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> Bernard Lortholary (Traducteur)

ISBN : 2253057835
Éditeur : Le Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 184 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La contrebasse est l'instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l'orchestre, le plus beau aussi, dit d'abord le contrebassiste.
Mais bientôt l'éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancœurs du musicien et de l'homm... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 05 novembre 2012

    cicou45
    Le narrateur, trente-cinq ans, est un fonctionnaire mais pas un fonctionnaire comme les autres puisqu'il est contrebassiste dans l'Orchestre National.
    La contrebasse, un instrument très imposant par sa taille mais que, paradoxalement, personne ne remarque ou n'applaudit dans un orchestre.
    Les spectateurs admirent la prouesse du chef d'orchestre, du premier violon ou de la soprane mais rarement du contrebassiste.
    Dans ce long monologue où le narrateur chante les éloges de son instrument sans lequel aucun orchestre ne serait possible sans lui car tout bon orchestre digne de ce non a obligatoirement besoin de basses, il nous décrit également ses goûts musicaux, n'hésitant pas à rabaissez Mozart ou Wagner et à porter au premier plan, celui qu'il estime le plus, Schubert.
    Il nous parle également de son amour pour la jeune et belle soprane Sarah qui fait parti de son orchestre mais qui ne sait même pas qu'il existe car qui aurait l'idée de remarquer un contrebassiste, si doué soit-il, alors que tant d'autres musiciens, placés, eux, au-devant de la scène, composent l'orchestre...à moins qu'il ne fasse une chose insensée pour se faire remarquer, non seulement d'elle mais également de la salle entière...
    Un ouvrage très court, agréable à lire mais pour lequel je me suis sentie parfois inculte en matière de grands compositeurs du XIXe ou XXe siècle, ce qui ne m'a certainement pas permis d'apprécier ce livre dans toute sa grandeur. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 29 juin 2012

    lecassin
    Bien moins connu que « Le Parfum », et pourtant… « La contrebasse » est un monologue retraçant les états d'âme d'un contrebassiste frustré et amoureux de son instrument - et accessoirement d'une soprano - comme on peut l'être d'une femme. Sans tomber dans un symbolisme de café du commerce, la comparaison n'est pas surfaite.
    De l'avis même du « récitant », une contrebasse, dans une maison, ce n'est pas un meuble, comme peut parfois l'être le piano. Mieux…dans l'orchestre, si on peut se passer de chef, on ne peut pas se passer de contrebasse… On y revient…
    Le contrebassiste en question entretient avec son instrument une relation quasi charnelle, avec ses moments d'attirance… et ses accès de haine. Parfois on a le sentiment qu'il en vient à le détester. Change-en est-on tenté de lui crier dans ces moments là… Facile à dire…
    Un texte d'une sensualité et d'une profondeur peu commune. Cette petite pièce de théâtre sera donnée pour la première fois à Munich en 1981. Elle sera publiée en 1984 et sera magistralement interprétée par Jacques Villeret.
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    • Livres 3.00/5
    Par Marcelline, le 14 mai 2012

    Marcelline
    Bel exercice de style de Patrick Süskind que ce long monologue d'un contrebassiste face à son instrument!
    Si la lecture ne m'a pas "fait rire aux larmes", comme promis par la quatrième de couverture, j'ai admiré la façon dont l'auteur sait nous mener où il veut: dans le même souffle, le contrebassiste commence par encenser son instrument, pour terminer en l'insultant et en lui attribuant toute la responsabilité des frustrations qu'il vit.
    Clairement, pour moi, cette pièce doit prendre toute sa mesure sur scène, en fonction de l'interprétation qu'en fait le comédien.
    Lue, elle ne reste qu'une performance d'écrivain qui aurait vite fait de friser l'ennui!...
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    • Livres 4.00/5
    Par purplevelvet, le 12 mai 2013

    purplevelvet
    lire une pièce de théâtre, c'est bien, mais la voir, c'est toujours mieux, et je pense que ça doit être le cas pour La contrebasse. Car à la lecture, le texte est assez dur à classer: humoristique, mais pas le genre d'humour où on rit à gorge déployée. Dramatique? oui, aussi, mais sans être franchement déprimante. J'ai l'impression que c'est le genre de texte qui repose énormément sur l'interprétation et la mise en scène.
    Car le sujet, au fond, est ultra simple: un contrebassiste vante les mérites de son instrument, avant de partir au concert qu'il doit donner le soir-même. de façon totalement à la fois juste - car il est vrai que l'harmonie d'un orchestre repose largement sur les basses, et sans basses solides, le tout part vite à vau-l'au - mais de façon malgré tout exagérée: La contrebasse est l'instrument le plus grave, le plus beau, le plus essentiel, le plus grandiose, etc...
    Mais comme notre musicien fait son discours en buvant bière sur bière, le panégyrique dérive vite au dénigrement: impossible de jouer vraiment juste tant l'insturment est délicat , puis il est trop encombrant, sa forme est ridicule, c'est un vrai meuble etc... au fil des pages ( et des gorgées de bière), l'instrumentiste qui se gargarisait se révèle en fait un type quelconque, frustré de n'être que 3° contrebassiste, qui s'enferre dans une vie qui ne le satisfait pas, mais ne cherche pas vraiment à en changer non plus, car il manque d'envergure, et le sait.. et ça le mine. Je suis sure que la résolution qu'il prend la fin de la pièce ne sera pas mise en pratique.
    Pourtant ça reste assez drôle à lire même si les gags visuels sur l'instrument encombrant qui donne l'impression d'être partout à la fois, ou sonores sur le bruit de la rue doivent donner leur pleine mesure sur scène, les portraits pleins de mauvaise foi que fait l'instrumentiste sur ses collègues de l'orchestre, sur les compositeurs qui se désintéressent totalement du plus majestueux instrument de l'orchestre, sur la chanteuse qui lui a tapé dans l'oeil - une femme cruelle, qui ignore totalement ses sentiments et le méprise... sauf qu'il ne lui a même jamais adressé la parole, évidement... font mouche. Ou alors c'est sur moi que ça marche, en tant que musicienne amatrice car le domaine ne m'est pas totalement inconnu, je ne sais pas. si un non musicien ou non mélomane l'appréciera de la même façon

    Lien : http://chezpurple.blogspot.fr/2013/03/la-contrebasse-patrick-suskind..
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    • Livres 1.00/5
    Par kilitou, le 12 août 2010

    kilitou
    Monologue d'un contrebassiste d'orchestre classique, pompeux, frustré, ennuyeux, tragiquement seul et "invisible" (même aux yeux de la belle soprane qu'il aime secrètement) derrière son gros instrument encombrant, au point de laisser finalement éclater colère et folie.
    J'aime cet instrument. J'ai aimé les anecdotes érudites sur le monde de la musique classique. J'aime cette musique-là aussi.
    J'aime la psychologie. J'ai assez aimé les questionnements métaphysiques du personnage.
    Et j'avais beaucoup aimé Le Parfum, du même auteur.
    Mais contrairement aux indications de l'éditeur, je n'ai pas ri aux larmes, et les quelques 87 pages de ce monologue m'ont surtout paru... longues.
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 06 septembre 2011

    Une destinée de contrebassiste typique (…) : un père dominateur, fonctionnaire, aucun sens artistique ; une mère faible, jouant de la flûte et passionnée par tous les arts ; l'enfant que j'étais idolâtrait sa mère ; ma mère n'avait d'yeux que pour mon père ; mon père adorait ma petite sœur ; et moi personne ne m'aimait... (…). Par haine pour mon père, je décidai de n'être pas fonctionnaire, mais artiste ; mais pour me venger de ma mère, je choisis l'instrument le plus grand, le plus encombrant, le moins fait pour jouer en solo ; et pour la vexer quasi mortellement, tout en faisant un pied de nez à mon père dans sa tombe, voilà que je deviens tout de même fonctionnaire : contrebassiste à l'Orchestre National, troisième pupître.
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  • Par pasiondelalectura, le 29 avril 2013

    De la haine de la contrebasse: [...] l’instrument n’est pas précisément maniable. Une contrebasse, c’est plutôt, comment dire, un embarras qu’un instrument. Vous ne pouvez guère la porter, il faut la traîner; et si vous la faites tomber, elle est cassée. Dans une voiture, elle ne rentre qu’à condition d’enlever le siège avant droit. A ce moment- là, la voiture est pratiquement pleine. Dans un appartement, elle se trouve sans cesse sur votre chemin. Elle est plantée là…avec un air si bête, vous voyez…mais pas comme un piano . Un piano, c’est un meuble. Vous pouvez le fermer et le laisser là où il est. Elle, non. Elle est toujours plantée là…
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    LA CONTREBASSE

    Une chambre. Quelqu'un passe un disque, la Deuxième Symphonie de Brahms, et la fredonne en même temps. Bruits de pas qui s'éloignent et reviennent. Ce quelqu'un ouvre une bouteille et se verse de la bière.
    Attendez... Ça va y être... Là ! Vous entendez ça ? Là ! Maintenant ! Vous entendez ? Ça va revenir une seconde fois, le même passage, attendez.
    Là ! Là, vous entendez ? Je veux parler des basses. Des contrebasses...
    Il relève le bras de la platine, la musique s'arrête.
    ... C'est moi. C'est nous, si vous préférez. Mes collègues et moi. Orchestre National. La Deuxième de Brahms, il faut avouer que c'est impressionnant. Nous étions six, en l'occurrence. Effectif moyen. Au total, on est huit. Quelquefois, on nous envoie du renfort et on se retrouve à dix. Ou même à douze, ça s'est déjà vu : ça fait du bruit, c'est moi qui vous le dis, beaucoup de bruit. Douze contrebasses, si elles s'y mettent (en théorie, je veux dire), vous ne pouvez pas leur damer le pion, même avec l'orchestre au complet. Ne serait-ce qu'en décibels. Les autres n'ont plus qu'à aller se rhabiller. Mais si on n'est pas là, rien ne va plus. Posez la question à n'importe qui.
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  • Par cicou45, le 05 novembre 2012

    "Car la musique est le propre de l'homme. Par-delà la politique et l'histoire. Un élément constitutif de l'humanité universelle, une composante innée de l'âme humaine et de l'esprit humain."

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  • Par cicou45, le 05 novembre 2012

    "Mais, vous voyez, c'est souvent comme ça. Les meilleures choses sont éliminées, parce que la marche du temps leur est contraire. Le temps marche en écrasant tout sur son passage."

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Vidéo de Patrick Süskind

Bande-annonce du film Le parfum (2006) réalisé par Tom Tykwer et tiré de l’œuvre de Patrick Süskind











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