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Natalia Zaremba-Huzsvai (Traducteur)Charles Zaremba (Traducteur)
ISBN : 2253933619
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Casanova, à peine échappé des "plomb " de Venise, se réfugie à Bolzano où la nouvelle de son arrivée met la ville en émoi.
Aux prises avec l'âme juvénile et exaltée de Francesca et l'inquiétant comte de Parme, son vieil époux, il rencontre et finit par vaincre à sa manière la tentation de l'Amour.
Inspiré d'un épisode de la vie de Casanova, La Conversation de Bolzano met en scène une aventure troublante du séducteur vénitien.

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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bellonzo
Bellonzo03 janvier 2014
  • Livres 4.00/5
Sandor Marai progresse toujours dans la pile de mes lectures.Et puis Casanova m'a toujours passionné,aussi bien le fringant jouvenceau de Casanova,un adolescent à Venise,le très beau film de Luigi Comencini,que l'hurluberlu pathétique ridicule et émouvant Casanova de Fellini.En littérature aussi j'ai un bon souvenir du Retour de Casanova d'Arthur Schnizler,mais il est vrai que Schnitzler figure dans mon panthéon.Le paneuropéen Sandor Marai, qui vécut un peu partout sur le vieux continent et mourut en Amérique,à qui rien n'échappe ni de l'esprit des lumières,ni des jeux de la séduction,a fait de la conversation de Bolzano un texte d'une grande richesse et dont toute la deuxième partie est composée des très longs monologues successifs du vieux Comte de Parme qui blessa jadis Casanova en duel,de sa très jeune femme Francesca exaltée de sa passion,et de la réponse du Cavaliere.

D'anecdotes croustillantes sur les conquêtes de Casanova,point.De picaresques détails sur l'évasion des Plombs de Venise,non plus,Sandor Marai n'a pas voulu écrire un roman d'aventures.Pas de rencontres sur le pré pour laver un honneur,pas de cape ni d'épée.Un poignard, toutefois, compagnon fidèle de Casanova, qui peut toujours servir.Il y a bien un complice,Balbi, moine paillard et défroqué,ce qui est fréquent en cette période où les ordres mineurs,voire majeurs,s'accommodent d'une chasteté relative.Mais le chevalier restera un homme seul.

La profondeur de la conversation de Bolzano prend sa signification dans la très longue scène où le vieux comte,face à Casanova, lui propose un contrat, richement doté, si ce dernier partage avec Francesca une unique nuit d'amour, "Réconforte-la,et blesse-la", toute l'ambiguité de ce beau roman se trouve ainsi résumée.Et que dire de l'entretien final entre les deux amants? Francesca,qui a réussi à lui griffonner quatre mots, trouve les accents les plus déchirants pour lui avouer son amour, entre don de soi, et colère. Giacomo Casanova de Seingalt, de la Venise d'or et de barreaux à sa mort,modeste bibliothécaire d'un obscur château de Bohême,en passant par Bolzano,cette bourgade du Tyrol italien, a trouvé en l'immense Sandor Marai,un (faux) biographe d'une insoutenable vérité.

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Fantine
Fantine31 mars 2010
Sandor Marai (1900-1989) est un écrivain et un journaliste hongrois.
Le présent roman a été publié en 1940, et, raconte un épisode de la vie de Casanova… … …
L'intrigue débute par l'évasion de Casanova, et, de son compagnon (Balbi, moine de son état) des Plombs de Venise pour se rendre à Bolzano.
Mais, car il y a un mais, Casanova n'est plus le séducteur qu'il était. En effet, il a passé la quarantaine, le temps a fait son effet sur lui : il a terriblement vieilli, il a pris du ventre, ses dents sont gatées et pourries, il est chauve.
Malgré tout, il reste le séducteur qu'il fut. Il accourt à Bolzano pour retrouver la femme qu'il a aimé … … Même « décrépi », les hommes continuent à trembler lorsqu'il passe dans un endroit. En effet, ils ont peur que leurs filles, mères et/où épouses ne tombent dans ses bras, et, ne se retrouvent dans son lit.
Orgueilleux, cynique, imbu de lui-même, Casanova croit que cette dernière tombera dans ses bras et « fuiera » avec lui dès qu'elle le rejoindra !!!!
Mais cette dernière ne se laissera pas prendre à son jeu, et, le rejettera tout en l'humiliant en douceur… … …
Il s'agit d'une réflexion philosophique sur les sentiments, la haine, l'amour, etc.
Le tout est écrit dans un style alerte, foisonnant. Les dialogues sont peu nombreux.
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CeCedille
CeCedille08 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
L'auteur ne dissimule pas que son héros, juste échappé de la prison des plombs de Venise, n'est autre que le célèbre Casanova. le fuyard, qui porte beau,malgré ses épreuves, s'attarde à Bolzano pour une aventure, sentimentale assurément, qui prend un tour inédit. On n'en révélera rien, pour ménager la surprise du lecteur. A l'occasion d'une étrange conversation nocturne, à couteaux tirés, prend place le commentaire le plus long sur la lettre d'amour la plus courte, et, derrière masques et faux semblants, les propos les plus crus sur l'Amour, tels qu'on ne les avait lus depuis "La Princesse de Clèves" et "Les liaisons dangereuses".
"Tel est pris qui croyait prendre" pourrait être la morale, provisoire, de cette nuit singulière et inoubliable.
Du grand Màrai!
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unetassedebonheur
unetassedebonheur26 mai 2014
  • Livres 3.00/5
Ce petit roman de Sandor Marai raconte un épisode de la vie de Casanova, qui fuyant Venise et couvert de dettes, accompagné d'un homme jouant le rôle de valet, ami, confident, va faire une halte dans une petite ville. Casanova, dont la réputation l'a quelque peu précédé, n'a en fait qu'un objectif : entreprendre la conquête d'une femme jadis séduite, désormais mariée à un vieil homme, dont la position sociale fait autant d'envieux que d'admirateurs.
La rencontre va se préparer avec soin et la minutie de l'écriture va installer un décor digne d'une pièce où le mari, la femme, l'amant et le valet vont se livrer a une joute théâtrale d'une grande virtuosité. Marai va permettre à chacun des protagonistes d'exprimer ce qu'ils ont tu jusque là, et le pouvoir des mots va se retourner contre eux, comme un piège. La séduction va confronter l'intelligence, la sagesse va se soumettre à la jeunesse, et l'issu de cette rencontre aura un goût plein d'amertume.
La longueur des tirades mériterait quelquefois de reprendre un peu de souffle et c'est le seul défaut de ce roman. Mais on se sent tellement emporté par cette prose, que ce serait dommage de s'en priver.
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pasiondelalectura
pasiondelalectura22 avril 2015
  • Livres 2.00/5
Il préparait ce roman sur Casanova lorsque Sándor Márai écrivit la troisième partie de ses Mémoires "Confessions d'un bourgeois", une troisième partie (incomplète) publiée par Albin Michel en 2014 sous le titre "Ce que j'ai voulu taire".
C'est un exercice de style autour de l'évasion de Giacomo Casanova des "Plombs" de Venise en 1756.
Le court roman est axé sur le côté séducteur de Casanova vis-à-vis d'un ancien amour non "consommé".
Il y a deux soliloques un peu lourds dans le livre; d'abord celui du Duc de Parme qui passe un pacte avec Casanova et celui de la Duchesse de Parme qui veut se venger de son ancien amant tout en lui disant qu'elle l'aime encore.
L'exercice est un peu bavard.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
SachenkaSachenka24 novembre 2013
Il y a un âge dans la vie, et moi, par un sage décret du destin et du temps, je vis maintenant les jours et les années de cet âge où l'on perd tout, vanité, égoïsme, pseudo-ambition, fausse peur, et où l'on ne veut rien d'autre que la réalité, quel qu'en soit le prix. C'est pour cela qu'il m'est arrivé de penser : dommage.
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SachenkaSachenka28 novembre 2013
La vie, c'est un homme et une femme qui se rencontrent parce qu'ils sont faits l'un pour l'autre, ils sont l'un à l'autre ce que la pluie est à l'océan : l'un retombe toujours dans l'autre, ils se créent l'un l'autre, l'un est la condition de l'autre. De ce tout naît l'harmonie, et c'est cela la vie.
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Video de Sándor Márai (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sándor Márai
"Les Braises" : un véritable "coup de coeur" pour David Garçonnet, de la librairie des Signes à Compiègne (60). Un livre tout simplement magnifique sur l'amitié, tant par le style de Sandor Maraï que par la construction du roman...2 minutes 14 pour vous convaincre...
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