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> Marie-Claire Pasquier (Traducteur)

ISBN : 2869308523
Éditeur : Payot et Rivages (1994)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Norman Maclean, l'auteur de La Rivière du sixième jour, raconte ici l'été de ses dix-sept ans. Le jeune garçon fait partie d'une équipe de gardes forestiers chargés de parer aux risques d'incendie en montagne. En fin de sais... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 05 septembre 2012

    le_Bison
    Laissez-moi le temps de retrouver mes esprits, de rassembler mes pensées et de trouver mes mots. Je vais vous raconter une vieille histoire de jeunesse, celle de l'été de mes dix-sept ans. A l'époque, je m'étais engagé dans le Service des Eaux et Forêts pour surveiller, guetter serait le mot exact, la forêt. C'était avant tout une autre époque, les canadairs n'existaient pas encore (et oui, je suis encore plus vieux que vous ne le pensiez), encore moins les pompes pneumatiques ou les moyens de communications développés. le modernisme n'était pas encore à son ère technologique et si mon rôle était de surveiller la moindre fumée s'élevant des collines avoisinantes, on ne m'avait pas mis à disposition de quoi éteindre un quelconque début d'incendie. Et puis n'oubliez pas : je n'étais pas encore un homme, tout juste un adolescent boutonneux d'un mètre soixante-dix et dix-sept printemps. de toute façon, si je me retrouvais en plein désarroi, il me restait la prière (mon paternel était pasteur, alors la foi me connait).
    Alors me direz-vous, à quoi servais-je là-haut, tout seul dans ma montagne, bien au-dessus des chèvres et au milieu des serpents à sonnettes. Peut-être espérai-je secrètement que me rejoigne la fille du coupeur de joint. Les rêves sont plus accessibles au sommet des cimes que dans les grands bleds de cette région. Parce que j'ai le sentiment de les effleurer, ces rêves. Ils font partie de mon imagination, mais quand la solitude du bucheron vous prend, ils vous accompagnent et chaque rêve est symbolisé par une étoile scintillant dans cette nuit noire et profonde. Et, cela devient une expérience inoubliable quand on est un jeune con de dix-sept automnes.
    Inoubliable et magique. Ce job d'été, payé quelques cents la journée, apporte tant : des rêves, des hommes, des rencontres, des étoiles et de la poésie. J'y forge mes muscles, mais aussi mon âme. Là-haut, elle devient presque pure. J'oublie ma misérable existence, mon manque d'entrain et d'ambition. Tout ce que je veux, c'est me retrouver au milieu de la nature, de dominer cette forêt ancestrale et de rencontrer quelques gueules cassées, des bucherons, des hommes, de vrais pas comme ces hommes de ferme, des soi-disant cow-boys au large chapeau noir. Et ces bucherons quand on a vécu que dix-sept hivers, ils sont impressionnants.
    Cet été-là, j'avais 17 ans. Non, je ne radote pas, je me souviens juste de cet été-là, celui où j'ai bu mon premier whisky. Une bonne rasade et cela vous construit un homme, mon frère. Cette brulure le long du gosier reste un moment intense qui marque une vie, MA vie. Celle d'un apprenti bucheron qui a des rêves et des étoiles plein la tête, celle d'un petit gars qui découvre la vie d'un homme du Montana, car cet été-là je l'ai passé dans les montagnes du Montana, un été de 1919.
    Mais les souvenirs qui parlent du Montana qui parlent de bagarre, de whisky et de putes, je me demande bien qui cela peut intéresser – à part un vieux bison grisonnant…
    [...]

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=3459
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    • Livres 3.00/5
    Par Thyuig, le 27 août 2011

    Thyuig
    Mouais. Bon c'est bien le titre du bouquin qui a inspiré le Montana 1948 de Watson, le récit à la première personne d'un gosse sur un événement survenu l'année du titre. Dans le cas de MacLean ça casse pas des briques : le gosse travaille l'été aux eaux et forêts, c'est un monde dur et frustre, un monde d'hommes. Ceux-ci redescendent en ville après 3 mois passés sur la Bitterroot et le projet de gagner un paquet de frics aux cartes, de flanquer une raclée aux garçons de ferme et de s'envoyer des putes nourrit exclusivement leurs derniers jours de travail.
    Il n'y a pas grand chose à ajouter, le narrateur de 17 balais est un naïf qui souhaite devenir un homme et tout se passe comme ça devait se passer.
    Le bouquin de Watson vaut largement plus.
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 03 septembre 2012

    Pour un garçon jeune, c’est une expérience sans pareille que de pisser au milieu des étoiles. Pas sous les étoiles, au milieu des étoiles. Même la nuit, sur les grandes montagnes, il semble qu’il y ait toujours de grands vents et la cime des arbres s’incline, et le garçon qui est là sans rien d’autre à faire que d’observer a l’impression que le ciel lui-même s’incline, et que les étoiles viennent tomber au milieu des arbres, cependant que la Voie lactée va se perdre dans quelque forêt lointaine.
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  • Par le_Bison, le 04 septembre 2012

    Quand on est guetteur, ce n’est pas tellement le corps et l’esprit qui comptent. C’est surtout l’âme. C’est fou à quel point nos âmes se ressemblent, du moins en la présence des montagnes. Pour nous tous, au bout d’un moment, les montagnes se transforment en images, et les images deviennent vraies. Des lames de houle dorées deviennent le dos violet d’un monstre, et ainsi de suite. Toujours quelque chose qui vient des profondeurs en mouvement de l’océan. Jamais un lac ; jamais le ciel. Mais quelles que soient les images par lesquelles je commence, au bout d’un certain temps passé à observer les montagnes, elles deviennent des rêves, aujourd’hui encore
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  • Par le_Bison, le 08 août 2012

    quand un feu prenait de l’ampleur, ce que faisait le Service des Eaux et Forêts, c’était de recruter une centaine de cloches ramassées dans les rues de Butte ou de Spokane pour trente cents de l’heure (quarante-cinq cents pour les sous-chefs), et de les expédier jusqu’au terminus d’une ligne secondaire. A partir de là, il fallait encore qu’ils fassent à pied les cinquante ou soixante kilomètres restants pour franchir la « muraille ». Le temps qu’ils arrivent sur les lieux, le feu avait gagné l’ensemble de la carte, et il avait escaladé la cime des arbres. Tout ce qu’il y avait à dire là-dessus, c’est un aspirant garde forestier qui l’avait dit le jour de son examen, il y a bien longtemps de ça. Même de son temps, il est entré dans la légende. Quand on lui avait posé la question : « Quand l’incendie gagne la cime des arbres, qu’est-ce que vous faites ? », il avait répondu : « Je me mets à l’abri, et je prie le ciel pour qu’il pleuve.
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  • Par le_Bison, le 10 août 2012

    Mais j’avais toujours envie de boire. En tant que bûcheron, je savais que ce qu’il me fallait, c’était un « chaudronnier », c’est-à-dire une bonne rasade de whisky avec une bouteille de bière pour faire descendre.

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Vidéo de Norman Maclean

Et au milieu coule une rivière (A River Runs Through It), film américain réalisé par Robert Redford, sorti en 1992, tiré du roman La Rivière du Sixième Jour de Norman Maclean. Bande-annonce








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