> Sylvain Cardonnel (Traducteur)

ISBN : 2809702810
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2011)


Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Six jeunes paumés dépourvus d'émotions et de buts dans la vie entrent en guerre avec six femmes trentenaires, divorcées en manque d'amour, dans une spirale de violence qui voit les cadavres s'accumuler avant de culminer dans une explosion (presque) atomique qui raye de ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par trust_me, le 05 février 2012

    trust_me
    Six garçons paumés entrent en guerre avec six femmes divorcées. Tout commence lorsque l'un des garçons, assailli par une soudaine pulsion de meurtre, égorge une des femmes en pleine rue. Les cinq copines de la victime retrouvent la trace du meurtrier et l'assassinent sauvagement. Les deux groupes se rendent ensuite coup pour coup dans une tragique escalade qui se terminera par la destruction nucléaire d'un quartier de Tokyo...
    'Désespoir sec, indifférence clinique, cruauté distanciée, scènes calmement angoissantes entraînant chez le lecteur une irrépressible envie de tout faire péter ». Ainsi parle Frédéric Beigbeder des textes de Murakami Ryu dans son ouvrage Dernier inventaire avant liquidation. L'analyse est juste même si la lecture de cet auteur ne me donne pas envie de tout faire péter mais plutôt de secouer violemment ces personnages apathiques, manquant totalement de repères, incapables de communiquer et symbolisant au final une société japonaise en perdition.
    J'ai beaucoup aimé Murakami Ryu. Les bébés de la consigne automatique est un très grand roman. J'ai également adoré Bleu presque transparent, 1969, Lignes et Miso Soup. Mais depuis Parasites, j'ai beaucoup plus de mal. A chaque nouveau titre, je me dis qu'il pousse gratuitement le bouchon trop loin sans jamais parvenir à se renouveler. Ici, le scénario est tellement improbable qu'il frise le ridicule. Je sais bien que l'histoire n'est qu'un prétexte pour souligner l'état de déliquescence de la jeunesse nipponne mais je trouve que tout cela manque de finesse. Et puis le coup du final apocalyptique, il nous l'a déjà fait. Cette obsession de la désintégration totale comme seule solution pour tout remettre à plat est d'ailleurs une des caractéristiques (discutable) de son œuvre.
    Une lecture pas désagréable mais qui laisse en bouche un arrière goût d'inutile et de déjà vu. « Rien de nouveau sous le soleil », voilà ce que j'ai pensé en refermant ce court roman loin d'être indispensable.



    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/02/chansons-populaires-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 04 octobre 2011

    chocobogirl
    Banlieue de Tokyo. un groupe de jeunes adultes (la plupart ont moins de 30 ans) se sont regroupés par désoeuvrement. Ils se retrouvent régulièrement dans l'appartement de l'un d'eux. Ils sont de milieux différents, ont des métiers différents. Ils ne se parlent pas, ne font rien, n'ont pas d'amitié les uns pour les autres. le hasard les a réunis et ils s'en contentent. Leurs réunions deviennent des occasions de manger ensemble, de mater parfois la voisine qui se déshabille devant sa fenêtre et enfin d'organiser des karaokés privés et déguisés en bord de mer. Certains ont des crises de rire compulsif sans rapport avec leur état psychologique (cachinnation), qu'ils se transmettent nerveusement entre eux. Un groupe de 6 jeunes hommes donc un peu barrés, un peu paumés, un peu asociaux.
    Jusqu'au jour où l'un d'eux commet un acte irréparable et démentiel : il tue une femme sur un coup de folie.
    Cette dernière faisait elle-même partie d'un groupe de 6 femmes, presque quadragénaires, toutes prénommées Midori et ayant en commun de ne jamais avoir connu l'orgasme. Divorcées, futiles, ne recherchant que plaisir, amants occasionnels, vont désormais chercher à se venger. Un jeu de ping pong sanglant entre ces hommes et ces femmes va dès lors commencer...
    Voilà un roman violent et dérangeant qui va nous plonger dans le vide absolu des japonais d'aujourd'hui.
    En effet, ces hommes et ces femmes se sont regroupés par commodité. Aucune affection ne les lie véritablement. Lorsque l'un d'eux parle, personne ne l'écoute. Ce sont juste des êtres égoïstes qui se retrouvent ensemble.
    Lorsque la violence surgit dans leur vie, on découvre alors qu'il va leur servir de catalyseur. Ces personnes qui n'avaient aucun but dans leur vie, que rien ne faisait véritablement vibrer vont découvrir le pouvoir de la vengeance et de la mort. Réveillant leurs plus bas instincts, ils vont commencer à vivre, à éprouver des sentiments, à ne plus rester amorphe dans leur petit cercle. La spirale de vengeance dans laquelle les 2 groupes vont s'adonner et plonger avec délectation devient désormais le moteur de leur existence. Peu importe la morale, peu importe la loi : seule compte la vengeance et ce sentiment puissant de vivre.
    Les groupes qui semblent se former plus fortement ne restent finalement qu'un amas d'ego où seul son propre intérêt compte. Totalement détestables, les personnages sont désincarnés et proches d'une folie qui les égarent.
    Le roman se découpe en chapitres portant chacun le titre d'une chanson, se référant ainsi au karaoké des jeunes hommes. La narration alterne entre le groupe masculin et celui des Midori. Une alternance qui correspond aussi à celles des actes qui se répondent d'un groupe à l'autre.
    De prime abord, le récit peut déstabiliser. L'auteur prend son temps pour installer ses personnages masculins. On se demande qui sont ces individualités un peu tordues, desquelles on ne comprend pas le mode d'existence. On tâtonne, on s'interroge sur le but de l'auteur; Mais à partir du premier meurtre, tout se met en branle et le lecteur ne peut assister qu'impuissant à la montée en puissance d'une violence commencée au couteau qui se terminera au bazooka. L'écriture est crue, violente et ne nous épargne pas de quelques termes explicites.
    Murakami nous livre ici une fable amère sur la société japonaise. Ses personnages sont totalement vides et désenchantés. Seules la violence et la mort leur donnent la sensation d'être vivant. Un monde où seul la violence nous permet d'avancer : voilà qui est effrayant ! Mais en sommes-nous si loin ?
    Ce roman date de 1994 mais semble toujours autant d'actualité. Je vous le conseille fortement pour cette rentrée japonaise !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-chansons-populaires-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par Myrtle, le 24 juillet 2011

    Myrtle
    Après deux ans d'attente, voici le nouveau roman de l' « autre » Murakami, auteur japonais mettant toujours en scène des êtres marginaux, évoluant dans des mondes glauques et absurdes. Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore - et qui ont le cœur bien accroché - nous vous conseillons d'ailleurs la lecture des Bébés de la consigne automatique, qui risque de vous marquer durablement!
    Dans Chansons de l'ère Showa, Murakami abandonne le côté désespéré de certaines de ses œuvres pour nous entraîner dans un monde complètement déjanté. Dans une petite ville près de Tokyo, une bande de jeunes loosers se réunit pour déguster de la malbouffe et organiser des karaokés en attendant que leur voisine leur fasse grâce d'un strip-tease qu'ils pourraient observer de la fenêtre. Par un malheureux concours de circonstances, ils vont se retrouver en guerre contre un clan de six femmes , toutes dans la trentaine, toutes prénommées Midori.
    Organisant des plans, pistant les jeunes, les Midori vont décimer la bande de jeunes pour venger leur amie, violée et massacrée par ces mêmes idiots. Ces derniers vont riposter et iront très loin… jusqu'à la bombe atomique!
    Pourquoi aimer un tel étalage de violence me direz-vous? La raison la plus évidente est que cette avalanche de gore crée un décalage qui, dans un premier temps, nous fait rire, puis finit par nous faire grincer des dents. En effet, même si l'on ne connaît pas l'auteur, on sait qu'il y a bien plus derrière tout ça. Murakami Ryû nous livre un portrait au vitriol d'humains obligés de recourir à la violence pour donner un sens à leur existence.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 28 août 2011

    Sando
    Dans son nouveau roman, Murakami ne fait aucune concession et dénonce avec violence l'absurdité des comportements et l'irrationalité des japonais aujourd'hui.
    D'un côté, un groupe de six jeunes hommes, tous asociales, dérangés mais passionnés de karaoké. de l'autre, un groupe de six femmes d'âge mûr, dont le seul point commun est de porter le prénom de Midori et d'être également asociales. Chaque groupe a pris l'habitude de se réunir pour passer des soirées mornes et dont le seul intérêt est de combler momentanément le vide de leur existence. Jusqu'au jour où, poussé par une pulsion meurtrière, l'un des six jeunes hommes assassine froidement l'une des Midori. Réveillées par cette violence, les cinq Midori restantes vont enfin former un vrai groupe et s'unir pour retrouver le meurtrier et venger leur camarade. S'ensuit un enchaînement de meurtres, de plus en plus violents et de plus en plus absurdes, afin de savoir qui aura le dernier mot…
    Murakami nous offre une histoire sans espoir, dérangeante et dénonce une société complètement anesthésiée, vide de sens et en mal de sensations fortes. Même le groupe n'est qu'un prétexte et ne peut cacher l'égocentrisme et l'individualité de ses membres, tous touchés par une certaine folie. La plume de Murakami est incisive, brute et trash. Il ne fait pas dans la littérature poétique comme son homonyme, mais plutôt dans l'oralité, la répétition et la provocation. Bref, voilà une histoire qui déménage !
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    • Livres 1.00/5
    Par Ness, le 02 octobre 2011

    Ness
    La première chose que je peux dire sur ce roman c'est qu'il m'a complètement déconcerté. J'ai même dû me forcer la main pour arriver non pas à le terminer mais à le commencer.
    Dès les premières Lignes, je suis demandé dans quoi je m'étais embarqué en demandant ce livre.
    J'ai toujours entendu que du bien de cet auteur que je ne connaissait que de nom et que j'ai souvent confondu avec l'autre grand Murakami.
    Je ne vais pas tergiverser plus longtemps : je n'ai pas aimé ce roman. Dans un premier temps j'ai été décontenancée par tous ces noms japonais que je n'ai su identifier puis par la personnalité même des personnages qui sont pour le moins atypiques.
    Puis le groupe de jeune homme m'est apparu très étrange. Dans un premier temps, je me suis même demandé sur quoi j'étais tombé tant ils m'apparaissaient insignifiants. D'ailleurs, ils ne prennent de l'ampleur que dans la deuxième partie, là ou le roman prend enfin vraiment forme.
    Par contre, la gueguerre que se livrent le groupe des jeunes hommes, et celui des 5 femmes, répondant toutes au même prénom est des plus prévisible. Même si la fin est extrême au possible, elle n'est quand même pas très révolutionnaire. Je l'ai lu en entier toutefois dans l'espoir de trouver quelque chose à dire de positive mais je n'ai pas trouvé. Tant pis....
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 02 septembre 2011
    Murakami Ryû raconte, dans ce roman tonitruant et génial, une improbable guerre des gangs […] Immoral? Oui, mais délicieusement.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par darkon31, le 26 mai 2012

    Les chapitres sont des titres de chansons. Les jeunes gens dont parle Murakami Ryu sont des adeptes assidus du karaoké, divertissement courant au Japon.

    Saison des amours

    C'était Katô qui bossait dans une petite boîte d'importation de produits alimentaires qui avait apporté le beef jerky. Katô se nourrissait principalement des produits importés par sa boîte et il n'aurait jamais cru que ce dont il se nourrissait quotidiennement puisse à ce point provoquer l'enthousiasme des autres. Katô mangeait essentiellement du maïs géant en provenance du Mexique et lorsqu'il avait envie de viande, il plongeait dans de l'eau chaude du beef jerky fabriqué aux États-Unis par une entreprise appelée Tengu, accommodait ensuite la viande ramollie comme pour un sukiyaki ou un shabu-shabu, c'était selon. Lorsque c'était de légumes dont il avait envie, il consommait des abricots marinés made in People's Republic of China, qu'il avalait sans jamais s'être posé la question de savoir si l'abricot était vraiment un légume.
    (p. 15)

    La queue de la comète

    Yanagimoto Midori était divorcée, son mari ayant la garde de leurs deux enfants, elle vivait seule, si bien que ses amies regroupées sous le nom d' « Association des Midori » organisèrent la veillée funèbre. Peu après vingt-deux heures, lorsque les proches, l'ex-mari et les enfants furent partis, Henmi Midori, Iwata Midori, Takeuchi Midori, Suzuki Midori et Tomiyama Midori se retrouvèrent seules. Elles s'étaient rencontrées dans divers clubs ou centres culturels, l'environnement familial de chacune était différent mais elles avaient en commun de partager une forme de solitude et de ne pas connaître l'art de se faire des amis. « Tiens ! Toi aussi, tu te prénommes Midori ? » Pour cette unique raison, elles se fréquentaient depuis de longues années.
    (p. 29)

    Sugioka : Ce type n'avait pas encore obtenu son permis de chasse, il avait misérablement échoué à l'épreuve écrite mais il avait toujours à l'esprit l'image d'un fusil. L'épreuve écrite est vraiment difficile. Tous les exams à l'écrit sont durs quand il s'agit d'obtenir une qualification, hein ? Du style : Vous êtes sur une route en pente raide où s'enchaînent de nombreux virages. Un poids lourd roule lentement devant vous. Choisissez parmi les réponses possibles celle qui vous semble la plus adaptée à la situation : 1) Vous suivez ce véhicule à petite vitesse. 2) Vous ne cessez de klaxonner pour agacer le conducteur du poids lourd. 3) Vous doublez sans vous préoccuper des véhicules qui pourraient survenir en face. Vous voyez le genre de questions ? Eh ben, c'est le même genre pour le permis fusil : Vous avez conservé une quantité non négligeable de munitions dans votre poche après une partie de chasse ou de ball-trap. Que faites-vous de ces munitions ? 1) Vous les conservez précieusement et les placez à l'abri dans un coffre. 2) Vous les partagez avec les enfants du coin. 3) Vous les jetez dans une rivière ou un lac en hurlant CONNARDS ! Eh ben, ce type, il choisit systématiquement la réponse 2) ou 3). Un garçon foncièrement honnête.
    (p. 40)

    Sugioka : Voilà ce qu'il écrit dans son bouquin. Je ne me souviens pas de ses mots avec précision mais ça devait être une chose comme : « Les déserts, les savanes, les montagnes ne constituent pas les seuls terrains de chasse possibles. Les villes, le centre des villes, voilà mon terrain de chasse, et il n'appartient qu'à moi seul. L'important, c'est l'Humanisme. Nous qui vivons au sein de politiques trop indulgentes, par exemple à l'égard des acteurs de la chaîne alimentaire, évoluons au sein d'un Humanisme incompréhensible, nous devons chasser, dans la mesure du possible, au cœur du réel. »
    Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est pas la classe, ça ?
    (p. 41)

    Rendez-vous à Yûrakuchô

    Le patron de la quincaillerie Nogami : Ça me plaît que vous vouliez dessouder une bonne femme. On dit souvent que seuls les cafards survivront à la disparition du genre humain mais ce n'est pas vrai : c'est les bonnes femmes !
    (p. 73)
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  • Par Myrtle, le 29 juillet 2011

    - Nobue a été poignardé dans la joue, moi, j'ai perdu au jeu de "pierre-papier-ciseaux" et avant ça, la femme de l'appartement en face est apparue les fesses à l'air à sa fenêtre, oui, à pooooooil, complètement à pooooooil, du coup j'ai pas pu bien me concentrer sur le "pierre-papier-ciseaux" et j'ai lancé "papier", j'ai perdu, et ça m'a tellement foutu les boules qu j'ai voulu pisser sur le matériel de karaoké et les enceintes mais j'ai pas pu même si j'y ai pensé, quand Nobue s'est fait poignarder la joue, ça a été incroyable, ça m'a fait penser à une part de gâteau, un gâteau de mariage que les mariés entament sur l'air de tam da tam tam tam, j'ai failli me mettre à chanter mais rien n'est sorti sauf la mélodie, et à la place, j'ai tiré sur le masque comme celui que porte le shôgun fou qui joue le rôle du méchant dans Le marchand d'Echigoya et y a une bonne femme sous le masque et la bonne femme dit : "Mais qu'es-tu en train d'insinuer? Je ne connais pas cette personne!" Mais, elle, c'est vraiment un démon, une méchante, ça passe toujours à la télé après Sailor Moon et là, c'est pas un gâteau de mariage qu'elle découpe mais les hommes de main d'Echigoya, des êtres faibles, en leur plantant un couteau dans le ventre, ça fait pschuuuiii! C'est à ça que j'ai pensé et je me suis senti vraiment pas bien.
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  • Par chocobogirl, le 04 octobre 2011

    S'ils présentaient certaines variations dans les traits de caractère, ce qui les réunissait était le fait d'avoir renoncé à s'impliquer positivement dans la vie, sous quelle forme que ce fût.
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  • Par Myrtle, le 24 juillet 2011

    Qu’est-ce que c’est que ces gus dans cet accoutrement ? pensaient les quatre Midori. C’est tout ce que le Japon a réussi à accomplir depuis la guerre ? Des types dans la vingtaine déguisés avec des tenues de pervers au milieu de nulle part, ricanant bêtement et chantant des tubes de karaoké ? 
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