Par José Saramago

Note moyenne : 4.13/5 (sur 30 notes)
Seuil 2000
ISBN : 2020403439  
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Un homme devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. Mis en quarantaine, privés de tout repère, les hordes d'aveugles tentent de survivre à n'importe quel prix. Seule une femme n'a pas été frappée par la "blancheur lumineuse ". Saura-t-elle les guider hors de ces ténèbres désertées par l'humanité?

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Critiques et avis sur L'aveuglement


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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, 2010-02-23 08:32:20

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    Plutôt qu’un roman d’anticipation, c’est un conte ou une parabole, situé dans une ville qui n’est pas nommée et qui répond à la question : « Que se passerait-il si toute une société perdait brusquement la vue ? » et encore « Voyons-nous vraiment autour de nous, ne sommes-nous pas déjà aveugles d’une certaine manière ? » La lecture en est assez ardue au début car les dialogues sont écrits en continu, le personnages n’ont pas de noms ni de prénoms ; il y a donc le premier aveugle, le médecin, la femme du médecin, la jeune fille aux lunettes teintées, et ainsi de suite…

    Une fois habituée à la lecture, j’ai eu du mal à lâcher le livre, souffrant avec ces personnes atteintes de « cécité blanche », mises en quarantaine dans des conditions inhumaines, et pour lesquelles le salut viendra peut-être d’une seule femme qui mystérieusement, n’est pas touchée par le mal. Voir comment toutes les conventions et règles de vie en société tombent les unes après les autres, est effrayant de réalisme ! C’est un roman vraiment passionnant, qui suscite toutes sortes d’interrogations et fait froid dans le dos en même temps.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-21821540.html
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    • Livres 5.00/5
    Par leiloune, 2009-08-01 02:19:21

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    Un livre stupéfiant où les humains perdent subitement la vue, sauf une femme qui tentera de guider son mari et ses compagnons d'infortune dans un univers de ténèbres. Un livre violent, dérangeant, émouvant écrit dans un style magistral. Un vrai plaisir littéraire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Julie_D, 2010-01-21 12:32:27

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    Si le début de ma lecture fut particulièrement laborieux (j'ai songé un moment à ne pas aller au delà du 3ème chapitre / paragraphe) un déclic s'est finalement produit, changeant du tout au tout ma vision (forcément) du style de Saramago.



    Ce style (aucun saut de ligne, marque de dialogue, repère quelconque), c'est littéralement ou plutôt littérairement l'aveuglement mis en mot. L'aveugle qui lâche la corde lui servant de fil d'Arianne se retrouve perdu dans la structure où il est confiné, le lecteur qui lâche le livre avant la fin d'un chapitre le sera tout autant.



    Mais c'est finalement l'histoire qui convainc (pour ma part) de poursuivre la lecture, en dépit de la fatigue toute visuelle qu'elle inflige. Paradoxalement, il n'y a rien de vraiment surprenant dans le déroulement des événements, mais tout est décrit avec une justesse et une précision qui nous fait nous balancer entre fascination malsaine et pure compassion. Si la partie se situant dans l'asile est remarquable de tension et sa peinture de l'humanité terrifiante, le livre s'essouffle dans son dernier tiers, jusqu'à une fin moralisatrice décevante.

    Que l'histoire d'un roman constitue en soi une métaphore peut être très intéressant, que la résolution ne ramène qu'à la métaphore en niant l'aspect "vécu" de l'intrigue et des personnages a quelque chose de franchement frustrant.



    Critique complète en lien

    Lien : http://letagere.online.fr/bookreviews?id_livre=23
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    • Livres 4.00/5
    Par mjsaindon, 2008-11-18 18:32:01

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    Ce roman m'a fait penser à "La Route" de Cormac McCarthy. Castrophe naturelle, épidémie, cahos... bref, une société paralysée.

    C'est une tragédie qui sévit dans une ville sans nom. Au départ, cela semble banal, mais le mal devient de plus en plus grave. C'est la fin d'un monde, le cahos total, une société qui devient totalement désorganisée. Tout le monde est atteint du "mal blanc", un mal bien étrange qui rend les gens aveugles. Une seule femme conserve son sens de la vue. C'est un peu à travers elle qui les autres trouveront leur voie.
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Citations et extraits de L'aveuglement


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  • Par verbis, 2010-03-05 23:17:55

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    (...) car les yeux, les yeux proprement dits, n'ont aucune expression, les yeux sont deux billes inertes même quand ils sont arrachés, ce sont les paupières, les cils et aussi les sourcils qui ont la charge des diverses éloquences et rhétoriques visuelles, pourtant ce sont les yeux qui récoltent la renommée (...)
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  • Par kathel, 2010-02-23 08:32:45

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    La fraternisation ne dura pas longtemps. Profitant du tumulte, plusieurs aveugles s'étaient enfuis en emportant autant de caisses qu'ils le pouvaient, manière évidemment déloyale de prévenir d'hypothétiques injustices dans la distribution. Les personnes de bonne foi, et il y en a toujours quoi qu'on dise, protestèrent avec indignation que ce n'était pas des façons de faire.
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