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ISBN : 2267015161
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.58/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Shana08, le 11 février 2013

    Shana08
    Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, auteur Portugais atypique à la plume magnifique, est une œuvre colossale, pour lecteurs avertis. Sous forme de journal intime, elle est d'une intensité, d'une profondeur, d'une beauté et d'une poésie rarement vues jusqu'à ce jour. Œuvre posthume, elle met à nue la vie psychique de Bernardo Soarès (un hétéronyme de Pessoa, concept inventé par ce dernier : il a créé un grand nombre d'hétéronymes, des personnages qui sont lui sans tout à fait l'être). Par le biais de cette œuvre d'une puissance émotionnelle, intellectuelle, spirituelle, philosophique et sensationnelle rare, Pessoa se livre intimement au lecteur : ses angoisses, ses souffrances, le vide perpétuel dont il est la victime impuissante, le refuge éphémère qu'il trouve dans le rêve, son incapacité à vivre sa vie, à être l'acteur de sa propre existence plutôt qu'en être le témoin passif. Pessoa, par cette démarche intellectuelle poussée à son paroxysme, aide le lecteur à réfléchir sur lui-même, sur sa propre condition d'être humain, d'être pensant et sentant. Par effet de miroir, on se retourne vers soi, vers son existence, et on s'interroge, on se cherche, de la même façon que le fait Pessoa. Nous assistons aux entretiens de Pessoa avec lui-même, et nous finissons par suivre son cheminement.
    Pessoa est ma grande rencontre littéraire de l'année 2011, coup de foudre littéraire devrais-je dire. Un auteur extraordinaire qui m'a touchée au plus profond de mon âme, de mon cœur, de mes tripes, qui m'a emportée, bouleversée. J'éprouve une admiration indicible qui me laisse sans mots suffisamment justes et forts pour l'exprimer.

    Lien : http://www.livressedesmots.com/?p=1621
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    • Livres 5.00/5
    Par paullilas, le 07 octobre 2010

    paullilas
    le livre que je ne finirai jamais, le livre qui accompagne ma vie, inépuisable....

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    • Livres 4.00/5
    Par Guyli, le 20 décembre 2011

    Guyli
    Titre magnifique tout comme la lecture de ce livre.

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    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 11 juillet 2010

    MarianneDesroziers
    Livre étrange et hybride au titre magnifique, qui balade le lecteur des tréfonds de la nuit à la clarté de la lumière de midi.

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    • Livres 4.00/5
    Par vegalia, le 28 avril 2010

    vegalia
    Cet auteur nous donne des pensées réalistes, profondes mais pessimistes et noires sur la vie, le don, le rêve, l'homme.

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Citations et extraits

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  • Par karmon34, le 10 juin 2013

    Il est humain de vouloir ce qui nous est nécessaire, et il est humain aussi de désirer, non ce qui nous est nécessaire, mais ce que nous trouvons désirable. Ce qui est maladif, c'est de désirer avec la même intensité le nécessaire et le désirable, et de souffrir de son manque de perfection comme on souffrirait du manque de pain. Le mal romantique, le voilà: c'est vouloir la lune tout comme s'il existait un moyen de l'obtenir.
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  • Par Malaura, le 23 mai 2012

    Nous sommes qui nous ne sommes pas, la vie est brève et triste. Le bruit des vagues, la nuit, est celui de la nuit même; et combien l'ont entendu retentir au fond de leur âme, tel l'espoir qui se brise perpétuellement dans l'obscurité, avec un bruit sourd d'écume résonnant dans les profondeurs!
    Combien de larmes pleurées par ceux qui obtenaient, combien de larmes perdues par ceux qui réussissaient ! Et tout cela, durant ma promenade au bord de la mer, est devenu pour moi le secret de la nuit et la confidence de l'abîme.
    Que nous sommes nombreux à vivre, nombreux à nous leurrer! Quelles mers résonnent au fond de nous, dans cette nuit d'exister, sur ces plages que nous nous sentons être, et où déferle l'émotion en marées hautes !
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  • Par NastasiaBuergo, le 28 mai 2013

    Chaque fois que mes desseins se sont élevés, sous l'influence de mes rêves, au-dessus du niveau de me vie quotidienne, et que, pour un instant, je me suis cru dans les hauteurs, comme l'enfant en haut de sa balançoire — chaque fois j'ai dû, tout comme lui, redescendre au niveau du jardin public et reconnaître ma défaite. [...]
    Je suppose que la plupart des gens, croisés au hasard des rues, emportent eux aussi [...] un même élan vers cette guerre inutile d'une armée sans bannières. Et eux tous [...] doivent connaître, comme moi, la grande, la sordide défaite, [...] une défaite minable et boutiquière.
    Ils ont tous, comme moi, une âme exaltée et triste. [...] Ils ont tous, comme moi, leur avenir derrière eux.
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  • Par styphoon, le 27 novembre 2010

    En ces heures ou le paysage est une auréole de vie,et où rêver n'est que se rêver soi même, j'ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange où s'ouvrent, tout au bout d'une allée d'arbres, les portes d'une maison abandonnée.

    J'ai cueilli pour l'écrire l'âme de toutes les fleurs et, des instants éphémères de tous les chants de tous les oiseaux, j'ai tissé un réseau d'éternité et de stagnation.

    Telle la tisseuse(),je me suis assis à la fenêtre de ma vie et oubliant que j'habitais la et que j'existais, j'ai tissé des linceuls pour un tiède ensevelissement, dans de chastes toiles de lin destinées aux autels de mon silence.

    Et je t'offre ce livre,car je le sais beau autant qu'inutile. Il n'enseigne rien, ne fait croire à rien, ne fait rien sentir. Simple ruisseau coulant vers un abîme cendreux que le vent disperse, et qui n'est ni fertile ni nuisible.
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  • Par NastasiaBuergo, le 03 janvier 2013

    Je reconnais (non sans tristesse, peut-être) que je suis un homme au cœur sec. (...) Mais il m'arrive aussi d'être différent, de connaître les larmes, les larmes brûlantes de ceux qui n'ont pas et n'ont jamais eu de mère ; et si mes yeux brûlent de ces larmes mortes, c'est au secret de mon cœur.
    Je ne me souviens pas de ma mère. J'avais un an lorsqu'elle est morte. Tout ce qu'il y a de dur et d'éparpillé dans ma sensibilité vient de cette absence de chaleur, et du regret inutile des baisers dont je n'ai pas le souvenir. Je suis quelqu'un de postiche. Je me suis toujours éveillé contre des poitrines étrangères, bercé là comme par erreur.
    Ah ! c'est la nostalgie de cet autre que j'aurais pu être qui me désagrège et qui m'angoisse ! Quel autre serais-je aujourd'hui, si l'on m'avait donné cette tendresse qui vient du fond du ventre, et qui monte jusqu'aux baisers posés sur un petit visage ?
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Georges Dupré Librairie La Hune
La Hune - Georges Dupré - La vitrine : Où Georges Dupré, dans la vitrine de la librairie La Hune, explique comment il la rafistole, et parle de Paul Celan, de Fernand Léger et du "Livre de l'Intranquillité ", de Fernando Pessoa, à Paris, en juin 1990, à la librairie l'a Hune, boulevard Saint-Germain à Paris VI.








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