Palerme, en Sicile. Santino se réveille dans un lit d'hôpital,
après avoir survécu à un règlement de comptes orchestré
par la Mafia. Entre cauchemars et flash-back, le garçonnet
reçoit bientôt la visite d'un juge, qui veut le convaincre... > voir plus
OUF ... voilà un livre qui m'a scotché. Palerme de nos jours . Santino et Lucio sont deux petits garçons , le premier vit à côté de Palerme, le second à Libourne .
Vous allez lire leur histoire, singulière et unique. Unique à tel point que les enfants ne sont ..... ( chut il ne faut pas tout dire ) . La mafia a bouleversée leur destin , définitivement .
La palette des sentiments est exprimée dans toute ses nuances . L'amour , la peur , la terreur, la colère, la douceur... Comment vivre et survivre quand la mafia et tout son cortège de douleur de peur, de silence vous a, enfant, broyée.
Un chapitre concerne le petit Santino l'autre Lucio. Basée sur des faits réels, cette magnifique et terrible histoire, nouis livre l'ambiance, le ressenti, l'atmosphère de l'Italie, de la mafia , le la loi du silence, des croyances et superstitions, par la vois de Lucio et SAntino. Une grande sensibilité nous touche très fort, toutes les émotions vécues nous frappent ....
Un très très bon roman pour les 12/15 ans , mais qui à mieux à être dans les mains d'adultes pour en savourer la finesse
L'auteure le précise dans sa préface : les personnages sont fictifs, mais l'histoire est bel et bien inspirée de faits réels. Et cela fait froid dans le dos. Petite, déjà, la Mafia et les horreurs qu'elle cause m'ont toujours horrifiée. C'est surtout la loi du silence qui m'impressionne, et que je trouve cruelle : donner un faux choix entre payer le pizzo contre une soi-disant protection, ou se révolter et courir le risque de se faire tuer, en emportant sa famille dans la mort...et, de surcroît, interdire à quiconque d'en parler, sous la menace de subir le même sort ! Voilà donc un sujet qui m'intéressait beaucoup. Et, cerise sur le gâteau, il est finement traité. le récit alterne un chapitre sur deux entre nos deux personnages principaux - Santino et Lucio - et on devine qu'à un moment ou à un autre, leurs destins vont se télescoper. Oui, mais le tout est de savoir comment ! L'auteure surprend le lecteur plutôt habilement, et réussit à nous raconter une histoire à la fois pleine d'horreur, mais aussi d'humanité et d'émotion. J'ai particulièrement apprécié que l'auteure réussisse à insuffler de l'espoir aux lecteurs, mais sans non plus les bercer d'illusions : la lutte contre la Mafia est possible, mais elle est longue, et surtout, elle a un prix, qui est parfois celui de la vie... Par ailleurs, j'ai trouvé que le sentiment de peur était admirablement bien rendu, et d'ailleurs ça m'a fait mal à de nombreuses reprises, tant je souffrais à la place du personnage... Un roman au message fort, qui éclaire sur un pan parfois méconnu du banditisme, et qui ne manquera pas de faire réfléchir les jeunes. Astucieux, subtil, et finement écrit : j'ai beaucoup aimé.
Ecrire pour les ados, ça n'est pas évident … Les ouvrir au monde, les sensibiliser à d'autres cultures, c'est un vrai challenge. Parfaitement réussi pour cet auteur.
C'est en Sicile que nous entraîne S.Gandolfi : à travers deux fils narratifs, on découvre de l'intérieur les impacts de la Mafia dans la vie de deux enfants. le silence règne, on baisse la voix .. et pourtant il faudra, un jour, faire son choix. L'innocent de Palerme devra affronter la parole.
J'aime l'ambition de ces auteurs, qui n'hésitent pas à écrire sur des sujets difficiles, sans leçon de morale, ni jugement. Ces histoires font mouche, émeuvent, incitent à la réflexion. A partager sans modération, et sans limite d'âge. [Mars'12]
Santino. Lucio.
Lucio. Santino.
Deux destins, deux vies parallèles.
Nous voyageons en Italie : de Palerme en Sicile - où règne la Mafia - à Livourne sur le continent.
Ces deux garçons racontent leur histoire, chacun à leur tour, chapitre par chapitre jusqu'au moment où leurs existences se télescopent.
Deux histoires où la Mafia fait peur, fait mal.
Un très beau livre, habilement construit et très bien écrit : l'auteur nous surprend dans ses révélations ; elle nous fait vivre aussi de grands moments d'effroi.
Lauréat du Prix Sorcières 2012 dans la catégorie Roman Ados.
L’Innocent de Palerme est d’un réalisme touchant. Il illustre parfaitement bien à quel point le silence est une plaie qui rend les guérisons de l’âme difficile. [...] Le ton est beaucoup léger que le sujet, nous vous l'assurons : Lisez, vous aimerez !
La force de ce "Gomorra pour les jeunes" est qu'il les captive par son suspense et surtout qu'il les sensibilise aux conséquences d'une vie prisonnière de la Mafia.
Un matin, d'humeur batailleuse, Francesco lui expliqua également pourquoi les témoins et le victimes ayant survécu n'osaient en général pas parler.
"Ce silence collectif se nomme "l'omertà", Santino. Il fait partie de la culture sicilienne. Nous en héritons de génération en génération ; dès l'âge où on apprend à marcher, on sait qu'il ne faut jamais évoquer ces affaires. Les yeux ne voient rien, les oreilles n'entendent rien. Si on parle, on est un infâme. Toi aussi, tu connais ce mot, je parie."
Santino sursauta. Le juge poursuivit avec chaleur :
"L'omertà naît surtout de la peur : la peur d'être tué par la Mafia, la peur de voir son magasin incendié, la peur pour sa famille. C'est compréhensible."
«Ce sont tous des hommes et des femmes qui ont été assassinés parce qu’ils combattaient la Mafia, Santino.
-Et pourquoi a-t-on mis leur nom sur ces marches ?
-Pour se souvenir d’eux. Il ne faut jamais oublier ceux qui ont sacrifié leur vie afin d’apporter la paix dans cette île maltraitée. Le faire équivaudrait à les tuer une seconde fois.»
J'ai l'impression d'être un vase qui fuit : l'orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m'aveugle.
Il parlait [.......] de ces mafieux qui "éteignaient" des vies humaines avec la même désinvolture qu'une cigarette ou le moteur d'une voiture. J'ai éteint Untel, disaient-ils : je l'ai tué. Et ils avaient l'audace de justifier leur comportement en prétendant protéger les citoyens, l’État n'en étant pas capable. Ils se vantaient d'être des "hommes d'honneur".
Autant dire qu'ils se prenaient pour l’État.
Un État assassin.
Mais la réalité est tout autre : les mafieux étaient les ennemis de l’État.
"Tu ne trouves pas que c'est une aventure fantastique, Ilaria ? Nous, on est les gentils et on doit échapper aux méchants Russes et sauver notre mère. Tu sais bien que les gentils gagnent toujours, n'est-ce pas ?"
Contrairement à ce que j'espérais, ma sœur n'est pas réceptive à ma fougue. Elle pleurniche doucement, tête baissée. Elle veut sa maman. C'est tout.