> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742769102
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est revue pour un an chez son oncle et sa tante.
Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans se... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par EMOTION, le 15 avril 2012

    EMOTION
    On peut trouver ce roman trop simple, même un peu enfantin. Cela m'est arrivé plusieurs fois au cours de cette lecture. A tort, peut-être. C'est un roman d'apprentissage. Tomoko, petite fille, va aller passer une année chez sa tante et sa cousine Mina, sa maman devant suivre une formation professionnelle et ne pouvant s'en occuper. Les souvenirs hantent ce livre comme ce fut le cas dans " Le musée du silence", la mort aussi d'une manière plus douce. Les personnages tissent un réseau de douceur et se déroulent en finesse. Des espaces de poësie parsèment ces pages qui glissent sous une pluie d'étoiles filantes ou bien s'inscrivent à l'intérieur de boîtes d'allumettes. Une amitié d'enfant, des étincelles d'amour en puissance, une Pochiko bien attachante que je vous laisse découvrir, et derrière tout cela L Histoire avec les jeux olympiques de 1972 à Munich, le massacre des athlètes israéliens, le tremblement de terre de Kobe, et l'évanescence des choses, des liens, des lieux. Je n'ai pas retrouvé l'intensité du "musée du silence" mais ce livre en recueillement, cette narration faite trente ans plus tard par Tomoko, est une lecture plaisante et aussi une marque d'amour pour tous les livres.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Missbouquin
    Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko, douze ans, est reçue pour un an chez son oncle et sa tante, où tout est singulièrement différent de ce qu'elle a connu jusque ici. Mais elle s'attire immédiatement l'amitié de sa cousine asthmatique, Mina, dont elle devient vite inséparable. Au fur et à mesure que se noue leur amitié naturelle, elle comprend les mécanismes de cette famille riche en personnages spéciaux et attachants.
    Ce que j'en ai pensé
    Ce livre est d'une richesse profonde et apaisante : ce n'est pas un roman d'aventures, d'action, ni philosophique. Simplement il nous offre un morceau de vie d'une famille japonaise dans les années 1970. Une écriture simple, légère et belle. Un brin de rêve et de fantastique. Un peu de littérature; un clin d'œil aux bibliothécaires(en dehors des clichés qui peuplent la littérature française). le passage de l'enfance à l'adolescence.
    Je me suis tout de suite sentie bien en lisant ce livre, qui a un effet apaisant ! J'ai vécu littéralement au Japon pendant quelques jours, ce à quoi on reconnait un maître de l'écriture, celle qui transporte. Une véritable ode à l'enfance et au bonheur, malgré quelques taches sombres inévitable au sein d'une famille.
    Les personnages semblent extrêmement crédibles et vivants, attachants même, y compris Pochiko

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/10/14/la-marche-de-mina-200..
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    • Livres 4.00/5
    Par Ameni, le 15 décembre 2011

    Ameni
    La Marche de Mina n'est que le quatrième livre de cet auteur que je lis/engloutis/déguste (Rayer la mention inutile) mais chaque ouvrage confirme qu'elle est un auteur estampillé "Valeur sûre".
    Si je n'ai pas retrouvé le côté chef-d'oeuvre de Cristallisation secrète ou Le musée du silence, La Marche de Mina n'a cependant pas démérité. Yoko Ogawa est fidèle à ce qui semble être un thème fétiche : Les souvenirs. Et nous entraîne cette fois aux côtés de Tomoko, la jeune narratrice, à la découverte d'une famille assez étonnante avec laquelle elle passera un an et nous quelques heures.
    Chaque personnage est parfaitement défini : Mr Kobayashi, le fidèle et discret jardinier-homme de main (Aucune parenté avec Usual Suspects à priori), Madame Yoneda,la vieille gouvernante quasi soeur de Grand-Mère Rosa la germano-japonaise qui donne une touche multi-culturelle à la famille, la tante, discrète et amatrice de coquilles (dans les textes), l'oncle, personnage à la fois protecteur, mystérieux et pas aussi blanc qu'il n'y paraît, Pochiko, l'hippopotame nain, mascotte de ce beau monde, et bien sûr Mina, l'enfant tellement fragile et intelligente.
    C'est le Japon des années 70 qui est ici mis en scène, la nostalgie de l'enfance avec un air de Pagnol (J'ai l'impression de dire ça pour tous les romans d'initiation,...). le regard de Tomoko apporte une touche nouvelle par rapport à ce que j'avais connu, une candeur et une innocence, qui petit à petit, s'estompent et commencent à voir que la vie n'est peut-être pas si rose qu'elle en a l'air.
    En revanche, le thème parle moins qu'à l'habitude. le genre du roman d'initiation était peut-être un cadre trop strict pour un style si puissant ? Au fond, ce n'est pas si grave, car ouvrir un livre de Yoko Ogawa c'est aller à la rencontre de cette écriture si reconnaissable, délicate, sensible qui enveloppe dès que le regard se pose sur la première ligne. Je remercie également que la traduction soit à la hauteur.
    Le personnage principal (Mina) est aussi celui qui m'a le moins touché. Les personnages gravitant autour d'elle m'ont paru nettement plus intéressants, moins approfondis mais du coup plus dans la subtilité. Comme quoi, une santé fragile et un goût prononcé pour la littérature n'attirent pas forcément la sympathie ! (Ou quoique ce soit d'approchant.) Dommage que le titre porte son nom finalement.
    A titre plus personnel, je suis soulagé d'avoir eu quelques critiques envers un livre de Yoko Ogawa, la peur d'avoir perdu tout esprit critique pour ses livres a finalement disparu.
    Une fois le livre fermé, une seule envie ; en ouvrir un autre (du même auteur, of course) et retrouver cette ambiance si spéciale, presque palpable.

    Lien : http://blogameni.wordpress.com/2011/12/15/la-marche-de-mina-yoko-oga..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 22 mars 2009

    Lune
    C'est un Yoko Ogawa particulier dans ce sens qu'il n'entre pas dans la ligne de conduite habituelle des autres livres qu'elle a écrits. Ce roman est empreint de nostalgie douce : un paradis de l'enfance constitué de bonnes fées (la grand-mère Rosa, madame Yoneda), de mystère (l'oncle, la tante), d'amours débutantes (le jeune homme du mercredi, le bibliothécaire), d'amitié profonde et respectueuse qui traversera les années (Tomoko qui raconte et Mina, sa cousine, cadette d'un an, mélange enfantin et adulte), de la communication avec le monde animal (le singe dont on évoque le destin héroïque et Pochiko, l'hippopotame nain qu'on se prend à aimer et qu'on n'oubliera jamais), d'ouvertures à la vie (des phrases émaillent délicatement et simplement le texte de considérations sur les êtres, leurs relations, leurs conséquences, les liens qui se défont par la vie, la mort, l'histoire sociale d'une époque, la prise de conscience, les livres, les objets, les secrets enfantins...). C'est une belle lecture sereine, pleine de tendresse et d'espoir. La quatrième de couverture évoque "le prisme des liens de l'enfance" et signale que ce livre s'inscrit comme "La Formule préférée du professeur" "dans un cycle voué à la tendresse et à l'initiation". Tomoko et Mina sont deux exemples parfaits et attachants du kaléidoscope magique de cette fin d'enfance.
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    • Livres 4.00/5
    Par yoshi73, le 09 février 2011

    yoshi73
    Alors que sa mère doit suivre une formation professionnelle qui va la tenir éloignée de la maison pendant plusieurs mois, Tomoko est confiée, pour une année scolaire à la garde de son oncle et de sa tante. Pendant cette année, elle va occuper la chambre de son cousin qui est parti étudier en Suisse et elle va pouvoir tenir compagnie à sa cousine, Mina.
    Le livre dure le temps de cette année qui va être comme une parenthèse enchantée dans la vie de Tomoko. Elle qui vient d'une famille très modeste va évoluer dans un univers où l'argent n'est pas un problème. La demeure de son oncle est magnifique et entourée d'un parc qui fut autrefois un parc zoologique. De cette période ne reste plus que l'hippopotame nain, Pochiko, qui fait partie intégrante de la famille. Tomoko va vite se sentir à l'aise dans cette famille et en connaître les blessures : les souvenirs de la grand-mère, Rosa, la maladie de sa cousine Mina, les absences de son oncle et les problèmes de sa tante avec la boisson.
    Une histoire toute en finesse, empreinte d'une belle nostalgie. L'histoire semble se dérouler dans une petite bulle hors du temps et du monde.
    J'ai aimé retrouver l'écriture de cet auteur et j'ai vraiment trouvé cette histoire très belle!
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Citations et extraits

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  • Par ZiziMuleATresse, le 02 décembre 2010

    Comme pour l’histoire de l’éléphant sur la bascule, même s’il s’agissait tout au plus d’étiquettes de boites d’allumettes, les scènes représentées étaient très variées. Grenouille jouant de l’ukulélé, ornithorynque avalant un marteau, poussin fumant la pipe. S’il y avait un facteur naviguant sur la mer à bord d’un coquillage, il y avait aussi le couple Okame-Fukusuke qui s’amusait à monter sur un ballon, un Père Noël se baignant dans une source. Il n’y avait là ni dessin de base, ni perspective, et bien sûr aucune logique. Les choses étaient simplement imprimées grossièrement en couleur dans un petit espace rectangulaire.
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  • Par EMOTION, le 15 avril 2012

    C'est ainsi qu'elle comprit que si par hasard on meurt, on ne disparaît pas forcément. Les choses de ce monde ne disparaissent pas, elles changent seulement de forme. La petite fille fut un peu rassurée. En s'imaginant après sa mort devenir mue d'insecte ou étoile filante, elle eut l'impression qu'elle pourrait dormir tranquillement.
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  • Par line70, le 25 mars 2011

    Sur les murs des pièces, les livres s'alignaient presque jusqu'au plafond. Ils se tenaient là, tranquilles, sans manifester leur présence par des cris, sans arborer non plus de décorations voyantes. Même si de l'extérieur ils ne ressemblaient à rien d'autre qu'à des boîtes carrées, il en émanait une beauté égale à celle générée par les sculptures ou les poteries. Alors que la signification des mots gravés page après page était profonde au point de ne pas pouvoir en réalité tenir dans cette boîte, ils attendaient patiemment d'être ouverts par quelqu'un.
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  • Par keisha, le 22 août 2010

    "Si l'on voulait expliquer en quelques mots qui était Mina, on pouvait dire que c'était une petite fille asthmatique, qui aimait les livres et allait à dos d'hippopotame. Mais si l'on voulait prouver qu'il s'agissait bien de Mina et de personne d'autre, il fallait dire que c'était une petite fille capable de frotter joliment les allumettes."
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  • Par wictoria, le 28 mars 2010

    Noël vint. Il était prévu que ma mère et moi nous profitions des vacances de l'école de couture de Tokyo pour retourner fêter le Nouvel an à Okayama, mais ma mère avait attrapé la grippe, ce qui l'avait empêchée de revenir. On décida finalement que je resterai à Ashiya pendant les vacances d'hiver. Mais cette nouvelle désolante fut vite balayée par le pressentiment d'un Noël merveilleux, tel qu'on ne peut pas croire qu'il y en ait en ce monde, que j'allais vivre pour la première fois. Au contraire, je fus plutôt reconnaissante à ma mère d'avoir attrapé la grippe.
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