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> Régis Boyer (Éditeur scientifique)
> Paul-Henri Tisseau (Traducteur)
> Else-Marie Jacquet-Tisseau (Traducteur)

ISBN : 2221073738
Éditeur : Robert Laffont (1993)


Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Avec Ou bien... Ou bien..., publié en 1843, Kierkegaard inaugure sa production " pseudonyme ", c'est-à-dire sa longue explication avec les différents auteurs virtuels entre lesquels se décompose son identité littéraire. Ici Victo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 28 décembre 2012

    peloignon
    Ce recueil, réunissant quatre excellentes traductions de textes de Kierkegaard par Tisseau, est un véritable coffre à trésors spirituels.
    Le choix de ces œuvres nous paraît par contre arbitraire. Si les Stades constituent une continuité éclairante à Ou bien...ou bien et que le fait de trouver ces deux livres sous un même couvert constitue la réalisation d'un fantasme formidable pour tout amateur de Kierkegaard, le fait qu'on y ait mis aussi La Reprise et La maladie à la mort constitue un supplément, certes apprécié, mais inexplicable. Ceci dit, nous ne bouderons certainement pas notre plaisir : cet étonnant amalgame est une merveille!
    Ou bien...ou bien, c'est un échange de Lettres entre un esthète et un éthicien, comprenant aussi le journal d'un séducteur ainsi qu'un discours édifiant, le tout présenté par un éditeur, Victor Eremita, qui nous explique comment il est tombé sur toute cette paperasse. Ce qui fait l'unité du livre, c'est la réflexion sur la possibilité de vivre l'amour de la manière la plus haute qui soit à partir de divers points de vue qui se positionnent les uns par rapport aux autres. L'ensemble est ludique, riche, profond, fascinant.
    Ce livre, qui sera le seul succès littéraire qu'obtiendra Kierkegaard de son vivant, demeure la meilleur entrée en matière que l'on puisse trouver si on désire s'initier à sa pensée d'exception.
    La Reprise est écrite par un jeune poète de L'existence cherchant la rédemption de l'échec de sa vie amoureuse. L'intention du récit, très dense, consiste toutefois, avant tout, à présenter la catégorie de La Reprise afin de l'opposer à la médiation hégélienne.
    Stades sur le chemin de la vie, c'est une sorte de suite à Ou bien...ou bien. Ils s'amorcent avec un banquet, où le modèle de Platon est actualisé au XIXe siècle afin que l'ensemble des pseudonymes kierkegaardiens (auxquels s'ajoutent un modiste) qui n'ont pas atteint le stade éthique ou religieux puissent se rencontrer, le temps d'un instant fugace et discuter d'amour. L'ironie kierkegaardienne s'y épanouie à merveille. Au banquet suivent divers propos sur le mariage de l'éthicien d'Ou bien...ou bien, en continuité avec ce que l'on trouvait dans le précédent ouvrage. Enfin, la dernière section présente la triste mélancolie de Frater Taciturnus, personnage qui veut exister religieusement sans y parvenir. Écrite volontairement pour être pénible au lecteur, cette longue dernière section y parvient largement, mais c'est souvent dans la souffrance que l'on apprend le plus.
    Enfin, La maladie à la mort est une des réflexions les plus profondes et brillantes que j'ai eu l'occasion de lire sur L'existence et L'existence religieuse chrétienne en particulier. Kierkegaard entre alors, dans une nouvelle période de sa production. Son pseudonyme d'anti-Climacus, contrairement à tous les autres, lui est supérieur du point de vue éthico-religieux et incarne l'idéal vers lequel il travaille. On peut faire un parallèle avec le pseudonyme de Zarathoustra que prendra Nietzsche dans la même intention de présenter son idéal en acte, mais la différence entre les deux est que la positivité de l'idéal est présente ici, contrairement au Zarathoustra dont n'apparaît jamais que la seul dimension strictement négative et critique.
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Citations et extraits

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  • Par peloignon, le 20 février 2013

    Qu’est-ce qu’un poète? Un homme malheureux qui cache en son cœur de profonds tourments, mais dont les lèvres sont ainsi disposées que le soupir et le cri, en s’y répandant, produisent d’harmonieux accents. Il en est de lui comme des infortunés torturés à petit feu dans les flancs de Phalaris : leurs cris ne parviennent pas aux oreilles du tyran dans un hurlement d’épouvante; il les percevait comme une douce musique.
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  • Par peloignon, le 09 novembre 2012

    Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n'usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu'ils n'ont pas; ils ont la liberté de penser, ils demandent la liberté de parole.(28)

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Video de Sören Kierkegaard

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Sören Kierkegaard, ou l'écharde dans la chair
Evocation biographique et littéraire du penseur danois Soeren KIERKEGAARD, composée d'entretiens avec des spécialistes de l'auteur, et de lectures de textes de KIERKEGAARD.
Sont ainsi abordés sa relation avec son père et son ancienne fiancée, Regine OLSEN; sa philosophie pessimiste et son conception de la vérité; l'influence de son enfance protestante; le personnage du séducteur; son...











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