Cela fait longtemps que je voulais lire ce livre... très longtemps! J'attendais le bon moment... Maintenant que c'est fait, je sais que, malheureusement, il n'y a jamais de "bon moment" pour découvrir un tel récit mais qu'il fallait absolument que je me force à découvrir ce témoignage bouleversant d'un rescapé du camp d'Auschwitz.
Arrêté en décembre 1943, l'auteur italien,
Primo Levi, écrit son livre dès 1947 et, ce qui peut paraître incroyable à notre regard contemporain, est refusé par plusieurs éditeurs avant de pouvoir être publié.
Par des chapitres courts, un langage sobre et dépassionné, sans haine, l'auteur nous décrit ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu, ce qu'il a ressenti pendant sa période de captivité au camp d'Auschwitz.
Pas un instant, je n'ai hésité à vouloir terminer ce texte qui m'a donné la nausée, m'a fait ressentir physiquement un mal-être comme aucun récit précédemment, mais j'ai dû fractionner ma lecture, j'ai décompté les pages en ayant hâte que ce soit terminé: j'aurais voulu l'avoir lu sans être obligée de passer par le moment présent de la lecture, très difficile... et j'ai un peu honte de dire cela alors que, de ma vie confortable et douillette, je parle de l'horreur qu'a réellement vécue cet homme!
L'appendice, qui suit le récit à proprement parler et dans lequel l'auteur répond aux questions qui lui sont habituellement posées (et qui m'ont également taraudée lors de ma lecture), est extrêmement intéressant et complète très bien le récit.
A lire et à faire lire, pour prendre conscience de ce que les choix et les aveuglements de chacun, dans une communauté, peuvent aboutir à des conséquences inimaginables et incompréhensibles...
Pour comprendre que les débats et la réflexion valent mieux que l'attachement à un chef charismatique!
Un sujet toujours actuel et universel!