Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742769102
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 138 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est revue pour un an chez son oncle et sa tante.
Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans se... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (39)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par EMOTION, le 15 avril 2012

    EMOTION
    On peut trouver ce roman trop simple, même un peu enfantin. Cela m'est arrivé plusieurs fois au cours de cette lecture. A tort, peut-être. C'est un roman d'apprentissage. Tomoko, petite fille, va aller passer une année chez sa tante et sa cousine Mina, sa maman devant suivre une formation professionnelle et ne pouvant s'en occuper. Les souvenirs hantent ce livre comme ce fut le cas dans " Le musée du silence", la mort aussi d'une manière plus douce. Les personnages tissent un réseau de douceur et se déroulent en finesse. Des espaces de poësie parsèment ces pages qui glissent sous une pluie d'étoiles filantes ou bien s'inscrivent à l'intérieur de boîtes d'allumettes. Une amitié d'enfant, des étincelles d'amour en puissance, une Pochiko bien attachante que je vous laisse découvrir, et derrière tout cela L Histoire avec les jeux olympiques de 1972 à Munich, le massacre des athlètes israéliens, le tremblement de terre de Kobe, et l'évanescence des choses, des liens, des lieux. Je n'ai pas retrouvé l'intensité du "musée du silence" mais ce livre en recueillement, cette narration faite trente ans plus tard par Tomoko, est une lecture plaisante et aussi une marque d'amour pour tous les livres.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la critique

  • Par kuroineko, le 26 novembre 2012

    kuroineko
    Tomoko, douze ans et orpheline de père, part vivre dans la famille de sa tante maternelle pendant un an, de mars 1972 à mars 1973. Elle découvre un style de vie totalement différent: maison occidentale, l'influence allemande puisque Rosa, la mère de son oncle, est Allemande. Et bien sûr, il y a Mina, sa cousine, 11 ans, diaphane, asthmatique chronique. Mais elle est bien plus que ça avec sa vive imagination, sa passion pour les livres et son intelligence bien trop adulte.
    A la fin du roman, on se rend compte que cette année dans cette famille peu banale et chaleureuse a offert à Tomoko du réconfort pour toute une vie.
    Le récit, écrit simplement mais empli de subtilités, a les charmes nostalgiques de la fin de l'enfance. Cette année est également une initiation vers l'âge adulte pour les deux petites filles. Les livres, l'imaginaire créatif et les mots occupent une place prépondérante dans l'histoire.
    La réalité pourtant, avec toute son atrocité parfois, reste présente. Que ce soit les violentes crises d'asthmes de Mina, le suicide de Kawabata Yasunari, les souvenirs douloureux de la grand-mère, dont la jumelle est morte dans les chambres à gaz avec tous les autres membres de sa famille, l'attentat et la prise d'otages sanglantes lors des JO de Munich... Tous ces événements demeurent fixés dans les mémoires, néanmoins apaisés par l'atmosphère de la maison.
    Ogawa Yôko dépeint avec art et subtilité de belles relations humaines. Je pense en particulier à celle entre Rosa et Mme Yoneda, l'intendante, véritable âme gardienne de la propriété et de ses habitants. Toutes deux âgées de 83 ans, elles ont su cultiver un rapport qui va au-delà de l'amitié et tient plus de l'affection sororale, dépassant les différences d'origine et de statut. Leur symbiose les rend jumelles de coeur.
    Le thème de la gémellité est d'ailleurs récurrent dans le roman: Rosa et Irma, Rosa et Mme Yoneda, les pots de crème de beauté de la vieille dame allemande s'appellent "les beautés jumelles". Et même Tomoko et Mina, bien qu'ayant un an de différence, tendent à créer également une relation de soeur.
    Comme d'habitude, j'ai été conquise par l'écriture d'Ogawa Yôko. "La Marche de Mina" laisse une impression de sérénité.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 04 mai 2013

    le_Bison
    Je te conte le début : après le décès de son père, et alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est envoyé pour un an chez son oncle et sa tante. Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale. Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Son cousin Ryuichi passe ses études en Suisse et chaque missive de sa part apparaît comme l'événement de la journée. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine de boisson gazeuse et la grand-mère se prénomme Rosa.
    Bienvenue dans les années soixante-dix.
    Cela devrait te suffire. de toute façon, il ne s'y passe pas grand-chose d'autres. Pour moi ce roman présente un éloge de la lenteur et du quotidien presque banal (exception faite de l'hippopotame nain venu du Liberia). Et pourtant, je m'y sens bien, entre ces pages. Je pourrais les lire pendant des heures et des minutes, sans m'en lasser, et même le relire. Car, j'y perçois quelque chose de plus entre les mots. Un brin de nostalgie, une touche de mélancolie. de la langueur se distille dans cette bouteille de boisson gazeuse. Mina est malade, mais elle ne s'apitoie pas sur son sort. Non, elle se crée des histoires, elle s'invente des instants magiques de bonheur furtif juste en regardant des boites d'allumettes. Chacun son truc. Moi je pouvais faire pareil, en regardant un sous-bock ou l'étiquette d'une bouteille de bière. Chacun sa collection, chacun son univers. L'auteure m'avait également habitué à suivre des matchs entiers de base-ball. Ce soir, j'ai eu le droit à la retransmission en quasi simultanée du tournoi de volley au J.O. de Munich, 1972 et suivre ainsi les performances de l'équipe du Japon. Chacun son truc, chacun son sport ou sa musique.
    Ah, l'histoire, j'allais oublier de t'en parler, parce que je ne trouve rien à dire. Il n'y a rien, et c'est justement ces moments de rien – en fait, ce n'est pas du rien, mais juste du quotidien – qui apporte ces instants de manque qui m'ont fait tourner les pages frénétiquement pour découvrir la suite, et la fin. Une cousine malade, un livreur qui livre des bouteilles et qui donne des boites d'allumettes, un oncle absent qui semble avoir une seconde vie, une tante qui fume trop et qui se cache pour boire du whisky, une grand-mère d'origine allemande et un hippopotame nain. Quel rôle pour ce drôle d'animal de compagnie ? C'est toute une histoire qu'il faudra aller rechercher dans le passé, dans les racines familiales de cet oncle et du grand-père.
    « La Marche de Mina » est à nouveau un roman magnifique et subtil qui parle de générations, du regard de l'autre et de l'étranger, qui te plonge dans la nostalgie d'une autre époque et qui t'accrochera même par sa lenteur et son inaction. Et avec un bel hommage aux Belles Endormies de Yasunari Kawabata.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=5164
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 15         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Missbouquin
    Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko, douze ans, est reçue pour un an chez son oncle et sa tante, où tout est singulièrement différent de ce qu'elle a connu jusque ici. Mais elle s'attire immédiatement l'amitié de sa cousine asthmatique, Mina, dont elle devient vite inséparable. Au fur et à mesure que se noue leur amitié naturelle, elle comprend les mécanismes de cette famille riche en personnages spéciaux et attachants.
    Ce que j'en ai pensé
    Ce livre est d'une richesse profonde et apaisante : ce n'est pas un roman d'aventures, d'action, ni philosophique. Simplement il nous offre un morceau de vie d'une famille japonaise dans les années 1970. Une écriture simple, légère et belle. Un brin de rêve et de fantastique. Un peu de littérature; un clin d'œil aux bibliothécaires(en dehors des clichés qui peuplent la littérature française). le passage de l'enfance à l'adolescence.
    Je me suis tout de suite sentie bien en lisant ce livre, qui a un effet apaisant ! J'ai vécu littéralement au Japon pendant quelques jours, ce à quoi on reconnait un maître de l'écriture, celle qui transporte. Une véritable ode à l'enfance et au bonheur, malgré quelques taches sombres inévitable au sein d'une famille.
    Les personnages semblent extrêmement crédibles et vivants, attachants même, y compris Pochiko

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/10/14/la-marche-de-mina-200..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 04 mai 2013

    le_Bison
    Je te conte le début : après le décès de son père, et alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est envoyé pour un an chez son oncle et sa tante. Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale. Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Son cousin Ryuichi passe ses études en Suisse et chaque missive de sa part apparait comme l'évènement de la journée. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine de boisson gazeuse et la grand-mère se prénomme Rosa.
    Bienvenue dans les années soixante-dix.
    Cela devrait te suffire. de toute façon, il ne s'y passe pas grand-chose d'autres. Pour moi ce roman présente un éloge de la lenteur et du quotidien presque banal (exception faite de l'hippopotame nain venu du Liberia). Et pourtant, je m'y sens bien, entre ces pages. Je pourrais les lire pendant des heures et des minutes, sans m'en lasser, et même le relire. Car, j'y perçois quelque chose de plus entre les mots. Un brin de nostalgie, une touche de mélancolie. de la langueur se distille dans cette bouteille de boisson gazeuse. Mina est malade, mais elle ne s'apitoie pas sur son sort. Non, elle se crée des histoires, elle s'invente des instants magiques de bonheur furtif juste en regardant des boites d'allumettes. Chacun son truc. Moi je pouvais faire pareil, en regardant un sous-bock ou l'étiquette d'une bouteille de bière. Chacun sa collection, chacun son univers. L'auteure m'avait également habitué à suivre des matchs entiers de base-ball. Ce soir, j'ai eu le droit à la retransmission en quasi simultanée du tournoi de volley au J.O. de Munich, 1972 et suivre ainsi les performances de l'équipe du Japon. Chacun son truc, chacun son sport ou sa musique.
    Ah, l'histoire, j'allais oublier de t'en parler, parce que je ne trouve rien à dire. Il n'y a rien, et c'est justement ces moments de rien – en fait, ce n'est pas du rien, mais juste du quotidien – qui apporte ces instants de manque qui m'ont fait tourner les pages frénétiquement pour découvrir la suite, et la fin. Une cousine malade, un livreur qui livre des bouteilles et qui donne des boites d'allumettes, un oncle absent qui semble avoir une seconde vie, une tante qui fume trop et qui se cache pour boire du whisky, une grand-mère d'origine allemande et un hippopotame nain. Quel rôle pour ce drôle d'animal de compagnie ? C'est toute une histoire qu'il faudra aller rechercher dans le passé, dans les racines familiales de cet oncle et du grand-père.
    « La Marche de Mina » est à nouveau un roman magnifique et subtil qui parle de générations, du regard de l'autre et de l'étranger, qui te plonge dans la nostalgie d'une autre époque et qui t'accrochera même par sa lenteur et son inaction. Et avec un bel hommage aux Belles Endormies de Yasunari Kawabata.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=5164
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

> voir toutes (22)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ZiziMuleATresse, le 02 décembre 2010

    Comme pour l’histoire de l’éléphant sur la bascule, même s’il s’agissait tout au plus d’étiquettes de boites d’allumettes, les scènes représentées étaient très variées. Grenouille jouant de l’ukulélé, ornithorynque avalant un marteau, poussin fumant la pipe. S’il y avait un facteur naviguant sur la mer à bord d’un coquillage, il y avait aussi le couple Okame-Fukusuke qui s’amusait à monter sur un ballon, un Père Noël se baignant dans une source. Il n’y avait là ni dessin de base, ni perspective, et bien sûr aucune logique. Les choses étaient simplement imprimées grossièrement en couleur dans un petit espace rectangulaire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 17 avril 2013

    Le lundi matin 17 avril, en découvrant la première page du journal posé sur la table de la salle à manger, Mina poussa un grand cri.
    - Monsieur Kawabata Yasunari s’est suicidé.
    Elle avait seulement lu à haute voix le gros titre, mais presque dans un cri de douleur.
    - Au gaz, sur son lieu de travail. Pour raison de santé ? avait-elle ensuite lu le sous-titre. Cette fois-ci comme si elle s’en prenait à quelqu’un.
    - Eh bien, mais que s’est-il passé ? Une personne si importante, qui a reçu le prix Nobel… intervint Madame Yoneda, manifestement peinée, en posant sur la table le beurre et la confiture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par EMOTION, le 15 avril 2012

    C'est ainsi qu'elle comprit que si par hasard on meurt, on ne disparaît pas forcément. Les choses de ce monde ne disparaissent pas, elles changent seulement de forme. La petite fille fut un peu rassurée. En s'imaginant après sa mort devenir mue d'insecte ou étoile filante, elle eut l'impression qu'elle pourrait dormir tranquillement.

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la citation

  • Par Iansougourmer, le 27 mai 2013

    Si vos oreilles émettent un drôle de bruissement, ne les frottez pas trop fort. Parce que dans la plupart des cas, ce sont les anges qui recousent les ailes sur vos lobes.

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 03 avril 2013

    La beauté de Ryuichi, était différente de celle, comme un lac transparent, de Mina et de mon oncle. Elle était bien plus passionnée, beaucoup plus puissante, comme un continent. En réalité, ses yeux comme ses cheveux n’étaient pas marron, mais d’un noir sans mélange. D’une couleur qui faisait penser à de l’obsidienne extraite des profondeurs de la terre.

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
20,23 € (neuf)
10,19 € (occasion)

   

Faire découvrir La Marche de Mina par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz