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ISBN : 2253012343
Éditeur : Le Livre de Poche (1967)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Publié en 1925, Le Désert de l'amour, grand prix du roman de l'Académie française, évoque la passion amoureuse qu'un père et son fils ont pour une femme entretenue, Maria Cross, fille d'instituteur, intellectuelle indolente, contre-exemple de l'épouse conventionnelle.> voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 01 novembre 2011

    Cath36
    Un père et un fils amoureux sans le savoir d'une même femme, quel triste vaudeville cette histoire aurait pu être sans le génie de Mauriac ! Analyse de la passion amoureuse, analyse des rapports père-fils, analyse des liens conjugaux, analyse du regard de la société sur une femme dite "entretenue", Mauriac passe tout cela au crible de sa plume, pénétrant des profondeurs vertigineuses. "Le Désert de l'amour", cette solitude impitoyable attachée au pas de chacun d'entre eux nous prend ici toute la dimension que Mauriac nous laisse entrevoir dans ses premiers romans. Suivront (entre autres) "Thérèse Desqueyroux" et le "Noeud de vipères", mais jamais Mauriac n'aura aussi bien dit comme ici la nécessaire distance entre les êtres, ce désert de la grâce où ne se révèle pas au père et à son fils "Celui qui à leur insu appelle, attire, du plus profond de leur être". Mauriac achève son roman sur le regard plein d'amour que le père jette à son fils nous laissant entrevoir un début de rédemption pour ces deux êtres qui pressentent une séparation définitive. Au final, une magnifique histoire sur la souffrance d'aimer et sur l'échec de toute forme de communication.
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    • Livres 4.00/5
    Par igaluck, le 27 décembre 2013

    igaluck
    J'ai trouvé ce livre plus ampoulé, moins fluide que “Le mystère frontenac” lu quelques temps auparavant. Il est souvent sentencieux - on pourrait d'ailleurs y piocher une multitude de citations. L'écriture est raide. François Mauriac appuie lourdement sur ce qui sépare les protagonistes :
    “Le désert qui sépare les classes comme il sépare les êtres.” (62)
    “Ce fils d'une autre race puisqu'il est d'un autre sexe.”
    Le contexte social paraît dépassé, désuet, le texte a vieilli. le roman se lit pourtant facilement et avec plaisir car le caractère des personnages est précis, mis en valeur sans lourdeur. le docteur est finement campé dans sa vie à moitié vécue, à moitié rêvée. L'esprit de famille qui est en fait esprit de conservation, la vie sociale qui ne laisse que peu de possibilités à la vie intérieure de s'exprimer, ressortent avec force. Chacun est face à son néant.

    Lien : http://versautrechose.fr/blog2/?p=3543
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    • Livres 3.00/5
    Par Philippe67, le 23 mars 2012

    Philippe67
    Une lecture datant de mon adolescence, je me souviens avoir adoré ce livre en particulier et les oeuvres de Mauriac en général.

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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 01 novembre 2011

    Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.

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  • Par Cath36, le 01 novembre 2011

    tout sert la passion : le jeûne l'exaspère, l'assouvissement la fortifie ; notre vertu la tient éveillée, l'irrite, elle nous terrifie, nous fascine ; mais si nous cédons, notre lâcheté ne sera jamais à la mesure de son exigence...

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  • Par zazimuth, le 31 juillet 2011

    Qui de nous possède la science de faire tenir dans quelques paroles notre monde intérieur ? Comment détacher de ce fleuve mouvant telle sensation et non telle autre ? On ne peut rien dire dès qu'on ne peut tout dire. (p.67)

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  • Par Cath36, le 01 novembre 2011

    Cependant chacun s'était rassis : une secrète connivence les faisait s'employer tous à éteindre ce feu. L'esprit de famille leur inspirait une répugnance profonde pour ce qui menaçait l'équilibre de leurs caractères. L’instinct de conservation inspirait à cet équipage, embarqué pour la vie sur la même galère, le souci de ne laisser s'allumer à bord aucun incendie.

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  • Par vincent38, le 26 février 2014

    Ah ! l'importunité de ces êtres à qui notre cœur ne s'intéresse pas, et qui nous ont choisis, et que nous n'avons pas choisis ! - si extérieurs à nous, dont nous ne désirons rien savoir, dont la mort nous serait aussi indifférente que la vie... et pourtant ce sont ceux-là qui remplissent notre existence.

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