> José Saramago (Traducteur)

ISBN : 2020994232
Éditeur : Seuil (2009)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
En 1551, le roi de Portugal Joao III offre a l archiduc Maximilien d Autriche, gendre de Charles Quint, un éléphant d Asie, Salomon, qui vit depuis 2 ans à Belem avec son cornac Subhro. De Lisbonne à Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, G... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (9)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 18 septembre 2011

    argali
    Ce court récit avait tout pour me plaire. Une histoire originale basée sur des faits historiques, une écriture poétique et alerte, un sujet prétexte à dénoncer l'hypocrisie des relations humaines, hyper hiérarchisées… Cette fable fait de l'éléphant Salomon offert à l'archiduc d'Autriche par le roi du Portugal Joao III, le témoin des travers des grands de ce monde, des bassesses de certains et des manipulations en cascade. L'histoire se passe au 16e siècle mais pourrait très bien avoir lieu de nos jours avec peu d'aménagement.
    Alors pourquoi ne suis-je pas plus emballée ? Parce que la typographie de l'ouvrage est abominable? Quelle est la volonté de l'auteur ? Je l'ignore. Mais il m'a été difficile de lire jusqu'au bout deux cents pages de texte continu, sans paragraphe au sein des chapitres, où la ponctuation fantaisiste place des virgules entre les phrases et où la mise en page ne distingue pas dialogue et récit. Sans parler des majuscules inexistantes quel que soit le nom propre utilisé.
    Certains trouveront peut-être cette raison futile, qu'ils essaient ! L'œil est gêné, la lecture malaisée et le plaisir de lire se dilue dans des efforts constants pour comprendre le sens des phrases courant parfois sur une dizaine de lignes.
    Si une belle écriture ne fait pas un bon livre, une excellente histoire est également desservie par une forme imparfaite.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par LN, le 05 janvier 2011

    LN
    Ce voyage d'un mastodonte à travers l'Europe est déjà en lui-même extraordinaire, mais José Saramago lui apporte une dimension supplémentaire en lui ajoutant son humour décapant ainsi que des réflexions philosophiques, sociales, historiques qui jalonnent le texte, l'enrichissant sans l'alourdir :

    « Au fond, il faut reconnaître que l'histoire n'est pas uniquement sélective, elle est aussi discriminatoire, elle ne cueille de la vie que ce qui l'intéresse en tant que matériau socialement tenu pour historique et elle dédaigne tout le reste, précisément là où pourrait peut-être résider la vraie explication des faits, des choses, de cette putain de réalité. En vérité je vous dirai, en vérité je vous le dis, il vaut mieux être romancier, inventeur de fictions, menteur.» (p.192)

    « On raconte beaucoup de choses qui ne sont pas toujours véridiques, mais l'être humain est ainsi fait qu'il est tout aussi capable de croire que les poils d'éléphant, après un processus de macération, font repousser les cheveux, que d'imaginer qu'il porte en lui une lumière unique qui le conduira sur les chemins de la vie, y compris dans les défilés. » (p. 201)

    - L'auteur n'hésite pas à venir au secours de ses personnages et de les défendre quand besoin est, commentant ce qu'il écrit parallèlement au récit :

    « Ces observations seront peut-être jugées inutiles par des lecteurs davantage intéressés par la dynamique du texte que par des manifestations prétendument solidaires et d'une certaine façon œcuméniques, mais fritz, ainsi qu'on l'a vu, passablement découragé à la suite des derniers évènements désastreux, avait besoin que quelqu'un pose une main amie sur son épaule, et c'est exactement ce que nous avons fait, placer la main sur son épaule. » (p. 193)

    - C'est donc un récit plaisant, vivant, érudit et dynamique que nous offre ce célèbre prix Nobel de littérature.

    Ce que j'ai moins aimé :

    - La densité du texte est assez déroutante, même les dialogues sont inclus dans le paragraphe, sans tirets, sans guillemets, si bien qu'on ne respire qu'à la fin des chapitres…


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-le-voyage-de-l-elephant-de..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par dreulma, le 15 avril 2010

    dreulma
    J'ignore si je vais pouvoir poursuivre cette lecture, car je n'arrive pas à m'habituer ni à la structure monolihitique du roman ( abscence de retour à la ligne aussi bien pour les dialogues que pour les changements d'action, absence de majuscules pour les noms propres ) ni à l humour certes tendre, désopilant et ironique de l'auteur, lequel ne peut s empêcher de montrer son talent à ce niveau à chaque 7 phrases, ce qui provoque à mon esprit la mème contracture qu'à mes zigomatiques quand ils achèvent un fou rire par un rire jaune ....
    Pourtant, j'adhère volontiers aux positions que prend J.S. face par exemple aux religions : passage savoureux sur l'hindouisme confronté au catholiscisme ...
    Bref le fond me plait mais pas la forme ... Dois je dépasser cette répulsion que me causent l'usure de mon zigomatique mental et le bloc des pages ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Gine, le 13 février 2011

    Gine
    Petit livre, long voyage ... Foisonnant de personnages, inscrit dans l'histoire, ce voyage improbable est pourtant véridique. le style de Saramago, toujours assez alambiqué, ajoute l'impression de légende, comme dans un conte des mille et une nuits. Un peu long, parfois un peu verbeux, mais une fois le livre refermé, le plaisir est là !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 05 avril 2011

    les-bibliotheques-valentinoises
    En 1551, le roi du Portugal offre à l'archiduc Maximilien d'Autriche un éléphant d'Afrique conduit par son cornac Subhro. de Lisbonne à la capitale autrichienne, Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon traverse l'Europe soulevant sur son passage l'enthousiasme des villageois émerveillés.
    « Le voyage de l'éléphant », en plus d'être un roman historique est une réflexion sur la vie et la condition humaine où l'humour et l'ironie s'unissent à la compassion avec laquelle José Saramago observe la faiblesse des hommes.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Serge Sanchez pour le Magazine Littéraire

    N'en déplaise à l'éminent zoologiste, l'éléphant reste un mystère. Et un mystère de quatre tonnes, qui dort debout et vous avale jusqu'à deux cents litres d'eau et trois cents kilos de fourrage par jour, n'a r... > lire la suite

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par wictoria, le 04 mars 2010

    Qu’en pensez-vous, quelle idée vous suggère cet animal, se décida enfin le roi à demander au secrétaire, dans sa recherche d’une planche de salut qui ne pouvait venir que de ce côté-là, La beauté ou la laideur, sire, sont seulement des notions relatives, pour la chouette même ses petits sont beaux, ce que je vois ici, pour prendre ce cas particulier d’une loi générale, c’est un exemplaire magnifique d’éléphant asiatique, avec tous les poils et toutes les mouchetures imposés par sa nature et qui enchantera l’archiduc et éblouira non seulement la cour et la population de vienne, mais aussi les gens du commun partout où il passera. Le roi soupira de soulagement, Je suppose que vous avez raison, J’espère avoir raison, sire, si de l’autre nature, la nature humaine, j’ai quelque connaissance, et si votre altesse me le permet, je me hasarderai aussi à dire que cet éléphant avec ses poils et ses mouchetures va se transformer en un instrument politique de premier ordre pour l’archiduc d’Autriche, s’il est aussi astucieux que ce que j’ai pu déduire des preuves qu’il a fournies jusqu’à présent, Aidez-moi à descendre, cette conversation me donne le vertige. Avec l’aide du secrétaire et des deux pages, le roi réussit à descendre sans difficulté majeure les quelques échelons qu’il avait gravis.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Gine, le 13 février 2011

    Dix jours après cette conversation, le soleil pointait à peine à l'horizon, salomon sortit de l'enclos où deux années durant il avait vivoté. La caravane était ce qui avait été annoncé, le cornac, qui présidait, là-haut, assis sur les épaules de l'animal, les deux hommes censés l'aider dans tout ce qui viendrait à être nécessaire, les autres devant assurer l'approvisionnement, le char à boeufs avec la cuve d'eau que les accidents du chemin faisaient sans cesse osciller d'un côté à l'autre, et un gigantesque chargement de ballots de fourrage varié, le peloton de cavalerie responsable de la sécurité du voyage et de l'arrivée de tous à bon port, et enfin, quelque chose auquel le roi n'avait pas pensé, un chariot pour l'intendance des forces armées tiré par deux mules.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le voyage de l'éléphant par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (39)

> voir plus

Quiz