> Bernard Lortholary (Traducteur)

ISBN : 2253057835
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 84 notes) Ajouter à mes livres
La contrebasse est l'instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l'orchestre, le plus beau aussi, dit d'abord le contrebassiste.
Mais bientôt l'éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancœurs du musicien et de l'homm... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 1.00/5
    Par kilitou, le 12 août 2010

    kilitou
    Monologue d'un contrebassiste d'orchestre classique, pompeux, frustré, ennuyeux, tragiquement seul et "invisible" (même aux yeux de la belle soprane qu'il aime secrètement) derrière son gros instrument encombrant, au point de laisser finalement éclater colère et folie.
    J'aime cet instrument. J'ai aimé les anecdotes érudites sur le monde de la musique classique. J'aime cette musique-là aussi.
    J'aime la psychologie. J'ai assez aimé les questionnements métaphysiques du personnage.
    Et j'avais beaucoup aimé Le Parfum, du même auteur.
    Mais contrairement aux indications de l'éditeur, je n'ai pas ri aux larmes, et les quelques 87 pages de ce monologue m'ont surtout paru... longues.
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    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 06 septembre 2011

    Nadael
    Long monologue d'un contrebassiste de l'Orchestre National. C'est à son domicile que le musicien s'exprime au sujet de son instrument, partage ses connaissances sur l'objet et son expérience quant à son utilisation. Une véritable ode à La Contrebasse commence donc : tour à tour admirable, redoutable, robuste et essentielle.
    Mais très vite, comme souvent dans les ouvrages de Süskind – Le parfum, Le Pigeon – , l'esprit du personnage se trouble ( nettement aidé ici par l'ingestion de bières!), l'homme digresse et divague, la folie s'empare de lui.
    Ses propos plutôt amusants et plaisants deviennent alors pathétiques et dérangeants. Il s'en prend à son instrument qui passe de majestueux à encombrant, terrible compagne qui accapare toute son attention, à sa famille qui serait à l'origine de ses névroses, à sa solitude, à l'orchestre tout entier, à sa morne existence..., évoque un amour impossible.
    L'homme déverse son amertume, se vide de ses frustrations, hurle son mal-être jusqu'à exploser presque littéralement. Et c'est sur air de Schubert – La Truite - qu'il quitte son appartement pour se rendre à l'Opéra...

    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-la-contrebasse-83422162...
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 17 octobre 2010

    Sharon
    Cette pièce tranche avec nos habitudes théâtrales. En effet, le contrebassiste est seul sur scène, et doit interpréter ce monologue. Faisant fi du principe de double énonciation que je serine à mes élèves, il s'adresse directement aux spectateurs. Il lui livre son amour pour son instrument. Pédagogue, il explique son histoire, le rôle de son instrument dans l'orchestre, il évoque les œuvres qui lui sont consacrées. La Contrebasse est littéralement un second personnage. Omniprésente sur scène mais surtout dans la vie de son instrumentiste, elle monopolise l'attention.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-contrebasse-de-pat..
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Citations et extraits

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  • Par felixbh, le 29 janvier 2012

    Faut-il être musicien pour comprendre ? Un peu. Même sans, on apprécie. f.b.
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  • Par Spilett, le 27 janvier 2012

    Une contrebasse, c'est plutôt, comment dire, un embarras qu'un instrument.
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  • Par Nadael, le 06 septembre 2011

    Une destinée de contrebassiste typique (…) : un père dominateur, fonctionnaire, aucun sens artistique ; une mère faible, jouant de la flûte et passionnée par tous les arts ; l'enfant que j'étais idolâtrait sa mère ; ma mère n'avait d'yeux que pour mon père ; mon père adorait ma petite sœur ; et moi personne ne m'aimait... (…). Par haine pour mon père, je décidai de n'être pas fonctionnaire, mais artiste ; mais pour me venger de ma mère, je choisis l'instrument le plus grand, le plus encombrant, le moins fait pour jouer en solo ; et pour la vexer quasi mortellement, tout en faisant un pied de nez à mon père dans sa tombe, voilà que je deviens tout de même fonctionnaire : contrebassiste à l'Orchestre National, troisième pupître.
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    LA CONTREBASSE

    Une chambre. Quelqu'un passe un disque, la Deuxième Symphonie de Brahms, et la fredonne en même temps. Bruits de pas qui s'éloignent et reviennent. Ce quelqu'un ouvre une bouteille et se verse de la bière.
    Attendez... Ça va y être... Là ! Vous entendez ça ? Là ! Maintenant ! Vous entendez ? Ça va revenir une seconde fois, le même passage, attendez.
    Là ! Là, vous entendez ? Je veux parler des basses. Des contrebasses...
    Il relève le bras de la platine, la musique s'arrête.
    ... C'est moi. C'est nous, si vous préférez. Mes collègues et moi. Orchestre National. La Deuxième de Brahms, il faut avouer que c'est impressionnant. Nous étions six, en l'occurrence. Effectif moyen. Au total, on est huit. Quelquefois, on nous envoie du renfort et on se retrouve à dix. Ou même à douze, ça s'est déjà vu : ça fait du bruit, c'est moi qui vous le dis, beaucoup de bruit. Douze contrebasses, si elles s'y mettent (en théorie, je veux dire), vous ne pouvez pas leur damer le pion, même avec l'orchestre au complet. Ne serait-ce qu'en décibels. Les autres n'ont plus qu'à aller se rhabiller. Mais si on n'est pas là, rien ne va plus. Posez la question à n'importe qui.
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  • Par kilitou, le 12 août 2010

    Mais tout le monde croit être capable de penser, et tout le monde pense à tort et à travers, et c'est la grosse erreur à l'heure actuelle [...].
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