«Pasolini aurait pu être un nouvelliste comme son ami Moravia. Santino dans la mer d'Ostie aurait presque pu être écrit par ce dernier. Mais leurs pessimismes étaient différents. Tous deux dotés d'une vitalité exceptionnelle, ils n'avaient pas le même sentiment de solit... > voir plus
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L'appétit
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Romulus et Remus
Une lettre attendrissante
Un panier perçé
La terreur de Rome
Le pique-nique La Ciociara
La revanche de Tarzan Des nouvelles très courtes, entre 5 et 10 pages, une galerie de portraits savoureuse. Cela se passe dans les années 50.
Ces histoires se passent dans les quartiers très populaires de Rome et ont pour héros des gens modestes, des voyous, de jeunes coquettes ou naïves, des gens vivant d'expédients ou des personnes vraiment misérables.
Les héros ont rarement un physique d'Apollon et ne sont pas très chanceux.
Ils se débrouillent comme ils peuvent. On se sent pris de sympathie pour tous ces personnages et on aimerait que la chance tourne un peu.
Ces nouvelles dégagent un certain parfun de nostalgie pour une Rome qui essaie de se reconstruire tant bien que mal.
Ces nouvelles sont toutes des petits bijoux. Moravia nous plonge dans la marmite populaire réaliste de Rome des années 50. Il le fait grâce à de petits portraits, tous extraordinairement bien servis. Un réel plaisir de lecture.
Donc, pas question d'affaires de cœur ou d'argent. Restait ce que les avocats appellent l'incompatibilité d'humeur. Et je me demandais : quelle incompatibilité pouvait-il bien y avoir entre nous puisque, en deux ans de mariage, nous n'avions pas eu une discussion, pas une seule, vous dis-je. Nous ne nous quittions pas S'il y avait eu incompatibilité, elle se serait bien manifestée. Mais Agnès ne me contredisait pas, on peut même dire qu'elle ne parlait pas.
Il était ainsi arrivé à la cinquantaine, ayant amassé un assez gros pécule, mais on devinait qu'il mènerait la même vie jusqu'à sa mort, une mort qui ressemblerait à la fin d'un tour qui se casse ou d'une scie qui perd ses dents, la mort d'un outil plutôt que d'un homme.
Je suis pauvre, bien sûr, mal vêtu, et dans les moments de débine, je puis même avoir l'air d'un vagabond, mais ce relent de misère, cette odeur d'asile de nuit et de soupes populaires qui émanait de Silvano, je ne les ai jamais connus.