ISBN : 2702013767
Éditeur : Buchet-Chastel (1994)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Henry Miller y décrit son lieu de vie et ses habitants avec sa verve habituelle : caustique, directe, pleine d’humour et de questionnements.

Mais ce livre est également une réflexion datant des années 50 sur le mode de vie consumériste, sur notre relation... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 30 janvier 2012

    Être seul, ne serait-ce que quelques minutes, et le comprendre de tout son être, est une bénédiction que nous songeons rarement à invoquer. L’homme des grandes villes rêve de la vie à la campagne comme d’un refuge contre tout ce qui le harcèle et lui rend la vie intolérable. Ce dont il n’a pas conscience, c’est qu’il peut être plus seul dans une ville de dix millions d’habitants que dans une petite communauté. L’expérience de la solitude conduit à une réalisation spirituelle. L’homme qui fuit la vie, pour être à même de faire cette expérience, risque bien de s’apercevoir à ses dépens, surtout s’il amène dans ses bagages tous les désirs que la ville entretient, qu’il n’a réussi qu’à trouver l’isolement. « La solitude est faite pour les bêtes sauvages ou pour les dieux », a dit quelqu’un. Et il y a du vrai là-dedans.  (p. 54)
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  • Par nadejda, le 30 janvier 2012

    Il est rare qu’un homme n’ait pas éprouvé, à un moment de sa vie, le sentiment d’être en si parfait accord avec toutes choses qu’il ait été sur le point de s’écrier : «Ah, maintenant je pourrais mourir !» (...) Je crois que dans de tels moments nous essayons de nous dire à nous-mêmes ce que nous savons depuis longtemps mais que nous avons toujours refusé d’admettre : que vivre et être mort ne font qu’un, que tout est un, et que vivre un jour ou mille ans ne fait aucune différence.
Confucius l’exprime ainsi : «Si un homme voit la Vérité le matin, il peut mourir le soir sans regret. p 49
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  • Par nadejda, le 30 janvier 2012

    Les oranges du Jardin des Délices de Bosch dégage cette réalité baignée de rêve qui nous échappe constamment et qui est la substance même de la vie. Elles sont infiniment plus délectables, infiniment plus nourrissantes et riches en vitamines que les oranges sunkist que nous consommons journellement. Les oranges que Bosch a créées nourrissent l’âme ; le milieu où il les a plantées est l’impérissable verger de l’esprit devenu vrai. (p. 48)
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  • Par nadejda, le 30 janvier 2012

    Si jamais nous devons assister à la naissance d’un nouveau paradis, d’une nouvelle terre, ce sera sûrement un paradis où l’argent sera absent, oublié, parfaitement inutile. (p. 35)
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  • Par nadejda, le 30 janvier 2012

    Il semble que ce dont on ait le plus de mal à s’accommoder, soit la paix et le contentement. Tant qu’ils ont quelque chose contre quoi lutter, les gens semblent prêts à tous les courages et toutes les prouesses. Ôtez-leur la lutte, et les voilà comme des poissons hors de l’eau. (p. 47)
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