Convoqué à un conseil de famille mouvementé, Lu Wuqiao, aîné de quatre enfants, est chargé de trouver une solution rapide et efficace aux problèmes de ses frères et soeurs : l'infortunée Lu Zhangzhu, abandonnée par son mari mais qui refuse le divorce ; la délicieuse Lu ... > voir plus
Après Triste vie, et Tu es une rivière, revoici à nouveau Chi Li avec Pour qui te prends-tu ?
On reste toujours dans le néo-réalisme chinois dont cette auteure s'est faite le porte-drapeau.
Mais c'est beaucoup plus drôle que les deux précédents opus, plutôt sordides.
Ici, on est plus dans le registre ironique des Secrets d'un petit monde, dont on vient juste de parler également.
Avec la description des transformations sociales, familiales et humaines de la société moderne chinoise d'aujourd'hui : divorce, affaires, ... au travers d'une tranche de la vie de Wuqiao, héritier d'une famille d'ouvriers déchus.
Le pauvre Wuqiao doit consoler ses parents désoeuvrés, réconforter sa soeur en passe de divorcer et remettre sur le droit chemin son frère qui menace de tourner délinquant.
Instructive et amusante incursion chez des chinois d'aujourd'hui, même si l'on devine que beaucoup de traits d'humour échappent à nos yeux occidentaux.
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La romancière chinoise Chi Li, née en 1957 à Wuhan, est souvent considérée comme l'auteur le plus représentatif du néoréalisme social chinois. Avec le court roman Pour qui te prends-tu ? elle invite le lecteur à la rencontre d'une famille classique de Wuhan, qui représente à elle seule tous les problèmes rencontrés dans la Chine actuelle, ...
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"Sous la houlette de Wu Guifen, vieille ouvrière du textile qui possédait une riche expérience de la lutte révolutionnaire, les réunions de famille se déroulaient avec la même rigueur, le même sérieux et selon le même processus que les réunions d'usine : on traitait les sujets faciles en premier."
[...] Le nom de mon grand-père est inscrit à tout jamais dans l'histoire de la grande grève du 7 février. Pour le Parti, pour le peuple, nous avons conduit des machines agricoles toute notre vie, et j'en suis fier ! Comme le disait le président Mao, la classe ouvrière est la classe dirigeante. Nous devons en être fiers ! Actuellement, certes ... C'est pas la joie !
- Ça suffit ! coupa Wuqiao. Tu te crois encore à la tribune.