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Geneviève Leibrich (Traducteur)
ISBN : 2020994232
Éditeur : Editions du Seuil (2009)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 76 notes)
Résumé :
En 1551, le roi de Portugal Joao III offre a l archiduc Maximilien d Autriche, gendre de Charles Quint, un éléphant d Asie, Salomon, qui vit depuis 2 ans à Belem avec son cornac Subhro. De Lisbonne à Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon, objet d'absurdes stratégies, traverse l'europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l'en... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
sylvaine24 mai 2012
  • Livres 3.00/5
Lisbonne, 1551, cour du roi du Portugal Joao III.La cour est en ébullition, Joao III se doit d'honorer l'empereur Maximilien d'Autriche par un somptueux présent .Mais qu'offrir à un monarque aussi puissant qui ne soit pas un cadeau banal?
Eurêka, le choix est fait :ce sera un cadeau de taille et de poids, sur 4 pattes, en l'occurrence Salomon , jeune éléphant d'Asie qui vient de passer 2 ans à la cour , oublié de tous.En voilà une idée originale, peu sont ceux qui ont déjà
vu un éléphant à cette époque!
Voilà donc Salomon, récuré, vêtu comme un prince prêt à prendre la route .Mais un éléphant a besoin d'un homme de compagnie! ce sera Subhro ,son cornac , qui le suivra à Vienne , comme il l'a déjà accompagné d'Asie à Lisbonne.Pour rejoindre Vienne,il leur faudra passer par les hauts plateaux de Castille, longer la Méditerranée, rejoindre Gênes puis emprunter la route des Alpes.!
Commence alors un voyage fantastique, homérique, héroïque selon les moments.L'escouade qui l'accompagne se doit de respecter les désirs de Salomon, son caractère, sa mauvaise tête....
José Saramago, écrivain portugais de renom prix Nobel de littérature prend un malin plaisir à nous relater ce voyage .Émaillant son récit de réflexions philosophiques, de pensées diverses et variées sur l'homme, les relations à autrui, les rapports des militaires et de l'Eglise, il nous offre un texte dense et touffu
J'aurais du prendre un réel plaisir à cette lecture mais au contraire cela a été un véritable pensum! DOMMAGE.Aucun paragraphe, peu ou pas de ponctuation, des dialogues noyés dans le texte AU SECOURS j'étouffe!!
En tous cas , celui qui me reprendra à lire un autre livre de Saramago n'est à mon sens pas encore né! Ma devise FUYONS FUYONS!!!!
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Malivriotheque
Malivriotheque06 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
En cadeau de mariage, le roi portugais Dom João III offre au futur empereur autrichien Maximilien II l'éléphant Salomon qu'il a en sa possession depuis deux ans et dont il ne sait que faire. Commence alors un long périple pour le pachyderme et son cornac indien Subhro pour rejoindre Vienne depuis Lisbonne...
Pas de majuscules aux noms propres, pas de tirets ni de guillemets pour les dialogues... Même pas de point entre chaque prise de parole ! La lecture s'annonçait difficile. Et pourtant...
Et pourtant Saramago a une plume exquise, intelligente, pleine d'humour ; un style inimitable absolument brillant. Bien que ce roman ne soit pas au premier abord facile à lire, il est d'une grande beauté littéraire. L'histoire de l'éléphant Salomon/Soliman et du cornac Subhro/Fritz (un certain empereur est passé par-là pour changer les noms à sa guise) est attachante et prenante. Le travail de la traductrice (qui a quasi le monopole des traductions de Saramago et connaît donc parfaitement le style de la bête) est monumental, extrêmement réussi. Saramago joue avec le vocabulaire, les époques et les registres avec brio, fait sourire grâce à son sens de la formule unique et à son intervention en tant que narrateur/conteur qui fait des commentaires originaux et amusants.
Si les premières pages peuvent faire peur, le contenu ramène vite le lecteur sur l'autoroute du plaisir littéraire malgré quelques petites longueurs. J'ai trouvé en ce début d'année un nouvel auteur dont il me tarde de découvrir l'oeuvre un peu plus !
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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mimifasola
mimifasola16 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Que peux offrir un ROI (disant de Portugal) à un EMPREUR (d'Autriche par exemple) comme cadeau digne de sa grandeur ?
Quoi ? Un éléphant ?
Et voilà le pachyderme (qui vient de passer avec son cornac deux ans en total oublie dans la cour portugaise) en route vers Vienne.
Le roman décrit le voyage de l'éléphant et de son escorte à travers par la Castille, la côte Méditerranéenne, passant par Gênes et enfin emprunter la route des Alpes.
Le récit est très intéressant dans le sens où il expose les différentes relations qui lient le Roi, les militaires, l'église et les AUTRES ; mais que j'ai trouvé bizarre au tout début de lecture pour cause de structure (pas de paragraphes, pas de dialogues, peu de ponctuations...).
N'empêche que j'ai beaucoup aimé les personnages, et j'avais hâte de connaitre la fin. C'est une très belle découverte.
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argali
argali18 septembre 2011
  • Livres 3.00/5
Ce court récit avait tout pour me plaire. Une histoire originale basée sur des faits historiques, une écriture poétique et alerte, un sujet prétexte à dénoncer l'hypocrisie des relations humaines, hyper hiérarchisées… Cette fable fait de l'éléphant Salomon offert à l'archiduc d'Autriche par le roi du Portugal Joao III, le témoin des travers des grands de ce monde, des bassesses de certains et des manipulations en cascade. L'histoire se passe au 16e siècle mais pourrait très bien avoir lieu de nos jours avec peu d'aménagement.
Alors pourquoi ne suis-je pas plus emballée ? Parce que la typographie de l'ouvrage est abominable? Quelle est la volonté de l'auteur ? Je l'ignore. Mais il m'a été difficile de lire jusqu'au bout deux cents pages de texte continu, sans paragraphe au sein des chapitres, où la ponctuation fantaisiste place des virgules entre les phrases et où la mise en page ne distingue pas dialogue et récit. Sans parler des majuscules inexistantes quel que soit le nom propre utilisé.
Certains trouveront peut-être cette raison futile, qu'ils essaient ! L'oeil est gêné, la lecture malaisée et le plaisir de lire se dilue dans des efforts constants pour comprendre le sens des phrases courant parfois sur une dizaine de lignes.
Si une belle écriture ne fait pas un bon livre, une excellente histoire est également desservie par une forme imparfaite.
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nathalie_MarketMarcel
nathalie_MarketMarcel25 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Bien évidemment Saramago ne s'embarrasse pas d'un roman historique, il fait le récit comme une promenade, allant et venant, écorchant la grandeur des rois, la pompe des églises, se moquant de la naïveté de tous – il y a un côté poulain au galop dans cette écriture qui ne s'arrête jamais.
Le vrai héros de ce roman est le langage : les mots qui sont faux, qui induisent en erreur, les noms que l'on change, qui désignent le contraire de ce qu'ils signifient, qui ne veulent rien dire… Saramago joue avec l'histoire, les Portugais, les Espagnols et les Autrichiens, les héros, les références historiques et réaffirme sans cesse le libre arbitre du romancier.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MalivriothequeMalivriotheque21 décembre 2015
Trois jours plus tard, dans l'après-midi, le maître écuyer, à la tête de son escorte, passablement moins brillante en raison de la saleté des chemins et des inévitables suées malodorantes, tant chez les équidés que chez les humains, mit pied à terre à la porte du palais, secoua la poussière de sa personne, gravit l'escalier et pénétra dans l'antichambre que s'était empressé de lui indiquer le laquais principal, titre dont nous ne savons pas s'il a existé réellement en ce temps-là, il vaut mieux que nous l'avouions dès à présent, mais qui nous a paru convenir en raison de la composition de son odeur corporelle, un mélange de présomption et de fausse humilité qui se dégageait en volutes du personnage.
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WictorianeWictoriane04 mars 2010
Qu’en pensez-vous, quelle idée vous suggère cet animal, se décida enfin le roi à demander au secrétaire, dans sa recherche d’une planche de salut qui ne pouvait venir que de ce côté-là, La beauté ou la laideur, sire, sont seulement des notions relatives, pour la chouette même ses petits sont beaux, ce que je vois ici, pour prendre ce cas particulier d’une loi générale, c’est un exemplaire magnifique d’éléphant asiatique, avec tous les poils et toutes les mouchetures imposés par sa nature et qui enchantera l’archiduc et éblouira non seulement la cour et la population de vienne, mais aussi les gens du commun partout où il passera. Le roi soupira de soulagement, Je suppose que vous avez raison, J’espère avoir raison, sire, si de l’autre nature, la nature humaine, j’ai quelque connaissance, et si votre altesse me le permet, je me hasarderai aussi à dire que cet éléphant avec ses poils et ses mouchetures va se transformer en un instrument politique de premier ordre pour l’archiduc d’Autriche, s’il est aussi astucieux que ce que j’ai pu déduire des preuves qu’il a fournies jusqu’à présent, Aidez-moi à descendre, cette conversation me donne le vertige. Avec l’aide du secrétaire et des deux pages, le roi réussit à descendre sans difficulté majeure les quelques échelons qu’il avait gravis.
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gavarneurgavarneur02 mai 2016
Un éléphant n'est pas une bête qui se puisse caser dans une gondole, si tant est que les gondoles existaient déjà à cette époque, au moins dans leur configuration d'aujourd'hui, proue relevée et couleur noire funèbre qui les distingue de toutes les marines du monde, en encore moins avec un gondolier chantant à la poupe.
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GineGine13 février 2011
Dix jours après cette conversation, le soleil pointait à peine à l'horizon, salomon sortit de l'enclos où deux années durant il avait vivoté. La caravane était ce qui avait été annoncé, le cornac, qui présidait, là-haut, assis sur les épaules de l'animal, les deux hommes censés l'aider dans tout ce qui viendrait à être nécessaire, les autres devant assurer l'approvisionnement, le char à boeufs avec la cuve d'eau que les accidents du chemin faisaient sans cesse osciller d'un côté à l'autre, et un gigantesque chargement de ballots de fourrage varié, le peloton de cavalerie responsable de la sécurité du voyage et de l'arrivée de tous à bon port, et enfin, quelque chose auquel le roi n'avait pas pensé, un chariot pour l'intendance des forces armées tiré par deux mules.
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gavarneurgavarneur28 avril 2016
Salomon [...] avait raison lorsqu'il écrivit qu'il n'y avait rien de nouveau sous le soleil. L'on a du mal à croire que tout fût déjà pareil en ces ères bibliques, alors que notre innocence tenace continue à s'obstiner à les imaginer lyriques, bucoliques et pastorales, tant elles sont encore proches des premiers tâtonnements de notre civilisation occidentale.
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