ISBN : 274277100X
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et gran... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lisbei13, le 26 août 2010

    Lisbei13
    Dans la pentalogie le Poids des Secrets de Aki Shimazaki, le troisième volet, Tsubame (qui signifie "Hirondelle"), est consacré à un personnage que nous avons déjà croisé à plusieurs reprises dans les deux premiers tomes : Mariko Kanazawa.
    Tout ce que nous savions d'elle, c'est qu'elle était orpheline, avait rencontré le père de Yukio très jeune et avait eu son fils à 18 ans.
    Dans Tsubame, presque rien n'est dit de la période couverte par les deux premiers tomes. Ici, nous allons découvrir qui est cette orpheline mystérieuse qui a perdu sa famille et son identité lors du tremblement de terre de 1923 qui a dévasté la région du Kanto et a déclenché une chasse aux sorcières sanguinaire à l'encontre des populations coréennes de la région. Mais les secrets qui pèsent sur Mariko remontent même avant ce tragique épisode, ils remontent à sa naissance. Saura-t-elle un jour qui est ce père qu'elle n'a jamais connu ?
    Un nouveau tome tout aussi fluide et prenant que les deux premiers, et qui à nouveau mêle les petites histoires des personnages à la Grande Histoire qui les ballotte impitoyablement au gré de ses événements. Un excellent moyen d'en savoir un peu plus sur l'histoire du Japon au cours du siècle dernier.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimienco, le 26 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa.
    A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?.
    Mon opinion: Cette série, composée de 5 tome, relate l'histoire de plusieurs individus liés par un secret de famille concernant deux enfants, Yukio et Yukiko, demi frère et demi soeur. Dans chaque tome, un des protagonistes de l'histoire raconte son histoire, son secret, ses souvenirs, son point de vue sur les évenements qui le concerne et sur ceux qui secouent le Japon pendant et après la guerre de 1939-1945. Et c'est là toute l'originalité et l'intérêt de cette série. Les voix se multiplient et apportent à chaque tome une nouvelle dimension. L'Histoire et la mémoire se mêlent pour nous livrer un récit haletant. L'auteur explore la thématique du secret et des souffrances qu'il engendre, et celle de la destinée humaine. Avec une écriture pleine de poésie et de sensibilité, Aki Shimazaki réussit à captiver le lecteur par une intrigue bien construite mêlée à des morceaux d'histoire japonaise tout à fait intéressants! C'est émouvant, captivant, c'est un gros coup de coeur!!
    Vraiment, chers lecteurs, lisez cette série!
    Pour ma part, je n'ai qu'une hâte: lire la suite!!!!!
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    - - - ATTENTION : 3e opus donc révélations probables sur les deux premiers !
    Je ne lis plus les quatrième de couverture où des éléments importants du récit sont parfois dévoilés. Mais là, confondant facilement les noms asiatiques, j'étais perdue dans les personnages en abordant la lecture de ce troisième volet, je suis donc allée voir le résumé... horreur : la fin y est racontée.
    C'est au tour de Yonhi Kim, la maman de Yukio, d'évoquer sa vie. Ayant pris part au mouvement d'indépendance coréen contre la colonisation japonaise, sa mère et son oncle ont dû fuir leur pays pour le Japon... Yonhi a douze ans lorsque survient le tremblement de terre de 1923 qui frappe la région de Kanto. La mère de Yonhi la rebaptise Mariko Kanazawa afin qu'elle ne soit pas victime des Japonais qui profitent de la terreur du séisme pour massacrer les Coréens. Elle confie la jeune fille à un prêtre qui recueille des orphelins et s'occupera d'elle jusqu'à ses quinze ans...
    L'écriture de Aki Shimazaki est toujours aussi délicate et douce, beaucoup d'allusions aux fleurs, aux hirondelles. J'ai par contre trouvé cet opus plus confus que les deux précédents, trop de personnages, de noms proches, d'allers-retours entre différentes époques. J'ai en revanche beaucoup appris sur l'Histoire commune de la Corée et du Japon.
    Reproche à l'éditeur : le glossaire en fin d'ouvrage où l'on doit se référer très fréquemment. Je préfère les notes en bas de pages...
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  • Par nath45, le 16 mai 2012

    nath45
    « Tsubame » qui signifie hirondelle en japonais, nous rencontrons Yonhi Kim, elle a 12 ans et vit avec sa mère qui a fui avec son frère la Corée parce qu'ils avaient pris part au mouvement d'indépendance.
    Le 1er septembre 1923 a lieu le terrible tremblement de terre du Kanto, profitant de la panique, les japonais tentent de tuer les Coréens présent au Japon. Afin de sauver Yonhi, sa mère va la confier à un prêtre et elle part à la recherche de son frère, elle ne reviendra jamais. Yonhi Kim sera rebaptisée Mariko Kanazawa.
    Cette fois, l'auteur est plus dans l'exil, la perte de l'identité, elle mêle toujours l'Histoire dramatique du Japon, toujours aussi remarquable.
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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2011

    chocobogirl
    Alors que les 2 premiers opus de la série donnait la parole aux 2 enfants, Yukiko et Yukio, c'est au tour de la maman de Yukio de nous confier sa propre histoire.
    Nous sommes en 1923. Un célèbre tremblement de terre dévaste une partie du Japon. La famille de Mariko, d'origine coréenne, se voit détruite par la catastrophe. Sa mère réussit néanmoins à la confier à un prêtre avant de partir à la recherche d'un oncle potientiellement survivant. Elle ne reviendra jamais.
    La petite Mariko grandit alors auprès de Monsieur Tsubame ("hirondelle") au sein de l'orphelinat qu'il dirige et cache ses véritables origines, par sécurité. En effet, les coréens étaient plutôt mal considérés à l'époque et même accusés des pires crimes à l'occasion de ce tremblement de terre.
    Nous suivrons Mariko dans sa vie de femme adulte et de grand-mère. 50 ans plus tard, Mariko est mariée, s'est construite une belle famille japonaise. Désormais veuve, elle vit chez son fils Yukio. Et Mariko se souvient. De sa jeunesse, de sa mère. et de ce secret qui alourdit tant son coeur et qu'elle n'a jamais révélé à personne...
    Voilà un opus qui m'a beaucoup plus enthousiasmée que les 2 précédents. La narratrice étant adulte, le récit m'a paru bien plus travaillé et étudié que ceux énoncés par les 2 enfants.
    Mariko nous brosse le portrait d'une enfance et d'une vie un peu difficile, basée sur un secret dont elle va porter le poids toute sa vie.
    Tout en suivant son parcours personnelle, nous allons découvrir tout un pan de l'histoire japonaise.
    En effet, on trouve une importante population coréenne au Japon, dû en partie par l'occupation de la Corée par le Japon. Mal considérés, ils sont la proie des critiques et doivent essuyer de nombreuses malversations.
    Le tremblement de terre de 1923 a exacerbé la tension entre les 2 communautés et fut l'occasion pour les japonais de se débarrasser de ces émigrés encombrants. Accusés d'empoisonner l'eau, de mettre le feu, de vols, de nombreux coréens furent battus et même tués sans aucune forme de procès, par des milices locales.
    Evoqués à mots couverts dans le récit, ces évènements n'en restent pas moins marquant pour l'histoire personnelle de Mariko. Réduite à cacher sa véritable identité, à changer de nom, la petite devra faire face à d'autres adversités comme la bombe atomique qui tomba sur Nagasaki.
    "Tsubame" offre ainsi un très beau portrait de femme de sa jeunesse à ses vieux jours. Condensée en quelque pages, son histoire réussit néanmoins à évoquer l'essentiel et à rendre avec émotion son évolution, son parcours avec ses bonheurs et ses malheurs. Ce témoignage donne un éclairage particulier à l'histoire familiale de tous ces personnages et explique en partie l'importance du secret dans une famille qui n'en manque pas.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-tsubame-le-poids-des-s..
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 22 juin 2010

    Et à la fin, elle a dit quelque chose que je n'avais jamais imaginé : « Nous avons été sauvés par un policier japonais lors de la crise en 1923. » Selon elle, il a protégé quelque trois cents Coréens à son poste. Mille Japonais étaient arrivés là-bas en criant que les Coréens avaient jeté du poison dans les puits. Le policier leur a hurlé : « Si c'est vrai, apportez l'eau ici. Je vais boire ! » Il l'a bue réellement. Les gens ont enfin quitté le poste. Sans lui, madame Kim et son mari auraient été tués.
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  • Par SakuraBouBou, le 26 juillet 2011

    Au-dessus de moi, un couple d'hirondelles passe rapidement. Elles vont et viennent entre le toit d'une maison et un fil électrique. Elles partiront bientôt vers un pays chaud. J'aimerais bien voyager librement comme elles. Ma mère m'a dit une fois : "Si on pouvait renaître, j'aimerais renaître en oiseau."
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  • Par jovidalens, le 27 octobre 2011

    Mes yeux sont fixés sur les épis de maïs. Je vois l'image de mon oncle et de ses doigts fins. Il sourit. Il fume. Il chante. Il écrit. Il mange des épis de maïs avec appétit. Ma vue est brouillée par les larmes. Devant moi, les grains jaunes s'estompent.
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  • Par caro64, le 22 juin 2010

    Rien n'est plus précieux que la liberté. N'oublie jamais ça, Yonhi.
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