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> Hélène Hervieu (Traducteur)
> Martine Laffon (Traducteur)

ISBN : 2020550768
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 1351 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin: c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons."
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sultanne, le 13 juin 2011

    sultanne
    Celui-ci, il m'avait été offert pour mes 18 ans, à l'issue de ma terminale l'par un ami très cher, qui savait que je rêvais de me l'acheter mais que je ne pouvais me l'offrir. Je m'appelle Sophie, il voulait que ce cadeau soit à la fois symbolique et chargé d'émotion ; il voulait qu'il me reste de lui un souvenir fort, avant que nous ne nous quittions, certainement définitivement, pour nos études.
    Mon année de terminale avait été marquée par la découverte de la philosophie, bien sûr, mais aussi par certains choix d'orientation, par la naissance de sentiments forts, par mes 18 ans... que sais-je encore.
    C'est sûrement pour cela que la lecture de Le monde de sophie m'a tant marquée. Un style limpide, clair et efficace pour un non initié. Des mots bien trouvés, pesés.
    Je pense que je ne relirai jamais Le monde de sophie, parce que je sais que je serai déçue ; je ne retrouverai jamais les sensations qu'il m'inspira la Première fois ; il ne m'émerveillera pas comme à la première lecture... parceque j'ai grandi, j'ai mûri, je n'ai plus ces yeux de gamine émerveillée, je le connais déjà par coeur...
    J'en garderai un doux souvenir, celui de mes 18 ans, qui m'embarqua avec raison dans les rayons de la VIE, de l'ADULTE, du RESPONSABLE.
    Ma grande aura 18 ans d'ici quelques années ; elle va bientôt, elle aussi, être initiée à la philo, par un pesant et ténébreux penseur bedonnant ou, tout comme moi, par un étrange gamin fou-fou et original... à mon tour, je lui offrirai, avec plaisir Le monde de sophie : ce cadeau sera pour moi, du moins, très symbolique et chargé d'émotion !
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 02 février 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    Il est des livres que l'on a autant de mal à ouvrir qu'à fermer.
    À ouvrir car la première de couverture, fruit d'un accouplement raté entre Dalí et Bonnard (vous ne trouvez pas ?) rebute et que le sujet quant à lui assomme. Qui en effet garde un souvenir palpitant de ses cours de philosophie ? Attention, scoop : pas moi.
    À fermer car une lecture commune (j'en profite pour remercier mille fois encore Tomisika qui en est à l'origine) et un zeste de sado-masochisme plus tard, force m'est de constater que Le Monde de Sophie est un livre formidable et surtout, que la philosophie peut s'avérer passionnante.
    Jostein Gaarder réussit l'impensable avec ce livre : vulgariser la discipline sinon la plus complexe, du moins la plus inaccessible. En trente-cinq chapitres, il condense la pensée occidentale – d'où certains oublis malencontreux (Machiavel, Husserl, pour ne citer qu'eux) mais pas préjudiciables pour autant puisqu'il ne prétend pas être exhaustif – et retrace l'histoire de la philosophie de façon linéaire.
    De Platon à Hegel, en passant par Berkeley, Gaarder s'emploie à autopsier les différents courants philosophiques de l'Histoire et étaye ses explications avec des exemples concrets et on ne peut plus ingénieux : la théorie de l'atome de Démocrite est par exemple assimilée aux Lego. L'atome, tout comme le Lego est en effet indivisible et peut se combiner à d'autres pour former un objet ou une personne.
    Le Monde de Sophie ne traite toutefois pas uniquement de philosophie. Gaarder y évoque aussi les découvertes scientifiques les plus incontournables et les mouvements sociaux les plus déterminants. Sa force est de proposer un éclaircissement toujours plus fluide et ludique et, par conséquent, de rendre la philosophie moins rébarbative qu'elle ne l'est ou du moins qu'elle ne semble l'être – d'où le fait, selon moi, que le livre séduise davantage les hermétiques que les experts.
    Hermétiques qui sont véritablement choyés puisqu'on n'assiste pas uniquement à des tergiversations philosophiques dans ce livre, ce qui aurait été indigeste à la longue, mais que l'on suit également l'éveil philosophique de Sophie. L'intrigue est astucieuse car elle installe un insatiable suspense dès les premières pages : qui est donc le mystérieux correspondant de Sophie ? Pourquoi lui écrit-il ? Et bien d'autres interrogations que je dois taire pour ne pas vous révéler la suite qui est, croyez-moi, pleine de rebondissements.
    Finalement, Le Monde de Sophie est avant tout le récit d'une quête initiatique. Celle de Sophie bien sûr, qui ouvre peu à peu les yeux sur le monde qui l'entoure mais aussi et surtout la nôtre. C'est d'ailleurs là la vraie réussite du livre selon moi (et le but intrinsèque de la philosophie) : parvenir à nous faire nous interroger, au fil des chapitres, sur le principe même de l'existence, sur l'univers qui nous englobe, sur autrui, sur nous-mêmes enfin.
    Que cet ouvrage hautement instructif soit devenu une référence dans les lycées, ait connu un succès grandiloquent en librairie puis soit devenu un best-seller au Danemark et en Allemagne ? Rien de plus étonnant ! Historique, ludique et loufoque, Le Monde de Sophie est l'ouvrage idéal pour acquérir les bases de la philosophie.
    En résumé, un voyage didactique à mi chemin entre l'essai philosophique et la fiction romanesque dont l'objectif (initier les néophytes à l'exercice de la pensée) est parfaitement maîtrisé et qui saura assurément convertir les esprits plus récalcitrants.
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/02/le-monde-de-soph..
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    • Livres 3.00/5
    Par LeMalouin, le 25 juin 2014

    LeMalouin
    Mon dépucelage philosophique.
    Sophie est une petite Norvégienne de 14 ans. Elle vit seule avec sa mère la plupart du temps (son père est capitaine sur un pétrolier). Elle aime les animaux et juge qu'elle a un physique particulier…
    Un jour elle reçoit un message qui l'oblige à s'interroger sur la vie (qui es-tu ?), puis un autre (d'où vient le monde ?)…
    Bientôt ceux sont de véritables cours de philosophie qui lui sont prodigués par un philosophe inconnu…..
    Elle reçoit ces messages par l'intermédiaire du chien Hermès.
    Il (ou elle) lui parle de la représentation mythique du monde.
    Les philosophes sont arrivés ensuite et se sont d'abord intéressés à la nature en l'observant comme Héraclite et sur le fait que la nature change sans arrêt et que par conséquent on ne peut se baigner deux fois dans le même fleuve.
    Pourquoi le Lego est-il le jouet le plus génial du monde ?
    On parle du monde comme un tout le « logos »
    Jusqu'à imaginer l'atome (Démocrite)… C'est le premier matérialiste : il n'a pas besoin de « force » ou d'esprit pour expliquer les phénomènes naturels.
    Les Grecs (et notamment les sophistes) se sont intéressés à l'homme et sa place dans la société.
    Pour pouvoir participer à la vie démocratique à Athènes il fallait maîtriser la rhétorique, les sophistes (ceux qui savent sont donc arrivé en nombre pour enseigner).
    Les sophistes critiquent la mythologie et pensent qu'on ne peut pas avoir de certitudes sur les énigmes de la nature : ceux sont des sceptiques.
    Ils décident de s'intéresser à l'homme et à sa place dans la société.
    Ils étaient agnostiques et voyageurs établissant par exemple avec la pudeur de norme.
    Socrate lui dira que certaines normes sont absolues et valables pour tous.
    Il est ensuite question de Socrate. Il était agnostique (pas sûr que Dieu existe), laid comme un pou (aucun rapport).
    Il compare Athènes à un cheval endormi et lui à un taon.
    Socrate et Jésus ont des points communs : ils sont morts en martyr, ils n'ont rien écrit, ils étaient charismatiques, ils étaient habités par quelque chose de supérieur.
    La différence entre les philosophes et les philosophes est que le philosophe sait qu'il ne sait pas grand-chose…
    Contrairement aux sophistes qui se faisaient payer, lui Socrate « mordait les jarrets de ses concitoyens » gratuitement. La seule chose que je sais c'est que je ne sais rien : c'est lui ! Sa mère était sage-femme, il aimait aider les gens à accoucher de leurs idées….mais son ironie lui coûtât la vie.
    Il faisait confiance dans la raison des gens : c'était un rationaliste.
    C'est la raison qui fait discerner le bien ou le mal et non la société.
    Platon était le disciple de Socrate (qui lui, comme Jésus n'a jamais écrit une ligne….)
    Platon créa une académie hors d'Athènes où l'on dialoguait autours de la philosophie, des mathématiques et même de la gymnastique.
    Platon s'interrogeait entre ce qui est immuable et ce qui s'écoule d'autre part : un cheval meurt mais la race (le moule demeure).
    Dans le dialogue « la république », il dresse un état idéal.
    Il pensait que les femmes ne devaient pas être cantonnées aux tâches ménagères et que les enfants devaient être éduqués (427-347 av JC). Celui qui sait ce qui est bien fera aussi le bien.
    Platon développe le monde des idées : l'idée-cheval est que le cheval meurt mais pas la race.
    Par la raison on peut tout comprendre.
    Il est aussi l'auteur du mythe de la caverne : la vérité est éblouissante et même parfois dérangeante (Socrate est mort pour ses idées).
    Platon pensait que Platon pensait que l'âme qui venait du monde des idées ne disparaissait pas.
    Aristote était un disciple de Platon, ce fut le premier grand biologiste en Europe : autant Platon était un poète, autant Aristote aborde les choses de façon scientifique.
    Aristote pensait que l'homme possédait une raison mais que nos idées viennent de nos sens : c'est-à-dire que nous n'avons pas d'idées innées.
    Par contre sa conception des femmes (bonnes, comme la terre, à recevoir les graines) peut ne pas plaire à tout le monde….
    Régulièrement Sophie reçoit des lettres adressées à une mystérieuse Hilde….
    L'hellénisme (la période de domination grecque d'environ 300 à 50 avant JC, période Alexandre le Grand, ensuite se fut une période romaine). On assiste à un syncrétisme : un mélange de religion. L'éthique devient le projet philosophique le plus important : toute la question était de savoir ce qu'était le bonheur et comment l'atteindre cela a donné les cyniques, les stoïciens et les épicuriens qui ont rabâchés les vieux philosophes grecs.
    Les cyniques prêchaient une certaine frugalité pour être heureux.
    C'est parce que le bonheur ne dépend pas des besoins matériels, de la santé ou de la politique qu'il est à la portée de tous. Aujourd'hui on a surtout garé le manque de compassion chez les cyniques. le plus connu fut Diogène.
    Les stoïciens : mouvement crée par Zénon. Parmi eux Cicéron un homme politique à l'origine de l'humanisme. Leur principe ne pas se lamenter sur ce que l'on ne peut pas changer et changer ce que l'on peut.
    Les épicuriens cherchent à éviter ce qui est déplaisant, ils ne s'intéressent pas à la vie en société.
    Ils parlent du plaisir tout en mettant en garde sur les effets secondaires.
    La culture européenne a deux racines : les indo-européens et les sémites.
    Les sémites viennent à l'origine de la péninsule Arabe.
    Puis vient le Christianisme et le moyen-âge avec Saint-Augustin qui fit le lien entre Platon et le christianisme et Saint Thomas d'Aquin qui fit lui le lien entre Aristote et le christianisme.
    La question philosophique principale du Moyen-âge fut de savoir si on pouvait lier Foi et Raison ?
    Puis vint la Renaissance.
    L'homme vit sa foi de façon plus personnelle : c'est ce que propose Luther qui crée la réforme (il ne veut plus payer d'obligations).Il se heurta à Didier Erasme qui le trouvait trop négatif.
    Le baroque.
    Deux idéologies s'opposent : les idéalistes qui considèrent l'être de nature psychique ou spirituelle et les matérialistes pour qui tous les phénomènes de l'existence à des causes matérielles.
    Certains pensent même que tout est si bien régit que tout est écrit on appelle cela le déterminisme.
    Descartes et Spinoza de des plus grands philosophes du 17ème s'intéressèrent au lien entre l'âme et le corps.
    Descartes et sa fameuse méthode : il reprend tout ça à zéro. Il croit en Dieu.
    Spinoza : juif hollandais, rarement un philosophe fût autant insulté, il fût même victime d'une tentative d'assassinat. Il a critiqué le côté trop dogmatique de la religion.
    Pour lui Dieu ne regarde pas le monde d'en haut, il est le monde.
    Nous vivons selon les lois de la nature.
    Nous ne sommes pas libre puisque je suis en Dieu mais je peux comprendre que je ne suis pas libre, je peux par mon conatus=force qui me fait être…
    Après le rationalisme continental, passons à l'empirisme Anglais.
    L'un d'eux s'appelle Hume : pour lui l'homme a deux types de représentation : les impressions (je me brûle) et des idées (quand j'y repense).
    Pour lui, comme Bouddha, le moi change à chaque instant.
    Il s'en prend aux rationalistes « il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une éraflure ».
    Pour lui ce n'est pas parce qu'une pomme est tombée neuf fois qu'elle tombera une dixième…
    C'est un mélange d'arrogance, de réalisme et de scepticisme qui fait son génie. Il a inspiré Kant.
    Locke lui parle des qualités primaires qui sont indiscutables : comme le poids et la taille et les qualités secondaires « cette pomme est acide » qui sont propres à chacun.
    Le siècle des Lumières et Kant.
    La dernière grande période culturelle est le romantisme qui vient en réaction au règne sans partage de la raison (pas un mot sur Nietzsche).
    Les sentiments qui n'existaient qu'en contrepoids de la raison deviennent primordiaux.
    Le culte du moi est pratiqué à outrance.
    Pour Hegel, la pensée est dynamique ce qui est concevable à une période ne l'est plus à une autre…il compare la pensée à un fleuve : c'est un processus.
    Kierkegaard pense que l'homme peut rester au stade de l'esthétique (superficiel), s'élever au stade de l'éthique et pour les meilleurs au stade du religieux .C'est un existentialiste.
    Il est ensuite question de Freud et Darwin…
    Freud qui parle du travail du rêve et son contenu manifeste et son contenu latent.
    Sartre est un existentialiste « l'existence précède l'essence » pour lui l'homme est totalement libre de fire ce qu'il veut et cela lui donne de l'angoisse mas surtout une responsabilité sur ce qu'il va faire de sa vie.
    Sa femme Simone de Beauvoir dit que chacun perçoit en fonction de son histoire, une femme enceinte ne verra que les femmes enceintes quand elle rentre dans un endroit.
    Le deuxième sexe traite de la condition féminine et de comment changer la perception de l'homme sur les femmes.
    Au niveau narratif « le monde de Sophie » est en fait un livre écrit ...Je ne raconterais pas la fin sinon Strummer va me gourmander.....
    Ce livre est une très bonne introduction à la philosophie.
    Même s'il n'y a pas Nietzsche me souffle Michel O d'Argentan.
    Cette matière est tellement mal abordée au lycée (en terminal !).
    Peut-être que les choses vont changer : avec les petits philosophes dans Pomme d'Api et Astrapi…
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 01 mai 2012

    lecassin
    Résumer l'histoire de la philosophie en un volume. Quel programme ! Eh bien c'est la performance qu'a réussie Jostein Gaarder avec ce « monde de Sophie », de Socrate à Sartre.
    On suit l'évolution d'une jeune fille de quinze ans, Sophie, à travers son apprentissage à dans les méandres de la philosophie ...
    Tout part d'un courrier reçu par Sophie un bon matin. Un courrier qui ne comprend qu'une question : « Qui est tu ? ».
    Puis un deuxième avec une autre question : « D'où vient le monde ? ».
    A travers ces étranges courriers que reçoit Sophie et qui s'étofferont en véritables cours de philo par la suite, le lecteur est emmené dans un voyage à travers l'histoire de la philosophie…
    Certes l'intrigue liant les différentes présentations des courants philosophiques peut paraître un peu nunuche. Il n'en reste pas moins que « le monde Sophie » est un bon ouvrage de vulgarisation, quelque chose comme « la philosophie pour les nuls ». Libre à chacun d'approfondir cette « initiation » par des lectures complémentaires…

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    • Livres 4.00/5
    Par paroles, le 31 mars 2014

    paroles
    Le monde de sophie, voilà un livre que j'aurais bien aimé avoir lu en terminale. C'est sûr qu'il m'aurait largement ouvert les yeux, comparé aux leçons que mon pauvre professeur de l'époque essayait de me faire entrer de force dans la tête.
    Parfois le plantage de clous dégoûte à jamais d'une discipline et il faut ensuite bien des années pour réparer les dégâts.
    Tout ça pour dire que l'auteur a réussi, en un livre, à retracer l'histoire de la philosophie à travers les siècles. Certes, certaines leçons restent rébarbatives, mais le dialogue entre Sophie et le narrateur rend le passage de témoin plus digeste. de plus, le petit côté énigmatique dû à la présence d'Hilde pousse le lecteur à poursuivre son parcours jusqu'au bout. C'est bien malin !
    Un livre sympathique pour une première approche, souriante, de la philosophie.
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 21 septembre 2012

    - Nous ne vivons pas seulement à notre époque. Nous portons toute notre histoire avec nous. Rappelle-toi que tout ce qui est ici dans cette pièce a été un jour flambant neuf. Cette pitoyable poupée en bois du XVème fut peut-être fabriquée pour les cinq ans d'une petite fille. Par son vieux grand-père peut-être... Puis elle eut dix ans, Sophie. Elle devint adulte et se maria. Peut-être eut-elle aussi une fille à qui elle donna la poupée à son tour. Elle vieillit et, un jour, mourut. Elle avait pourtant vécu objectivement une longue vie, mais elle finit quand même par mourir. Et elle ne reviendra jamais. Au fond, elle ne fit qu'une courte visite sur terre. Mais sa poupée... eh bien, elle est encore là sur l'étagère.
    - Tout devient si déprimant et dramatique quand tu présentes les choses sous cet angle...
    - Mais la vie est à la fois déprimante et dramatique. On nous laisse pénétrer dans un monde merveilleux, nous rencontrer et nous saluer, même faire un bout de chemin ensemble. Puis nous nous perdons de vue et disparaissons aussi brusquement que nous sommes venus la première fois.
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  • Par Carosand, le 05 octobre 2012

    Honore le court printemps de la vie
    Qui est à l'origine de toute chose sur terre !
    Le plus infime connaîtra lui aussi une résurrection,
    Seules les formes se perdent.
    Les générations engendrent de nouvelles générations,
    laissant s'épanouir l'humanité plus avant ;
    l'espère engendre l'espèce
    pendant des millions d'années.
    Les mondes déclinent et renaissent.

    Mêle-toi à la jouissance de la vie, toi qui pus fleurir
    En son printemps,
    savoure chaque instant comme un hommage de l'éternel
    offert à la condition des hommes ;
    apporte ta modeste contribution
    au tourbillon infini,
    même faible et insignifiant,
    enivre-toi
    de l'éternité de cette journée !

    Bjornstjerne Bjornson
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Tu vois, la grande différence entre un professeur d'école et un vrai philosophe, c'est que le professeur croit connaître un tas de choses qu'il n'arrête pas de vouloir faire apprendre de force à ses élèves, alors qu'un philosophe essaie de trouver des réponses aux questions qu'il se pose avec ses élèves.

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  • Par AireLibre, le 04 février 2008

    Ce sont toujours ceux qui posent des questions qui sont les plus dangereux. Répondre, ce n'est pas si compromettant. Une seule question peut être plus explosive que mille réponses.

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  • Par paroles, le 01 avril 2014

    Le monde entier est une scène.
    Hommes et femmes, tous, n'y sont que des acteurs,
    Chacun fait ses entrées, chacun fait ses sorties,
    Et notre vie durant, nous jouons plusieurs rôles.

    As You like it (Shakespeare)

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