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ISBN : 2253012343
Éditeur : Le Livre de Poche (1967)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Publié en 1925, Le Désert de l'amour, grand prix du roman de l'Académie française, évoque la passion amoureuse qu'un père et son fils ont pour une femme entretenue, Maria Cross, fille d'instituteur, intellectuelle indolente, contre-exemple de l'épouse conventionnelle.
Le roman est un regard croisé que les membres d'une famille bourgeoise bordelaise portent sur l'existence attrayante parce que fuyante de cette femme, objet de passions et sujet d'une vie qu'ell... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
claudine42
claudine4205 février 2015
  • Livres 4.00/5
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D'entrée, on apprend qu'il s'agit d'une vengeance à assouvir : Raymond Courrèges à l'encontre de Maria Cross. Mais pourquoi donc ?
Assis dans un petit bar, Raymond qui a trente sept ans, aperçoit Maria Cross. Il se remémore. Retour vers le passé…
C'est alors qu'il était en terminale qu'il a fait sa rencontre dans le tramway du retour, un soir d'autrefois. Peu à peu Maria est tombée sous le charme de ce garçon qui lui ne souhaita pas s'en laisser conter et vit là seulement une conquête potentielle. le visage de Raymond obséda Maria qui, torturée par la passion, ne sut si elle devait l'assouvir. Pour elle, il n'était qu'un enfant inoffensif. Incommunicabilité des consciences. Incompréhension annonçant un désastre.
L'auteur va nous présenter une famille bordelaise en nous mettant en lumière ses mesquineries, ses complicités et tous ses travers. Mille intrigues se nouent dans cette maison où des haines féroces se sont tissées au fil des ans.
« À vivre ainsi pressés les uns contre les autres, les membres d'une même famille ont à la fois le goût de ne pas se confier et celui de surprendre les secrets du voisin. Chacun prétendait connaître à fond tous les autres et demeurer seul indéchiffrable. »
Belle ambiance !
On retrouve dans ce superbe roman les thèmes chers à Mauriac : l'amour passion dévorante et la notion omniprésente de péché. La chair symbolise le péché.
Mauriac disait de son roman qu'il était celui du renoncement.
Ce roman a été publié la première fois en 1925, faut-il qu'il soit brillant pour susciter encore de nombreux commentaires !!!
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Cath36
Cath3601 novembre 2011
  • Livres 5.00/5
Un père et un fils amoureux sans le savoir d'une même femme, quel triste vaudeville cette histoire aurait pu être sans le génie de Mauriac ! Analyse de la passion amoureuse, analyse des rapports père-fils, analyse des liens conjugaux, analyse du regard de la société sur une femme dite "entretenue", Mauriac passe tout cela au crible de sa plume, pénétrant des profondeurs vertigineuses. "Le désert de l'amour", cette solitude impitoyable attachée au pas de chacun d'entre eux nous prend ici toute la dimension que Mauriac nous laisse entrevoir dans ses premiers romans. Suivront (entre autres) "Thérèse Desqueyroux" et le "Noeud de vipères", mais jamais Mauriac n'aura aussi bien dit comme ici la nécessaire distance entre les êtres, ce désert de la grâce où ne se révèle pas au père et à son fils "Celui qui à leur insu appelle, attire, du plus profond de leur être". Mauriac achève son roman sur le regard plein d'amour que le père jette à son fils nous laissant entrevoir un début de rédemption pour ces deux êtres qui pressentent une séparation définitive. Au final, une magnifique histoire sur la souffrance d'aimer et sur l'échec de toute forme de communication.
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igaluck
igaluck27 décembre 2013
  • Livres 4.00/5
J'ai trouvé ce livre plus ampoulé, moins fluide que “Le mystère Frontenac” lu quelques temps auparavant. Il est souvent sentencieux - on pourrait d'ailleurs y piocher une multitude de citations. L'écriture est raide. François Mauriac appuie lourdement sur ce qui sépare les protagonistes :
“Le désert qui sépare les classes comme il sépare les êtres.” (62)
“Ce fils d'une autre race puisqu'il est d'un autre sexe.”
Le contexte social paraît dépassé, désuet, le texte a vieilli. le roman se lit pourtant facilement et avec plaisir car le caractère des personnages est précis, mis en valeur sans lourdeur. le docteur est finement campé dans sa vie à moitié vécue, à moitié rêvée. L'esprit de famille qui est en fait esprit de conservation, la vie sociale qui ne laisse que peu de possibilités à la vie intérieure de s'exprimer, ressortent avec force. Chacun est face à son néant.
Lien : http://versautrechose.fr/blog2/?p=3543
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akhesa
akhesa01 mai 2015
  • Livres 4.00/5
Apres un debut difficile,je me suis laissee envahir par cette tres belle histoire d'amour,de coincidence(malsaine).Qu'il est parfois difficile de communiquer entre un pere tres occupe par son travail et un fils qui devient un homme!Mais combien il est heureux et chaleureux de se retrouver apres plusierurs annees d'absence!
Dans cette histoire,ce pere et ce fils sont attires par la meme femme et ont vecu a leur maniere chacun la meme passion,sans que jamais ils ne s'en apercoivent,sans jamais oser se l'avouer
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identifiantidentifiant
identifiantidentifiant29 juin 2014
  • Livres 3.00/5
J'aime toujours lire François Mauriac. Peut-être parce que je viens du Sud Ouest mais je retrouve toujours cet esprit de famille bordelaise, bourgeoise et simple à la fois.
Ici, ce sont les souvenirs d'enfance de Raymond, sa vie de famille et surtout son père, le grand médecin froid et distant.
Et surtout, leur amour partagé pour la même femme. Femme qui n'a pourtant que peu d'intérêt, femme qui ne fait rien de sa vie, ne sait pas grand chose et n'est pas très éduquée. Mais c'est cette femme qui fait tourner la tête de Raymond et surtout celle de son père, le maître du contrôle de soi qui perd toute dignité dans cette dernière passion.
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Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath3601 novembre 2011
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
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Cath36Cath3601 novembre 2011
Cependant chacun s'était rassis : une secrète connivence les faisait s'employer tous à éteindre ce feu. L'esprit de famille leur inspirait une répugnance profonde pour ce qui menaçait l'équilibre de leurs caractères. L’instinct de conservation inspirait à cet équipage, embarqué pour la vie sur la même galère, le souci de ne laisser s'allumer à bord aucun incendie.
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MistigrifMistigrif18 août 2013
Il subit cette fatalité qui nous condamne au choix exclusif, immuable, qu'une femme fait en nous de certains éléments ; et elle ignorera éternellement tous les autres. Rien à faire contre les lois de cette chimie : chaque être à qui nous nous heurtons dégage en nous cette part toujours la même et que le plus souvent nous eussions voulu dissimuler. C'est notre douleur de voir l'être aimé composer sous nos yeux l'image qu'il se fait de nous, abolir nos plus précieuses vertus, mettre en pleine lumière cette faiblesse, ce ridicule, ce vice... Et il nous impose sa vision, il nous oblige de nous conformer, tant qu'il nous regarde, à son étroite idée. Et il ne saura jamais qu'aux yeux de tel autre dont l'affection ne nous est d'aucun prix, notre vertu éclate, notre talent resplendit, notre force paraît surnaturelle, notre visage celui d'un Dieu.
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vincent38vincent3826 février 2014
Ah ! l'importunité de ces êtres à qui notre cœur ne s'intéresse pas, et qui nous ont choisis, et que nous n'avons pas choisis ! - si extérieurs à nous, dont nous ne désirons rien savoir, dont la mort nous serait aussi indifférente que la vie... et pourtant ce sont ceux-là qui remplissent notre existence.

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cocacoca24 août 2014
"Alors vous croyez, mon petit, qu'on prend une femme de force ?"

Il ne riait pas, jeune mâle humilié, furieux de sa défaite, atteint au plus vif de cet orgueil physique déjà démesuré en lui - et qui saignait. Toute sa vie, il devait se souvenir de cette minute où une femme l'avait jugé repoussant (ce qui n'eût rien été) mais aussi grotesque. Tant de victoires futures, toutes ses victimes réduites et misérables n'adouciraient jamais la brûlure de cette humiliation première.
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