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ISBN : 2020238152
Éditeur : Editions du Seuil (1995)


Note moyenne : 4.52/5 (sur 92 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rien moins qu'un livre-monument, conçu à la manière d'une cathédrale. D'abord publié entre 1931 et 1933, du vivant de Robert Musil, L'Homme sans qualités est resté inachevé. L'écrivain autrichien meurt en 1942,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 19 avril 2012

    NastasiaBuergo
    Si vous commencez "L'homme sans qualités" pour l'histoire, laissez tomber, ce livre n'est pas pour vous. Dans la lignée de La montagne magique de Thomas Mann, ou des Somnambules d'Hermann Broch, Musil pousse encore l'expérience plus avant en utilisant la trame narrative romanesque comme un prétexte pour atteindre son véritable objectif, qui n'est presque plus un roman dans l'acception classique du terme. Il s'agit ici d'une réflexion poussée, nourrie, complexe et pluriaxiale sur l'homme d'une part, la société, d'autre part et finalement l'homme dans la société. Une somme folle et féconde d'interrogations est soulevée au fil des situations. Dit autrement, c'est presque la définition de base de l'essai: Ulrich, alias Robert Musil, chemine dans sa réflexion et nous avec. Si cela peut vous intéresser, (mais je le répète, ce n'est qu'un prétexte car l'auteur aurait pu choisir bien d'autres ancrages vu sa capacité à intellectualiser les lieux et les comportements de ses personnages dans une réflexion beaucoup plus vaste sur l'homme et sur l'époque), l'histoire se passe à Vienne en Autriche-Hongrie à la veille de la première guerre mondiale. Les grosses légumes de cet étonnant empire-royaume réfléchissent à l'organisation d'un jubilé pour commémorer les 70 ans de règne de leur souverain. Sachant qu'ils veulent dans le même temps damer le pion des Allemands, qui en ont prévu un pour leur propre kaiser de leur côté.
    L'un des immenses intérêts de cette œuvre très réfléchie, parfois un peu indigeste à lire tellement elle est dense, l'un des immenses intérêts de cette œuvre, disais-je, en tant que roman est surtout d'avoir choisi un parfait point d'ancrage pour analyser une société en mutation. Les dignitaires du régime de l'époque sont encore un pied dans l'ancien régime mais la révolution industrielle est passée par là et à conduit à l'avènement des financiers qui constituent la nouvelle aristocratie. Tous les repères s'en trouvent bouleversés et cette société moderne, mouvante, changeante vis-à-vis de laquelle nous avons même aujourd'hui assez peu de recul par rapport à la grosse dizaine de siècles de morale chrétienne et de société qui évoluait très lentement jusqu'au XVIIIè siècle nous laisse parfois déboussolés. Arnheim représente la nouvelle aristocratie capitaliste, Hans annonce les révolutionnaires de tous poils pourquoi pas même, la "révolution" nationale-socialiste et Ulrich ne sait quoi penser de tout cela. le personnage de Moosbruger rappelle beaucoup le Lennie de Des souris et des hommes.
    Un livre riche donc, qui gagne à être lu lentement en faisant de fréquentes pauses afin de laisser décanter toute la substance que l'auteur nous livre et de la laisser travailler minutieusement en nous pour faire son œuvre. Je vais même aller plus loin, aussi incongrue que cette idée puisse paraître, à peine refermé ce premier tome déjà gigantesque, avant de vous attaquer au second, relisez-le intégralement. Vous verrez qu'à la deuxième lecture, la prose maligne, ironique, caustique, subtile dans ses doubles sens apparaît plus clairement, et c'est presque une jubilation (voir l'extrait que je donne dans les citations) de suivre les méandres de la pensée de ce grand penseur et de cette fine plume qu'était Robert Musil. Ceci étant dit, ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 31 octobre 2012

    peloignon
    J'ai rarement eu autant de plaisir à lire un roman. Les phrases sont franchement magnifiques, les paragraphes grandioses, les chapitres sublimes. Pour reprendre les paroles de Müsil à son propos, pour moi, « chaque fois qu'une parole tombait, une signification profonde s'illuminait, s'avançait comme un dieu voilé et se défaisait dans le silence. » (672) Même si il s'agit d'un roman inachevé, je suis parfaitement d'accord avec Thomas Mann qui en fait l'un des plus grands romans du XXe siècle avec Ulysse de Joyce et À la recherche du temps perdu de Proust.
    À première vue, on dirait pourtant qu'il ne s'y passe rien d'autres que des conversations entre bourgeois, aristocrates, militaires, scientifiques et artistes, ensemble de personnages qui interviennent dans le roman à partir du moment où ils entrent en relation avec Ulrich, cet « homme sans qualité » dont il est question dans l'intitulé de l'ouvrage.
    La position de pure contemplation ironique qui est celle d'Ulrich lui permet une relative supériorité sur son entourage. Je dis que sa supériorité est relative puisque l'absence d'action pratique où entrerait en jeu une dimension essentielle de son être, le défaut de contacts avec les risques du réel, le réduisent à l'état spectral par rapport aux gens bien vivants qui l'entourent. Sa vie est toute faite de non-présence, de non-implication, elle est, pour ainsi dire, mort-vivante.
    Celui-ci se laisse pourtant entraîner par sa cousine à accepter la position de secrétaire d'une organisation visant quelque chose de grandiose pour l'Autriche, peu importe ce que ça pourra bien être en bout de ligne. Or, Ulrich n'a aucun intérêt en tant qu'être-dans-le-monde au sens heideggérien, il n'est pas hanté des besoins d'existance terrestre, il vit en toute étrangeté d'avec le « on » ambiant et n'occupera son poste que pour se désennuyer en observant d'un regard plein d'ironie le grouillement frénétique et insensé qu'entraînera inévitablement le projet de sa cousine.
    Les conversations que Müsil imagine pour lui et les personnages qui l'entourent, les diverses situations que l'ensemble traverse en totalité ou en partie me semblent servir de prétexte à déployer avec une brillante lucidité tous les aspects possibles de la société viennoise de l'époque.
    Je vais maintenant sans plus attendre me jeter sur le tome 2, où l'on trouve le commencement de la troisième partie en plus des ébauches laissées par Müsil. Quel bonheur de pouvoir accéder à tout ce matériel qui m'apparaît comme une somme de merveilles impatientes de rencontrer mon regard!
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    • Livres 5.00/5
    Par monito, le 16 septembre 2009

    monito
    Que dire devant un tel « monument » dont pour l'heure seule une moitié a été lue?
    L'homme sans qualités, c'est l'œuvre d'une vie, une œuvre sur la vie, une œuvre qui ne prête guère à l'enthousiasme tant les descriptions de la nature humaine et de la société nous ramènent aux nombreuses questions qui jalonnent notre existence sans jamais vraiment trouver de réponses.
    L' « Action Parallèle » que tentent de mettre en place les principaux personnages n'est qu'un prétexte. Un prétexte pour mieux comprendre, peut-être, l'état d'esprit d'un empire habsbourgeois finissant, et d'une manière générale l'état d'esprit d'une Europe finissante, au début du 20ème siècle.
    Au-delà donc d'un contexte et d'une volonté affichée de célébrer le cinquantième anniversaire du règne de François-Joseph, les personnages de Robert MUSIL nous transpercent de leurs questionnements.
    L'écriture est d'une richesse et d'une densité, parfois déconcertantes. Elle met en lumière la complexité des sentiments, des rapports à soi, à l'autre aux autres. Les questionnements autour de la morale, de la réalité, du poids des êtres sur les choses, confinent bien souvent à la désillusion voire au désenchantement, pis au renoncement, parfois .
    MUSIL n'est pas un auteur de talent, mais plutôt un génie. Il n'y a, il est vrai, guère d'émotions au fil du premier tome, guère de beauté plastique dans l'écriture, mais plus un génie de l'analyse, de la description des atermoiements de l'âme. L'homme sans qualités, c'est, de proche en proche, le lecteur. Chacun peut se reconnaître dans les interrogations, les doutes des personnages. Chacun peut aussi s'identifier plus ou moins à eux. Qui d'Ulrich bien entendu, le porteur du titre, qui d'Arnheim, son antithèse, qui de Walter l'ami-ennemi, qui de Diotime, de Rachel de Bonadea ou encore du Général Stumm et bien sûr de Moosbrugger. Cette galerie est un petit monde en soi. Dans le temps qui passe, dans la réflexion que chacun est amené à porter sur lui-même, nous passerons de l'un à l'autre des personnages, parce que ce livre ne doit pas être lu une seule fois. Il doit au contraire accompagner un cheminement personnel. C'est peut-être (et entre autres raisons) ce qui a amené l'auteur à y passer tant de temps, à ne pas l'achever. Car cette réflexion intime n'a pas d'issue. C'est la mort qui y met un terme.
    Le premier tome terminé, c'est un sentiment de trouble qui prédomine. Dans une certaine forme de quête de l'absolu, Ulrich ne peut concevoir ce monde comme une réalité, comme sa réalité. le problème majeur d'Ulrich c'est la conscience sans la capacité de décision qui permettrait de dépasser ou surpasser cette désillusion. Ulrich est un velléitaire. Doué, certes, mais pas encore prêt à franchir le pas, un pas et choisir dans l'alternative qui se présente: s'adapter ou changer. Alors il oscille dans ses pensées. Dans ses actes, il démonte, il dénonce, il renonce, mais jamais complètement. Il porte en lui une certitude: celle du doute comme valeur absolue. Ce doute s'accompagne d'un positionnement hostile même stérile.
    Tout est donc passé en revue: l'art, l'écriture, le capitalisme, le commerce, la politique, la diplomatie, la psychiatrie, la justice… Tout est objet de désillusion. Mais, cette désillusion n'a-t-elle comme issue que le renoncement? La volonté d'agir, de changer le monde, là où c'est possible, peut-elle poindre ? Quel sera le choix d'Ulrich ? Pour le moment, ébranlé comme jamais il ne le fut, il part et nous le suivons vers le deuxième tome.
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    • Livres 5.00/5
    Par GuillaumeTM, le 16 avril 2013

    GuillaumeTM
    « L'homme sans qualités » est une nourriture livresque suffisamment consistante pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin.
    Il s'agit d'un livre qui peut paraître un peu désuet mais qui est aussi extrêmement moderne de par sa rhétorique étalée au fil des pages où l'on suit les aventures de ce type que l'on surnomme « L'homme sans qualités », de son vrai nom Ulrich dans le Viennes entre la fin 1913 et le début 1914, lors de la création de l'Action Parallèle.
    Mais le plus important, ce ne sont pas les différentes intrigues décrites dans le livre, non, elles sont secondaires. le plus important consiste en l'idée que le progrès serait en même temps une régression. Pour étayer sa thèse, il prend en exemple lorsqu'on dit que tel sportif a du génie, la signification de génie ne peut prendre la même dimension que pour un esprit brillant comme celui de Galilée. Et quand il parle des journalistes, on a véritablement l'impression qu'il parle de notre époque, il y a là un parallèle intéressant.
    L'ensemble est d'ailleurs très philosophique et vraiment bien écrit.
    C'est l'un des meilleurs romans du XXème siècle avec « A la recherche du temps perdu » et « Ulysse ».
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    • Livres 5.00/5
    Par Piling, le 06 décembre 2008

    Piling
    "Je n'ai rien contre les Juifs, ajouta le comte Leinsdorf de son propre mouvement comme si Ulrich avait dit quelque chose qui exigeât cette justification. Ils sont intelligents, laborieux et fidèles. Mais on a commis une grande faute en leur donnant des noms mal appropriés. Rosenberg et Rosenthal, par exemple, sont des patronymes aristocratiques ; Löw, Bär et autres Viecher sont à l'origine des animaux héraldiques ; Meier vient de la propriété foncière ; Gelb, Blau, Rot, Gold ont des couleurs de blason. Tous ces noms juifs, déclara curieusement Son Altesse, ne sont qu'une insolence de notre bureaucratie à l'égard de la noblesse. C'est elle qu'on voulait frapper et non les Juifs, et c'est pourquoi on leur a donné à côté de ceux-là d'autres noms, tels que youpins, fils d'Abraham, et coetera. Ce ressentiment de la bureaucratie à l'égard de l'ancienne noblesse, si vous étiez vraiment au fait, vous pourriez l'observer aujourd'hui encore..."
    Dans L'homme sans qualités de Musil, tombé sur ces propos qui m'ont rappelé de façon frappante ce que Hannah Arendt disait de la montée de l'antisémitisme au 19° siècle, qui a suivi la chûte de l'Ancien régime, de l'homme de cour donc, et donc, en même temps, du juif de cour, devenu par là-même économiquement inutile selon elle, et de ce fait provoquant l'aigreur ou la jalousie en étant à tort ou à raison, pourvu dans l'esprit populaire, d'une puissance ou de privilèges devenus injustifiés, tout comme les privilèges de la noblesse étaient devenus insupportables aux bourgeois.Exit la noblesse, exit le juif, donc.


    Lien : http://vitanova.blogspot.com/2005/02/je-nai-rien-contre-les-juifs-aj..
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Citations et extraits

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  • Par NastasiaBuergo, le 24 mars 2012

    Or, un beau jour, Ulrich renonça même à vouloir être un espoir. Alors déjà, l'époque avait commencé où l'on se mettait à parler des génies du football et de la boxe; toutefois, les proportions demeuraient raisonnables: pour une dizaine, au moins, d'inventeurs, écrivains et ténors de génie apparus dans les colonnes de journaux, on ne trouvait encore, tout au plus, qu'un seul demi-centre génial, un seul grand tacticien du tennis. L'esprit nouveau n'avait pas encore pris toute son assurance. Mais c'est précisément à cette époque-là qu'Ulrich put lire tout à coup quelque part (et ce fut comme un coup de vent flétrissant un été trop précoce) ces mots: "un cheval de course génial". Ils se trouvaient dans le compte rendu d'une sensationnelle victoire aux courses, et son auteur n'avait peut-être même pas eu conscience de la grandeur de l'idée que l'esprit du temps lui avait glissée sous la plume. (...)
    Si l'on devait analyser un grand esprit et un champion national de boxe du point de vue psychotechnique, il est probable que leur astuce, leur courage, leur précision, leur puissance combinatoire comme la rapidité de leurs réactions sur le terrain qui leur importe, seraient en effet les mêmes; bien plus, il est à prévoir que les vertus et les capacités qui font leur succès à chacun ne les distingueraient pas beaucoup de tel célèbre steeple-chaser; on ne doit pas sous-estimer les qualités considérables qu'il faut mettre en jeu pour sauter une haie. Puis, un cheval et un champion de boxe ont encore cet autre avantage sur un grand esprit, que leurs exploits et leur importance peuvent se mesurer sans contestation possible et que le meilleur d'entre eux est véritablement reconnu comme tel; ainsi donc, le sport et l'objectivité ont pu évincer à bon droit les idées démodées qu'on se faisait jusqu'à eux du génie et de la grandeur humaine.

    (Chapitre 13. Un cheval de course génial confirme en Ulrich le sentiment d'être un homme sans qualités.)
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  • Par Piling, le 15 octobre 2008

    On signalait une dépression au-dessus de l'Atlantique ; elle se déplaçait d'est en ouest en direction d'un anticyclone situé au-dessus de la Russie, et ne manifestait encore aucune tendance à l'éviter vers le nord. Les isothermes et les isothères remplissaient leurs obligations. Le rapport de la température de l'air et de la température annuelle moyenne, celle du mois le plus froid et le mois le plus chaud, et ses variations mensuelles apériodiques, était normal. Le lever, le coucher du soleil et de la lune, les phases de la lune, de Vénus et de l'anneau de Saturne, ainsi que nombre d'autres phénomènes importants, étaient conformes aux prédictions qu'en avaient faites les annuaires astronomiques. La tension de vapeur dans l'air avait atteint son maximum, et l'humidité relative était faible. Autrement dit, si l'on ne craint pas de recourir à une formule démodée, mais parfaitement judicieuse : c'était une belle journée d'août 1913.
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  • Par peloignon, le 24 novembre 2012

    L'une des caractéristiques de l'amour comme de tous les états d'exaltation est probablement un certain délire d'interprétation: chaque fois qu'une parole tombait, une signification profonde s'illuminait, s'avançait comme un dieu voilé et se défaisait dans le silence. (672)

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  • Par Wilkinson, le 26 juin 2012

    "On ne sait pas exactement comment se produit cette transformation qui, à certains moments, compose d'une quantité de volontés éparses une seule volonté massive, une foule capable des plus grands excès en bien comme en mal mais incapable de réflexion, même quand les hommes qui la constituent n'ont pour la plupart rien cultivé davantage de toute leur vie que la mesure et le sang-froid. L'excitation en quête de détente d'une foule qui ne trouve aucune issue à ses sentiments se rue sans doute alors sur la première voie qui s'ouvre à elle.
    On peut supposer que ce sont en elle les êtres les plus excitables, c'est-à-dire les extrêmes, capables aussi bien de soudaines violences que de touchantes générosités, qui donnent l'exemple et fraient le chemin. Ils représentent dans la masse les points de moindre résistance, mais le cri qui est jeté à travers eux plutôt que jeté sur eux, la pierre qui leur tombe sous la main, le sentiment dont ils éclatent déblaient la route sur laquelle les autres, s'étant exaltés réciproquement jusqu'aux limites du supportable, suivent sans réfléchir. Ils donnent aux actions de leur entourage la forme de l'action massive que tous ressentent à la fois comme une contrainte et une libération."
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  • Par bardamu, le 22 avril 2009

    [...] tout progrès est en même temps une régression. Il n'y a jamais de progrès que dans un sens déterminé. Et comme notre vie, dans son ensemble, n'a aucun sens, elle ne connait pas davantage dans son ensemble, de vrai progrès.

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Les Désarrois de l'élève Törless (Der junge Törless), film allemand, réalisé par Volker Schlöndorff (1966)











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