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> Hélène Hervieu (Traducteur)
> Martine Laffon (Traducteur)

ISBN : 2020550768
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 1483 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin: c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons."
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sultanne, le 13 juin 2011

    sultanne
    Celui-ci, il m'avait été offert pour mes 18 ans, à l'issue de ma terminale l'par un ami très cher, qui savait que je rêvais de me l'acheter mais que je ne pouvais me l'offrir. Je m'appelle Sophie, il voulait que ce cadeau soit à la fois symbolique et chargé d'émotion ; il voulait qu'il me reste de lui un souvenir fort, avant que nous ne nous quittions, certainement définitivement, pour nos études.
    Mon année de terminale avait été marquée par la découverte de la philosophie, bien sûr, mais aussi par certains choix d'orientation, par la naissance de sentiments forts, par mes 18 ans... que sais-je encore.
    C'est sûrement pour cela que la lecture de Le monde de sophie m'a tant marquée. Un style limpide, clair et efficace pour un non initié. Des mots bien trouvés, pesés.
    Je pense que je ne relirai jamais Le monde de sophie, parce que je sais que je serai déçue ; je ne retrouverai jamais les sensations qu'il m'inspira la Première fois ; il ne m'émerveillera pas comme à la première lecture... parceque j'ai grandi, j'ai mûri, je n'ai plus ces yeux de gamine émerveillée, je le connais déjà par coeur...
    J'en garderai un doux souvenir, celui de mes 18 ans, qui m'embarqua avec raison dans les rayons de la VIE, de l'ADULTE, du RESPONSABLE.
    Ma grande aura 18 ans d'ici quelques années ; elle va bientôt, elle aussi, être initiée à la philo, par un pesant et ténébreux penseur bedonnant ou, tout comme moi, par un étrange gamin fou-fou et original... à mon tour, je lui offrirai, avec plaisir Le monde de sophie : ce cadeau sera pour moi, du moins, très symbolique et chargé d'émotion !
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    • Livres 5.00/5
    Par michemuche, le 18 octobre 2014

    michemuche
    Qui es tu ? D'où vient le monde ?
    C'est par ces deux questions intemporelles que commence pour Sophie un long voyage initiatique.
    Elle va cheminer dans un monde totalement inconnu.
    Depuis plus de 2000 milles ans des hommes pour la plus part (on peut le regretter) vont partir à la conquête du savoir et du questionnement.
    Nous allons découvrir à travers Le monde de Sophie les divers courants philosophiques de l'antiquité jusqu'au XXème siècle.
    Dans ce récit bien construit, jamais lassant, le lecteur navigue entre deux eaux, entre l'histoire de la pensée et l'histoire de Sophie et de Hilde, miroir magique où les deux jeunes filles vont se connaitre sans jamais se rencontrer.
    Jamais un livre ne m'avait apporté autant de connaissance, autant de plaisir, on se laisse emporter par les mots, les idées, les citations.
    Le constat que je fais après la lecture de ce roman c'est que les trois grandes religions monothéistes se sont accaparées des grandes idées antiques pour en faire quoi ? tout simplement la pensée unique, car contrairement à la philosophie où les échanges d'idées se réglaient via la rhétorique.
    Les religions n'ont eu de cesse d'imposer leurs dogmes; " si tu ne penses pas comme moi tu es différent ", toujours la peur de l'autre.
    Si la philosophie vous intéresse mais vous fait peur lisez Le monde de Sophie, vous ne serez pas déçu.
    Voila un ouvrage que j'emmène sur mon ile déserte pour ne pas oublier qui je suis.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 02 février 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    Il est des livres que l'on a autant de mal à ouvrir qu'à fermer.
    À ouvrir car la première de couverture, fruit d'un accouplement raté entre Dalí et Bonnard (vous ne trouvez pas ?) rebute et que le sujet quant à lui assomme. Qui en effet garde un souvenir palpitant de ses cours de philosophie ? Attention, scoop : pas moi.
    À fermer car une lecture commune (j'en profite pour remercier mille fois encore Tomisika qui en est à l'origine) et un zeste de sado-masochisme plus tard, force m'est de constater que Le Monde de Sophie est un livre formidable et surtout, que la philosophie peut s'avérer passionnante.
    Jostein Gaarder réussit l'impensable avec ce livre : vulgariser la discipline sinon la plus complexe, du moins la plus inaccessible. En trente-cinq chapitres, il condense la pensée occidentale – d'où certains oublis malencontreux (Machiavel, Husserl, pour ne citer qu'eux) mais pas préjudiciables pour autant puisqu'il ne prétend pas être exhaustif – et retrace l'histoire de la philosophie de façon linéaire.
    De Platon à Hegel, en passant par Berkeley, Gaarder s'emploie à autopsier les différents courants philosophiques de l'Histoire et étaye ses explications avec des exemples concrets et on ne peut plus ingénieux : la théorie de l'atome de Démocrite est par exemple assimilée aux Lego. L'atome, tout comme le Lego est en effet indivisible et peut se combiner à d'autres pour former un objet ou une personne.
    Le Monde de Sophie ne traite toutefois pas uniquement de philosophie. Gaarder y évoque aussi les découvertes scientifiques les plus incontournables et les mouvements sociaux les plus déterminants. Sa force est de proposer un éclaircissement toujours plus fluide et ludique et, par conséquent, de rendre la philosophie moins rébarbative qu'elle ne l'est ou du moins qu'elle ne semble l'être – d'où le fait, selon moi, que le livre séduise davantage les hermétiques que les experts.
    Hermétiques qui sont véritablement choyés puisqu'on n'assiste pas uniquement à des tergiversations philosophiques dans ce livre, ce qui aurait été indigeste à la longue, mais que l'on suit également l'éveil philosophique de Sophie. L'intrigue est astucieuse car elle installe un insatiable suspense dès les premières pages : qui est donc le mystérieux correspondant de Sophie ? Pourquoi lui écrit-il ? Et bien d'autres interrogations que je dois taire pour ne pas vous révéler la suite qui est, croyez-moi, pleine de rebondissements.
    Finalement, Le Monde de Sophie est avant tout le récit d'une quête initiatique. Celle de Sophie bien sûr, qui ouvre peu à peu les yeux sur le monde qui l'entoure mais aussi et surtout la nôtre. C'est d'ailleurs là la vraie réussite du livre selon moi (et le but intrinsèque de la philosophie) : parvenir à nous faire nous interroger, au fil des chapitres, sur le principe même de l'existence, sur l'univers qui nous englobe, sur autrui, sur nous-mêmes enfin.
    Que cet ouvrage hautement instructif soit devenu une référence dans les lycées, ait connu un succès grandiloquent en librairie puis soit devenu un best-seller au Danemark et en Allemagne ? Rien de plus étonnant ! Historique, ludique et loufoque, Le Monde de Sophie est l'ouvrage idéal pour acquérir les bases de la philosophie.
    En résumé, un voyage didactique à mi chemin entre l'essai philosophique et la fiction romanesque dont l'objectif (initier les néophytes à l'exercice de la pensée) est parfaitement maîtrisé et qui saura assurément convertir les esprits plus récalcitrants.
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/02/le-monde-de-soph..
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 01 mai 2012

    lecassin
    Résumer l'histoire de la philosophie en un volume. Quel programme ! Eh bien c'est la performance qu'a réussie Jostein Gaarder avec ce « monde de Sophie », de Socrate à Sartre.
    On suit l'évolution d'une jeune fille de quinze ans, Sophie, à travers son apprentissage à dans les méandres de la philosophie ...
    Tout part d'un courrier reçu par Sophie un bon matin. Un courrier qui ne comprend qu'une question : « Qui est tu ? ».
    Puis un deuxième avec une autre question : « D'où vient le monde ? ».
    A travers ces étranges courriers que reçoit Sophie et qui s'étofferont en véritables cours de philo par la suite, le lecteur est emmené dans un voyage à travers l'histoire de la philosophie…
    Certes l'intrigue liant les différentes présentations des courants philosophiques peut paraître un peu nunuche. Il n'en reste pas moins que « le monde Sophie » est un bon ouvrage de vulgarisation, quelque chose comme « la philosophie pour les nuls ». Libre à chacun d'approfondir cette « initiation » par des lectures complémentaires…

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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 24 novembre 2014

    Aline1102
    Sophie Amundsen est une jeune fille de 14 ans qui vit en Norvège avec ses parents (son père est toutefois souvent absent car il est marin). Un beau jour, en rentrant chez elle, Sophie trouve dans la boîte aux lettres une épaisse enveloppe jaune qui lui est adressée. Il s'agit d'un cours de philosophie à domicile entièrement gratuit que lui adresse un certain Alberto Knox.
    Le Monde de Sophie a passé beaucoup de temps dans ma PAL. Nous en avions lu des passages en secondaire, lors de cours où nous avions parlé de certains philosophes. Comme j'avais aimé les passages découverts en classe, ma maman m'avait acheté le roman.
    Malgré cela, je ne l'avais encore jamais lu en entier. Au fil des ans, j'ai lu certains passages ou chapitres, notamment ceux consacrés aux philosophes les plus connus (Aristote, Platon, etc.) et ceux utile pour les cours de philosophies que j'ai dû suivre dans le cadre de mes études. Heureusement, Jostein Gaarder s'est apparemment rendu compte que ses lecteurs agiraient sans doute de cette façon, et il a prévu un index très facile à utiliser : il reprend les noms des philosophes présentés dans le Monde de Sophie et les "mots-clés" de la philosophie. du coup, il est très facile de feuilleter quelques pages du livre et de le ranger, jusqu'à la prochaine fois où il se révèlera utile.
    Mais, cette fois, j'ai estimé qu'il était temps de le lire "en entier". Et j'ai bien fait, car ce roman est extrêmement instructif.
    Le Monde de Sophie expose de façon très claire les théories de nombreux philosophes. Tous les grands noms sont là : Aristote et Platon, donc, mais aussi Socrate, Nietzsche, Sartre, Descartes,... Et Jostein Gaarder parvient à nous expliquer les grandes idées de tout ce beau monde sans jamais être ennuyant ou moralisateur.
    Par contre, l'auteur met aussi en place, dans le Monde de Sophie, une intrigue assez compliquée entre son héroïne, Sophie, et une mystérieuse Hilde, qui semble liée à Sophie alors que cette dernière ne la connaît pas. Je n'ai pas vraiment réussi à accrocher à cette partie de l'histoire et j'avoue que je n'ai pas trop compris non plus ce que cela venait faire au milieu de la philosophie.
    Malgré ce léger bémol, le Monde de Sophie n'est absolument pas une déception. Bien au contraire : j'ai apprécié cette manière d'aborder la philosophie et certains chapitres m'ont donné envie de découvrir les oeuvres de plusieurs auteurs. Des lectures sérieuses en perspective, mais certainement très intéressantes.
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Citations et extraits

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  • Par jeunejane, le 07 décembre 2014

    - Mais Descartes voulait partir de zéro et ce doute fondamental était sa première et unique certitude. Mais s'il doute, il doit aussi être sûr qu'il pense, il doit donc être un être pensant. Ou comme il le dit lui-même : Cogito ergo sum.
    - ça veut dire quoi?
    - "Je pense donc je suis."
    - On ne peut pas dire que ce soit une conclusion fracassante.
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  • Par SophiePatchouli, le 26 septembre 2014

    On raconte que Socrate s'arrêta un jour devant un jour devant une échoppe qui proposait différentes marchandises. A la fin, il s'écria : "Que de choses dont je n'ai pas besoin!"
    Cette déclaration pourrait être le mot d'ordre des cyniques. Antisthène jeta les bases de cette philosophie à Athènes vers 400 ans avant Jésus-Christ. Il avait été l'élève de Socrate et avait surtout retenu la leçon de frugalité de Socrate.
    Les cyniques mettaient l'accent sur le fait que le bonheur n'est pas dans les choses extérieures comme le luxe matériel, le pouvoir politique et la bonne santé. Le vrai bonheur est de savoir se rendre indépendant de ces conditions extérieures accidentelles et instables. C'est justement parce que le véritable bonheur ne dépend pas de ce genre de choses qu'il est à la portée de tous. Et une fois atteint c'est pour toujours.
    Le cynique le plus célèbre fut Diogène, qui fut un élève d'Antisthène. On raconte qu'il vivait dans un tonneau et ne possédait qu'un manteau, un bâton et un sac pour son pain. (Difficile dans ces conditions de l'empêcher d'être heureux!) Un jour qu'il était assis devant son tonneau à profiter du soleil, il reçut la visite d'Alexandre le Grand. Celui-ci s'arrêta devant le sage et lui demanda s'il désirait quelque chose. Diogène répondit : "Je veux bien que tu fasses un pas de côté pour laisser le soleil briller sur moi." Il démontra là qu'il était à l fois plus riche et plus heureux que le grand conquérant, puisqu'il avait tout ce qu'il désirait.
    Les cyniques pensait que l'homme ne devait se préoccuper ni de sa propre santé, ni de la souffrance, ni de la mort. Ils ne devaient pas non plus se laisser troubler en prêtant attention aux souffrances d'autrui.
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  • Par Carosand, le 21 septembre 2012

    - Nous ne vivons pas seulement à notre époque. Nous portons toute notre histoire avec nous. Rappelle-toi que tout ce qui est ici dans cette pièce a été un jour flambant neuf. Cette pitoyable poupée en bois du XVème fut peut-être fabriquée pour les cinq ans d'une petite fille. Par son vieux grand-père peut-être... Puis elle eut dix ans, Sophie. Elle devint adulte et se maria. Peut-être eut-elle aussi une fille à qui elle donna la poupée à son tour. Elle vieillit et, un jour, mourut. Elle avait pourtant vécu objectivement une longue vie, mais elle finit quand même par mourir. Et elle ne reviendra jamais. Au fond, elle ne fit qu'une courte visite sur terre. Mais sa poupée... eh bien, elle est encore là sur l'étagère.
    - Tout devient si déprimant et dramatique quand tu présentes les choses sous cet angle...
    - Mais la vie est à la fois déprimante et dramatique. On nous laisse pénétrer dans un monde merveilleux, nous rencontrer et nous saluer, même faire un bout de chemin ensemble. Puis nous nous perdons de vue et disparaissons aussi brusquement que nous sommes venus la première fois.
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  • Par Carosand, le 05 octobre 2012

    Honore le court printemps de la vie
    Qui est à l'origine de toute chose sur terre !
    Le plus infime connaîtra lui aussi une résurrection,
    Seules les formes se perdent.
    Les générations engendrent de nouvelles générations,
    laissant s'épanouir l'humanité plus avant ;
    l'espère engendre l'espèce
    pendant des millions d'années.
    Les mondes déclinent et renaissent.

    Mêle-toi à la jouissance de la vie, toi qui pus fleurir
    En son printemps,
    savoure chaque instant comme un hommage de l'éternel
    offert à la condition des hommes ;
    apporte ta modeste contribution
    au tourbillon infini,
    même faible et insignifiant,
    enivre-toi
    de l'éternité de cette journée !

    Bjornstjerne Bjornson
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Tu vois, la grande différence entre un professeur d'école et un vrai philosophe, c'est que le professeur croit connaître un tas de choses qu'il n'arrête pas de vouloir faire apprendre de force à ses élèves, alors qu'un philosophe essaie de trouver des réponses aux questions qu'il se pose avec ses élèves.

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