> Robert Davreu (Traducteur)

ISBN : 2757811657
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
John Keats demeure nimbé de son aura de poète romantique : il a su, de son destin malheureux, nourrir un art à l'exceptionnelle beauté. Une immense richesse symbolique transparaît sous la lumière, nocturne ou solaire, de ce poète aux accents intemporels.
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par coquecigrue, le 11 novembre 2011

    coquecigrue
    Grâce à cette édition bilingue, le peu d'anglais que je maîtrise ou que je pressens me permet d'apprécier la version originale, la concision naturelle de la langue anglaise, la fluidité des vers de Keats, le rythme, la rime, bref, la forme car je suis peu sensible au fond, à ce qu'il exprime. Les emportements romantiques me touchent peu mais la manière de dire de Keats est très plaisante. Cependant, je ne lui trouve pas de vraies surprises poétiques.
    "Quel courage de lire Keats sans en apprécier le fond" me suis-je entendu dire. Eh bien, pas du tout ! Je l'ai lu comme on écoute de la musique, qui peut même parfois être groove ;)
    Quant à la version française, elle fait plouf, lourdaud - la distance qui sépare les deux langues, l'une qui va droit au but, l'autre qui se perd dans les descriptions doit y être pour beaucoup - mais présente l'avantage d'une "explication de texte" pour quelqu'un dont l'anglais est in statu nascendi.
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    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 28 novembre 2011

    facteur84
    Petit écart à mes livres habituels pour consacrer cet article à la poésie. Plus particulièrement au poète anglais du XIX° siècle, John Keats. Comme l'un de ses poèmes le plus célèbre, il a été une brillante étoile (filante) de passage sur terre, puisqu'il est mort jeune à 25 ans, emporté par la tuberculose. Mais son passage bien qu'inaperçu et oublié à son époque reste éclatant et ancré profondément dans le romantisme anglais et de manière générale le romantisme tout court.
    Je l'ai découvert au moment de la sortie du film "Bright Star" (poème éponyme) de Jane Campion. J'ai été profondément touché par le film en général, la biographie et l'histoire d'amour qu'il a eu avec cette fameuse Fanny Brawn. de part la délicatesse de son approche de la vie, de son oeuvre et de ses mots bien entendu.
    Sur son épitaphe est écrit : "Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau". Cela résume assez bien son oeuvre et sa façon de voir les choses. Car cela m'a attiré dès le début dans ses écrits : ses poèmes sont écrit à la manière d'un ruisseau, d'une onde d'eau qui coule, fluide et profond à la fois. Mystérieux et calme, miroitant et reflétant la beauté du monde et des choses cachées.

    Lien : http://templedulivre.blogspot.com/2011/11/encartade-john-keats.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Suze, le 26 avril 2012

    Suze
    Il vous transcende, il irradie, vous transperce. John Keats avait les mots/maux et c'est universel.
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Citations et extraits

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  • Par Lali, le 10 février 2011

    Ô solitude! si je dois avec toi demeurer,
    Que ce soit parmi l’inextricable amas
    De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
    Cet observatoire de la Nature — d’où le val
    Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
    Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
    Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
    Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
    Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
    La douce conversation d’un esprit innocent
    Dont les mots sont images de pensées raffinées
    Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
    Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
    Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.
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  • Par Lali, le 12 février 2011

    Lorsque me vient la peur de pouvoir cesser d’être
    Avant que ma plume ait glané mon futile cerveau,
    Avant qu’en haute pile les livres, imprimés,
    Enserrent, greniers pleins, la récolte bien mûre;
    Lorsque sur la face étoilée de la nuit j’aperçois
    Les immenses symboles nuageux d’une grande épopée,
    Et pense que peut-être je ne vivrai pas assez
    Pour en tracer les ombres de la main magique du hasard;
    Et puis lorsque je sens, belle créature d’une heure,
    Que sur toi mon regard ne se posera plus jamais,
    Que jamais plus je ne goûterai au pouvoir féérique
    De l’amour sans souci; alors sur le rivage
    Du vaste monde, seul je demeure et songe
    Le temps qu’Amour et Gloire s’abîment au néant.
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  • Par Lali, le 15 février 2011

    Cette main vivante, à présent chaude et capable
    D’une étreinte fervente, ne manquerait, serait-elle froide
    Et dans le silence glacial de la tombe,
    De hanter tant tes jours et tant transir les rêves de tes nuits,
    Que tu souhaiterais ton cœur tari de sang
    Pour qu’en mes veines à nouveau puisse la vie rouge affluer,
    Et toi calmer ta conscience. Regarde, la voici.
    Vers toi, vers toi je la tends.
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  • Par Lali, le 15 février 2011

    Ô toi dont le visage a essuyé le vent d’Hiver,
    Dont l’œil a vu les nuages de neige flotter dans les brouillards
    Et les cimes noires de l’orme, parmi les étoiles glacées,
    À toi le printemps sera époque de moisson.
    Ô toi dont le seul livre a été la lumière Des ténèbres suprêmes dont tu te sustentais
    Nuit après nuit quand Phébus était loin,
    À toi le Printemps sera triple matin.
    Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
    Et cependant mon chant de lui-même naît avec la chaleur,
    Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
    Et pourtant le soir écoute. Qui s’afflige
    À la pensée de l’oisiveté ne saurait être oisif
    Et il est en éveil celui qui se croit endormi.
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  • Par Lali, le 11 février 2011

    Sur la mer

    D’éternels murmures elle entoure
    Les rives désolées, et, de sa houle puissante,
    Gorge deux fois dis mille cavernes; jusqu’à l’heure où le charme
    D’Hécate les laisse à leur vieux bruit ténébreux.
    Souvent d’humeur si douce elle se trouve
    Que c’est à peine si le moindre bout de nacre
    Bouge des jours durant de là où il vint échouer
    La dernière fois que du ciel les vents se sont déchaînés.
    Ô vous dont les yeux sont irrités et las
    Offrez-leur pour festin la mer immense à parcourir;
    Ô vous dont les oreilles sont assourdies d’un vacarme barbare
    Ou nourries à l’excès d’une mélodie fade
    Asseyez-vous au seuil béant d’une vieille caverne, et rêvez
    Jusqu’au sursaut du réveil, comme si le chœur des nymphes de la mer chantait.
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Vidéo de John Keats

John Keats 'Ode on a Grecian Urn' Poem Animation Movie .
Heres a virtual movie of John Keats reading most probably his best loved poem 'Ode on a Grecian Urn' Written in 1819, 'Ode on a Grecian Urn' was the third of the five 'great odes' of 1819, which are generally believed to have been written in the following order - Psyche, Nightingale, Grecian Urn, Melancholy, and Autumn. Of the five, Grecian Urn and Melancholy are merely dated '1819'. Critics have used vague references in Keats's letters as well as thematic progression to assign order. ('Ode on Indolence', though written in March 1819, perhaps before Grecian Urn, is not considered one of the 'great odes'.) This ode contains the most discussed two lines in all of Keats's poetry - '"Beauty is truth, truth beauty," - that is all/Ye know on earth, and all ye need to know.' The exact meaning of those lines is disputed by everyone; no less a critic than TS Eliot considered them a blight upon an otherwise beautiful poem. Kind Regards Jim Clark All rights are reserved on this video recording copyright Jim Clark 2008 'Ode on a Grecian Urn'........last stanza Who are these coming to the sacrifice? To what green altar, O mysterious priest, Lead'st thou that heifer lowing at the skies, And all her silken flanks with garlands drest? What little town by river or sea shore, Or mountain-built with peaceful citadel, Is emptied of this folk, this pious morn? And, little town, thy streets for evermore Will silent be; and not a soul to tell Why thou art desolate, can e'er return. O Attic shape! Fair attitude! with brede Of marble men and maidens overwrought, With forest branches and the trodden weed; Thou, silent form, dost tease us out of thought As doth eternity: Cold Pastoral! When old age shall this generation waste, Thou shalt remain, in midst of other woe Than ours, a friend to man, to whom thou say'st, "Beauty is truth, truth beauty," - that is all Ye know on earth, and all ye need to know.








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