Long monologue d'un contrebassiste de l'Orchestre National. C'est à son domicile que le musicien s'exprime au sujet de son instrument, partage ses connaissances sur l'objet et son expérience quant à son utilisation. Une véritable ode à
La Contrebasse commence donc : tour à tour admirable, redoutable, robuste et essentielle.
Mais très vite, comme souvent dans les ouvrages de Süskind –
Le parfum,
Le Pigeon – , l'esprit du personnage se trouble ( nettement aidé ici par l'ingestion de bières!), l'homme digresse et divague, la folie s'empare de lui.
Ses propos plutôt amusants et plaisants deviennent alors pathétiques et dérangeants. Il s'en prend à son instrument qui passe de majestueux à encombrant, terrible compagne qui accapare toute son attention, à sa famille qui serait à l'origine de ses névroses, à sa solitude, à l'orchestre tout entier, à sa morne existence..., évoque un amour impossible.
L'homme déverse son amertume, se vide de ses frustrations, hurle son mal-être jusqu'à exploser presque littéralement. Et c'est sur air de Schubert – La Truite - qu'il quitte son appartement pour se rendre à l'Opéra...
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