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> Hélène Hervieu (Traducteur)

ISBN : 2020574292
Éditeur : Editions du Seuil (2003)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une librairie de Buenos Aires, une liasse de feuillets manuscrits très anciens est découverte. Il s'agit d'une longue lettre d'une certaine Floria Emilia, adressée à Aurèle Augustin (l'auteur des Confessions). Floria, qui vécut avec Saint Augustin une véritable pas... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par CyrielF, le 22 mai 2012

    CyrielF
    Vita Brevis n'est pas vraiment un roman de Gaarder à proprement parler, pourtant, ça ressemble très fortement à du Gaarder. Il s'agit d'une traduction que l'auteur a faite d'une longue lettre à Saint Augustin qu'il a trouvée par hasard dans une vieille librairie argentine. Dans ses Confessions, qu'on a tous plus ou moins étudié dans nos cours de philo, Saint Augustin parle à Dieu de la concubine qui a partagé sa vie durant de longues années avant qu'il se plonge dans la philosophie et la religion. Mais à part peut-être les plus chevronnés d'entre nous, personne ne connaît vraiment l'autre côté du miroir... On découvre alors cette lettre d'un peu plus de cent pages de Floria Emilia à l'homme qui l'a abandonnée.
    On assiste ici à l'explosion d'une femme meurtrie, mais surtout d'une femme en colère. On apprend les détails qui ont conduit Saint Augustin à rejeter sa femme, la poussant à l'exil loin de son bien-aimé et de son fils qu'elle n'a pas eu le temps de connaître avant la mort de ce dernier. Floria étaye son récit d'extraits des Confessions, mettant en lumière la vérité qui se cache derrière certains évènements qu'Augustin n'a pas développés. Floria en veut avant tout à la philosophie religieuse vers laquelle s'est tourné son bien-aimé, puisque c'est elle qui les a éloignés, et elle lui en fait part d'une façon à la fois violente et mélancolique. J'ai trouvé cette longue lettre très touchante : malgré le fait qu'elle ait été écrite des siècles avant le notre, j'ai trouvé qu'elle pouvait encore être transposée à notre époque. On ressent tout le mal de Floria et toute sa déception, sa rancoeur aussi envers les fautifs, réels ou impalpables, qui ont conduit à sa situation. J'ai exprimé beaucoup d'empathie et de compassion envers cette femme et j'ai été frappée par son désarroi et son désespoir à travers sa plume. A la fin de l'ouvrage, Jostein Gaarder précise qu'il ne sait toujours pas si la lettre est parvenue à son destinataire, ni si elle a même été envoyée ou donnée à un tiers : on ne peut que supposer que Floria Emilia l'avait surtout écrite pour se libérer. Quoi qu'il en soit, Vita Brevis ("la vie est brève", formule latine reprise de nombreuses fois dans le texte) est une oeuvre poignante qui nous amène tout de même à réfléchir sur le couple et les aspects prioritaires à l'intérieur de celui-ci.

    [Edit] : Après un commentaire très pertinent, j'ai fait quelques recherches et réouvert mon livre... pour me rendre compte que ma chronique est erronée ! Il s'agirait en effet que l'auteur n'ait jamais vraiment eu entre les mains ces lettres (certainement même inexistantes et inventées de toutes pièces !) et qu'il s'agit bien d'un roman sous forme de lettre fictive ! Chers lecteurs, je m'excuse de n'avoir pas cherché plus tôt ! Quoi qu'il en soit, cela n'enlève rien au charme de cet ouvrage, d'après moi, et je vous le conseille tout autant ! ;)

    Lien : http://tetedelitote.canalblog.com/archives/2012/05/21/24299100.html
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 08 août 2012

    AmandineMM
    Ce roman s'ouvre sur une mise en scène de l'auteur par le procédé du « manuscrit trouvé » : il s'agirait cette fois d'une longue lettre de Floria Æmilia à saint Augustin, son concubin pendant de nombreuses années avant qu'elle ne soit abandonnée pour la Philosophie et la Chasteté. Écrite après la lecture des Confessions, cette lettre s'affirme comme une réponse à ces souvenirs si sélectifs : Floria rappelle à son ancien amant leur bonheur passé, ainsi que certaines scènes qu'il a occultées de ses mémoires ou déformées.
    Au-delà de ce premier aspect, Jostein Gaarder propose également par la voix de cette femme une réponse aux idées philosophiques de saint Augustin : il met en évidence certaines contradictions (pour un homme qui prône la chasteté, il semble bien obnubilé par le « péché charnel » et la « concupiscence », entre autres) pour mieux réfuter certains préceptes. J'ai notamment été marquée par l'idée du refus de tout plaisir par ce penseur chrétien. Or, comme le rappelle la narratrice, la nature et ses beautés sont aussi des créations de Dieu ; en les refusant, c'est aussi Dieu qu'on rejette d'une certaine façon. Cette lettre, bien qu'adressée à toute la chrétienté, au-delà de saint Augustin, n'empêchera pas les craintes de Floria quant à l'avenir des femmes dans des sociétés où elles sont perçues comme de dangereuses tentatrices de se concrétiser par la suite, comme nous le savons par notre connaissance de l'Histoire.
    Dans l'ensemble, j'ai donc apprécié cette lecture et cette voix féminine créée par Jostein Gaarder, en réponse à une montée du machisme parmi d'autres et à un ascétisme exagéré.


    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/08/vita-brevis-jostein-gaarder.html
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    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    MissSugarTown
    Beaucoup de gens tombent amoureux, peut-être que tout le monde tombe amoureux, mais je ne sais pas si tout le monde rencontre son autre spirituel. Celui avec qui votre âme ne fait qu'une, celui avec qui vous vous dites non pas que vous êtes deux âmes dans un même corps mais que vous êtes une même âme dans deux corps différents. Je ne crois pas que tout le monde a la chance de découvrir ça. Et quand le parfait montre le bout de son nez, il se rappelle qu'il ne doit pas être là et qu'il doit vite faire de rentrer, alors votre bonheur dure deux mois ou quelques années comme fut le cas d'Aemilia Floria. "Ma rivale n'était pas une autre femme et je ne pouvais pas la voir, elle était un concept philosophique..." nous confit-elle, quant à moi je peux vous confier que c'est la pire "trahison".
    C'est l'histoire de Saint Augustin et d'Aemilia Floria, je ne connaissais ni l'un ni l'autre mais je connais Jostein Gaarder et pour rien je ne passerai à côté d'un seul de ses écrits. Saint Augustin et Aemilia Floria étaient un couple amoureux uni par la spiritualité, la passion, la philosophie et une grande intelligence, jusqu'au jour où Saint Augustin décide de rejoindre l'église et d'opter pour la chasteté. Ce livre est un recueil des lettres que Floria lui envoie après avoir lu sa célèbre oeuvre Confessions.
    C'est une excellente confrontation entre le point de vue philosophique de Floria et le point de vue religieux de Saint Augustin.

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2010/11/vita-brevis-mon-jost..
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Citations et extraits

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  • Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    "A quel titre le petit pourrait-il gouverner le grand ou l'oeuvre définír le maître? Oui, comment l'oeuvre pourrait-elle décider de son propre chef de cesser de n'être qu'une oeuvre?" Floria

    "La mort ne nous concerne pas, aimait-il à dire, ainsi, celui des maux qui fait le plus frémir n'est rien pour nous tant que nous existons, la mort n'est pas, et quand la mort est là, nous ne sommes plus." Epicure
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  • Par crapette, le 21 mars 2014

    ...du danger qu'il y a à sortir une phrase de son contexte... (p.63)

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  • Par crapette, le 22 mars 2014

    Tu prétends que dieu aime davantage les ennuques et les castrés que les hommes qui chérissent les femmes.

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