sa vie.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par ophrys, le 17 décembre 2011

    « Par respect pour ses premiers secrets d’adolescence, (…) je me suis abstenu de (…) lui dire tout le mal que je pensais des Maria et des Rania, affublées de jeans bien trop moulants pour leur âge et grimées comme deux petites putains. Je me suis retenu de lui démontrer que, d’ici vingt ans, la morgue de leur jeunesse et de leurs seins fermes passée, elles auraient cessé de faire la fine bouche sur les pistes des dancings et patienteraient comme tout le monde dans la queue au supermarché, avec leur cul bas et leur air quelconque, avec des mouflets à nourrir à la maison, avec les problèmes de fric, de boulot et de mari, comme tout le monde. Et qu’alors elles n’auraient même pas l’imagination suffisante pour rêver, tout à leur caddie plein de courses tristes qu’elles seraient, tout à leur Bacar, Kevin ou Saïd de mari qu’elles seraient, elle n’auraient même pas le privilège de se remémorer l’intensité du regard d’un Clément. Et mesurer par là que, vingt ans plus tard, une fois poussé le poil au zizi et débarrassé de ses joues rondes et trop humbles, débarrassé de son gros cartable et de la stupide influence des Jasons et des Bacar, une fois canalisés les affres de son excessive émotivité, eh bien l’incarnation de la délicatesse, de l’humour et du bon goût, bref, le Prince charmant, ce serait lui, mon Clément. » p16
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  • Par brigittelascombe, le 28 août 2011

    Les femmes,Clément,tu verras,c'est Fuis-moi je te suis,Suis-moi je te fuis,est-ce que tu comprends cette expression? Il faut te faire désirer même si tu crèves de désir,tu entends?Tu n'es pas un pigeon, mon fils.Une femme,si tu es trop gentil avec elle,tu perds sa considération.Les femmes,elles te diront toujours le contraire.
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  • Par Ameni, le 02 mai 2011

    Je suis devenu à ce point intolérant de l'insouciance et de la jeunesse que j'ai fini par me persuader moi-même qu'être un homme, c'était un père, point. Qu'être un homme, c'était se montrer capable de faire bravement une croix sur sa liberté et ne plus envisager l'avenir qu'à travers celui de ses propres enfants.
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  • Par ph_hugot, le 10 décembre 2011

    C'est bizarre, l'amour parental . Aimer son enfant, est-ce aimer un autre que soi ou bien continuer de s'aimer soi-même, mais sans s'accabler de la mauvaise conscience d'être égoïste ? »
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  • Par Ameni, le 02 mai 2011

    Aimer son enfant, est-ce en aimer un autre que soi ou bien continuer de s'aimer soi-même, mais sans s'accabler de la mauvaise conscience d'être égoïste ? Peut-on vraiment parler de sens du sacrifice et de générosité lorsqu'il s'agit de donner aux siens ?
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