ISBN : 2277004197
Éditeur : J'ai Lu


Note moyenne : 2.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Trois nouvelles pour un même gouffre. Un été sur une plage, une petite fille échappe à la surveillance de son père. Un homme en chemisette sort des dunes, il tient la fillette par la main et la ramène à sa famille. Soulagement, reconnaissance. Personne ne remarque l'imm... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Litterature_et_Chocolat, le 10 mai 2012

    Litterature_et_Chocolat
    Autant on apprécie la langueur sensuelle de Ce que je sais de Vera Candida, la lenteur de l'histoire, à l'image de la vie qu'on imagine sous des latitudes où le soleil tape et la chaleur écrase. Véronique Ovaldé sait créer des univers légèrement décalés, empreint d'une poésie subtile et douce.
    Autant on découvre dans La Salle De Bain Du Titanic un tout autre registre. Trois nouvelles que le lecteur recolle les unes aux autres, formant une histoire dont on perçoit vaguement le malaise plus qu'on ne le palpe avec certitude. Il manque cependant une rondeur dans ces vies qui s'entremêlent, ce rythme tellement particulier qu'on retrouve dans les très courts romans d'Amélie Nothomb ou dans les nouvelles haletantes de Sylvain Tesson.
    Une adolescente se remémore les vacances qui ont bouleversé sa vie, sans dévoiler son secret, laissant le lecteur deviner, sans grande difficulté, l'origine de la blessure qu'elle soigne depuis de nombreuses années. Sa mère se bat contre un cancer qui n'en finit pas de l'emporter, par vagues successives. Souffrance des corps et des âmes s'entrechoquent, la jeune fille faisant taire sa détresse qu'elle imagine minime en comparaison de la bataille que mène sa mère.
    La Salle De Bain Du Titanic est un recueil de textes originellement parus dans des magazines, et la compilation des trois récits ne donne rien de plus qu'un assemblage détourné de son contexte. le style est bon, on se doute qu'on ne posera ce livre qu'après en avoir lu la dernière phrase. Ce roman ne souffre cependant que peu la comparaison avec le très remarqué Ce que je sais de Vera Candida, du même auteur.

    Lien : http://litteratureetchocolat.wordpress.com/2012/05/10/la-salle-de-ba..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par akahama, le 27 avril 2012

    akahama
    Présentation de l'éditeur : « Vienna aimerait redevenir une toute petite fille. Juste avant l'été de ses six ans. L'été où elle s'est perdue dans les dunes. Et où un homme l'a finalement ramenée à ses parents. Elle voudrait revenir avant. Avant l'été où les choses se sont gâtées. Et où le monde a changé sa révolution. » Trois instants où s'est
    joué le destin de Vienna.

    Mon avis : Ces trois histoires courtes centrées autour de trois personnages différents (la petite Vienna, Gorka, et la Vienna d'après) s'entremêlent pour narrer, non sans poésie, le destin lugubre de la jeune Vienna. Dans ce livre, j'ai découvert qu'une plume légère peut dire l'indicible avec une grande force. L'événement fatal, celui qui s'est produit alors que Vienna avait six ans et qu'elle s'est perdue dans les dunes (« l'été où »), n'est pudiquement jamais nommé, jamais raconté. le drame n'en acquiert que plus de poids, ce dont on ne peut parler tant la force des mots est brutale n'est que plus pesant. le style n'a pourtant rien de tragique ou de pathétique, la plume virtuose s'envole, presque avec frivolité.
    Il en découle un contraste saisissant entre la douceur, l'allégresse presque du style, et le cruel du récit.
    Comme beaucoup, je connaissais Véronique Ovaldé pour Ce que je sais de Vera Candida, que j'avais apprécié sans pour autant être transcendée, j'ai découvert en lisant La salle de bains du Titanic qu'elle excelle dans la nouvelle, un genre pourtant particulièrement exigeant. Ce tout petit livre est une véritable merveille !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par stellade, le 06 mai 2012

    stellade
    vite lu,vite oublié.
    Belle écriture et thème original mais vite traité.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ramettes, le 09 mai 2012

    ramettes
    J'ai dévoré ces trois nouvelles qui forment un roman à la sortie. J'aime l'écriture de Véronique Ovaldé. Elle sait créer une ambiance, un univers. Ici il est assez délétère. Chaque personnage est dans bulle. un des thèmes à creuser serait celui de l'eau. Cela avec cette plage de Camerone avec ses orques échoués et pourrissant. "Echouer" serait le fil conducteur aussi...

    Lien : http://ramettes.canalblog.com/archives/2012/05/09/24224744.html
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 16 mai 2012
    Passant de l'insouciance à la terreur, [Véronique Ovaldé] offre trois textes qui se répondent, trois moments de la vie mélancolique, tragique et merveilleusement déroutante.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Litterature_et_Chocolat, le 10 mai 2012

    Et ce matin-là, durant l’été des orques, mon père m’a perdue et un type m’a prise pour quelqu’un d’autre.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (24)

Videos de Véronique Ovaldé

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Véronique Ovaldé

Véronique Ovaldé répond au questionnaire de Proust. Interview réalisée après l'enregistrement de son dernier ouvrage, Des vies d'oiseaux (éditions de l'Olivier, 2011)
© Éditions Thélème - réalisation Laurent Desalmand








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La salle de bains du Titanic par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (12)

> voir plus

Quiz