> Armand Guibert (Autre)

ISBN : 2070324060
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Pessoa, poète aux identités écrivit des poésies bucoliques, signées Alberto Caeiro, réunies sous le titre Le Gardeur de Troupeaux. À ce poète sensualiste et chaste s'oppose un Pessoa au regard " obscène ", Alvaro de Campos, le plus prolixe de ses hétéronymes. Ce recueil... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 06 avril 2012

    vincentf
    C'est comme si on lisait deux poètes. le premier, Alberto Caeiro, dit, à l'infini, que ce qui est ce qui est, qu'une fleur est une fleur, et que c'est tout, qu'il n'y a pas besoin de penser, qu'il faut juste voir les choses, sans y chercher un sens, un mystère, une symbolique, sans y ajouter ce qui n'y est pas à l'évidence. le deuxième, Alvaro de Campos, veut tout saisir, tout pénétrer, tout comprendre, et, malgré le tourbillon du vu et du vécu, tombe dans la désespérance de n'y rien comprendre, pas même lui-même, et ploie sous le vertige mystérieux d'être. Pourquoi suis-je moi? Inaccessible réponse. Deux attitudes possible. Je suis moi et je n'y pense pas; je suis moi et je cours après l'énigme que je résoudrai toujours après-demain, dans une procrastination constante du sens de la vie. Pessoa adopte les deux attitudes, comme nous tous, radeaux tanguant sans cesse entre le plaisir sans arrière-pensées, constatant joyeusement que le ruisseau est le ruisseau, et la question piège : l'eau du ruisseau qui coule est-elle réelle ou n'est-elle que mouvement, jamais identique à ce qu'elle était l'instant d'avant? La poésie est à la fois refus de la philosophie et appel d'un sens fuyant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 15 avril 2011

    Beatrice64
    Nous avons tous deux vies :
    la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard;
    la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,
    qui est la pratique, l'utile,
    celle où l'on finit par nous mettre au cercueil.
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Citations et extraits

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  • Par Philippe67, le 22 mai 2012

    moi je n'ai pas de philosophie : j'ai des sens...
    si je parle de la nature, ce n'est pas que je sache ce qu'elle est,
    mais parce que je l'aime, et pour cette raison que celui qui aime ne sait jamais ce qu'il aime,
    aimer c'est l'innocence éternelle
    et l'unique innocence est de ne pas penser
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  • Par Lali, le 03 février 2011

    Ce matin je suis sorti très tôt
    parce que je m’étais éveillé encore plus tôt
    et qu’il n’y avait rien que j’eusse envie de faire…

    Je ne savais quelle direction prendre,
    mais le vent soufflait fort, il poussait d’un côté,
    et je suivis le chemin vers quoi le vent me soufflait dans le dos.

    Telle a toujours été ma vie, et
    telle je désire qu’elle soit à jamais —
    je vais là où le vent m’emporte et je
    ne me sens pas penser.
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  • Par hupomnemata, le 06 février 2011

    L'orage ce soir s'est abattu,
    dévalant les pentes du ciel
    ainsi qu'une énorme avalanche...
    A l'instar de quelqu'un secouant une nappe
    par une fenêtre haute,
    et les miettes, qui tombent toutes ensemble,
    font un certain bruit dans leur chute,
    du ciel la pluie descendait
    au point de noircir les chemins...

    Comme les éclairs secouaient l'atmosphère
    et ébranlaient l'espace
    ainsi qu'une grande tête qui fait non,
    je ne sais pourquoi_je n'avais pas peur_
    je me mis à -
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  • Par Lali, le 03 février 2011

    Je porte dans mon cœur
    comme dans un coffre impossible à fermer tant il est plein,
    tous les lieux que j’ai hantés,
    tous les ports où j’ai abordé,
    tous les paysages que j’ai vus par des fenêtres ou des hublots,
    ou des lunettes, en rêvant,
    et tout cela, qui n’est pas peu, est infime au regard de mon désir.
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  • Par Lali, le 03 février 2011

    Mon regard aussi bleu que le ciel
    est aussi calme que l’eau au soleil.
    Il est ainsi, et bleu et calme,
    parce qu’il n’interroge ni ne s’effraie…

    Si je m’interrogeais et m’effrayais,
    il ne naîtrait pas de fleurs nouvelles dans les prés
    et le soleil ne subirait pas de transformation qui l’embellit…
    (Même s’il naissait des fleurs nouvelles dans les prés
    et si le soleil embellissait,
    je sentirais moins de fleurs dans le pré
    et je trouverais le soleil plus laid… parce que toute chose est comme elle est, et voilà,
    et moi j’accepte, sans même remercier,
    afin de ne pas avoir l’air d’y penser…)
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Georges Dupré Librairie La Hune
La Hune - Georges Dupré - La vitrine : Où Georges Dupré, dans la vitrine de la librairie La Hune, explique comment il la rafistole, et parle de Paul Celan, de Fernand Léger et du "Livre de l'Intranquillité ", de Fernando Pessoa, à Paris, en juin 1990, à la librairie l'a Hune, boulevard Saint-Germain à Paris VI.











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