Voilà sans doute l'un des plus brillants exercices de déduction qu'ait écrits Pessoa ! À la manière des dialogues antiques, cette conversation d'après-dîner entre deux amis prend vite l'allure d'une rigoureuse démonstration s... > voir plus
L'histoire d'un banquier qui réunit autour de lui une petite confrérie dont le combat est le suivant
se révolter contre cette société matérialiste et égoïste dans laquelle le monde moderne est tombée. Ils réfléchissent ainsi ensemble aux moyens de lutter contre cela et essaient d'imaginer toutes les sortes d'anarchies possibles et imaginables pour faire leur petite révolution. Finalement, notre protagoniste va trouver sa propre solution : En se rendant compte que le seul véritable maître en ce bas monde est l'argent, il va décider de devenir banquier afin d'accumuler le plus d'argent possible. Il s'agirait d'une sorte de vaccin : c'est en injectant le virus dans son propre organisme que: ce banquier veut lutter que les plus terribles des maux de la planète : l'argent et cette société individualiste dans lequel le monde a sombré. Paradoxe ou non ?
Roman un peu complexe par moments car les idées de cet anarchiste ne sont pas toujours évidentes à suivre mais qui présente une intéressante réflexion en soi.
Un tout petit livre pour une histoire sympathique. Comment introduire le système en son plus profond pour le détruire. Un banquier original, en tout cas.
quand on pousse une logique jusqu'au bout, il arrive que l'on aboutisse au contraire de l'intention qui à presidé au début de notre réflection. Mais je n'est pas encore fini le livre (qui par ailleur, se lit très rapidement.
Il était établi que, dans l'anarchisme véritable, chacun doit, par ses propres forces, créer de la liberté et combattre les fictions sociales. J'allais donc, par mes propres forces, créer de la liberté et combattre les fictions sociales. Personne ne voulait me suivre sur le vrai chemin anrchiste ? Je suivrais ce chemin, moi."
Ce qu'il y a de mauvais dans les fictions socials, c'est elles-mêmes, dans leur ensemble, ou dans leurs représentants en tant que tels, mais non dans les individus.
Georges Dupré Librairie La Hune La Hune - Georges Dupré - La vitrine : Où Georges Dupré, dans la vitrine de la librairie La Hune, explique comment il la rafistole, et parle de Paul Celan, de Fernand Léger et du "Livre de l'Intranquillité ", de Fernando Pessoa, à Paris, en juin 1990, à la librairie l'a Hune, boulevard Saint-Germain à Paris VI.